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dimanche, 17 juillet 2011

14 juillet: Yannick Noah met le feu au Champ-de-mars

«Si l’événement peut nous rassembler un instant, c’est génial. » Malgré l’appréhension de monter sur scène, n’oublie pas le but de cette soirée dédiée à l’égalité. Il est la première tête d’affiche de ce concert à se présenter devant une foule qui s’étend de la tour Eiffel à l’Ecole militaire.Tout en générosité, le chanteur part à la conquête du public, qui reprend avec cœur le refrain d'« Angela ». I

Il remonte sur scène plus tard dans la soirée pour lancer son célèbre « Aux armes citoyens » repris avec ferveur par les spectateurs. Pour conclure, il lance un chaleureux « Salut Martine », à l’attention de venue fêter l’égalité....


« Let the Sunshine in » en final


L’association SOS Racisme n’a pas organisé de grand concert « depuis presque vingt ans », comme le confie son président, Dominique Sopo. Le jour de la Fête nationale, l’événement se veut avant tout solidaire et festif. Dans la foule, la main jaune « Touche pas à mon pote », symbole de l’association, est brandie par le public, séduit par la programmation. Entre 500 000 et 1 million de spectateurs ont ainsi répondu présents. « Je suis venue voir Kassav’ et Yannick Noah », scande Nathalie. Pour Cindy, ce sera Grégoire, et pour la jeune Julie, Soprano. Et c’est bien lui qui réussit à faire bouger le public. Après , le rappeur réveille définitivement le Champ-de-Mars, pas toujours facile à conquérir. Pas de problèmes de ce côté pour le duo Pascal Obispo-Daniel Levi qui entonne « l’Envie d’aimer », reprise par la foule. Tout comme Grégoire qui emmène le public en reprenant son « Toi plus moi ». Mission réussie également pour Idir, avec sa musique berbère rythmée, et HK & les Saltimbanks martelant leur refrain « On lâche rien ». A partir de 20h30, sur scène, les artistes reprennent des tubes en rapport avec le métissage. Ainsi, Michel Delpech, entouré de Sherifa Luna, William Baldé et Big Ali, entraîne la foule grâce à sa chanson « le Loir-et-Cher », tout comme Judith et Joyce Jonathan avec un « I Will Survive » efficace.

Le concert s’est achevé avec tous les artistes sur scène. Ils ont chanté en choeur et en français le tube de Hair «Let the Sunshine in ». A 23 heures, le feu d’artifice, très attendu, a enfin éclaté dans le ciel, sous les applaudissements. La démonstration, longue de quarante minutes environ, a été un final parfait pour une soirée réussie.

14 juillet: SOS Racisme attire 800 000 personnes.

Près de 800 000 personnes ont assisté le 14 juillet au soir au concert de SOS Racisme, le premier depuis près de dix ans pour cette organisation fondée en 1984 avec le soutien de . Ce «concert pour l’égalité», porté par des vedettes bénévoles comme , , Pascal Obispo, Michel Delpech ou l’ivoirien Tiken Jah Fakoly, a d’abord été une grande fête sur le Champ-de-Mars, en prélude au traditionnel (mais superbe) feu d’artifice.

« Je ne m’attendais pas à chanter ma nouvelle chanson devant 800 000 personnes », confiait, épaté, Michel Delpech, un vieux « pote » de SOS Racisme.

Le pari pris par Dominique Sopo, le président de SOS Racisme, était loin d’être gagné. «Je l’avais mis en garde, raconte Julien Dray, fondateur de SOS Racisme et député PS de l’Essonne. Je lui avais dit attention, tu vas de planter. Mais il a mis une telle énergie personnelle là dedans qu’il a réussi son coup au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer ». « La France Black-Blanc-Beur était au rendez-vous », se félicite Fodé Sylla. L’ancien et emblématique président de SOS Racisme est monté sur scène pour féliciter Sopo après son discours. « SOS vit, SOS vivra », a alors lancé Sylla à la foule qui a repris en chœur ce slogan. « Pour toute une génération comme la mienne qui a grandi avec pour seul souvenir politique le 21 avril 2002, c’est enfin une grande bouffée d’oxygène », raconte une jeune militante, membre du comité exécutif de SOS Racisme.

