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vendredi, 19 mars 2010

Chaque voix compte: surtout en rhône-alpes

En Rhône-alpes: 21 mars prochain, faisons barrage à la droite extrême et à l'extrême droite,donnons de la force à la Gauche et votons pour les listes de rassemblement de la gauche et des écologistes menées par Jean-Jack Queyranne


Chaque voix compte: le clip de la gauche et des écologistes
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jeudi, 18 mars 2010

Appel à la mobilisation citoyenne pour faire barrage au FN

Je tiens à manifester ma plus vive inquiétude suite aux résultats du 1er tour des élections régionales en Rhône-Alpes. Le Front National a atteint un score alarmant en Rhône-Alpes (comme dans 11 autres régions). Bien qu'en recul par rapport à 2004, ce résultat lui permet de se maintenir au second tour.

Ce score élevé est en partie le résultat d'une abstention massive, notamment dans les quartiers populaires. Cette abstention massive démontre que les enjeux quotidiens des citoyen-ne-s français-e-s n’ont pas été entendus ni mis en avant dans une campagne qui n’a pas réussi à imposer des thèmes clairs et mobilisateurs. Le climat entretenu par le Gouvernement Fillon autour de l'immigration, toujours liée dans les discours à la clandestinité, la délinquance et l'insécurité, et autour du nauséabond débat sur "l'identité nationale", a mis volontairement en avant autant de thèmes qui ont permis à l'extrême-droite de développer son discours de rejet de l'autre.

Aujourd’hui, cette situation nous rappelle que le combat républicain contre la démagogie, le racisme, l’homophobie, la transphobie et l’incitation à la haine reste d’actualité. Trop souvent, les élus FN ont tenu des propos inacceptables. Rappelons notamment les condamnations de G. Theil pour contestation de crime contre l’Humanité et de G. Burgaz pour incitation à la discrimination et à la haine raciale. Nous ne pouvons pas accepter que cela se reproduise, d’autant plus que ce type de discours peut légitimer plus tard des passages à l’acte (profanations, agressions, etc.).

Le score significatif du FN signe l’échec de la stratégie - mise en œuvre notamment par Eric Besson - selon laquelle reprendre à son compte les thématiques du Front National permettrait de siphonner, ne fut-ce que partiellement, son électorat. Pourtant Mme Grossetête, tête de liste de la Majorité Présidentielle en Rhône-Alpes persiste. Elle a annoncé qu’elle appelait les électeurs du FN à rejoindre ses listes. L’UMP doit se rendre compte que la logique du populisme et les accords avec la droite extrême ne rencontrent au final que l’adhésion d’une partie déjà radicalisée de la société française, là où la majorité de tous ceux et toutes celles qui vient en France est soucieuse de fraternité et de vivre ensemble et en aucun cas de logiques de boucs émissaires.

J'appelle donc les citoyens rhône-alpins à se mobiliser massivement dimanche 21 mars dans les urnes pour défendre la laïcité et les idéaux républicains.

Faisons barrage à la droite extrême et à l'extrême droite, donnons de la force à la Gauche et votons pour les listes de rassemblement de la gauche et des écologistes menées par Jean Jack Queyranne.

Jean Jack Queyranne, Président

Chèr(e)s ami(e)s

J-3 avant le jour du vote pour faire le choix de Rhône-Alpes, le choix d'une région d'avance.

Jean-Philippe, Justine, Pierre, Aliénor et les autres témoignent avec conviction : une région efficace, c’est une région partenaire du quotidien. Extraits :

- le Développement durable !

La preuve par le développement durable

les Bourses Explo’Ra !


Justine nous parle de la bourse Explo'RA Sup
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- les TER !


Pierre Jacquet sur le TER
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- la Carte M’Ra !


Alienor M'RA
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A l'inverse, visionnez le contre-modèle absolu à une région d'avance, des fictions décalées d'un modèle que nous rejetons en bloc: c'est le projet de Françoise GROSSETETE



une région de retard #2
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région de retard #1
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Soutenons  Jean-Jack Queyranne et donnons un  temps d'avance à notre Région: le 21 mars, votons pour la Liste de rassemblement de la Gauche et des Ecologistes

jeudi, 11 mars 2010

Zoom sur Jean Jack QUEYRANNE et Elisa MARTIN

Jean Jack Queyranne et Elisa Martin, candidat-e-s aux élections régionales, s’engagent contre les discriminations qui pèsent sur les lesbiennes, les gays, les bis et les trans (LGBT). Ils proposent en particulier la création, dans chaque région, d’une mission de lutte contre les discriminations et d'un Observatoire des discriminations.

Cette mission travaillera en lien avec la Halde, qui n’a malheureusement pas les moyens d’agir dans les régions. Elle s’appuyera sur les associations qui agissent pour la défense des droits des personnes LGBT.

Ces deux candidat-e-s proposent également des campagnes d'affichage contre les violences homophobes et transphobes et continueront de soutenir les projets et les actions des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

Pour les revendications nationales, ces deux candidat-e-s sont pour:

  • l'ouverture du mariage aux couples de même sexe,
  • la procréation médicalement assisté,
  • l'adoption pour les couples de même sexe,
  • la dépsychiatrisation des trans,
  • la reconnaissance dans la loi des discriminations liées à l'identité de genre.

Jean Jack QUEYRANNE souhaite créer une « hotline » permettant à tout jeune de s’informer sur sa santé, sur sa sécurité et face à toute situation de détresse et de discrimination. Il souhaite également la création d'un Centre régional de la santé et du bien-être, qui regroupera : une maison de santé, une maison médicale de garde, un espace de prévention et d’accueil et un lieu dédié aux associations. Il s'engage à développer  des maisons départementales sur le même modèle.

