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mardi, 24 avril 2012

Second tour de la présidentielle: ils appellent à voter François HOLLANDE et à battre Nicolas SARKOZY


E.Joly et J.-L.Mélenchon appellent à voter F... par francoishollande


Jean-Luc MELENCHON pour le Front de Gauche

"Je vous demande de mobiliser comme s'il s’agissait de me faire gagner moi-même l’élection présidentielle."

 

Eva JOLY pour EELV.

 

"J’appelle toutes celles et ceux qui sont attachés aux valeurs de la République à se rassembler autour de la candidature de François Hollande."

dimanche, 25 mars 2012

Meeting LGBT pour l'Egalité aux Folies Bergères

Samedi 31 mars 18h aux Folies Bergère - Meeting LGBT pour l'EGALITE

Entrée LIBRE* et GRATUITE - En présence des Candidates et Candidats à l’élection présidentielle

Les mêmes droits pour tous

Aujourd'hui, tous les citoyens n'ont pas accès aux mêmes droits, notamment à cause de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre. La France est aujourd’hui en retard sur ses voisins européens concernant la reconnaissance de tous les couples et des familles homoparentales.

Les discriminations touchent de nombreuses familles homoparentales encore ignorées dans le droit français, où un seul parent, biologique ou adoptif, est reconnu. En cas de décès, le risque pour que les enfants et leur autre parent soient séparés est élevé.

Par ailleurs, après leur opération la stérilisation est toujours obligatoire pour les personnes trans voulant obtenir de nouveaux papiers d'identité conformes à leur genre, contrairement à une résolution adoptée en 2010 par le Conseil de l’Europe.

Pourquoi un Meeting LGBT pour l'Egalité?

Des « droits humains », cela veut aussi dire des droits pour les homos, les bis et les trans, et leurs familles. La société française en a pris conscience, elle est aujourd’hui prête à répondre à cette évolution sociétale et sociale.

Les candidats à la présidentielle doivent en prendre acte et répondre à ce désir d’Egalité.

Pour la première fois, plus de 200 associations se sont unies pour organiser une grande soirée ouverte à tous, le Meeting LGBT pour l'Egalité.

Marie Labory, journaliste, et Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT interrogeront les candidates et candidats à la présidentielle et des artistes ponctueront la soirée en nous apportant leur soutien.

Rendez-vous aux Folies Bergère le 31 mars dès 18h!

Homos, hétéros, bis, hommes, femmes, trans, jeunes, moins jeunes, de droite, de gauche, indécis: nous aspirons tous à vivre dans une société fondée sur le respect de chacun.

Pour une heure ou toute la soirée, venez prendre part à un évènement non partisan, festif et citoyen le samedi 31 mars prochain aux Folies Bergère. Un bar et des animations se tiendront dans le hall.

lundi, 22 mars 2010

Grossetête se prend une gauche par Jean Jack Queyranne

La gauche a remporté dimanche les élections régionales en Rhône-Alpes, décrochant au passage la majorité absolue.

Jean-Jack Queyranne, président socialiste sortant, atteint 50,76% et ses listes devraient obtenir 100 des 157 élus régionaux.

Selon nos informations, la répartition donnerait 48 sièges au PS, 5 aux radicaux de gauche, 37 à Europe écologie, et 10 au Front de gauche.

En Rhône-Alpes, la gauche progresse de quatre points par rapport à 2004 (46,52%).

La droite dépasse à peine 34,02%.

Françoise Grossetête s'est donc pris une bonne gauche par Jean Jack Queyranne.

C'est la 1er fois qu'un Président sortant est réélu en Rhône-Alpes.

vendredi, 12 mars 2010

Réponses de JJ. QUEYRANNE, F.GROSSETETE, B. GOLLNISCH, E.MARTIN, P. MEIRIEU, M.COMBET et A.BEGAG

Pour les prochaines élections régionales des 14 et 21 mars prochains, nous avions envoyé aux différentes listes qui se présentent aux élections en Rhône-Alpes un questionnaire qui est consultable sur ce site.

À ce jour, nous avons reçu sept réponses qui sont également publiées sur notre site (l’ordre ci-dessous est sans signification).


La réponse de Bruno GOLLNISCH

Monsieur,

Nous considérons que les orientations, préférences et pratiques diverses relèvent du domaine de la vie privée. A ce titre, la décence devrait leur interdire de déborder dans la sphère publique.

En outre, la préférence du Front National va clairement à la famille naturelle, qui permet la transmission de la vie et, sans préjudice pour les autres comportements, il s’agit de la seule structure sociale que nous défendons, ne serait-ce que parce qu’il s’agit de celle qui est le plus en danger, et la plus attaquée dans notre société.

Espérant que cette franchise et ces précisions sauront vous satisfaire, je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.


Réponses de Françoise GROSSETETE

I°) La présidente et votre politique de Ressources Humaines

1.1°) Quels moyens allez-vous engager pour garantir le principe de non-discrimination envers les agents du Conseil Régional Rhône-Alpes ?

J’ai toujours été très attachée à l’interdiction de toute forme de discrimination, et au Conseil Régional de Rhône-Alpes comme partout ailleurs le principe d’égalité de tous les citoyens doit primer. Je rappellerai que l’Union européenne, dans son nouveau Traité de Lisbonne entré en vigueur depuis le 1e décembre 2009, et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales interdisent les discriminations. La jurisprudence de la Cour sur ce sujet est d’ailleurs très protectrice. J’entends bien faire respecter ces dispositions juridiques envers les agents du Conseil Régional qui doivent être traités selon le principe d’égalité comme tous les autres fonctionnaires français.