Toute la gauche politique a d’ailleurs tenu à s’afficher sur le Champ-de-Mars. Eva Joly, la candidate des écologistes est passée humer l’air de ce grand rassemblement populaire. Même Fadela Amara, l’ex-présidente de «Ni Pute ni soumise» et ex-secrétaire d’Etat du gouvernement Fillon était là.

François Hollande et Martine Aubry, les deux champions de la gauche depuis la mise à l’écart de Dominique Strauss-Kahn, ont fait un passage remarqué. Arrivé plus tôt, Hollande (qui est aujourd’hui au festival des Vieilles Charrues en Bretagne), est resté une bonne heure « back stage » à écouter et saluer les artistes. Martine Aubry, accompagnée de son époux Jean-Louis Brochen et de la première adjointe de Paris Anne Hidalgo (qui est aussi sa porte-parole), a fait la navette pendant deux heures entre le devant de la scène et l’arrière, discutant avec Yannick Noah et avec beaucoup d’autres artistes.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, sans qui ce concert n’aurait pu avoir lieu, a fait une apparition plus discrète. Pour tous ces responsables de la gauche, le retour de SOS Racisme et de ses valeurs de solidarité est un signe encourageant à un an de l’élection présidentielle.

lundi, 11 juillet 2011

Rassembler les français et retrouver la promesse républicaine

Vendredi dernier, les élu-e-s de la majorité régionale ont voté en Assemblée Pléinière une délibération pour apporter le soutien de la Région Rhône-Alpes aux jeunes sans papiers en formation.

Depuis 2006, la France a connu huit lois sur le droit des étrangers.

Ces lois sont terribles, iniques et discriminatoires.

Elles remettent en cause nos principes républicains.

Au nom du sacro-saint contrôle des flux migratoires :

  • on démantèle le droit d’asile ;
  • on renvoie des personnes malades dans des pays où, faute de traitement, elles vont mourir
  • on casse le droit à une vie privée et familiale, pourtant érigée en principe par la Charte Européenne des droits fondamentaux, ratifiée par la France.

Le 07 octobre 2010, l’Assemblée nationale a adopté une énième loi.

Les discussions parlementaires ont été marquées par de nombreuses dérives xénophobes dont le débat autour de la déchéance de la nationalité a été emblématique.

L’adoption de ce texte est encore plus dangereux pour les droits des migrants et porte atteinte aux principes constitutionnels :

  • suspicion à l'égard des couples mixtes ;
  • banalisation de l'enfermement des enfants ;
  • grave régression des droits des étrangers malades ;
  • allongement injustifié de la durée de rétention ;

Comme le met très bien en exergue cette délibération, des milliers de jeunes scolarisés sans papiers vivent sous la menace d’une reconduite à la frontière.

Les lycéens et plus largement tous les jeunes en formation, de Rhône-alpes ne sont pas épargnés par ces reconduites à la frontière arbitraires et injustes.

Vous mesurez sans doute ce que leur situation a d’insupportable:

la difficulté à s’imaginer et à se bâtir un avenir ;

  • Ils sont en outre privés de la possibilité de voyager à l’étranger ou de passer leur permis de conduire.
  • Ils sont surtout empêchés de poursuivre des études supérieures ou de travailler une fois leur baccalauréat obtenu.

Ces expulsions sont tout simplement contraires aux engagements Internationaux et notamment la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, ratifiée par la France.

 

Les jurisprudences précisent que la régularité de la situation administrative d’un étranger n’est pas un préalable à son accueil dans un établissement d’enseignement. En revanche, la scolarisation en France pendant plusieurs années est un motif légitime de régularisation quelles que soient les circonstances d’entrée sur le territoire français.

Il n’est pas acceptable que des jeunes étudient dans la terreur permanente de l’arrestation et de la reconduite à la frontière.