Jean Jack QUEYRANNE veut mettre en place un « Pass Contraception », ouvrant droit gratuitement à une consultation médicale, à des examens et à la prescription d’un contraceptif. Cet accompagnement se fera sous le contrôle d’un médecin ou d’une infirmière scolaire dans les lycées ou établissements de formation relevant de la Région et en associant les élèves des établissements sanitaires et sociaux et les associations spécialisées.

Elisa MARTIN propose par ailleurs la création d’une vice-présidence pour l’égalité et contre les discriminations, avec les moyens humains et financiers afférents bien évidemment.

Elisa MARTIN est également favorable à l'élargissement de la carte M’RA à une offre de soins, de santé et de prévention.

Pour finir, de tous les candidats, Jean Jack QUEYRANNE et Elisa MARTIN sont les seul-e-s à être favorable aux congés parentaux pour les familles homoparentales lors de la naissance d’un enfant. Ainsi ces deux candidat-e-s veulent mener une consultation avec les organismes paritaires compétents pour que des congés parentaux aux partenaires des femmes venant d’accoucher et des hommes venant de reconnaître un enfant (autorisation exceptionnelle d’absence de quatorze jours en application de l’art. 59 al. 3 de la loi 84-5) puissent être envisagés.

Même si le projet de réforme des collectivités territoriales met en danger la capacité d’action des conseils régionaux dans ces domaines, les projets présentés par Jean Jack QUEYRANNE et Elisa MARTIN aux élections des 14 et 21 mars montrent que ces deux candidat-e-s veulent aller plus loin.

Face à eux, Françoise GROSSETETE ne propose rien. Pour elle « L’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux ». Elle a  délibérément tourné le dos à des questions importantes qui sont du ressort de la Région. Pour elle, les questions Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ne font pas partie de ses priorités. Les réponses aux questionnaires des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans démontrent la vacuité de son programme sur ces questions et le vide abyssal de son projet.

L’ouverture du mariage aux couples de même sexe et la reconnaissance de l’homoparentalité par l’ouverture de l’adoption aux couples de même sexe sont des projets soutenus uniquement par la Gauche plurielle. Ces propositions dépendent de réformes législatives que l’Assemblée nationale élue en 2007 n’est pas prête à adopter. La droite s’y oppose. Les responsabilités que la gauche plurielle exerce dans les collectivités territoriales dont elle a la charge peuvent lui permettre d’inventer d’autres instruments pour faire avancer l’égalité des droits et pour lutter contre les discriminations. Les élections régionales de 2010 seront l’occasion pour les élu-e-s de la Gauche plurielle de répondre à la politique mise en œuvre par la droite.

 

Les Régions peuvent se donner les moyens de lutter contre les discriminations. Jean Jack QUEYRANNE et Elisa MARTIN l'ont compris. Les projets régionaux de Jean Jack QUEYRANNE et Elisa MARTIN permettront de réduire les effets d’une politique gouvernementale fermée aux revendications des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

Je souhaite vraiment que Jean Jack QUEYRANNE arrive en tête le soir du 1er tour des élections régionales, ce dimanche 14 mars, que la liste menée par Elisa MARTIN puisse atteindre les 7% et que le Modem n'arrive pas à frôler les 5%.

Face à l'immobilisme de la Majorité Présidentielle, ne faisons pas prendre à Rhône-alpes un temps de retard

 


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région de retard #1
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dimanche, 07 mars 2010

J-7: n'oubliez pas d'aller voter

L’UMP pas vraiment gay-friendly en Rhône-Alpes, 20 minutes, 24/02/10, C.B.

REGIONALES - Pour l’UMP Rhône-Alpes, les droits des homosexuels et transsexuels sont un « sujet de société » et non un « enjeu régional »...

L’homosexualité et la transsexualité ? L’UMP ne voit pas le rapport avec la campagne des régionales. Pourtant, mardi soir, le collectif Lesbian and Gay pride de Lyon organisait un débat public pour inviter les listes de Rhône-Alpes à s’engager en « faveur du respect des droits » des personnes homosexuelles.

Sept associations demandent notamment que la région mène une campagne de prévention contre l’homophobie dans les lycées, apporte un soutien aux associations qui accueillent et orientent les personnes victimes de discriminations ou encore mène un programme de sensibilisation à la diversité des orientations sexuelles dans les fédérations sportives.

L’UMP s’interroge sur le bien-fondé du débat

Seul le FN avait décliné l’invitation... jusqu’à mardi 21 h 17, heure à laquelle l’UMP a fait savoir qu’elle n’aurait pas de représentant au débat. « Ce soir, des interrogations demeurent : Quel est le bien-fondé de ce débat en pleine campagne des régionales ? », s’interroge Françoise Grossetête, chef de file de l’UMP pour les régionales en Rhône-Alpes. La candidate assure qu’il faut du « recul et de la réflexion » pour évoquer ce sujet. « L’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux. »

« Toute la soirée, nous avons espéré qu’un candidat UMP vienne au débat, explique ce mercredi à 20minutes.fr David Souvestre, président de la Lesbian and Gay pride de Lyon. Tous les candidats, du MoDem jusqu’au NPA ont montré que la région pouvait être un levier pour lutter contre les discriminations. La réaction de Françoise Grossetête est déconcertante et inquiétante. »

Un questionnaire pédagogique pour réviser

Selon lui, les candidats UMP en Ile-de-France et en Languedoc-Roussillon ont même fait des propositions sur la lutte contre les discriminations. Pour donner une chance à Françoise Grossetête de « revoir sa copie », les associations vont lui envoyer un « questionnaire pédagogique » sur ce que peut faire la région. « A mon sens, c’est la collectivité qui a le plus de compétences pour agir sur ce thème avec l’apprentissage, l’emploi, les lycées et le sport », relève David Souvestre.