1.2°) Êtes-vous favorable à instaurer l’égalité entre couples mariés, couples pacsés ou couples concubins en ce qui concerne le droit au congé parental, les autorisations d’absence, les avantages et aides sociaux et/ou familiaux accordées par la Collectivité ?

Il ne faut pas chercher à traiter de la même manière le mariage des autres couples car un traitement différencié a son intérêt. Je suis opposée à une assimilation de principe du PACS au mariage mais je considère que les personnes qui ont fait le choix de s’engager dans le cadre d’un PACS doivent néanmoins être davantage protégées. Je pense par exemple à la faible protection dont jouissent les partenaires d’un PACS lorsqu’il est mis un terme à ce dernier dans le cas d’un décès ou d’une séparation. Il n’est pas normal que le PACS n’ouvre pas le droit à une pension de réversion par exemple en cas de décès d’un partenaire.

1.3°) Quelle est votre position concernant l’accompagnement des personnels transsexuels ou transgenres dans leur parcours de transition (changement de sexe) ?

Il s’agit de choix personnels et je fais confiance aux professionnels de la santé pour encadrer et être à l’écoute des personnes désireuses de changer de sexe.

1.4°) À l’instar d’autres collectivités locales, vous engagez-vous à mettre en place des modules de formation destinés aux agents du Conseil régional autour de la lutte contre les discriminations, notamment sur les attitudes discriminantes entre employés et vis-à-vis des administrés, intégrant de façon spécifique la question de l’homophobie, de la lesbophobie et de la transphobie ?

Je tiens à rappeler que Nicolas Sarkozy a soutenu, en 2004, la loi visant à pénaliser les injures homophobes et sexistes. La gauche n’a pas souhaité apporter de réponse législative sur les agressions et les injures homophobes quand elle était en mesure de le faire. La droite l’a fait. Cette loi a placé l’homophobie au niveau de gravité où elle devait être. En plus des modules de formation sur cette question, je suis également favorable à des campagnes d’information et de prévention sur la lutte contre l’homophobie.

1.5°) Si vous êtes élu-e-s président-e-s de Région, êtes vous prêt-e-s à mettre en place une mission (ou un service) Égalité/diversité pour coordonner l’Administration à mener à bien des politiques de prévention contre toutes les formes de discriminations aussi bien en interne (ressources humaines, formations du personnel, gestion de la diversité, service public) qu’en externe (soutien aux associations, campagne active contre les discriminations, prévention dans les Lycées, CFA et MFR) ?

Comme je l’ai dit précédemment, je suis favorable à des campagnes d’information pour faire respecter la loi pénalisant les injures homophobes (voulue par ma famille politique) et de manière générale pour lutter contre toutes les formes de discriminations dans tous les lieux de la République.

II°) La Présidente et la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie.

2.1°) Vous engagez-vous à mener un programme de sensibilisation à la diversité des orientations sexuelles et des identités de genre avec les fédérations d’éducations populaires, les fédérations sportives (ligues et comités régionaux), les missions locales et le CRIJ, en collaboration avec les associations ? Vous engagez-vous à soutenir toutes autres actions allant dans le même sens ?

Dans le sport, comme dans l’éducation, chacun doit être libre de son orientation sexuelle. Le respect de l’orientation sexuelle et la non-discrimination sont des composantes essentielles des droits de l’Homme. La France se bat au niveau international pour la reconnaissance du caractère inacceptable des violations des droits de l’homme en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. Nous nous devons de lutter contre toutes les discriminations, à tous les niveaux, car je rappelle que près de 80 États pénalisent encore à tort l’homosexualité ou l’affirmation de l’identité de genre vécue par un individu.

2.2°) Vous engagez vous à impulser des interventions, en partenariat avec les associations, dans les lycées et les CFA, pour sensibiliser les élèves et les apprentis au respect de la diversité des sexualités et des identités de genre et à la lutte contre les discriminations ? Comptez-vous mettre en œuvre des campagnes de sensibilisation à la lutte contre la transphobie, l’homophobie et la lesbophobie dans les établissements scolaires ?

Les valeurs de respect et de tolérance doivent être transmises par les enseignants, parce que c’est là qu’elles commencent et que l’on peut agir. Au collège et lycée, les élèves sont proches du personnel éducatif, il existe un suivi régulier. Il est important de sensibiliser et former les professeurs à ce genre de discrimination. À l’intolérance, j’opposerai l’éducation.

2.3°) Vous engagez vous à ce que votre majorité reconnaisse officiellement le 17 mai comme Journée Mondiale de lutte contre l’Homophobie et la Transphobie ? De quelle manière comptez-vous vous investir dans cette journée ?

Il y a un an, la France a reconnu officiellement la Journée Mondiale contre l’Homophobie et la Transphobie. Cette reconnaissance consacre l’engagement renouvelé du gouvernement français à lutter contre toutes les discriminations.

2.4°) Quels projets pour l’accueil, le soutien et l’écoute des jeunes Lesbiennes, Gais, Bi en difficulté soutiendriez-vous ?

Le fort taux suicide des homosexuels dû à la difficulté d’assumer le rejet social de l’homosexualité est une question qui me préoccupe énormément. Les graves conséquences de la discrimination à l’égard de l’orientation sexuelle ne peuvent plus être ignorées. Les démarches entreprises par les associations et le milieu enseignant lycéen dans ces domaines doivent être encouragées.

III°) La Présidente et la lutte contre les discriminations

3.1°) Vous engagez-vous à créer une cellule de veille et d’alerte (ou un Observatoire des Discriminations) dédiée à la lutte contre toutes les formes de discriminations et notamment celles liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre ?