Notre devoir en tant que républicain c’est d’aider ces jeunes que la vie n’a pas épargnés, de les parrainer et de les accompagner, avec les associations comme Réseau d’Education Sans Frontières, dans leur démarche de régularisation. C’est aussi s’indigner lorsque les lois votées créent des situations contraires aux valeurs de la France, pays des droits de l’Homme.

Aucune loi, aucune politique, aucun gouvernement ne pourra jamais maîtriser le droit légitime de tout être humain à chercher un horizon meilleur.

Le Gouvernement nous impose peu à peu un modèle de société fondé sur l'exclusion et le renfermement : toujours plus d'interdictions, d'injonctions, de dureté à l'égard des personnes étrangères.

Ne sachant pas comment gérer les problèmes économiques et sociaux, qu’ils ont eux-mêmes créés, le Gouvernement ne cesse de fustiger, de dénoncer et de pointer du doigt les mêmes personnes depuis des années : les migrants, leur famille, leurs enfants, leurs conjoints et les jeunes.

Les personnes étrangères sont peu à peu broyées par un système qui ne voit dans l’autre qu’un danger potentiel, plutôt que d’en voir toute la richesse.

Présentée par la Majorité Présidentielle, comme un poids pour l’économie française, l’immigration est en réalité une chance pour l’avenir, et notamment pour l’équilibre de la protection sociale.

Le Conseil d’orientation des retraites estimait en 2008 que « l’entrée de 50 000 nouveaux immigrés permettrait de réduire de 0,5 point de PIB le déficit des retraites".

Le 11 mai dernier, le rapport des parlementaires pour l'audit de la politique d'immigration, d'intégration et de codéveloppement, a été rendu public, après une année entière d'auditions menées sous la présidence de Sandrine Mazetier, députée PS, et en collaboration avec le collectif de chercheurs "Cette France-là".

Le rapport est disponible ici: 10052011 rapport de laudit de la politique dimmigration dintgration et de codveloppement-1.pdf

Il constitue un support pédagogique incontournable. On y a apprend ainsi, par exemple, que :

  • l’immigration compense partiellement le déficit des naissances ;
  • si la France optait pour une immigration zéro, ce n’est pas 3% du P.I.B. supplémentaire qu’il faudrait trouver à l’horyzon 2050 pour financer la protection sociale mais 5% du P.I.B.

Pour l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), la population active immigrée participe au développement économique du pays d’origine. En 2005, le montant des transferts de fonds effectués par des migrants vers les pays en développement a atteint 167 milliards de dollars, soit plus du double de l’aide publique au développement. L’immigration est donc un vecteur de développement.

L’immigration est porteuse de richesses et de diversité. Elle nous démontre que les pays européens sont en mouvement et qu’elle est indispensable à une Europe vieillissante. Elle nous donne l’occasion de construire une Europe plus solidaire et fraternelle.

Contrairement aux préjugés véhiculés par le Gouvernement, qui ne cesse de multiplier les déclarations indignes pour stigmatiser certaines catégories de population, l’immigration est une chance pour relever tous nos défis actuels.

 


Martine AUBRY sur l'immigration par mjs-france

Pour Martine AUBRY:

"Au long des siècles, la population française a additionné les origines diverses. Sous l’Ancien Régime, c’était la France des provinces, la France des patois, un royaume aux multiples institutions et particularités qui sont encore bien vivantes. Puis à partir de la fin du XIXe siècle, notre pays est devenu une grande terre d’immigration. Toute cette diversité, nous la retrouvons aujourd’hui dans les patronymes. Italiens, Belges, Espagnols, Russes, Arméniens, Allemands ou Polonais sont venus s’installer en France pour travailler dans les mines et les usines. À partir des années 60, c’est le tour de l’immigration marocaine, tunisienne et algérienne, suivie de peu par les populations d’Afrique noire. Tous donnent à la France son visage d’aujourd’hui. C’est ainsi que se construit chaque jour l’identité de la France. C’est celle partagée par Camus et Césaire.

