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mercredi, 21 décembre 2011

"Un député britannique pris en flagrant délit de... soirée nazie" France Info.

Aidan BURLEY s'est vu retirer sa fonction de chargé de mission auprès du secrétaire aux Transports. Pas sûr que cela suffise : le Premier ministre en personne a ordonné une enquête. Les "profonds regrets" du principal intéressé, publiés sur son compte Twitter, ne changeront rien. Et en France, SOS Racisme a annoncé son intention de porter plainte

Réaction de SOS Racisme (par mon pote Hamdy)

Un député Britannique conservateur, Aidan BURLEY, nostalgique de l’époque Nazi

Le 03 Décembre dernier, le jeune député tory, Aidan BURLEY a participé à une soirée dans un restaurant de Val-Thorens ou manifestement certains de ses amis semblaient être très nostalgiques de l’époque Nazi.

 

neo-nazi_medium.jpgUne photographie et une vidéo montrent ce député lors de cette soirée au cours de laquelle l’un de ses amis, Mark FOURNIER, 34ans, a été photographié en train de faire le salut nazi déguisé en Officier SS.

Ce groupe d’individus s’est mis a chanté « Mein Fuhrer! Mein Fuhrer! Mein Fuhrer!, Himmler! Himmler! Himmler! Eichmann! Eichmann! Eichmann! » Puis, l’un des participant a porté un toast au troisième Reich. Enfin, ils s’en sont pris à un serveur du restaurant lui reprochant « d’insulter le Reich » et d’être français.

Plusieurs voix s’élèvent pour demander à David CAMERON de « virer » Aidan BURLEY, dont l'association SOS Racisme.

 

 

Retrouvez deux articles un du Daily Mail "Tory MP at 'Nazi chant stag party' makes SECOND apology as he battles to save his job" ici et un autre de The Telegraph "Tory MP Aidan Burley ‘extremely sorry’ over Nazi themed stag party" ici

Retrouvez la biographie d'Aidan BURLEY sur le site internet du Parti Conservateur britannique (The Conservative Party) ici

 

 

mardi, 20 décembre 2011

Appel à témoin : les spectateurs du groupe SNIPER « pris pour cibles » par des militants d’extrême droite.

Le communiqué de presse de SOS Racisme Rhône est disponible ici: CP Concert Sniper 18-12-11[1]-5.pdf

SOS Racisme Rhône et la Maison des potes de la Loire dénoncent avec la plus grande fermeté les agressions qui se sont produites ce samedi 17 Décembre devant le Ninkasi Kao à Lyon lors du concert du groupe de rap « SNIPER ». De nombreuses personnes ont assisté à cette agression, nos organisations lancent un vaste appel pour retrouver ces témoins.

En marge du match de football OL-Evian, une quarantaine de militants d’extrême droite se sont regroupés devant la salle de concert avec une banderole « La France, tu l’aimes ou tu rentres au bled ». Outre la provocation xénophobe de cette banderole, des agressions physiques et verbales ont été menées à l’encontre des spectateurs du concert présents sur place. Ainsi des bouteilles, des pétards mais aussi des barrières de sécurité ont été lancées sur le public. Selon plusieurs témoignages, les forces de l’ordre présentes ce soir-là pour le match qui avaient pourtant anticipé le risque d’agression ont mis plusieurs dizaines de minutes à réagir. Ils ont ainsi obligé les agents de sécurité du Ninkasi à intervenir seuls et ont surtout laissé le champ libre aux agresseurs.

Cette manifestation s’inscrit parmi de nombreuses autres actions non revendiquées que connaît actuellement Lyon. Elles sont systématiquement violentes et rassemblent les membres des différents groupuscules d’extrême droite présents sur Lyon. Cette manifestation fait non seulement écho à la campagne menée par le mouvement des Identitaires contre le groupe de rap « Sniper », mais également à la présence des néo-nazis du Bunker Kops à Gerland. Les membres de ces deux groupuscules fréquentent régulièrement les groupes de supporters de l’OL.

Nos organisations demandent à l’Olympique Lyonnais, aux groupes de supporters, à la Préfecture du Rhône mais aussi à la Ville de Lyon, propriétaire du stade de Gerland, de prendre conscience de la gravité de la situation lyonnaise et de mener les actions nécessaires pour éradiquer ces actes racistes du stade et de ses alentours.

Nous lançons un appel à témoin afin de faire progresser rapidement l’enquête. Nous invitons toutes les personnes témoins et/ou victime de cette agression à apporter des informations en nous contactant par téléphone au 04 78 75 01 38 ou en envoyant un courrier électronique à l’adresse suivante rhone-alpes@sos-racisme.org. 