Elections régionales : l’absence de l’UMP à un débat LGBT fait polémique, TêTu, 24/02/10, Paul Parant.

Les questions LGBT ne seraient-elles pas un enjeu régional ? La question est posée, en pleine campagne électorale, par l’absence de la candidate UMP à un débat associatif en Rhône-Alpes.

L’approche des élections régionales suscite un peu partout des débats autour des questions LGBT (comme en Ile-de-France, lire notre compte-rendu). Mais en Rhône-Alpes, c’est la composition du plateau d’invités qui fait débat, ou plutôt polémique. En cause : l’absence de la candidate UMP, Françoise Grossetête, à un débat prévu hier à Lyon.

Les associations LGBT, au premier rang desquelles la Lesbian & Gay Pride (LGP) de Lyon, déplorent aujourd’hui « cette stratégie de la chaise vide » et n’hésitent pas à dénoncer un « manque de courage politique ». Elles notent même que « seuls l’UMP et le Front national ont décliné (leur) invitation »...

Les LGBT, pas un enjeu régional ?

Pire encore aux yeux des associations : la justification donnée par la candidate de droite dans un communiqué. « Déconcertantes, stupéfiantes et inquiétantes », les qualificatifs ne manquent pas pour s’insurger des raisons données. Selon ce texte publié par l’équipe de campagne de la candidate UMP, que TÊTU s’est procuré, « L’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux ». D’où le refus de participer au débat.

Pourtant, « les exemples ne manquent pas pour démontrer que les compétences régionales peuvent être des puissants leviers pour lutter contre les discriminations », répondent les associations, qui citent notamment l’apprentissage, la formation, l’emploi, les lycées, la santé ou sport, qui font bien partie des compétences régionales, « comme en ont d’ailleurs pris conscience la majorité des listes, qui ont des propositions concrètes dans ce sens » en Rhône-Alpes. « Mais Françoise Grossetête reconnaît n’avoir aucune proposition concrète à nous soumettre. Elle avoue sans rougir que les questions lesbiennes, gays, bi et trans ne font pas partie de ses priorités », conclut David Souvestre, président de la LGP Lyon.

Embarras dans l’équipe de campagne

Interrogée par TÊTU, l’équipe de campagne de Françoise Grossetête admet son embarras. « Ce n’est pas un boycott », explique-t-on, « et c’est malheureux que ça ait été détourné de la sorte ». On assure d’ailleurs que la candidate « est très sensible à ces questions, elle a d’ailleurs reçu des représentants associatifs » durant la campagne qui l’a menée au Parlement européen.

En fait, la raison de cette absence serait l’annonce publiée dans la presse locale selon laquelle ce débat était organisé par Jean-Jack Queyranne, le président socialiste sortant au Conseil régional. Le temps que cette information - erronée - soit démentie, l’agenda de la candidate était plein. D’où l’idée de justifier hier son absence, en la justifiant par la non-pertinence du débat comme cité plus haut, et en la remplaçant par une autre proposition : « recevoir, au sortir des élections, une délégation représentative des associations pour échanger ensemble sur ces sujets de société qui nécessitent recul et réflexion ». Mais « aujourd’hui, personne ne m’a contactée pour saluer cette initiative et répondre présent », déplore une membre du staff de campagne de Françoise Grossetête.

Se voulant tout de même « fair play », David Souvestre, de la Lesbian & Gay Pride, a envoyé à la candidate UMP un « questionnaire » sur les questions LGBT. « Espérons qu’en planchant sérieusement sur ces questions, cela aura un effet pédagogique sur elle pour comprendre enfin les compétences des régions... » Mais une réponse écrite suffira-t-elle à apaiser l’ire des militants ?


Régionales : l’UMP aux abonnés absents sur les questions LGBT, E-LLICO, 25/02/10.

En Ile-de-France, en Rhône-Alpes, deux grandes régions françaises abritant d’importantes communautés gay, la droite est aux abonnés absents sur les questions LGBT.

Mardi soir à Lyon, la liste de la majorité présidentielle, Françoise Grosssetête, a refusé de participer au débat organisé par les associations LGBT de la région.

"Nous voulions connaître les propositions des différents candidats aux élections régionales en faveur des droits des LGBT, explique David Souvestre, le président de la Lesbian and Gay Pride de Lyon. Cette absence a été d’autant plus remarquée que seuls l’UMP et le Front National ont décliné notre invitation".

Les associations lyonnaises parlent de "stratégie de la chaise vide" et de "manque de courage politique".

Dans un communiqué de presse publié le 23 février, Françoise Grossetête explique que si les questions LGBT ne sont pas intégrées dans son programme, c’est que, selon elle, "l’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux".

Le lien entre les compétences régionales et la lutte contre les discriminations sont pourtant démontrés un peu partout depuis plusieurs années.

Subventions d’associations, aide à la mise en place de centres LGBT ou de festivals de culture LGBT, prévention de l’homophobie, lutte contre le sida... : certaines régions ont tissé une collaboration avec les structures LGBT locales et les associations de lutte contre le VIH.

"Apprentissage, formation, emploi, lycées, santé, sport, les exemples ne manquent pas pour démontrer que les compétences régionales peuvent être des puissants leviers pour lutter contre les discriminations, comme en ont d’ailleurs pris conscience la majorité listes, qui ont des propositions concrètes dans ce sens", souligne David Souvestre.

Les associations LGBT lyonnaises ont d’ailleurs décidé de donner "une chance de se rattraper" en lui adressant un questionnaire lui proposant des engagements pour l’égalité et la lutte contre les discriminations.

Mais le cas lyonnais n’est pas isolé. En Ile-de-France, Valérie Pécresse n’as pas encore répondu à l’Inter-LGBT qui a adressé un questionnaire aux différents candidats il y a plusieurs semaines.