La France que nous aimons réunit toutes les histoires. Elle doit faire toute leur place aux descendants des immigrés qui ont combattu pour notre pays et tant contribué à le reconstruire, aux réfugiés fuyant les dictatures.

Toutes ces arrivées ont modelé nos villes et nos campagnes, nos entreprises, nos habitudes, notre vie quotidienne, nos goûts, notre connaissance des autres et du monde, nos rêves, et font la France d’aujourd’hui. (...)

La France qu’on aime, c’est celle qui dit : « La France, tu l’aimes, donc tu la construis avec nous ». Il faut faire aimer la France  ; aujourd’hui nos gouvernants aggravent les fractures sociales, abandonnent les banlieues, favorisent la promotion de quelques-uns et entretiennent la stigmatisation des jeunes et aussi des Français issus de l’immigration et des étrangers.

Alors sachons définir une politique d’immigration avec des règles claires et justes, définies en partenariat avec les pays d’origine. Faisons vivre le droit d’asile dans la France, terre des Droits de l’Homme. Et comme nous l’avons demandé, donnons un avenir ici dans notre pays, en régularisant ceux qui ont montré leur capacité d’intégration depuis plusieurs années sur notre territoire, ceux qui travaillent, cotisent, paient des impôts, ceux qui ont des enfants scolarisés…C’est cela aussi l’identité de la France".

jeudi, 30 juin 2011

Vision de l'Europe

Du 14 au 24 juillet prochain se tiendra la 67è Session internationale du Parlement Européen des Jeunes.  Elle rassemblera plus de 300 participants dans les villes de Grenoble, Lyon et Villard de Lans.

Alors que je recherchais des éléments de discours (les jeunes et l'Europe, le taux d'abstention), je me suis requestionné sur l'Europe, son rôle et ce que je veux pour Elle. Je me permets donc de mettre en ligne cette intervention d'Adrian SEVERIN, Député européen, ancien vice-Premier ministre et ancien ministre des affaires étrangères roumain.

Pendant les élections européennes, il m'avait vraiment impressionné par la force de son discours et par sa vision de l'Europe: une Europe plus juste, plus sociale et plus solidaire. Une Europe qui produise mais aussi qui protège.


Strasbourg : intervention d’A. Severin par PartiSocialiste

La France doit retrouver toute sa place au sein de l'Europe. L'Europe doit être un combat de toujours. Il faut proposer de vraies solutions, ambitieuses pour construire une Europe politique, qui place vraiment l’emploi, la croissance, l’éducation, le progrès social et environnemental au cœur de son ambition collective.

Une Europe qui intègre clairement ces objectifs et réaffirme avec force sa volonté de rassembler les peuples dans la solidarité, dans une communauté de valeurs fondée sur la dignité humaine et qui peut allier performance économique, haut niveau de protection sociale et respect de l’environnement.

Nous devons promouvoir des politiques publiques ambitieuses qui bénéficient à l’ensemble de la population européenne.

Si une grande majorité de nos concitoyens se déclarent toujours « fiers d’être européens », 55% ne reconnaissent plus dans l’Union européenne un niveau légitime d’action publique. Ils étaient 60% à ne pas aller voter lors du scrutin européen de 2009.

La crise financière, que nous traversons, révellent la promptitude de certains à prôner l’exclusion des plus faibles, au nom de l’intérêt des plus forts. D’où l’émergence ici ou là de nationalistes antieuropéens qui prospérent sur la remise en cause du principe de solidarité, principe fondateur du projet européen.

Rappelons-nous que ce projet européen a garanti la paix à notre continent depuis plus de cinquante ans. N’oublions jamais cet acquis arraché aux déchirements de l’histoire et à la folie des hommes. Il reste un modèle à suivre aux yeux de millions de femmes et d’hommes dans le monde.