Il existe déjà une antenne régionale en Rhône-Alpes de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) chargée entre autres de cette mission. Il ne me parait donc pas nécessaire de créer une nouvelle structure spécifique en la matière. Je tiens à souligner que sous l’impulsion de ma famille politique les pouvoirs de la HALDE ont été renforcés pour lutter contre la discrimination, notamment en entreprise. La Halde peut désormais, dans la recherche de preuves de toutes les discriminations (quel que soit le critère), procéder à des contrôles inopinés sur les lieux de travail.

3.2°) Vous engagez vous à ce que les discriminations liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre soient prises en compte dans votre prochain plan d’action régionale de lutte contre les discriminations ?

Je le répète, il faut lutter contre toutes les discriminations, y compris celles liées à l’orientation sexuelle. Je m’attacherai à promouvoir le « label diversité », créé afin de valoriser les meilleures pratiques mises en place par les entreprises et les administrations pour promouvoir la diversité.

3.3°) Vous engagez-vous à créer un dispositif qui permettrait d’accompagner les personnes victimes de discriminations, notamment celles liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre ?

Mais ce dispositif existe déjà et c’est la droite qui l’a crée et qui a renforcé ses pouvoirs : il s’agit de la Haute Autorité de Lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Comme je l’ai évoqué précédemment, il y a déjà une délégation régionale de la HALDE en Rhône-Alpes qui assure cette mission. Là encore évitons les doublons !

3.4°) A l’instar de nombreuses collectivités locales, si vous êtes élu-e-s président-e-s de Région Rhône-Alpes, allez-vous nommer un Vice Président en charge de la diversité et de l’égalité.

C’est une question qui sera débattue avec les conseillers régionaux mais j’estime que c’est un sujet transversal faisant par exemple partie intégrante de la problématique des lycées et de l’éducation.

IV) La Présidente et les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

4.1°) Depuis 2004, la Région Rhône-Alpes a augmenté les subventions aux associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans. Vous engagez-vous à poursuivre et amplifier cet effort lors du prochain mandat ?

La lutte contre les discriminations envers les LGBT est une thème primordial et l’effort ne pourra jamais cesser. Mais nous ne devons pas oublier qu’une quantité d’autre associations agissant dans d’autres domaines (lutte contre le racisme, pour l’égalité des sexes, contre la pauvreté) doivent elles aussi recevoir leur part de subventions. Il est nécessaire de trouver un équilibre afin que tous ces domaines primordiaux soient soutenus de manière égale et puissent entreprendre des actions.

4.2°) Dans quelle mesure êtes-vous prêt à soutenir les associations d’aide aux victimes d’agression et de discrimination en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre ?

J’apporte un soutien moral total à ce genre d’associations. Les victimes d’homophobie ou de transphobie doivent pouvoir être soutenues et écoutées. Nous le savons tous, les taux de suicide sont plus élevés parmi les populations LGBT que dans l’ensemble de la population, ce phénomène doit absolument être enrayé.

4.3°) Êtes-vous favorable au soutien par le Conseil régional de manifestations culturelles ou sportives d’associations LGBT dès lors que celles-ci portent des projets répondant techniquement aux critères exigés par l’institution dans l’attribution de subventions ?

À partir du moment où les activités sportives et manifestations culturelles organisées par des associations LGBT répondent aux critères que l’on demande à toutes les associations, elles ont bien sûr droit aux mêmes subventions et au même soutien de la part de la Région.

V) La Présidente et la marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

5.1°) Vous engagez-vous à participer personnellement à la marche des Fiertés ?

J’ai noté la date dans mon agenda.

5.2°) Vous engagez vous à participer aux événements organisés par la Quinzaine des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ?

Il est de ma responsabilité de participer autant que possible aux manifestations de la société civile dans les luttes contre les discriminations de tous types.

VI) La Présidente et la santé Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

6.1°) La Région Rhône-Alpes est le 2e foyer de contamination chez les Gay (après l’Île de France). Quelle politique de prévention ciblée vers ce public comptez-vous mettre en place ?

Il est essentiel d’enrayer de manière aussi rapide que possible la forte contamination au VIH dans le milieu gay, qui atteint malheureusement des niveaux dramatiques. Des campagnes de prévention dans les milieux LGBT, avec une communication maximale sur ce sujet sensible, sont nécessaires. Cependant, je suis encore, sur ce point, convaincue que ce sujet relève davantage du rôle de l’État que de celui de la région.

6.2°) Comment concevez-vous le rôle du Président-e vis-à-vis de la lutte contre le sida ? À quelle collaboration entre la Région et les associations de lutte contre le sida appellerez-vous ?

Nous soutiendrons bien entendu par des subventions ainsi qu’un soutien moral et de principe les activités de telles associations, qui jouent un rôle essentiel par leur proximité avec les individus atteints, comme nous comptons le faire avec toutes les associations jouant un rôle important au sein de la société civile.

6.3°) Souhaitez-vous impliquer le Conseil régional dans des projets de santé LGBT ?

Dans le cadre de nos compétences en matière de santé, nous pouvons envisager des partenariats avec des associations présentes sur le terrain, notamment sur des campagnes de prévention et d’information concernant les maladies sexuellement transmissibles.

6.4°) Quelle solidarité doit être mise en œuvre avec les personnes vivant avec le VIH ?

Les personnes vivant avec le VIH doivent bénéficier de toutes les mesures possibles afin de leur assurer une qualité de vie et un confort optimaux. Ceci relève cependant beaucoup plus du rôle de l’État que de celui des régions. Cela dit, nous soutiendrons bien entendu de la meilleure façon possible toutes les associations qui accompagnent les séropositifs au quotidien. Ces personnes doivent de plus être protégées contre les discriminations qui les affectent encore trop souvent. Je propose par exemple à cet égard de renforcer dans les lycées l’information apportée aux jeunes sur le sujet du VIH, sur des questions aussi basiques mais essentielles que celle de la crainte de contamination qu’éprouvent certaines personnes, par ignorance et manque d’information, en proximité d’individus séropositifs.