Jean-Paul Huchon, Cécile Duflot, Marie-Georges Buffet, Olivier Besancenot et le Modem ont fait parvenir leurs propositions à l’inter-associative - e-llico y reviendra dans le détail dans quelques jours - mais la droite francilienne semble mal à l’aise avec la thématique LGBT.

Ainsi, lors d’un débat organisé au Centre LGBT de Paris, le 11 janvier dernier, autour du bilan et des projets des candidats en matière de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits, le représentant de l’UMP, Stéphane Dassé (un ancien président de Gay Lib) a bien tenté d’expliquer que "Jean-Paul Huchon n’était pas une figure de l’avancée des droits LGBT".

Il n’a pas vraiment convaincu l’assistance et encore moins que son camp politique avait fait ses preuves dans ce domaine à Paris en refusant notamment de voter toute subvention en faveurs des organisations LGBT ou de lutte contre le sida.

La campagne n’est pas encore terminée. Valérie Pécresse dispose encore de deux semaines pour peaufiner une éventuelle réponse à l’Inter-LGBT. Mais le début de campagne des candidats de droite n’a pas donné le sentiment que l’UMP, malgré sa volonté affichée de renouvellement, avait intégré la dimension LGBT à ses programmes pour les régions.


DÉBAT AVEC LES ASSOCIATIONS ANTI-DISCRIMINATION : APRÈS LE FN, L’UMP FAIT FAUX BOND, Tribune de Lyon, 23/02/10, Antoine ALLEGRE.

Régionales. Après le Front National, c’est la majorité présidentielle qui ne débattra pas avec les associations lesbiennes, gaies, bi et trans dans le cadre d’un débat-bilan de la mandature de Jean-Jack Queyranne en vue des élections....

7 associations lesbiennes, gaies, bi et trans s’invitent dans le débat et dressent le bilan du mandat de Jean-Jack Queyranne et Katia Philippe sur les discriminations. Le bilan est positif, il reste, selon David Souvestre président de la Lesbian & Gay Pride de Lyon, de chantiers à mettre en place. Les associations organisent un débat ce soir en présence des différentes forces politiques en course pour les élections régionales. Dans une interview accordée hier au site internet de Tribune de Lyon, David Souvestre, président de la Lesbian & Gay Pride de Lyon, regrettait amèrement l’absence du Front National au débat : “Le Front National a, par exemple, refusé de débattre, sans avoir donné la moindre explication.” C’est au tour de l’UMP de faire faux bond aux associations de défense des droits lesbiens, gay, bi et trans. Selon David Souvestre ”tous les partis sont logés à la même enseigne : s’ils refusent le débat, ils en assument les conséquences” Après trois relances, l’équipe de campagne de Françoise Grossetête a lâché aux organisateurs du débat que “la Majorité Présidentielle n’aura pas de représentant”. Sans la moindre explication.

Plus d’informations lors du débat public : Élections Régionales 2010 : les Droits des LGBT ne seront pas oubliés. Le mardi 23 février à 20 heures au Café le Moulin Joli. 1, rue Puits Gaillot Lyon 1e.


Mais au fait, ça sert à quoi la région ?, 20 Minutes, 26/02/10, Bérénice Dubuc

PRATIQUE - Les élections approchent, mais sait-on vraiment ce que gère un Conseil régional ? 20minutes.fr fait le point...

Le 14 et le 21 mars prochains, les Français votent pour élire les dirigeants de leur région. La France métropolitaine en compte 22, Corse comprise. Elles sont financièrement autonomes, leur budget reposant à la fois sur leur fiscalité propre et sur les dotations de l’État. Les transferts de compétences s’accompagnent en effet de la mise à disposition de moyens financiers antérieurement affectés à ces dépenses par l’État. Cependant, les conseils régionaux considèrent que leurs moyens sont de plus en plus réduits, alors que leurs compétences, et donc leur dépenses, augmentent à l’inverse.

Ces collectivités territoriales ont été créées pour déconcentrer et décentraliser certaines compétences de l’Etat. Quelles sont les compétences d’un conseil régional ? En d’autres termes, quels sont les secteurs d’intervention qui ont été attribués par la loi à la région ?

Schématiquement, deux blocs de responsabilités se distinguent : l’éducation, la recherche et la culture d’un côté, l’aménagement du territoire et le développement socio-économique de l’autre.

Éducation, recherche et culture

Les régions gèrent les établissements d’enseignement secondaire, l’enseignement supérieur - aussi bien en matière de gestion des bâtiments, que de rémunération des agents techniques -, l’apprentissage et la formation professionnelle. Depuis 2005, elles sont aussi compétentes pour organiser l’accueil, la restauration, et l’hébergement dans les lycées. Ainsi, en Ile-de-France, près d’un quart du budget est consacré aux 471 lycées.

Le Conseil régional peut attribuer des aides financières aux collectivités et organismes qui répondent à des objectifs généraux en matière de recherche et de technologie. Il peut créer des pôles de recherche, des centres d’innovation, et de transfert, et allouer des bourses.

Les établissements d’enseignement secondaire de la musique, de la danse, de l’art dramatique et des arts plastiques relèvent eux aussi de l’initiative et de la responsabilité de la région. Cette dernière a également en charge la mise en valeur et l’organisation du patrimoine historique, architectural, et culturel.

Développement socio-économique et aménagement du territoire

C’est le domaine d’intervention principal de la région, en partenariat avec l’Etat ou d’autres collectivités. La région élabore et exécute le Plan national, défini par l’Etat, ainsi que son propre Plan. Le Conseil régional est compétent pour tout ce qui touche à l’urbanisme (réhabilitation des friches industrielles), au logement, au développement durable (recyclage des déchets, énergies nouvelles), et, depuis 2002, aux transports (routes, fer, canaux). La région gère par exemple les trains express régionaux (TER), que ce soit côté entretien, rénovation des gares ou encore tarification.

