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mercredi, 24 mars 2010

Les mauvais perdants


Amère défaite de l'UMP en Rhône-Alpes
envoyé par rhonealpes2010. - L'actualité du moment en vidéo.

lundi, 22 mars 2010

Grossetête se prend une gauche par Jean Jack Queyranne

La gauche a remporté dimanche les élections régionales en Rhône-Alpes, décrochant au passage la majorité absolue.

Jean-Jack Queyranne, président socialiste sortant, atteint 50,76% et ses listes devraient obtenir 100 des 157 élus régionaux.

Selon nos informations, la répartition donnerait 48 sièges au PS, 5 aux radicaux de gauche, 37 à Europe écologie, et 10 au Front de gauche.

En Rhône-Alpes, la gauche progresse de quatre points par rapport à 2004 (46,52%).

La droite dépasse à peine 34,02%.

Françoise Grossetête s'est donc pris une bonne gauche par Jean Jack Queyranne.

C'est la 1er fois qu'un Président sortant est réélu en Rhône-Alpes.

vendredi, 19 mars 2010

Chaque voix compte: surtout en rhône-alpes

En Rhône-alpes: 21 mars prochain, faisons barrage à la droite extrême et à l'extrême droite,donnons de la force à la Gauche et votons pour les listes de rassemblement de la gauche et des écologistes menées par Jean-Jack Queyranne


Chaque voix compte: le clip de la gauche et des écologistes
envoyé par PartiSocialiste. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

jeudi, 18 mars 2010

Jean Jack Queyranne, Président

Chèr(e)s ami(e)s

J-3 avant le jour du vote pour faire le choix de Rhône-Alpes, le choix d'une région d'avance.

Jean-Philippe, Justine, Pierre, Aliénor et les autres témoignent avec conviction : une région efficace, c’est une région partenaire du quotidien. Extraits :

- le Développement durable !

La preuve par le développement durable

les Bourses Explo’Ra !


Justine nous parle de la bourse Explo'RA Sup
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- les TER !


Pierre Jacquet sur le TER
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- la Carte M’Ra !


Alienor M'RA
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A l'inverse, visionnez le contre-modèle absolu à une région d'avance, des fictions décalées d'un modèle que nous rejetons en bloc: c'est le projet de Françoise GROSSETETE



une région de retard #2
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région de retard #1
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une région de retard #3
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une région de retard #4
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Soutenons  Jean-Jack Queyranne et donnons un  temps d'avance à notre Région: le 21 mars, votons pour la Liste de rassemblement de la Gauche et des Ecologistes

mercredi, 10 mars 2010

Compte-Rendu du café politique du 23 février 2010

Merci à l’association Chrysalide pour ce compte-rendu.

Des associations LGBT de Lyon ont invité des représentants de chaque liste aux régionales des 14 et 21 mars 2010 à s’exprimer sur les questions LGBT. Voici un compte-rendu des propositions des candidats.

Etaient présents :
- Front de Gauche (FG) : Katia Philippe
- MoDem (MD) : Hervé Morel
- Parti Socialiste (PS) : Stéphane Gomez
- Europe Ecologie (EE) : Edith Oresta
- Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) : Catherine Faivre d’Arcier

Etaient absents :
- Front National
- Union de la Majorité Présidentielle

Le FN n’a pas donné d’explication au fait qu’il ne viendrait pas. L’UMP a fait savoir par communiqué de presse que "l’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux".

Les représentants des listes ont été interpellés sur 6 points :
- Quelle politique de lutte contre les discriminations au sein de la région ?
- Quelles actions de sensibilisation auprès des jeunes à l’homophobie et à la transphobie ?
- Comment aider les victimes de discriminations ?
- Quels soutiens aux associations LGBT ?
- Quels projet concernant la santé, et notamment le VIH ?
- Quelles positions sur des évolutions nationales telles le mariage homo, l’adoption, la stérilisation des trans, la dépsychiatrisation ?

1 - Quelle politique de lutte contre les discriminations au sein de la région ?

L’équipe sortante (PS) a déjà accordé les mêmes droits, notamment pour événements familiaux. Toutes les listes entendent les maintenir, à l’exception du MD, qui "a été gêné par cette question", considère que "prendre des mesures spécifiques pour les agents de la région n’est pas une bonne idée" et qu"il n’y a pas de discrimination au sein de la région".

Le FG entend également renforcer les stages de sensibilisation aux discriminations proposés aux agents de la région, pas assez fréquentés.

EE souhaite que le soutien aux associations et partenaires de la région cesse dès lors que ces entités ont des pratiques discriminatoires.

2 - Quelles actions de sensibilisation auprès des jeunes à l’homophobie et à la transphobie ?

Le PS, le FG et le NPA proposent des campagnes de sensibilisation.

Le PS souhaite sensibiliser les directeurs d’établissements scolaires (lycées et CFA).

Le FG souhaite aider les associations à obtenir un agrément ministériel leur permettant d’effectuer des interventions en milieu scolaire.

3 - Comment aider les victimes de discriminations ?