6.5°) Vous engagez vous à élargir la Carte M’RA à une offre de soin, de santé et de prévention ?

Je pense que ce n’est pas là le rôle de la carte M’RA, qui pour moi doit se limiter à ses fonctions d’origine (sport, culture, livres scolaires). En ce qui concerne les soins, la santé et la prévention, d’autres dispositifs existent et peuvent être renforcés si besoin est. Dans ce domaine, il me semble par exemple plus important de renforcer le rôle des infirmeries scolaires dans les lycées ou encore d’encourager le rôle des « plannings familiaux » en matière de santé et de prévention LGBT.

VII°) La Présidente et la solidarité internationale

7.1°) Quelle vigilance en matière de défense des droits humains, et plus particulièrement des droits des personnes LGBT, souhaitez-vous garantir dans le cadre des actions de partenariat entre la Région Rhône-Alpes et les collectivités étrangères ?

Dans le cadre de nos relations avec des collectivités territoriales étrangères, nous pouvons montrer l’exemple dans les domaines que j’ai évoqués précédemment (actions dans les lycées, information sur la prévention de MST etc.). Nous pouvons insister sur ces pratiques qui montrent les mesures prises par la société française dans son ensemble dans la lutte contre les discriminations contre les LGBT. Cependant, il est difficile pour nous de prendre une position trop marquée sur ces thèmes, puisque c’est à la France dans son ensemble, et non à ses régions, de prendre position au niveau international, ce qu’elle ne manque pas de faire. La France a été à l’initiative du premier congrès mondial sur les droits de l’Homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

7.2°) Que doit être la place de la lutte contre le sida dans les accords de coopération de la Région ?

Dans le cadre de nos coopérations, nous pouvons créer, comme je le disais dans ma réponse précédente, des partenariats et des échanges de bonnes pratiques dans ces domaines (prévention, information auprès des populations afin de lutter contre les MST).

7.3°) Dans le cadre des accords de coopération décentralisée, serez-vous vigilant quant à la situation des droits humains en général, et particulièrement des droits des personnes LGBT dans les collectivités partenaires du Conseil régional ?

Il est bien sûr essentiel que nous prenions en compte le respect des droits humains dans leur ensemble dans le cadre de nos coopérations décentralisées. Nous ne pourrions pas coopérer avec des régions étrangères dont les politiques mettraient en œuvre des pratiques discriminatoires dans ces domaines.

VIII°) La Présidente et les revendications des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ?

8.1°) Apporterez-vous votre soutien aux couples de même sexe binationaux menacés de séparation forcée parce que non mariés ?

Je n’étais pas consciente de l’existence de ce problème. Je manque d’informations sur ce thème et reste à votre disposition pour en discuter.

8.2°) Votre avis sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe ?

J’apporte tout mon soutien aux couples gays et lesbiens qui souhaitent bénéficier du droit de vivre ensemble et d’être protégés des discriminations. Je suis cependant opposée au mariage au sein de couples gays et lesbiens. Pour moi, le mariage est l’union de deux personnes de sexe opposé. Cela dit, je suis en faveur d’alternatives permettant aux couples de bénéficier d’une reconnaissance légale et de droits (en matière fiscale, testamentaire...).

8.3°) Votre avis sur l’ouverture de l’adoption aux couples de même sexe ?

Je suis également opposée à l’adoption par les couples de même sexe. Il me semble qu’un enfant a besoin de pouvoir se référer à l’image d’un père et à l’image d’une mère pour pouvoir construire sa personnalité.

8.4°) Votre avis sur l’obligation actuelle pour les transsexuels d’être stérilisés et castrés préalablement à tout changement d’État-Civil, même si les personnes ne le souhaitent pas ?

Je n’ai pas d’opinion sur ce sujet précis.

8.5°) Votre avis sur l’obligation de fait pour les personnes transsexuelles d’avoir un avis psychiatrique les reconnaissant "atteintes de transsexualisme" avant de pouvoir commencer un traitement hormonal ?

Je comprends que cette formulation puisse déplaire. Il y aurait sans doute possibilité de nommer cette procédure autrement. Cependant, il me paraît normal qu’un traitement médical d’une importance aussi grande qu’un traitement hormonal fasse l’objet d’un avis psychiatrique, puisque ses conséquences sur la vie du patient seront énormes. Il est donc nécessaire d’évaluer que ce traitement est bien nécessaire et qu’il n’aura pas de conséquences négatives sur l’équilibre du patient.

8.6°) Votre avis sur l’ajout d’un 19ème critère dans la loi n° 2004-1486 (du 30 décembre 2004) concernant les discriminations liées à l’identité de genre ?

La liste des discriminations telle que déterminée par l’article 225-1 du code Pénal ne comprend certes pas de référence directe à l’identité de genre. Cependant, il me semble que la conjonction de trois autres éléments mentionnés : l’apparence physique, les mœurs et l’orientation sexuelle, permettent de fait d’inclure ce type de discrimination dans la compréhension de la loi. Cela dit, je ne serais pas opposée à l’ajout d’un critère supplémentaire si cela était jugé nécessaire.

8.7°) Votre avis sur un contrat d’union civile spécifique aux couples de même sexe ?

Je pense qu’il est possible d’aménager les contrats existants (PACS) afin de mettre en œuvre la possibilité de mesure spécifiquement destinées aux couples de même sexe. Nous pouvons faire en sorte que ces couples ne soient pas victimes d’injustices d’un point de vue légal. Le gouvernement est d’ailleurs engagé sur cette question afin d’améliorer certaines dispositions du PACS (pensions de réversion etc.).