Il peut aussi accorder une aide financière, directe ou indirecte, aux établissements hospitaliers, aux équipements qui accueillent des personnes âgées ou des handicapés.

Le Conseil régional a toute latitude pour intervenir directement dans la vie économique : il peut engager des études, participer au capital des sociétés, accorder des aides (directes ou indirectes) aux entreprises, participer au financement d’équipements collectifs, aider les initiatives créatrices d’emplois. La région peut également aider les entreprises en difficulté, comme l’a fait Ségolène Royal pour Heuliez en Poitou-Charentes.

Côté environnement et espaces naturels, la région peut décider de classer une zone « Parc naturel régional », ou de créer une zone de protection du patrimoine.

De plus, les régions, de par la clause générale de compétences, ne sont pas limitées dans leurs champs d’intervention et peuvent s’auto-saisir de sujets. Ainsi, à Lyon, les candidats -hormis ceux du FN et de l’UMP- n’ont pas hésité à participer à un débat organisé par le collectif Lesbian and Gay pride de la ville, pour inviter les listes de Rhône-Alpes à s’engager en « faveur du respect des droits » des personnes homosexuelles.


Régionales : les arguments de Grossetête n’ont pas convaincu les associations homo, Lyon Première, 25/02/10, Gérald BOUCHON.

La liste UMP conduite par Françoise GROSSETÊTE avait refusé de participer mardi au débat organisé par les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans : ces dernières voulaient connaître les propositions des différents candidats aux élections régionales en faveur des Droits des LGBT.

Seuls l’UMP et le Front National ont décliné l’invitation. les associations regrettent cette "stratégie de la chaise vide. Elles dénoncent avec force ce manque de courage politique".

"Dans un communiqué de presse, Françoise GROSSETÊTE avoue clairement et sans complexe que les questions Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ne sont pas intégrées dans son programme. Elle nous donne des explications déconcertantes, stupéfiantes et...

inquiétantes". Selon elle, « l’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux ». Pour Françoise GROSSETÊTE, il n’existe donc aucun lien entre les compétences régionales et la lutte contre les discriminations, en concluent les associations.

Par ces propos, Françoise GROSSETÊTE affiche "un mépris assumé aux associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans et à leurs revendications. C’est parfaitement inacceptable !"

"Apprentissage, formation, emploi, lycées, santé, sport, les exemples ne manquent pas pour démontrer que les compétences régionales peuvent être des puissants leviers pour lutter contre les discriminations, comme en ont d’ailleurs pris conscience la majorité listes, qui ont des propositions concrètes dans ce sens." soulignent les signataires du communiqué.

Un questionnaire est transmis à la candidate pour lui "donner une deuxième chance de plancher sérieusement sur ces questions".


RÉGIONALES : LES ASSOCIATIONS LESBIENNES, GAIES, BI ET TRANS S’INVITENT DANS LE DÉBAT, Tribune de Lyon, 23/02/10, Antoine ALLEGRE.

7 associations lesbiennes, gaies, bi et trans s’invitent dans le débat et dressent le bilan du mandat de Jean-Jack Queyranne et Katia Philippe sur les discriminations. Le bilan est positif, il reste, selon David Souvestre président de la Lesbian & Gay Pride de Lyon, de chantiers à mettre en place....

Tribune de Lyon : Selon le bilan dressé par les associations LGBT (lesbiennes, gaies, bi et trans), la mandature de Jean-Jack Queyranne a généré des actions positives comparativement à ses prédécesseurs...

David Souvestre : A chaque élection, nous interpellons les candidats pour entendre leur programme. Il était important pour nous de savoir ce qui a été fait et ce qu’il reste à faire. Sous les présidences de Charles Millon et Anne-Marie Comparini, très peu de politiques ont été orienté en notre faveur et aucune subvention n’a été voté. Sous cette mandature, il y a eu un vrai soutien pour les associations anti-discrimination et à l’organisation de festivals (un nouveau festival verra le jour en janvier 2011 grâce à une subvention votée pour l’association Écrans Mixtes). On est passé de zéro euros de subventions à 100 000.

Restent-ils, selon vous, des choses à régler ?

Lors du prochain mandat, nous aimerions que la région soit un levier politique dans le cadre de la prévention contre l’homophobie et la transphobie. Nous souhaitons un affichage politique plus fort : qu’il y ait un vice-président délégué à ces questions ainsi que la création d’un service dédié qui coordonne l’ensemble des administrations et des politiques. Des services de la sorte ont déjà été créé au Grand Lyon, à la Ville de Lyon, à Grenoble... Ça nous tient également à cœur qu’il y ait des actions de prévention dans le milieu du sport. Il y a beaucoup de reproche à faire au milieu du football. Il est également décisif que tout ce qui a été mis en place sous sa mandat ne soit pas détruit s’il y a changement de bord politique.

Avez-vous commencé à rencontrer les candidats à l’élection régionale afin de faire part de vos revendications ?

Nous allons rencontrer leurs représentants. Nous ne les aiderons pas à faire leur programme, nous voulons savoir ce qu’ils ont à proposer. Le Front National a, par exemple, refusé de débattre, sans avoir donné la moindre explication. Tous les partis sont logés à la même enseigne : s’il refuse le débat, il en assume les conséquences. Nous allons leur demander de présenter ce qu’ils comptent intégrer dans leur programme au sujet des discriminations en terme général. Puis nous leur poserons des questions généralistes - on attend d’un élu républicain qu’il donne son point de vue sur le mariage et l’adoption pour les homosexuels. Car on ne peut pas lutter contre les discriminations et, en même temps, les cautionner.