EE et FG proposent la mise en place d’un observatoire des discriminations. EE envisage des actions avec des acteurs de terrain.

FG et MD souhaitent la mise en place d’une vice-présidence de l’égalité des chances.

MD souhaite également des délégués de classe représetant la région, servant de relais. Dans le même esprit, il souhaite des relais entre la région et les associations. Cependant, MD rappelle que la première des discriminations, c’est de ne pas avoir d’emploi, et qu’il y a 500.000 personnes illettrées. Il s’agira donc de la priorité du MD.

FG souhaite que les conseillers juridiques existants à la région soient développés et que leur existence soit mieux connue en communiquant plus sur leur existence.

NPA considère que souvent les victimes sont en situation de dépendance financière de leurs conjoints ou de leur famille. Il souhaite donc créer des appartements d’accueil destinés à accueillir les victimes, et à plus long terme favoriser leur autonomie financière.

Le PS indique qu’il soutiendra notamment les associations dans les plaintes déposées en cas d’agressions, pour que les circonstances aggravantes d’homophobie soient reconnues par le parquet.

4 - Quels soutiens aux associations ?

Toutes les listes proposent des conventions sur plusieurs années (2 pour EE, 3 pour FG) afin que les associations ne s’épuisent pas dans des dossiers, et puissent effectuer des projets sur plusieurs années. EE voudrait inciter les associations à se regrouper en collectifs.

Le MD précise cependant que financièrement, il ne pourront pas faire mieux que ce qui existe aujourd’hui. Le FG propose en revanche de tripler le budget destiné à la santé et aux associations.

Toutes les listes à l’exception du PS dénoncent la politique d’appels à projet qui leur semble contraire à l’idée d’un travail associatif efficace. Le PS rappelle qu’il s’agit de la loi.

Le NPA se propose de se faire le porte-parole des revendications des associations.

Le PS rappelle que la présidence sortante a donné 100.000€ de subventions aux associations LGBT durant sa mandature. Un festival de films LGBT va naître l’an prochain grâce à ce soutien. Le PS s’engage aussi à venir lors de la Marche des Fiertés et d’autres événements associatifs.

5 - Quels projet concernant la santé, et notamment le VIH ?

A propos de la prévention VIH, le MD dit : "je ne sais plus quoi faire quand je constate le bareback et sa progression".

FG souhaiterait plus de permanents dans des associations, comme AIDES, dont la branche rhone-alpine a trop peu de salariés pour pouvoir couvrir les 8 départements.

NPA veut développer les outils de prévention dans les établissements, et que le service public se développe au lieu de continuer à être mis en danger avec les politiques actuelles.

PS souhaite développer la prévention en milieu festif, sensibiliser les médecins scolaires davantage. Au delà du VIH, le PS dénonce les déclarations de la ministre de la santé concernant la pseudo dépsychiatrisation des trans, qui n’a pour seul but que de préparer un déremboursement.

6 - Quelles positions sur des évolutions nationales, telles le mariage homo, l’adoption, la stérilisation des trans, la dépsychiatrisation ?

Le PS dénonce fermement les stérilisations exigées pour le changement d’état-civil, comparant cela à de l’eugénisme et indiquant qu’on est "en plein délire". Il appelle à une dépsychiatrisation effective, et dénonce le rapport récent de la Haute Autorité de Santé qui au contraire appelle à plus de psychiatres, et à un test de vie réel inacceptable et abberrant. Il appelle également à la prise en compte de la transphobie dans les lois contre les discriminations.

NPA indique qu’il prône la liberté de disposer de son corps. Il pense que dans leur combat, les trans devraient se rapprocher des femmes à propos de la ligature des trompes.

FG trouve inacceptable que des personnes trans se voient refuser l’accès aux soins dans des établissements de santé, sera vigilante sur cet aspect et sensiblisera les directeurs. Elle souhaite la mise en place de centres de compétences destinés au personnel médical afin de les sensibiliser sur l’accueil des personnes, et en particulier des trans, afin d’éviter les vexations dont ils sont victimes. Elle aussi souhaite que la transphobie soit condamnée au même titre que le racisme ou l’homophobie dans la loi.

MD indique qu’ils se sont positionnés sur les mêmes droits et les mêmes devoirs concernant les couples pacsés et mariés. En revanche, il n’y a pas de positionnement concernant un droit au mariage des couples homosexuels. Le MD découvre ce soir l’exigence de stérilisation. Concernant le psychiatre, il indique que dans la mesure où il y a des opérations irréversibles, il convient d’avoir un avis psychiatrique préalable. Il fait la comparaison avec une éventuelle autorisation de l’euthanasie, qui devrait de la même manière être précédée d’un avis psychiatrique.

EE trouve inacceptables les humiliations subies par les trans en milieu hospitalier. Elle pense que la psychiatrisation a pour cause une surmédicalisation dans l’air du temps, à l’instar de celle des femmes enceintes. Concernant le mariage homosexuel, EE estime qu’il s’agit là d’un combat à mener sur la durée, qu’il faudra que les associations luttent, et qu’il s’agit d’une question qui fait débat au sein d’EE.