Témoignage d'un jeune qui était présent ce soir-là:

 

"Je souhaite témoigner d'un acte de racisme qui a touché plusieurs personnes. Je m'appelle XXXX, j'ai 18 ans et je suis d'origine algérienne. Samedi soir dernier, à Lyon, plus précisément à la salle du Kao, au Ninkasi Gerland, se produisait mon groupe de rap préféré, à savoir Sniper. Il y'avait beaucoup de monde à Gerland ce soir là, mais pas que pour Sniper. En effet, il y'avait également une rencontre de football qui opposait l'OL à Evian. Lors de l'attente pour le concert, tout se passait bien, les gens parlaient et rigolaient entre eux, et il y'avait une bonne ambiance comme dans toute file d'attente de concert. Mais vers 19h30, un groupe de supporter lyonnais (qui étaient facilement reconnaissable grâce aux écharpes et vêtements de l'OL), sont venus près de nous et ils se sont montrés très menaçant. Ils étaient une quarantaine, ils nous ont insultés, nous ont dit que nous n'avions pas notre place en France et que nous avions trahis notre pays. Ils ont arborés fièrement une grande banderole où étaient inscrit cette phrase : "La France, tu l'aimes ou tu rentres au bled". Personne n'a répliqué dans la file d'attente car nous étions venus voir un concert et personne ne voulait gâcher sa soirée. Mais il a fallu de quelques regards de dégoûts pour qu'ils se montrent encore plus violent. Ils ont urinés dans des bouteilles de vins et nous les ont lancés violemment (j'ai moi même esquivé une bouteille qui allait finir en plein dans mon visage), ils nous ont crachés dessus, ils nous ont jetés des pétards et des fusées, ils ont même jetés des barrières de sécurités. Ils ont même agressés une femme voilée qui ne faisait que passer. J'ai été terriblement choqué de toute cette haine gratuite. Ce n'est pas la première fois que de tels actes racistes arrivent à Lyon et par ce mail, je vous fais part de mon ras le bol. Je suis français, je suis né en France, j'aime ce pays et je le respecte. De nombreuses personnes étaient des français "de souche" dans le concert. Je regrette un manque d'intelligence de leur part qui fait qu'aujourd'hui peu de monde aime à vivre en France. Je m'appelle XXX, j'ai 18 ans, et je suis d'origine algérienne. Et j'aime la France mais j'ai l'impression qu'elle ne m'aime pas"

vendredi, 16 décembre 2011

Laissez parler Marine Le Pen ? Hors de question d'être complice du FN, par Dominique SOPO, Président de SOS Racisme

Le 6 décembre, la présidente du Front national, invitée à débattre à l’université Paris-Dauphine, n'avait pas pu s'exprimer, bloquée par des étudiants et des militants anti-FN. Dans la foulée, Laurent Joffrin, directeur du "Nouvel Observateur", a revendiqué le droit à la liberté d'expression du FN. Dominique Sopo, président de SOS Racisme, lui répond.

Cet article a été écrit en réponse à l'édito de Laurent Joffrin, directeur du "Nouvel Observateur", publié le 7 décembre 2011.

Cher Laurent,

C’est avec un certain intérêt que j’ai lu ton papier intitulé "Laissez parler Marine Le Pen". A cette occasion, tu mets en cause le caractère peu pertinent d’empêcher Marine Le Pen de parler, suite à l’action que des organisations, dont SOS Racisme, ont menée à l’Université Paris-Dauphine en raison de la venue de Marine Le Pen dans un débat qui devait tourner autour des questions économiques du parti d’extrême droite qu’elle préside.

Tu évoques à cette occasion une contrainte "physique" qui aurait été exercée à l’encontre de Marine Le Pen, permettant à cette dernière de passer pour une victime en beuglant contre les "milices de gauche" que nous représenterions.

C’est là la source de mon étonnement. En effet, de contrainte physique, il n’y en a eu point. Que Marine Le Pen prenne pour une agression la présence dans une salle de militants antiracistes est une chose, que des journalistes relaient cette atmosphère de "scandale" en est un autre (à cet égard, SOS Racisme a déposé plainte contre Marine Le Pen pour dénonciation calomnieuse et diffamation, nous accusant à tort d’avoir précisément empêché physiquement la tenue de ce fameux - et fumeux ? - débat).

La réalité est en fait plus prosaïque : Marine Le Pen n’a en rien été empêchée de venir s’exprimer à Paris-Dauphine. Un rassemblement a été organisé. Rappelons à toute fin utile qu’en République, manifester est un droit, en tout cas tant que l’extrême droite n’est pas au pouvoir... Madame Le Pen conçoit-elle assez mal que les libertés républicaines et démocratiques puissent être exercées ? Cela n’est pas à exclure… Mais surtout, Marine Le Pen a fui, comme à son habitude, un débat qui lui aurait été pénible, tant son programme économique est inepte et constitue la promesse d’une ruine pour la France.

Pourquoi alors, me demanderas-tu, avoir mené cette action, si l’expression même de Marine Le Pen eut suffi à la décrédibiliser ? Pour une raison finalement assez simple et dont j’ose espérer qu’elle continue à faire l’objet d’un certain consensus : le Front national n’est pas un parti comme les autres.