Plus d’informations lors du débat public : Élections Régionales 2010 : les Droits des LGBT ne seront pas oubliés. Le mardi 23 février à 20 heures au Café le Moulin Joli. 1, rue Puits Gaillot Lyon 1e.


Le bilan gay de Queyranne, Lyon Capitale, 19/02/10, KG

Interpellés par les associations, Jean-Jack Queyranne et Katia Philippe, conseillère régionale PCF, ont dressé leur bilan en faveur des personnes lesbiennes, gaies, bi et trans. Des actions ont été prises entre 2004 et 2010. D’abord l’élaboration d’une Charte de lutte contre les discriminations et pour l’égalité de traitement, ensuite le soutien aux associations qui accueillent et orientent les personnes victimes de discriminations. Enfin la sensibilisation des agents du Conseil régional aux questions de la diversité (dont l’orientation sexuelle).

Les associations attendent, pour le prochain mandat, une campagne de communication contre l’homophobie et la transphobie dans les lycées, les CFA et les campus universitaire ou encore la création d’un observatoire des discriminations.

KG


Homo/trans : hors sujet pour les régionales selon l’UMP, Lyon Capitale, 24/02/10.

Hier, le collectif Lesbian and Gay Pride organisait un débat sur les régionales. L’UMP n’a pas envoyé de représentant. Françoise Grossetête s’interroge : "La Région établie-t-elle un lien direct entre ses compétences et les droits homosexuels et transsexuels ? Quel est le bien-fondé de ce débat en pleine campagne des régionales ?". Pour elle, il s’agit "d’un sujet de société qui dépasse le cadre politique d’une collectivité territoriale". La candidate de droite propose toutefois de recevoir, au sortir des élections, une délégation représentative des associations. Evitant de ce fait à devoir prendre des engagements.


Régionales : débat pipé et cabale sur l’homosexualité, Lyon Capital, 26/02/10, Paul TERRA

Le débat organisé mardi soir par les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Lyon a créé la polémique cette semaine dans la campagne des régionales. En refusant de venir débattre, Françoise Grossetête s’est vivement fait attaquer et s’est mollement défendue. Retour sur cette polémique.

Les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Lyon ont fait le buzz de la campagne cette semaine en organisant un débat entre candidats aux régionales. Les têtes de liste n’étaient pourtant pas présentes et le contenu est, lui, passé à l’as. Finalement, tout s’est joué en amont. Quand Françoise Grossetête a refusé de débattre en soulignant que les thèmes abordés ne collaient pas aux élections régionales. La réaction des associations a été vive.

“Elle avoue sans rougir que les questions Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ne font pas partie de ses priorités. Elle démontre ainsi la vacuité de son programme sur ces questions et le vide abyssal de son projet. Par ces propos, Françoise Grossetête affiche un mépris assumé aux associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans et à leurs revendications. C’est parfaitement inacceptable !”, déclarent-ils dans un communiqué.

Un organisateur à la double casquette

Sauf que derrière ce communiqué comme derrière ce débat se trouve un homme : David Souvestre. Joint par téléphone ce vendredi, il nous confie être “le porte-parole naturel des 10 associations qui organisaient ce débat”. Professionnellement, il est chargé de mission à la région Rhône-Alpes. Son employeur est donc Jean-Jack Queyranne. Et dans le débat sur les régionales se trouvait l’élue du Conseil régional à laquelle il est rattaché : Katia Philippe, conseillère déléguée à la jeunesse sous l’actuelle mandature socialiste (Front de Gauche). Toujours dans ce débat, Jean-Jack Queyranne était représenté par Stéphane Gomez, candidat dans le Rhône et secrétaire de l’association dont David Souvestre est le président la Lesbian & Gay Pride.

La double casquette de l’organisateur est difficilement tenable dans un exercice qui demande une impartialité totale. “Nous savions que ce débat serait diligenté par l’entourage de Jean-Jack Queyranne. Ce sont ses salariés qui l’ont organisé et l’on pouvait s’interroger sur l’impartialité de cette rencontre”, attaque après coup le directeur de campagne de Françoise Grossetête.

Un coup tordu ?

Et les faits corroborent ce sentiment. Quelques jours avant le débat, David Souvestre se posait en juge et partie en rédigeant avec sept autres associations du collectif le bilan de la mandature Queyranne. “Le soutien du Conseil Régional Rhône-Alpes à la défense des droits des LGBT n’a jamais été aussi important que sous la mandature de l’exécutif de Jean-Jack Queyranne. Le bilan est certes positif mais des efforts restent à faire”, affirme le communiqué. En tant que chargé de mission, il a participé à la mise en place de ces actions. “Notre fonctionnement est démocratique, je n’ai rien organisé tout seul”, se défend David Souvestre.

Dans les jours qui suivent le débat, les rédactions des journaux sont pourtant abreuvées de mails de sa part avec le fameux communiqué taclant sévèrement l’absence de Françoise Grossetête. Ce vendredi, il relance même les rédactions en envoyant une revue de presse. La campagne de presse est réussie. Mais l’on peut toutefois s’interroger : n’est-ce pas une cabale ? L’un de ces coups tordus qui font toujours le sel d’une campagne.

Le débat n’était pas truqué”

Car l’argument est repris. Jeudi soir, lors d’un débat sur la jeunesse entre candidats, un jeune militant socialiste a attaqué Fabienne Lévy, qui représentait Françoise Grossetête, sur l’absence de la candidate UMP au débat des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Lyon. Sur Google Actualités, le nom de la candidate UMP n’est rattaché qu’à cette polémique. Le piège était un peu gros mais elle est tombée dedans.