Remarques générales

Nous avons noté des références fréquentes à la situation des personnes trans au cours du débat. Le terme "transphobie" a été utilisé par tous à de très nombreuses reprises, même si le MD a au début hésité sur le terme, disant une fois "transbophobie".

dimanche, 07 mars 2010

J-7: n'oubliez pas d'aller voter

L’UMP pas vraiment gay-friendly en Rhône-Alpes, 20 minutes, 24/02/10, C.B.

REGIONALES - Pour l’UMP Rhône-Alpes, les droits des homosexuels et transsexuels sont un « sujet de société » et non un « enjeu régional »...

L’homosexualité et la transsexualité ? L’UMP ne voit pas le rapport avec la campagne des régionales. Pourtant, mardi soir, le collectif Lesbian and Gay pride de Lyon organisait un débat public pour inviter les listes de Rhône-Alpes à s’engager en « faveur du respect des droits » des personnes homosexuelles.

Sept associations demandent notamment que la région mène une campagne de prévention contre l’homophobie dans les lycées, apporte un soutien aux associations qui accueillent et orientent les personnes victimes de discriminations ou encore mène un programme de sensibilisation à la diversité des orientations sexuelles dans les fédérations sportives.

L’UMP s’interroge sur le bien-fondé du débat

Seul le FN avait décliné l’invitation... jusqu’à mardi 21 h 17, heure à laquelle l’UMP a fait savoir qu’elle n’aurait pas de représentant au débat. « Ce soir, des interrogations demeurent : Quel est le bien-fondé de ce débat en pleine campagne des régionales ? », s’interroge Françoise Grossetête, chef de file de l’UMP pour les régionales en Rhône-Alpes. La candidate assure qu’il faut du « recul et de la réflexion » pour évoquer ce sujet. « L’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux. »

« Toute la soirée, nous avons espéré qu’un candidat UMP vienne au débat, explique ce mercredi à 20minutes.fr David Souvestre, président de la Lesbian and Gay pride de Lyon. Tous les candidats, du MoDem jusqu’au NPA ont montré que la région pouvait être un levier pour lutter contre les discriminations. La réaction de Françoise Grossetête est déconcertante et inquiétante. »

Un questionnaire pédagogique pour réviser

Selon lui, les candidats UMP en Ile-de-France et en Languedoc-Roussillon ont même fait des propositions sur la lutte contre les discriminations. Pour donner une chance à Françoise Grossetête de « revoir sa copie », les associations vont lui envoyer un « questionnaire pédagogique » sur ce que peut faire la région. « A mon sens, c’est la collectivité qui a le plus de compétences pour agir sur ce thème avec l’apprentissage, l’emploi, les lycées et le sport », relève David Souvestre.


Elections régionales : l’absence de l’UMP à un débat LGBT fait polémique, TêTu, 24/02/10, Paul Parant.

Les questions LGBT ne seraient-elles pas un enjeu régional ? La question est posée, en pleine campagne électorale, par l’absence de la candidate UMP à un débat associatif en Rhône-Alpes.

L’approche des élections régionales suscite un peu partout des débats autour des questions LGBT (comme en Ile-de-France, lire notre compte-rendu). Mais en Rhône-Alpes, c’est la composition du plateau d’invités qui fait débat, ou plutôt polémique. En cause : l’absence de la candidate UMP, Françoise Grossetête, à un débat prévu hier à Lyon.

Les associations LGBT, au premier rang desquelles la Lesbian & Gay Pride (LGP) de Lyon, déplorent aujourd’hui « cette stratégie de la chaise vide » et n’hésitent pas à dénoncer un « manque de courage politique ». Elles notent même que « seuls l’UMP et le Front national ont décliné (leur) invitation »...

Les LGBT, pas un enjeu régional ?

Pire encore aux yeux des associations : la justification donnée par la candidate de droite dans un communiqué. « Déconcertantes, stupéfiantes et inquiétantes », les qualificatifs ne manquent pas pour s’insurger des raisons données. Selon ce texte publié par l’équipe de campagne de la candidate UMP, que TÊTU s’est procuré, « L’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux ». D’où le refus de participer au débat.

Pourtant, « les exemples ne manquent pas pour démontrer que les compétences régionales peuvent être des puissants leviers pour lutter contre les discriminations », répondent les associations, qui citent notamment l’apprentissage, la formation, l’emploi, les lycées, la santé ou sport, qui font bien partie des compétences régionales, « comme en ont d’ailleurs pris conscience la majorité des listes, qui ont des propositions concrètes dans ce sens » en Rhône-Alpes. « Mais Françoise Grossetête reconnaît n’avoir aucune proposition concrète à nous soumettre. Elle avoue sans rougir que les questions lesbiennes, gays, bi et trans ne font pas partie de ses priorités », conclut David Souvestre, président de la LGP Lyon.