Nous ne pouvons plus nous satisfaire d’une Europe vécue souvent par nos concitoyens comme une source de dérégulation, où la loi du moins-disant social régit les échanges. La construction du marché intérieur sans harmonisation fiscale ou sans définition des éléments de la protection sociale a conduit à une mise en concurrence inacceptable des territoires. Pour enrayer ce phénomène, qui sape les fondements du projet européen, priorité devra être donnée à des avancées sur le terrain de l’harmonisation fiscale, de la consolidation du modèle social européen, ainsi qu’à la définition de minima sociaux et à l’adoption d’une directive cadre pour les services publics et sociaux.

En 2012, Martine AUBRY sera la candidate du changement et défendra le mieux ce projet politique. "Vous le savez, c’est presque dans mes gènes" a-t-elle lancé le 27 juin dernier à la gare Saint-Sauveur de Lille.

Changer ici pour changer là-bas. Tout est dit et sera donc la conclusion de ce billet.

 

 

mercredi, 29 juin 2011

Force, sérénité et unité


Martine Aubry candidate à la présidentielle par martineaubry

 

 

Le texte intégral de la déclaration de Martine Aubry, tel que communiqué à la presse au moment du prononcé.

Mes chers compatriotes,

J'ai souhaité aujourd'hui m'adresser à vous.

Dans moins d'un an a lieu l'élection présidentielle. La France a rendez-vous avec la démocratie, c'est-à-dire avec elle-même.

Notre pays subit de grands désordres, désordre économique, désordre budgétaire, désordre social, qui entraînent d'autres désordres dans les vies comme dans les lieux de vie - à l'école, à l'hôpital, dans les territoires. Un pouvoir enfermé dans ses certitudes, a touché à tout sans rien régler.

Je le dis : on ne peut pas innover, créer, soigner, éduquer, et soumettre ces nécessités vitales aux seules lois du marché. On ne peut pas critiquer le pouvoir financier, tout en le laissant continuer ses pratiques détestables. On ne peut pas protéger les Français en imposant les recettes libérales qui les fragilisent.

On ne gouverne pas en opposant les jeunes aux plus âgés, les travailleurs aux chômeurs, les Français aux étrangers. On ne préside pas la France sans porter haut ses valeurs et son identité, qui ont fait l'admiration du monde. Derrière l'apparence de l'énergie, trop souvent confondue avec l'agitation, ce pouvoir a surtout une réalité : une politique injuste exclusivement menée au profit des privilégiés.

Il est temps, il est grand temps que cela change vraiment.

Je veux rendre à la France sa force, sa sérénité, son unité.

Je veux redonner à chacun le goût de l'avenir et l'envie d'un destin en commun.
Aussi, j'ai décidé de proposer ma candidature à l'élection présidentielle.

Oui, la France connait des heures difficiles. Mais je suis résolue à me battre de toutes mes forces pour lui redonner avec vous un avenir. Il n'est pas de plus beau combat, il n'est pas de mission plus noble.

J'ai la conviction que face aux multiples défis de notre monde, une vision claire, une action cohérente et un langage de vérité permettront de récréer de la confiance, de redresser notre pays et de le rassembler dans la justice. La peur, le repli sur soi et le défaitisme : ce n'est pas la France !

Je vous le dis ici dans ma ville de Lille, capitale d'une grande région industrielle où rien n'a jamais été donné, où tout a été conquis par le courage des femmes et des hommes. Lille, terre d'hospitalité pour ceux venus d'ailleurs, qui contribuent aujourd'hui à notre prospérité. Lille, que j'aime tant, qui m'a tant donné et qui m'a tant appris.

Je vous le dis en m'appuyant sur ce que j'ai de plus cher, les valeurs transmises par ma famille : la morale, le sens de la justice et le goût des autres. Je puise ma force dans mes convictions de toujours, celles de la République et celles de la gauche. Pour moi, la liberté rime avec l'égalité, pour donner à chacune et chacun les moyens de construire sa vie. Pour moi, seule la fraternité permet une société apaisée où chacun donne le meilleur de lui-même aux autres. Pour moi, la laïcité est une valeur inestimable que nous devons protéger précieusement.