“Le débat n’était pas truqué. Ce n’était pas un piège pour Françoise Grossetête. Il lui suffisait d’y aller pour ne pas tomber dedans. Le mode d’organisation de ce débat ne me choque pas. Ce n’était pas un acte commandité. Nous avons été informés en même temps que les autres partis. La seule maladresse, elle vient de Françoise Grossetête qui n’a envoyé personne à ce débat”, souligne Hervé Saulignac, le directeur de campagne de Jean-Jack Queyranne. Et vu l’emballement autour du débat, la candidate UMP est tombée dans le piège.


Polémique sur l’absence de Grossetête au débat gay, Lyon Capitale, 25/02/10.

Les dix associations qui avaient organisé mardi le débat sur le programme des candidats aux régionales en faveur des gays, lesbiennes, bi et trans regrettent la politique de la chaise vide pratiquée par l’UMP qui n’a envoyé aucun représentant. Selon eux, Grossetête "avoue sans rougir que les questions gays ne font pas partie de ses priorités". C’est du "mépris", tempêtent les associatifs. "Apprentissage, formation, emploi, lycées, santé, sport : les exemples ne manquent pas pour démontrer que les compétences régionales peuvent être de puissants leviers pour lutter contre les discriminations, comme en ont pris conscience la majorité des listes", écrivent-ils. Que Grossetête se rassure : elle aura droit à une session de rattrapage. Un questionnaire lui a été transmis hier sur ce sujet.

Interrogé sur cette polémique, le directeur de campagne de la candidate UMP raconte que le débat avait été perçu comme étant co-organisé par Queyranne. La clarification n’étant intervenue que tardivement, aucun représentant n’a pu être envoyé. "Qu’on se réfère aux engagements de Grossetête lors des municipales pour s’apercevoir qu’elle a toujours été engagée contre les discriminations. D’ailleurs, en tant que femme en politique, elle en a souffert".


Elections en Rhône-Alpes, les candidats planchent devant les LGBT, Le POST, 26/02/10, Pierre GANDONNIERE

Peu de propositions concrètes lors de ce débat entre les listes candidates aux régionales en Rhône-Alpes. Il est vrai que la plupart des questions LGBT sont du ressort national ou européen. Les listes invitées avaient envoyé des « seconds couteaux », mais des personnes censées connaître davantage le sujet. Les associations LGBT avaient préparé une série de questions. Trois minutes pour répondre pour chaque liste. Seuls les partis de gauche et le Modem etaient représentés, le FN et l’UMP avaient décliné l’invitation.

Au Café Le Moulin Joli de Lyon, soixante-dix personnes ont suivi psu de deux heures de débat, ou plutôt une suite de monologue, chacun égrenant la positon de son parti. Parmi les propositions, une vice-président chargé de l’égalité des chances (Modem, Hervé Morel) en contact avec un délégué dans chaque classe et un représentant dans chaque association concernée. Des actions de formation et de sensibilisation auprès du personnel de la région pour lutter contre les discriminations, notamment en direction des missions locales (Front de Gauche, Katia Philippe). Un renforcement du travail avec les associations sous la forme d’une contractualisation pluriannuelle (Edith Oresta, Europe Ecologie). Une augmentation du nombre d’acteurs de prévention contre le SIDA en passant par des emplois d’économie sociale et solidaire (Katia Philippe). Stéphane Gomez, pour le PS, s’employant surtout à défendre le bilan de Jean-Jack Queyranne, : le soutien accru aux associations, la création d’une délgation à la jeunesse et à la lutte contre les discriminations,. Et proposant surtout la continuité. Quant à Catherine Faivre d’Arcier, en dehors du soutien de principe aux luttes pour ’égalité des personnes LGBT, elle se réfugiat surotu dans un discours de dénonciation de la politique gouvernementale.

Sur les questions d’ordre général, tout le monde tombait d’accord sur la revendications du mariage ouvert aux gays et lesbiennes et sur le droit à l’adoption. En revanche, si la situation actuelle des trans semblait révolter tous les participants, ils ne s’accordaient pas sur les solutions. Refuser de médicaliser les parcours de transition vers l’autre sexe, c’est dé-stigmatiser, mais c’est aussi empêcher le remboursement par la sécurité sociale.

Pierre Gandonnière

dimanche, 28 février 2010

Feu au poudre

Bonjour cher-e internaute,

 

Je suis particulièrement flatté par le dernier article de Lyon Capital. Je suis vraiment un homme d'une force qui impose le respect. Sarkosy, à côté de moi, est vraiment un apprenti. A moi seul, je manipule dix associations, le staff de campagne de Françoise GROSSETETE et la presse pendant une semaine. En plus, j'arrive à tendre un traquenard à une vieille roublarde de la politique. Je suis mort de rire. Mes chevilles ne cessent de gonfler. Je devrais vraiment me lancer dans la politique. Avec toutes ces capacités, je remporte l'élection présidentielle avant mes cinquante ans.

 

Allez, trève de plaisanterie, je t'invite à lire cet article. Tu trouveras ma réaction à la fin de ce post.

 

 

Régionales : débat pipé et cabale sur l’homosexualité.


Le débat organisé mardi soir par les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Lyon a créé la polémique cette semaine dans la campagne des régionales. En refusant de venir débattre, Françoise Grossetête s’est vivement fait attaquer et s’est mollement défendue. Retour sur cette polémique.


Les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Lyon ont fait le buzz de la campagne cette semaine en organisant un débat entre candidats aux régionales. Les têtes de liste n’étaient pourtant pas présentes et le contenu est, lui, passé à l’as. Finalement, tout s’est joué en amont. Quand Françoise Grossetête a refusé de débattre en soulignant que les thèmes abordés ne collaient pas aux élections régionales. La réaction des associations a été vive.