Embarras dans l’équipe de campagne

Interrogée par TÊTU, l’équipe de campagne de Françoise Grossetête admet son embarras. « Ce n’est pas un boycott », explique-t-on, « et c’est malheureux que ça ait été détourné de la sorte ». On assure d’ailleurs que la candidate « est très sensible à ces questions, elle a d’ailleurs reçu des représentants associatifs » durant la campagne qui l’a menée au Parlement européen.

En fait, la raison de cette absence serait l’annonce publiée dans la presse locale selon laquelle ce débat était organisé par Jean-Jack Queyranne, le président socialiste sortant au Conseil régional. Le temps que cette information - erronée - soit démentie, l’agenda de la candidate était plein. D’où l’idée de justifier hier son absence, en la justifiant par la non-pertinence du débat comme cité plus haut, et en la remplaçant par une autre proposition : « recevoir, au sortir des élections, une délégation représentative des associations pour échanger ensemble sur ces sujets de société qui nécessitent recul et réflexion ». Mais « aujourd’hui, personne ne m’a contactée pour saluer cette initiative et répondre présent », déplore une membre du staff de campagne de Françoise Grossetête.

Se voulant tout de même « fair play », David Souvestre, de la Lesbian & Gay Pride, a envoyé à la candidate UMP un « questionnaire » sur les questions LGBT. « Espérons qu’en planchant sérieusement sur ces questions, cela aura un effet pédagogique sur elle pour comprendre enfin les compétences des régions... » Mais une réponse écrite suffira-t-elle à apaiser l’ire des militants ?


Régionales : l’UMP aux abonnés absents sur les questions LGBT, E-LLICO, 25/02/10.

En Ile-de-France, en Rhône-Alpes, deux grandes régions françaises abritant d’importantes communautés gay, la droite est aux abonnés absents sur les questions LGBT.

Mardi soir à Lyon, la liste de la majorité présidentielle, Françoise Grosssetête, a refusé de participer au débat organisé par les associations LGBT de la région.

"Nous voulions connaître les propositions des différents candidats aux élections régionales en faveur des droits des LGBT, explique David Souvestre, le président de la Lesbian and Gay Pride de Lyon. Cette absence a été d’autant plus remarquée que seuls l’UMP et le Front National ont décliné notre invitation".

Les associations lyonnaises parlent de "stratégie de la chaise vide" et de "manque de courage politique".

Dans un communiqué de presse publié le 23 février, Françoise Grossetête explique que si les questions LGBT ne sont pas intégrées dans son programme, c’est que, selon elle, "l’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux".

Le lien entre les compétences régionales et la lutte contre les discriminations sont pourtant démontrés un peu partout depuis plusieurs années.

Subventions d’associations, aide à la mise en place de centres LGBT ou de festivals de culture LGBT, prévention de l’homophobie, lutte contre le sida... : certaines régions ont tissé une collaboration avec les structures LGBT locales et les associations de lutte contre le VIH.

"Apprentissage, formation, emploi, lycées, santé, sport, les exemples ne manquent pas pour démontrer que les compétences régionales peuvent être des puissants leviers pour lutter contre les discriminations, comme en ont d’ailleurs pris conscience la majorité listes, qui ont des propositions concrètes dans ce sens", souligne David Souvestre.

Les associations LGBT lyonnaises ont d’ailleurs décidé de donner "une chance de se rattraper" en lui adressant un questionnaire lui proposant des engagements pour l’égalité et la lutte contre les discriminations.

Mais le cas lyonnais n’est pas isolé. En Ile-de-France, Valérie Pécresse n’as pas encore répondu à l’Inter-LGBT qui a adressé un questionnaire aux différents candidats il y a plusieurs semaines.

Jean-Paul Huchon, Cécile Duflot, Marie-Georges Buffet, Olivier Besancenot et le Modem ont fait parvenir leurs propositions à l’inter-associative - e-llico y reviendra dans le détail dans quelques jours - mais la droite francilienne semble mal à l’aise avec la thématique LGBT.

Ainsi, lors d’un débat organisé au Centre LGBT de Paris, le 11 janvier dernier, autour du bilan et des projets des candidats en matière de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits, le représentant de l’UMP, Stéphane Dassé (un ancien président de Gay Lib) a bien tenté d’expliquer que "Jean-Paul Huchon n’était pas une figure de l’avancée des droits LGBT".

Il n’a pas vraiment convaincu l’assistance et encore moins que son camp politique avait fait ses preuves dans ce domaine à Paris en refusant notamment de voter toute subvention en faveurs des organisations LGBT ou de lutte contre le sida.

La campagne n’est pas encore terminée. Valérie Pécresse dispose encore de deux semaines pour peaufiner une éventuelle réponse à l’Inter-LGBT. Mais le début de campagne des candidats de droite n’a pas donné le sentiment que l’UMP, malgré sa volonté affichée de renouvellement, avait intégré la dimension LGBT à ses programmes pour les régions.


DÉBAT AVEC LES ASSOCIATIONS ANTI-DISCRIMINATION : APRÈS LE FN, L’UMP FAIT FAUX BOND, Tribune de Lyon, 23/02/10, Antoine ALLEGRE.