8.8°) Votre avis sur l’accès à la P.M.A (insémination artificielle avec donneurs, gestation pour autrui et personnes LGBT) ?

Quand il concerne les couples homosexuels masculins, ce thème touche à la question très délicate des mères porteuses, thème d’une infinie complexité et aux multiples implications. Je suis opposée à cette perspective en raison des difficultés psychologiques et légales qu’elle engendrerait, à mon avis, aussi bien chez les parents (biologiques ou non) que chez les enfants concernés. En ce qui concerne les femmes, comme vous le savez, rien n’empêche une femme seule de demander une insémination artificielle. Dans la mesure où ces procédures sont beaucoup moins lourdes et moins éthiquement complexes que celles liées à la gestation pour autrui, rien n’empêche une femme lesbienne de se faire inséminer. Je suis cependant opposée à l’idée de reconnaître à l’enfant deux mères légales, pour les raisons que j’ai déjà évoquées ci-dessus.


Réponses de Jean Jack QUEYRANNE

I°) Le/ la président-e et votre politique de Ressources Humaines.

1.1°) Quels moyens allez-vous engager pour garantir le principe de non-discrimination envers les agents du Conseil Régional Rhône-Alpes ?

Le principe de non-discrimination est un principe qui s’impose à tous, élus et fonctionnaires, sans opérer de hiérarchie entre les 19 motifs de discrimination (origine, sexe, identité de genre, état de santé ou encore orientation sexuelle). Le Vice-Président délégué à l’administration et la Direction des Ressources humaines du Conseil Régional Rhône-Alpes s’efforcent de mener en interne une politique expemplaire dans ce domaine. Afin de conforter notre politique en la matière, nous soumettrons la cohérence de notre démarche à l’organisme indépendant, AFNOR Certification afin d’obtenir le « label Diversité ». Nous avons commencé à mener cette réflexion l’année dernière avec Catherine TRIPON de l’Association Nationale des Directeurs de Ressources Humaines (et porte parole de la fédération nationale de l’Autre Cercle)

1.2°) Êtes-vous favorable à instaurer l’égalité entre couples mariés, couples pacsés ou couples concubins en ce qui concerne le droit au congé parental, les autorisations d’absence, les avantages et aides sociaux et/ou familiaux accordées par la Collectivité ?

Nous nous engageons à continuer à promouvoir l’égalité entre tous les couples (concubins, pacsés et mariés), changement de pratique que nous avons installé en 2004, rompant avec les pratiques précédentes. Nos politiques sociales doivent être exemplaires. Elles prendront donc en compte la diversité des formes familiales dont les familles homoparentales. Par ailleurs, nous mènerons au cours du prochain mandat une consultation avec les organismes paritaires compétents pour que des congés parentaux aux partenaires des femmes venant d’accoucher et des hommes venant de reconnaître un enfant (autorisation exceptionnelle d’absence de quatorze jours en application de l’art. 59 al. 3 de la loi 84-5) puissent être envisagés.

1.3°) Quelle est votre position concernant l’accompagnement des personnels transsexuels ou transgenres dans leur parcours de transition (changement de sexe) ?

Les agents transgenres ou transsexuel-le-s qui décident d’entamer un parcours de transition doivent recevoir tout le soutien nécessaire, sur le plan humain et pour garantir les meilleures conditions de travail (les moyens sont divers : médiation, écoute, sensibilisation, module de formation). Par ailleurs, leur carrière professionnelle ne devra pas en être affectée.

1.4°) À l’instar d’autres collectivités locales, vous engagez-vous à mettre en place des modules de formation destinés aux agents du Conseil régional autour de la lutte contre les discriminations, notamment sur les attitudes discriminantes entre employés et vis-à-vis des administrés, intégrant de façon spécifique la question de l’homophobie, de la lesbophobie et de la transphobie ?

Depuis 2004, nous sommes engagés activement dans la lutte contre toutes les formes de discriminations et pour l’égalité réelle. Conscient que la formation des agents était nécessaire pour améliorer notre action publique, nous avons mis en place des modules de formation qui prennent en compte la spécificité des discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. Nous nous engageons à poursuivre et développer si nécessaire ces formations afin que nul n’ignore ses obligations et ses droits.

1.5°) Si vous êtes élu-e-s président-e-s de Région, êtes vous prêt-e-s à mettre en place une mission (ou un service) Egalité/diversité pour coordonner l’Administration à mener à bien des politiques de prévention contre toutes les formes de discriminations aussi bien en interne (ressources humaines, formations du personnel, gestion de la diversité, service public) qu’en externe (soutien aux associations, campagne active contre les discriminations, prévention dans les Lycées, CFA et MFR) ?

Une mission Egalité des Chances a déjà été mise en place. La création d’une Agence Régionale de lutte contre toutes les discriminations et pour l’égalité réelle est inscrit dans notre « Contrat pour Rhône-Alpes ».

II°) Le/la Président-e et la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie.

2.1°) Vous engagez-vous à mener un programme de sensibilisation à la diversité des orientations sexuelles et des identités de genre avec les fédérations d’éducations populaires, les fédérations sportives (ligues et comités régionaux), les missions locales et le CRIJ, en collaboration avec les associations ?