Que des directions d’université et des associations universitaires jouent la partition de la banalisation du Front national et de Marine Le Pen est une chose. Mais tu admettras qu’il ne faut certainement pas attendre des militants antiracistes et de la défense des droits de l’Homme qu’ils regardent passer, comme si de rien n’était, ce mauvais scénario, qui nous fut présenté à satiété lors de l’intronisation de Marine Le Pen à la présidence du Front national.

D’ailleurs, Marine Le Pen, suite à cette action, a en quelque sorte fait tomber les masques. Attaque contre les associations humanistes dont elle réclame la suppression des subventions (sache au demeurant que ce travail n’attend pas Marine Le Pen, les subventions aux associations, dont SOS Racisme, étant déjà fortement mises en péril ces derniers temps par les pouvoirs publics, ce qui sera le cas échéant un sujet de campagne intéressant à l’endroit de ceux qui mèneraient des stratégies d’affaiblissement du lien social). Meeting à Metz où les noms de Georges-Marc Benamou et Bernard-Henri Lévy ont été sifflés par l’action du verbe de Madame Le Pen. Attaques en piqué contre les étrangers et leurs enfants.

Dans ce qu’elle a pensé être une fenêtre de tir médiatique pour elle, Madame Le Pen s’est engouffrée dans le chemin qu’elle connait le mieux et qui, malgré toutes ses grossières et piteuses tentatives de "banalisation" de son image et de son parti, reste décidément le chemin de la haine raciste, antisémite et xénophobe.

C’est parce que ce chemin est dans l’ADN de ce parti qu’il n’est décidément pas un parti comme les autres et que le rappeler à chaque fois que cela sera nécessaire restera pour nous une boussole de notre action.

Quant à la possibilité pour Marine Le Pen de s’exprimer, il n’aura échappé à quiconque que Madame Le Pen bénéficie d’un espace médiatique considérable qui lui laisse suffisamment l’occasion de développer ses idées, ou plutôt ses macabres obsessions.

Dominique SOPO Président de SOS Racisme

Retrouvez la tribune ici

mardi, 13 septembre 2011

Ni amnistie,ni amnésie : Le Front National hors des facs !

Bruno Gollnisch, responsable du Front National, exclu de ses activités d’enseignants le 3 Mars 2005 pour propos négationnistes, réintègre l’université Jean Moulin comme professeur.


Alors que les idées d’extrême droite se banalisent de plus en plus dans l’opinion, nous ne laisserons pas le retour à l’université d’un des leaders du Front National devenir un évènement anodin.


Nous refusons de voir l’université Lyon III Jean Moulin retomber dans les heures les plus sombres de son histoire. L'exclusion de Bruno Gollnisch avait permis de mettre un terme à des années d’apathie envers l’extrême droite au sein de l’établissement. Son retour nous fait craindre, qu’à défaut d’avoir perdu son immunité parlementaire, Bruno Gollnisch ne veuille retrouver une certaine immunité universitaire.


Parce que de par son rôle et son histoire, l’université française, porteuse de valeurs républicaines, ne saurait devenir une tribune pour l’intolérance, le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie.
Parce qu'en ce sens, le discours tenu par Bruno Gollnisch ne saurait être compatible avec le métier d'enseignant et le statut de fonctionnaire.


Parce qu'à aucun moment, il n’a éprouvé le moindre regret sur les déclarations qui l’ont conduit à être exclu de l'enseignement supérieur.


Parce que depuis six ans, Bruno Gollnisch n’a cessé d’incarner une droite extrême et nauséabonde en défendant par exemple le salut nazi ou en tenant des propos pour lesquels il est actuellement en procès.
Bruno Gollnisch s’est positionné en marge de la communauté universitaire. Bruno Gollnisch n’a pas sa place au sein de l’institution universitaire.


C’est pour cela que :

  1. Nous appelons à la creation d’un comité de vigilance des étudiants et personnels de l’université Lyon 3 contre l’extrême droite.
  2. Nous appelons Bruno Gollnisch à presenter toutes ses excuses quant aux propos qu’il a pu tenir ces dernières années. Si tel n’était pas le cas, nous en appellerions au ministre de l’enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, pour prendre toutes les measures necessaires concernant son exclusion.
  3. Nous appelons l’ensemble de la communauté universitaire à se mobiliser dans les semaines et mois à venir pour obtenir une exclusion définitive de Bruno Gollnisch
  4. Nous appelons l’ensemble des citoyens attachés au combat contre le racisme et l’extrême droite à se rassembler contre le retour de Bruno Gollnisch à l’Université Lyon 3 le Mercredi 14 Septembre 16H00 Université Lyon 3 Jean Moulin, 8 rue Rollet

vendredi, 09 septembre 2011

Décollons les étiquettes: campagne contre le racisme menée par SOS Racisme

 
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