Régionales. Après le Front National, c’est la majorité présidentielle qui ne débattra pas avec les associations lesbiennes, gaies, bi et trans dans le cadre d’un débat-bilan de la mandature de Jean-Jack Queyranne en vue des élections....

7 associations lesbiennes, gaies, bi et trans s’invitent dans le débat et dressent le bilan du mandat de Jean-Jack Queyranne et Katia Philippe sur les discriminations. Le bilan est positif, il reste, selon David Souvestre président de la Lesbian & Gay Pride de Lyon, de chantiers à mettre en place. Les associations organisent un débat ce soir en présence des différentes forces politiques en course pour les élections régionales. Dans une interview accordée hier au site internet de Tribune de Lyon, David Souvestre, président de la Lesbian & Gay Pride de Lyon, regrettait amèrement l’absence du Front National au débat : “Le Front National a, par exemple, refusé de débattre, sans avoir donné la moindre explication.” C’est au tour de l’UMP de faire faux bond aux associations de défense des droits lesbiens, gay, bi et trans. Selon David Souvestre ”tous les partis sont logés à la même enseigne : s’ils refusent le débat, ils en assument les conséquences” Après trois relances, l’équipe de campagne de Françoise Grossetête a lâché aux organisateurs du débat que “la Majorité Présidentielle n’aura pas de représentant”. Sans la moindre explication.

Plus d’informations lors du débat public : Élections Régionales 2010 : les Droits des LGBT ne seront pas oubliés. Le mardi 23 février à 20 heures au Café le Moulin Joli. 1, rue Puits Gaillot Lyon 1e.


Mais au fait, ça sert à quoi la région ?, 20 Minutes, 26/02/10, Bérénice Dubuc

PRATIQUE - Les élections approchent, mais sait-on vraiment ce que gère un Conseil régional ? 20minutes.fr fait le point...

Le 14 et le 21 mars prochains, les Français votent pour élire les dirigeants de leur région. La France métropolitaine en compte 22, Corse comprise. Elles sont financièrement autonomes, leur budget reposant à la fois sur leur fiscalité propre et sur les dotations de l’État. Les transferts de compétences s’accompagnent en effet de la mise à disposition de moyens financiers antérieurement affectés à ces dépenses par l’État. Cependant, les conseils régionaux considèrent que leurs moyens sont de plus en plus réduits, alors que leurs compétences, et donc leur dépenses, augmentent à l’inverse.

Ces collectivités territoriales ont été créées pour déconcentrer et décentraliser certaines compétences de l’Etat. Quelles sont les compétences d’un conseil régional ? En d’autres termes, quels sont les secteurs d’intervention qui ont été attribués par la loi à la région ?

Schématiquement, deux blocs de responsabilités se distinguent : l’éducation, la recherche et la culture d’un côté, l’aménagement du territoire et le développement socio-économique de l’autre.

Éducation, recherche et culture

Les régions gèrent les établissements d’enseignement secondaire, l’enseignement supérieur - aussi bien en matière de gestion des bâtiments, que de rémunération des agents techniques -, l’apprentissage et la formation professionnelle. Depuis 2005, elles sont aussi compétentes pour organiser l’accueil, la restauration, et l’hébergement dans les lycées. Ainsi, en Ile-de-France, près d’un quart du budget est consacré aux 471 lycées.

Le Conseil régional peut attribuer des aides financières aux collectivités et organismes qui répondent à des objectifs généraux en matière de recherche et de technologie. Il peut créer des pôles de recherche, des centres d’innovation, et de transfert, et allouer des bourses.

Les établissements d’enseignement secondaire de la musique, de la danse, de l’art dramatique et des arts plastiques relèvent eux aussi de l’initiative et de la responsabilité de la région. Cette dernière a également en charge la mise en valeur et l’organisation du patrimoine historique, architectural, et culturel.

Développement socio-économique et aménagement du territoire

C’est le domaine d’intervention principal de la région, en partenariat avec l’Etat ou d’autres collectivités. La région élabore et exécute le Plan national, défini par l’Etat, ainsi que son propre Plan. Le Conseil régional est compétent pour tout ce qui touche à l’urbanisme (réhabilitation des friches industrielles), au logement, au développement durable (recyclage des déchets, énergies nouvelles), et, depuis 2002, aux transports (routes, fer, canaux). La région gère par exemple les trains express régionaux (TER), que ce soit côté entretien, rénovation des gares ou encore tarification.

Il peut aussi accorder une aide financière, directe ou indirecte, aux établissements hospitaliers, aux équipements qui accueillent des personnes âgées ou des handicapés.

Le Conseil régional a toute latitude pour intervenir directement dans la vie économique : il peut engager des études, participer au capital des sociétés, accorder des aides (directes ou indirectes) aux entreprises, participer au financement d’équipements collectifs, aider les initiatives créatrices d’emplois. La région peut également aider les entreprises en difficulté, comme l’a fait Ségolène Royal pour Heuliez en Poitou-Charentes.