Vous engagez-vous à soutenir toutes autres actions allant dans le même sens ? La lutte contre les discriminations doit imprégner toutes les politiques en direction de la jeunesse. Bien souvent, d’ailleurs, de leur propre initiative, les jeunes portent des projets en la matière : il est du rôle du Conseil Régional que de les encourager à les mener à bien, et leur donner les moyens d’aboutir. Le Conseil Régional soutient et souteindra les initiatives qui visent à sensibiliser les jeunes au respect de l’autre, notamment lors des activités extra-scolaires. Dans chaque convention avec ces fédérations, associatives et sportives, nous intégrerons un volet « prévention contre les discriminations ». Nous porterons aussi une attention toute particulière à la prévention contre les violences, les préjugés et les stigmatisations racistes, homophobes, sexistes et transphobes dans le sport, élément structurant du vivre ensemble dans nos sociétés. Nous demanderons aux institutions sportives de les condamner fermement et de mener des actions de sensibilisation et de prévention auprès des dirigeants, des éducateurs, des arbitres, des joueurs, des spectateurs et du grand public. Certaines ont déjà conduites ce type d’opération et je m’en réjouis, même si beaucoup d’efforts restent à faire. Du dirigeant de club au bénévole, des sports de compétition aux sports de loisir, nous mobiliserons tous les acteurs du monde sportif et de l’éducation par le sport pour lutter contre toutes ces dérives inquiétantes. Notre projet de formation et d’accompagnement des bénévoles intégrera la lutte contre les discriminations.

2.2°) Vous engagez vous à impulser des interventions, en partenariat avec les associations, dans les lycées et les CFA, pour sensibiliser les élèves et les apprentis au respect de la diversité des sexualités et des identités de genre et à la lutte contre les discriminations ? Comptez-vous mettre en œuvre des campagnes de sensibilisation à la lutte contre la transphobie, l’homophobie et la lesbophobie dans les établissements scolaires ?

Comme vous le savez déjà, la Région n’a pas autorité sur le contenu de l’enseignement et des programmes pédagogiques. Cependant, nous connaissons les difficultés rencontrées par les associations pour mener à bien des actions de prévention au sein des lycées, malgré de nombreuses circulaires ministérielles (qui restent lettre morte faute d’une vraie impulsion politique). Nous pensons que le rôle des élu-e-s de la majorité du Conseil Régional sera aussi de veiller au respect des circulaires ministérielles de l’Education nationale, dont celle qui stipule : « L’école doit offrir à tous les enfants des chances égales et une intégration réussie dans la société. Sa mission est donc aussi de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes, de permettre une prise de conscience des discriminations, de faire disparaître les préjugés, de changer les mentalités et les pratiques. Au sein des établissements, une importance particulière devra être accordée aux actions visant à prévenir les atteintes à l’intégrité physique et à la dignité de la personne : violences racistes et antisémites, violences envers les filles, violences à caractère sexuel, notamment l’homophobie. Par tous les moyens, prévention et sanction, la lutte contre la violence dans et autour des établissements demeure une priorité absolue » (C. n° 2008-042 du 4-4-2008) Les actions de sensibilisation des personnels des lycées, des CFA, des élèves et des apprentis à la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre seront intégrés dans les appels à projets. Les associations de lutte contre l’homophobie et la transphobie dont les compétences sont reconnues seront soutenues dans leurs actions d’information et de prévention des discriminations. Chaque année, nous lancerons un appel à projet prévention et lutte contre les discriminations dans la formation professionnelle et l’apprentissage en Rhône-Alpes afin de favoriser l’appropriation et la diffusion d’une culture de non-discrimination au sein des Organismes de Formation et auprès des maîtres d’apprentissages et agir au plus prés des publics discriminés.

2.3°) Vous engagez vous à ce que votre majorité reconnaisse officiellement le 17 mai comme Journée Mondiale de lutte contre l’Homophobie et la Transphobie ? De quelle manière comptez-vous vous investir dans cette Journée ?

La majorité sortante que je conduisais a déjà reconnue cette journée, puisque nous avons soutenu les campagnes de prévention des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans organisées à cette occasion :
- campagne de prévention contre l’homophobie dans le sport en mai 2008 ;
- campagne de prévention contre la transphobie dans le milieu médical, politique et judiciaire en mai 2009. Nous continuerons à soutenir toutes les initiatives des associations pour la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie.

2.4°) Quels projets pour l’accueil, le soutien et l’écoute des jeunes Lesbiennes, Gais, Bi en difficulté soutiendriez-vous ?

En collaboration avec les organismes pour la jeunesse, nous créerons une « hotline » permettant à tout jeune de s’informer sur sa santé, sur sa sécurité et face à toute situation de détresse et de discrimination, permettant d’aller encore plus loin que ce que nous avons mené avec la clef USB contre les discriminations. Nous vous confirmons également notre ambition pour la Région de construire des politiques sociales. Ainsi, en réponse aux situations d’urgence rencontrées par des jeunes Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans, mis-es à la porte de leurs familles, nous encouragerons et soutiendrons la création par des organismes compétents et intéressés d’un dispositif d’urgence, un « refuge », afin d’apporter un soutien psychologique et social ainsi qu’un logement temporaire à des jeunes privés brutalement de ressources. Ce dispositif permettra à ces jeunes de se réinscrire dans un cadre social, scolaire ou professionnel.

III°) Le/la Président-e et la lutte contre les discriminations

3.1°) Vous engagez-vous à créer une cellule de veille et d’alerte (ou un Observatoire des Discriminations) dédiée à la lutte contre toutes les formes de discriminations et notamment celles liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre ?

Cette cellule de veille et d’alerte existe déjà. Nous l’avons mise en place en janvier 2008. Lors du prochain mandat, et dans le cadre de l’Agence régionale de lutte contre les discriminations et pour l’égalité réelle, nous lui confierons de nouvelles missions pour qu’elle devienne un véritable Observatoire des Discriminations dont ses objectifs seront :

- de guider et d’aider l’Assemblée Régionale dans sa lutte
- de produire de l’expertise territorialisée sur les discriminations ;
- de favoriser et de faciliter le partenariat entre les différents acteurs qui interviennent dans le champ de lutte contre les discriminations

3.2°) Vous engagez vous à ce que les discriminations liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre soient prises en compte dans votre prochain plan d’action régionale de lutte contre les discriminations ?