“Elle avoue sans rougir que les questions Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ne font pas partie de ses priorités. Elle démontre ainsi la vacuité de son programme sur ces questions et le vide abyssal de son projet. Par ces propos, Françoise Grossetête affiche un mépris assumé aux associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans et à leurs revendications. C’est parfaitement inacceptable !”, déclarent-ils dans un communiqué.


Un organisateur à la double casquette


Sauf que derrière ce communiqué comme derrière ce débat se trouve un homme : David Souvestre. Joint par téléphone ce vendredi, il nous confie être “le porte-parole naturel des 10 associations qui organisaient ce débat”. Professionnellement, il est chargé de mission à la région Rhône-Alpes. Son employeur est donc Jean-Jack Queyranne. Et dans le débat sur les régionales se trouvait l’élue du Conseil régional à laquelle il est rattaché : Katia Philippe, conseillère déléguée à la jeunesse sous l’actuelle mandature socialiste (Front de Gauche).

 

Toujours dans ce débat, Jean-Jack Queyranne était représenté par Stéphane Gomez, candidat dans le Rhône et secrétaire de l’association dont David Souvestre est le président la Lesbian & Gay Pride.


La double casquette de l’organisateur est difficilement tenable dans un exercice qui demande une impartialité totale. “Nous savions que ce débat serait diligenté par l’entourage de Jean-Jack Queyranne. Ce sont ses salariés qui l’ont organisé et l’on pouvait s’interroger sur l’impartialité de cette rencontre”, attaque après coup le directeur de campagne de Françoise Grossetête.


Un coup tordu ?


Et les faits corroborent ce sentiment. Quelques jours avant le débat, David Souvestre se posait en juge et partie en rédigeant avec sept autres associations du collectif le bilan de la mandature Queyranne. “Le soutien du Conseil Régional Rhône-Alpes à la défense des droits des LGBT n’a jamais été aussi important que sous la mandature de l’exécutif de Jean-Jack Queyranne. Le bilan est certes positif mais des efforts restent à faire”, affirme le communiqué. En tant que chargé de mission, il a participé à la mise en place de ces actions. “Notre fonctionnement est démocratique, je n’ai rien organisé tout seul”, se défend David Souvestre.


Dans les jours qui suivent le débat, les rédactions des journaux sont pourtant abreuvées de mails de sa part avec le fameux communiqué taclant sévèrement l’absence de Françoise Grossetête. Ce vendredi, il relance même les rédactions en envoyant une revue de presse. La campagne de presse est réussie. Mais l’on peut toutefois s’interroger : n’est-ce pas une cabale ? L’un de ces coups tordus qui font toujours le sel d’une campagne.


“Le débat n’était pas truqué”


Car l’argument est repris. Jeudi soir, lors d’un débat sur la jeunesse entre candidats, un jeune militant socialiste a attaqué Fabienne Lévy, qui représentait Françoise Grossetête, sur l’absence de la candidate UMP au débat des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Lyon. Sur Google Actualités, le nom de la candidate UMP n’est rattaché qu’à cette polémique. Le piège était un peu gros mais elle est tombée dedans.


“Le débat n’était pas truqué. Ce n’était pas un piège pour Françoise Grossetête. Il lui suffisait d’y aller pour ne pas tomber dedans. Le mode d’organisation de ce débat ne me choque pas. Ce n’était pas un acte commandité. Nous avons été informés en même temps que les autres partis. La seule maladresse, elle vient de Françoise Grossetête qui n’a envoyé personne à ce débat”, souligne Hervé Saulignac, le directeur de campagne de Jean-Jack Queyranne. Et vu l’emballement autour du débat, la candidate UMP est tombée dans le piège.

 

Alors ?

 

Plutôt que de reconnaître leurs erreurs, le directeur de campagne m'attaque maintenant directement: "Nous savions que ce débat serait diligenté par l'entourage de Jean-Jack QUEYRANNE, ce sont ses salariés qui l'ont organisé et l'on pouvait s'interroger sur l'impartialité de cette rencontre". S'il est vrai que je travaille à la région Rhône-Alpes, je ne représentais qu'une voix parmi les 9 autres responsables ayant organisé le débat et signé le communiqué.

Les militants de la Majorité présidentielle, en manque d’inspiration sur les questions LGBT, préfèrent m'attaquer sur ma vie personnelle plutôt que de faire de vraies propositions concrètes et crédibles aux associations.


Je rappelle que:


  • toutes les listes ont été contactées en même temps, de la même marnière et ont disposés lors du débat du même temps de parole.
  • lorsque je m'exprime au nom de la Lesbian and Gay Pride c’est après en avoir obtenu l’accord du conseil d’administration.
  • lorsque je m'exprime au nom des associations organisatrices c’est après avoir obtenu l’accord des autres présidents également.
  • Françoise GROSSETETE n'a été attaquée que les propos qu'elle a elle-même tenu dans son propre communiqué.

 

Laisser penser que j'aurais été capable d'instrumentaliser 10 associations à moi tout seul constitue une insulte grave à toutes nos structures associatiiatives et à notre capacité de discernement. C'est indigne et inacceptable !


C'est Françoise GROSSETETE qui a lancé elle-même la polémique par son propre communiqué. Elle ne peut donc s'en prendre qu'à elle même. Il serait temps pour elle d’assumer ses actes.

 

Si l’UMP a des propositions concrètes à faire, qu'elle saisisse la nouvelle occasion que les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans lui offre en remplissant le questionnaire que toutes les têtes de liste ont reçu à l’issue du débat. Proposer une rencontre après les élections comme cela a été fait n'est pas une proposition sérieuse et acceptable car ce sont des engagements forts que les associations LGBT attendent ! La publication des réponses des uns et des autres permettra à chacun de se faire sa propre opinion de l’engagement de chacune des listes pour les droits des personnes LGBT et de voter en conséquence.

 

 
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