Côté environnement et espaces naturels, la région peut décider de classer une zone « Parc naturel régional », ou de créer une zone de protection du patrimoine.

De plus, les régions, de par la clause générale de compétences, ne sont pas limitées dans leurs champs d’intervention et peuvent s’auto-saisir de sujets. Ainsi, à Lyon, les candidats -hormis ceux du FN et de l’UMP- n’ont pas hésité à participer à un débat organisé par le collectif Lesbian and Gay pride de la ville, pour inviter les listes de Rhône-Alpes à s’engager en « faveur du respect des droits » des personnes homosexuelles.


Régionales : les arguments de Grossetête n’ont pas convaincu les associations homo, Lyon Première, 25/02/10, Gérald BOUCHON.

La liste UMP conduite par Françoise GROSSETÊTE avait refusé de participer mardi au débat organisé par les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans : ces dernières voulaient connaître les propositions des différents candidats aux élections régionales en faveur des Droits des LGBT.

Seuls l’UMP et le Front National ont décliné l’invitation. les associations regrettent cette "stratégie de la chaise vide. Elles dénoncent avec force ce manque de courage politique".

"Dans un communiqué de presse, Françoise GROSSETÊTE avoue clairement et sans complexe que les questions Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ne sont pas intégrées dans son programme. Elle nous donne des explications déconcertantes, stupéfiantes et...

inquiétantes". Selon elle, « l’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux ». Pour Françoise GROSSETÊTE, il n’existe donc aucun lien entre les compétences régionales et la lutte contre les discriminations, en concluent les associations.

Par ces propos, Françoise GROSSETÊTE affiche "un mépris assumé aux associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans et à leurs revendications. C’est parfaitement inacceptable !"

"Apprentissage, formation, emploi, lycées, santé, sport, les exemples ne manquent pas pour démontrer que les compétences régionales peuvent être des puissants leviers pour lutter contre les discriminations, comme en ont d’ailleurs pris conscience la majorité listes, qui ont des propositions concrètes dans ce sens." soulignent les signataires du communiqué.

Un questionnaire est transmis à la candidate pour lui "donner une deuxième chance de plancher sérieusement sur ces questions".


RÉGIONALES : LES ASSOCIATIONS LESBIENNES, GAIES, BI ET TRANS S’INVITENT DANS LE DÉBAT, Tribune de Lyon, 23/02/10, Antoine ALLEGRE.

7 associations lesbiennes, gaies, bi et trans s’invitent dans le débat et dressent le bilan du mandat de Jean-Jack Queyranne et Katia Philippe sur les discriminations. Le bilan est positif, il reste, selon David Souvestre président de la Lesbian & Gay Pride de Lyon, de chantiers à mettre en place....

Tribune de Lyon : Selon le bilan dressé par les associations LGBT (lesbiennes, gaies, bi et trans), la mandature de Jean-Jack Queyranne a généré des actions positives comparativement à ses prédécesseurs...

David Souvestre : A chaque élection, nous interpellons les candidats pour entendre leur programme. Il était important pour nous de savoir ce qui a été fait et ce qu’il reste à faire. Sous les présidences de Charles Millon et Anne-Marie Comparini, très peu de politiques ont été orienté en notre faveur et aucune subvention n’a été voté. Sous cette mandature, il y a eu un vrai soutien pour les associations anti-discrimination et à l’organisation de festivals (un nouveau festival verra le jour en janvier 2011 grâce à une subvention votée pour l’association Écrans Mixtes). On est passé de zéro euros de subventions à 100 000.

Restent-ils, selon vous, des choses à régler ?

Lors du prochain mandat, nous aimerions que la région soit un levier politique dans le cadre de la prévention contre l’homophobie et la transphobie. Nous souhaitons un affichage politique plus fort : qu’il y ait un vice-président délégué à ces questions ainsi que la création d’un service dédié qui coordonne l’ensemble des administrations et des politiques. Des services de la sorte ont déjà été créé au Grand Lyon, à la Ville de Lyon, à Grenoble... Ça nous tient également à cœur qu’il y ait des actions de prévention dans le milieu du sport. Il y a beaucoup de reproche à faire au milieu du football. Il est également décisif que tout ce qui a été mis en place sous sa mandat ne soit pas détruit s’il y a changement de bord politique.

Avez-vous commencé à rencontrer les candidats à l’élection régionale afin de faire part de vos revendications ?

Nous allons rencontrer leurs représentants. Nous ne les aiderons pas à faire leur programme, nous voulons savoir ce qu’ils ont à proposer. Le Front National a, par exemple, refusé de débattre, sans avoir donné la moindre explication. Tous les partis sont logés à la même enseigne : s’il refuse le débat, il en assume les conséquences. Nous allons leur demander de présenter ce qu’ils comptent intégrer dans leur programme au sujet des discriminations en terme général. Puis nous leur poserons des questions généralistes - on attend d’un élu républicain qu’il donne son point de vue sur le mariage et l’adoption pour les homosexuels. Car on ne peut pas lutter contre les discriminations et, en même temps, les cautionner.