Notre volonté politique a toujours été de lutter contre toutes les formes de discriminations, sans aucune hiérarchie entre elles. Pour le prochain mandat, nous ne mettrons pas en concurrence les différents motifs de discrimination. Aussi, soyez rassurés, le plan d’action régional 2010-2014 de lutte contre les discriminations prendra en compte les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre.

3.3°) Vous engagez-vous à créer un dispositif qui permettrait d’accompagner les personnes victimes de discriminations et notamment celles liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre ?

Nous savons que le droit ne devient effectif qu’à condition d’être connu par toutes et tous. C’est pourquoi nous créerons, comme je l’ai déjà indiqué, une Agence régionale de lutte contre les discriminations. Les Rhônalpins, victimes de discriminations, pourront faire appel à cette Agence afin qu’elle saisisse les instances compétentes, comme la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité. Elle aura aussi pour objet de former, de sensibiliser et d’informer nos concitoyens afin que nul n’ignore ses droits et obligations.

3.4°) A l’instar de nombreuses collectivités locales, si vous êtes élu-e-s président-e-s de Région Rhône-Alpes, allez-vous nommer un Vice President en charge de la diversité et de l’égalité ?

C’est une hypothèse que je n’exclus pas. Mais, comme vous le savez, la prévention des discriminations concerne l’ensemble des compétences régionales. L’éventuelle désignation d’un-e Vice-président-e en charge de l’Egalité et la Diversité démobilise les autres élu-e-s.

IV) Le/la Président-e et les associations Lesbiennes, Gaies, bi et Trans.

4.1°) Depuis 2004, la Région Rhône-Alpes a augmenté les subventions aux associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans. Vous engagez-vous à poursuivre et amplifier cet effort lors du prochain mandat ?

Au cours de ce mandat notre majorité a toujours montré son soutien à vos associations. Le niveau de subventionnement des associations LGBTQI a atteint sur Rhône-Alpes un niveau inégalé. Nous continuerons bien entendu d’accompagner vos travaux et vos actions pendant le prochain mandat. 4.2°) Dans quelle mesure êtes-vous prêt à soutenir les associations d’aide aux victimes d’agression et de discrimination en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre ?

Nous avons commencé à signer des conventions d’objectifs et de moyens avec des associations de lutte contre les discriminations, nous continuerons dans cette voie. Nous connaissons l’efficacité des associations communautaires de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, aux côtés des associations généralistes de lutte contre les discriminations. Nous continuerons donc notre action régionale en nous appuyant sur votre expertise et en vous associant ainsi à la mise en place de l’Agence régionale de lutte contre les discriminations et de l’Observatoire des Discriminations.

4.3°) Êtes-vous favorable au soutien par le Conseil régional de manifestations culturelles ou sportives d’associations LGBT dès lors que celles-ci portent des projets répondant techniquement aux critères exigés par l’institution dans l’attribution de subventions ?

Nous nous permettons de rappeler que toutes les demandes formulées auprès de notre équipe ont eu jusqu’à présent le soutien du Conseil Régional Rhône-Alpes. Ces événements culturels et sportifs témoignent de la vivacité du tissu associatif, profite à l’ensemble des Rhône-Alpins et participe au rayonnement de notre Région. Il nous paraît légitime que la Région Rhône-Alpes soutienne les demandes des différentes associations qui souhaitent organiser des événements.

V) Le/la Président-e et la marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

5.1°) Vous engagez-vous à participer personnellement à la marche des Fiertés ?

Oui. Si mon emploi du temps le permet, je m’associerai à certains événements. Nous relaierons aussi l’information pour permettre la présence d’élu-e-s.

5.2°) Vous engagez vous à participer aux événements organisés par la Quinzaine des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ?

La présence de nos élus aux événements organisés par vos associations est la meilleure façon de donner à cette lutte le cadre républicain qu’elle mérite. Les rassemblements autour de la Journée Mondiale de lutte contre l’Homophobie et la Transphobie, la Marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ou encore la Quinzaine des Fiertés LGBT sont des occasions de rencontre entre les associations et le public. Nos élu-e-s s’y associeront s’ils le souhaitent.

VI) Le/la Président-e et la santé Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

6.1°) La Région Rhône-Alpes est le 2e foyer de contamination chez les Gay (après l’I ̂le de France). Quelle politique de prévention ciblée vers ce public comptez-vous mettre en place ?

Nous devons constater que de plus en plus de jeunes, souvent conscients du danger, prennent le risque de ne plus se protéger. Les IST connaissent une recrudescence importante et inquiétante. C’est pourquoi nous devons, avec les associations, nous engager plus fortement dans la politique de prévention et d’éducation à la santé car toute perte de vigilance se traduit par une recrudescence des cas de contaminations. Nous créerons le PAS CONTRACEPTION en lien avec des associations comme le Planning Familial et les services de santé scolaire et universitaire. Nous pourrions, en partenariat avec les différentes associations, envisager des campagnes ciblées de prévention à destination des publics à risques.

6.2°) Comment concevez-vous le role du Président-e vis-à-vis de la lutte contre le sida ? À quelle collaboration entre la Région et les associations de lutte contre le sida appellerez-vous ?

Nous favoriserons l’installation d’un Centre régional de la santé et du bien-être, intégré au projet de rénovation de l’Hôtel Dieu à Lyon, qui regroupera : une maison de santé, une maison médicale de garde, un espace de prévention et d’accueil et un lieu dédié aux associations. Nous développerons des maisons départementales sur le même modèle. Nous devrons continuer à renforcer les moyens données aux associations de lutte contre le SIDA pour soutenir leur travail à destination des populations à risques. 6.3°) Souhaitez-vous impliquer le Conseil régional dans des projets de santé LGBT ?