Je le dis aussi après trois années de travail à la tête du Parti Socialiste, confiante dans le grand projet du changement que nous avons préparé tous ensemble pour répondre à vos attentes et aux besoins du pays. J'ai vu, j'ai entendu, j'ai écouté, j'ai échangé avec beaucoup d'entre vous.

Les difficultés et même la colère sont là, mais le désir d'agir pour que notre pays retrouve un sens est puissant. Nul n'ignore la situation réelle de la France et la dureté de la crise. Nous aurons des efforts à réaliser, mais je m'y engage, ils seront justement répartis. On ne peut pas demander toujours plus à ceux qui ont peu et donner à ceux qui ont déjà tout. Tout ne sera évidemment pas possible tout de suite, mais nous reprendrons ensemble le chemin du progrès.

Je m'adresse à vous aujourd'hui pour vous dire que je veux relever le défi d'une France innovante, compétitive et écologique.
Nous avons des ressources puissantes pour être dans le peloton de tête des nations. Nos ouvriers, nos employés, nos cadres, nos agriculteurs, nos entreprises, nos chercheurs, nos artistes, nos créateurs débordent de compétences, d'imagination et d'initiatives. Nos jeunes sont énergiques et créatifs. Il faut leur faire confiance et leur donner les moyens de leur autonomie.
Nous avons tous les atouts pour réussir dans la compétition mondiale en bâtissant, dans une France conquérante, un nouveau modèle économique, social et écologique, qui donnera à la France une génération d'avance.

Je veux aussi restaurer la justice associée à la promesse républicaine.

Les Français doivent pouvoir vivre de leur travail, avec des emplois qui valorisent et permettent de progresser. Les jeunes doivent pouvoir faire des projets de vie et de travail. Les parents doivent pouvoir éduquer et protéger leurs enfants.

Chacun doit avoir accès aux soins et à un logement digne. Nos anciens ont droit à une retraite décente et à une prise en charge de la perte d'autonomie par la solidarité nationale. La sécurité qui est un droit essentiel, doit être assurée : le gouvernement utilise l'insécurité pour faire peur, moi je veux la combattre. Nous nous appuierons sur des services publics rénovés, attentifs à chacun, et sur une fiscalité juste.

Je vous promets de nouvelles conquêtes. L'égalité des droits pour tous, et d'abord entre les femmes et les hommes, doit enfin devenir une réalité. La culture doit être mise en avant pour nous inspirer, nous faire grandir et nous réunir.

Je veux enfin que notre pays retrouve toute sa voix dans le monde.

La France ! Notre France, avec une diplomatie et une défense respectées, doit œuvrer pour la paix, la démocratie et la prospérité du monde!
Et aussi pour l'Europe ! Vous le savez bien, l'Europe est pour moi un combat de toujours. Mais je veux une nouvelle Europe, une Europe qui produit et qui protège, une Europe qui fait respecter de nouvelles règles dans le commerce international, une Europe forte et en même temps solidaire.

Redonner à la France son poids et sa voix, rassembler dans la justice, tout cela sera possible grâce à un vrai souffle démocratique : une présidente qui préside, un gouvernement qui gouverne, un parlement renforcé et respecté, l'indépendance de la justice et des médias assurée, des syndicats et des associations au cœur du changement, une nouvelle décentralisation réelle et démocratique. Il faut oser la démocratie jusqu'au bout, comme nous le faisons avec nos primaires citoyennes !
Mes chers compatriotes de la métropole et des Outremers,

Nous rêvons d'un véritable changement au profit de tous, un changement où les mots se transforment en actes.
Je suis enthousiaste à l'idée d'aller à votre rencontre.

Je veux plus que tout rassembler, rassembler aujourd'hui les femmes et les hommes de gauche, les écologistes et les humanistes, pour que demain en 2012 nous puissions rassembler les Français et la nation toute entière.
Avec votre soutien, avec votre confiance, je prends aujourd'hui devant vous l'engagement de la victoire en 2012.

Vive la République !

Vive la France !

 
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