Plus d’informations lors du débat public : Élections Régionales 2010 : les Droits des LGBT ne seront pas oubliés. Le mardi 23 février à 20 heures au Café le Moulin Joli. 1, rue Puits Gaillot Lyon 1e.


Le bilan gay de Queyranne, Lyon Capitale, 19/02/10, KG

Interpellés par les associations, Jean-Jack Queyranne et Katia Philippe, conseillère régionale PCF, ont dressé leur bilan en faveur des personnes lesbiennes, gaies, bi et trans. Des actions ont été prises entre 2004 et 2010. D’abord l’élaboration d’une Charte de lutte contre les discriminations et pour l’égalité de traitement, ensuite le soutien aux associations qui accueillent et orientent les personnes victimes de discriminations. Enfin la sensibilisation des agents du Conseil régional aux questions de la diversité (dont l’orientation sexuelle).

Les associations attendent, pour le prochain mandat, une campagne de communication contre l’homophobie et la transphobie dans les lycées, les CFA et les campus universitaire ou encore la création d’un observatoire des discriminations.

KG


Homo/trans : hors sujet pour les régionales selon l’UMP, Lyon Capitale, 24/02/10.

Hier, le collectif Lesbian and Gay Pride organisait un débat sur les régionales. L’UMP n’a pas envoyé de représentant. Françoise Grossetête s’interroge : "La Région établie-t-elle un lien direct entre ses compétences et les droits homosexuels et transsexuels ? Quel est le bien-fondé de ce débat en pleine campagne des régionales ?". Pour elle, il s’agit "d’un sujet de société qui dépasse le cadre politique d’une collectivité territoriale". La candidate de droite propose toutefois de recevoir, au sortir des élections, une délégation représentative des associations. Evitant de ce fait à devoir prendre des engagements.


Régionales : débat pipé et cabale sur l’homosexualité, Lyon Capital, 26/02/10, Paul TERRA

Le débat organisé mardi soir par les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Lyon a créé la polémique cette semaine dans la campagne des régionales. En refusant de venir débattre, Françoise Grossetête s’est vivement fait attaquer et s’est mollement défendue. Retour sur cette polémique.

Les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Lyon ont fait le buzz de la campagne cette semaine en organisant un débat entre candidats aux régionales. Les têtes de liste n’étaient pourtant pas présentes et le contenu est, lui, passé à l’as. Finalement, tout s’est joué en amont. Quand Françoise Grossetête a refusé de débattre en soulignant que les thèmes abordés ne collaient pas aux élections régionales. La réaction des associations a été vive.

“Elle avoue sans rougir que les questions Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ne font pas partie de ses priorités. Elle démontre ainsi la vacuité de son programme sur ces questions et le vide abyssal de son projet. Par ces propos, Françoise Grossetête affiche un mépris assumé aux associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans et à leurs revendications. C’est parfaitement inacceptable !”, déclarent-ils dans un communiqué.

Un organisateur à la double casquette

Sauf que derrière ce communiqué comme derrière ce débat se trouve un homme : David Souvestre. Joint par téléphone ce vendredi, il nous confie être “le porte-parole naturel des 10 associations qui organisaient ce débat”. Professionnellement, il est chargé de mission à la région Rhône-Alpes. Son employeur est donc Jean-Jack Queyranne. Et dans le débat sur les régionales se trouvait l’élue du Conseil régional à laquelle il est rattaché : Katia Philippe, conseillère déléguée à la jeunesse sous l’actuelle mandature socialiste (Front de Gauche). Toujours dans ce débat, Jean-Jack Queyranne était représenté par Stéphane Gomez, candidat dans le Rhône et secrétaire de l’association dont David Souvestre est le président la Lesbian & Gay Pride.

La double casquette de l’organisateur est difficilement tenable dans un exercice qui demande une impartialité totale. “Nous savions que ce débat serait diligenté par l’entourage de Jean-Jack Queyranne. Ce sont ses salariés qui l’ont organisé et l’on pouvait s’interroger sur l’impartialité de cette rencontre”, attaque après coup le directeur de campagne de Françoise Grossetête.

Un coup tordu ?

Et les faits corroborent ce sentiment. Quelques jours avant le débat, David Souvestre se posait en juge et partie en rédigeant avec sept autres associations du collectif le bilan de la mandature Queyranne. “Le soutien du Conseil Régional Rhône-Alpes à la défense des droits des LGBT n’a jamais été aussi important que sous la mandature de l’exécutif de Jean-Jack Queyranne. Le bilan est certes positif mais des efforts restent à faire”, affirme le communiqué. En tant que chargé de mission, il a participé à la mise en place de ces actions. “Notre fonctionnement est démocratique, je n’ai rien organisé tout seul”, se défend David Souvestre.

Dans les jours qui suivent le débat, les rédactions des journaux sont pourtant abreuvées de mails de sa part avec le fameux communiqué taclant sévèrement l’absence de Françoise Grossetête. Ce vendredi, il relance même les rédactions en envoyant une revue de presse. La campagne de presse est réussie. Mais l’on peut toutefois s’interroger : n’est-ce pas une cabale ? L’un de ces coups tordus qui font toujours le sel d’une campagne.

Le débat n’était pas truqué”

Car l’argument est repris. Jeudi soir, lors d’un débat sur la jeunesse entre candidats, un jeune militant socialiste a attaqué Fabienne Lévy, qui représentait Françoise Grossetête, sur l’absence de la candidate UMP au débat des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Lyon. Sur Google Actualités, le nom de la candidate UMP n’est rattaché qu’à cette polémique. Le piège était un peu gros mais elle est tombée dedans.

“Le débat n’était pas truqué. Ce n’était pas un piège pour Françoise Grossetête. Il lui suffisait d’y aller pour ne pas tomber dedans. Le mode d’organisation de ce débat ne me choque pas. Ce n’était pas un acte commandité. Nous avons été informés en même temps que les autres partis. La seule maladresse, elle vient de Françoise Grossetête qui n’a envoyé personne à ce débat”, souligne Hervé Saulignac, le directeur de campagne de Jean-Jack Queyranne. Et vu l’emballement autour du débat, la candidate UMP est tombée dans le piège.


Polémique sur l’absence de Grossetête au débat gay, Lyon Capitale, 25/02/10.

Les dix associations qui avaient organisé mardi le débat sur le programme des candidats aux régionales en faveur des gays, lesbiennes, bi et trans regrettent la politique de la chaise vide pratiquée par l’UMP qui n’a envoyé aucun représentant. Selon eux, Grossetête "avoue sans rougir que les questions gays ne font pas partie de ses priorités". C’est du "mépris", tempêtent les associatifs. "Apprentissage, formation, emploi, lycées, santé, sport : les exemples ne manquent pas pour démontrer que les compétences régionales peuvent être de puissants leviers pour lutter contre les discriminations, comme en ont pris conscience la majorité des listes", écrivent-ils. Que Grossetête se rassure : elle aura droit à une session de rattrapage. Un questionnaire lui a été transmis hier sur ce sujet.

Interrogé sur cette polémique, le directeur de campagne de la candidate UMP raconte que le débat avait été perçu comme étant co-organisé par Queyranne. La clarification n’étant intervenue que tardivement, aucun représentant n’a pu être envoyé. "Qu’on se réfère aux engagements de Grossetête lors des municipales pour s’apercevoir qu’elle a toujours été engagée contre les discriminations. D’ailleurs, en tant que femme en politique, elle en a souffert".


Elections en Rhône-Alpes, les candidats planchent devant les LGBT, Le POST, 26/02/10, Pierre GANDONNIERE

Peu de propositions concrètes lors de ce débat entre les listes candidates aux régionales en Rhône-Alpes. Il est vrai que la plupart des questions LGBT sont du ressort national ou européen. Les listes invitées avaient envoyé des « seconds couteaux », mais des personnes censées connaître davantage le sujet. Les associations LGBT avaient préparé une série de questions. Trois minutes pour répondre pour chaque liste. Seuls les partis de gauche et le Modem etaient représentés, le FN et l’UMP avaient décliné l’invitation.

Au Café Le Moulin Joli de Lyon, soixante-dix personnes ont suivi psu de deux heures de débat, ou plutôt une suite de monologue, chacun égrenant la positon de son parti. Parmi les propositions, une vice-président chargé de l’égalité des chances (Modem, Hervé Morel) en contact avec un délégué dans chaque classe et un représentant dans chaque association concernée. Des actions de formation et de sensibilisation auprès du personnel de la région pour lutter contre les discriminations, notamment en direction des missions locales (Front de Gauche, Katia Philippe). Un renforcement du travail avec les associations sous la forme d’une contractualisation pluriannuelle (Edith Oresta, Europe Ecologie). Une augmentation du nombre d’acteurs de prévention contre le SIDA en passant par des emplois d’économie sociale et solidaire (Katia Philippe). Stéphane Gomez, pour le PS, s’employant surtout à défendre le bilan de Jean-Jack Queyranne, : le soutien accru aux associations, la création d’une délgation à la jeunesse et à la lutte contre les discriminations,. Et proposant surtout la continuité. Quant à Catherine Faivre d’Arcier, en dehors du soutien de principe aux luttes pour ’égalité des personnes LGBT, elle se réfugiat surotu dans un discours de dénonciation de la politique gouvernementale.

Sur les questions d’ordre général, tout le monde tombait d’accord sur la revendications du mariage ouvert aux gays et lesbiennes et sur le droit à l’adoption. En revanche, si la situation actuelle des trans semblait révolter tous les participants, ils ne s’accordaient pas sur les solutions. Refuser de médicaliser les parcours de transition vers l’autre sexe, c’est dé-stigmatiser, mais c’est aussi empêcher le remboursement par la sécurité sociale.

Pierre Gandonnière

 
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