Nous proposons d’avoir une approche plus globale de la santé, conforme à l’objectif de l’OMS, visant un bien être permanent et un épanouissement de la personne. Nous pensons, en effet, que certains risques (tentatives de suicide, pratiques additives, etc.) résultent notamment de difficultés de vivre son orientation sexuelle ou son identité de genre dans une société où les préjugés homophobes et transphobes sont présents. Par conséquent, la politique santé de prévention à destination des différents publics et la politique de lutte contre l’homophobie et la transphobie doivent être également liées. Au-delà des questions de santé, ceci explique aussi l’urgence de l’ouverture du mariage aux couples de même sexe et de la reconnaissance de l’homoparentalité.

6.4°) Quelle solidarité doit être mise en œuvre avec les personnes vivant avec le VIH ?

Nous engagerons également des campagnes de communication de lutte contre les discriminations liées à l’état de santé. 6.5°) Vous engagez vous à élargir la Carte M’RA à une offre de soin, de santé et de prévention ?

En relation avec les mutuelles, nous inciterons et aiderons les jeunes à être attentifs à leur santé, nous les informerons sur les centres de soins auxquels ils peuvent accéder et nous les sensibiliserons à prévention contre les IST et en particulier le SIDA. Nous créerons ainsi, comme je l’ai déjà indiqué, un « Pass Contraception », ouvrant droit gratuitement à une consultation médicale, à des examens et à la prescription d’un contraceptif. Cet accompagnement se fera sous le contrôle d’un médecin ou d’une infirmière scolaire dans les lycées ou établissements de formation relevant de la Région et en associant les élèves des établissements sanitaires et sociaux. Les associations spécialisées seront parties prenantes

VII°) Le Président-e et la solidarité internationale

7.1°) Que doit être la place de la lutte contre le sida dans les accords de coopération de la Région ?

Les actions de coopération décentralisée sont un moyen pour soutenir la lutte contre le SIDA dans les zones du monde les plus touchées. Dans les accords de coopération, nous intégrerons des projets ou des objectifs liés à la lutte contre le SIDA. Leur forme pourra être le financement de lieux d’information, de moyens de dépistage, de centres de soins, ou encore le financement ou d’organisation de formations à l’intention des agents publics du pays partenaire.

Au sein de l’Association des Régions de France la création d’un Fonds des Régions pour la prévention et le traitement des maladies infectieuses et le SIDA en Afrique sera envisagée. 7.2°) Dans le cadre des accords de coopération décentralisée, serez-vous vigilant quant à la situation des droits humains en général, et particulièrement des droits des personnes LGBT dans les collectivités partenaires du Conseil régional ?

C’est une évidence. Rhône-Alpes la Citoyenne l’est par son histoire (les révoltes ouvrières et la Résistance) ; elle l’est aussi par sa sensibilité à la mémoire des grandes tragédies du monde et par son engagement constant pour le respect des droits de l’Homme.

VIII°) Le/la Président-e et les revendications des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ?

8.1°) Apporterez-vous votre soutien aux couples de même sexe binationaux menacés de séparation forcée parce que non mariés ?

Les politiques d’immigration ne relèvent pas des compétences du Conseil Régional. Toutefois, nous sommes très attachés au respect de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales, c’est pourquoi nous interpellerons les instances compétentes dans ce domaine si le droit au respect à « une vie privée et familiale » est bafoué, aussi bien pour les couples mariés, les couples pacsés et les couples concubins, indépendamment du sexe des partenaires. En s’appuyant sur les associations, nous apporterons aussi notre soutien aux personnes Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans persécutées dans leur pays en raison de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre. La France doit offrir une protection absolue contre tout traitement inhumain et dégradant.

8.2°) Votre avis sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe ?

Le débat est en cours. La loi doit évoluer et permettre aux personnes concernées de vivre bien ? Le PACS a été une première étape et je suis personnellement favorable au mariage des couples de même sexe.

8.3°) Votre avis sur l’ouverture de l’adoption aux couples de même sexe ?

Nous sommes pour. Dans l’intérêt de l’enfant, il ne doit pas y avoir de discrimination.

8.4°) Votre avis sur l’obligation actuelle pour les transsexuels d’être stérilisés et castrés préalablement à tout changement d’Etat-Civil, même si les personnes ne le souhaitent pas ?

Il s’agit d’une pratique inhumaine qui devrait être interdite par l’État français.

8.5°) Votre avis sur l’obligation de fait pour les personnes transsexuelles d’avoir un avis psychiatrique les reconnaissant "atteintes de transsexualisme" avant de pouvoir commencer un traitement hormonal ?

Il faut dépsychiatriser toute procédure de changement de sexe

8.6°) Votre avis sur l’ajout d’un 19ème critère dans la loi n°2004-1486 (du 30 décembre 2004) concernant les discriminations liées à l’identité de genre ?

Le droit doit prendre en compte le motif de l’identité de genre comme celui de l’orientation sexuelle pour lutter contre les discriminations ; avec l’ensemble des députés socialistes, nous avons voté une proposition de loi dans ce sens, rejeté par la majorité UMP. Il s’agit d’adapter le droit à la réalité vécue par les trans. Il s’agit de répondre aux attentes de tous les acteurs qui luttent pour l’égalité et contre les discriminations.

8.7°) Votre avis sur un contrat d’union Civil spécifique aux couples de même sexe ?

Cette proposition de la Majorité Présidentielle est stigmatisante pour les couples de même sexe, elle devrait plutôt s’attacher à améliorer le PACS, comme elle s’y était engagée en 2007 et ne fait toujours pas.

8.8°) Votre avis sur l’accès à la P.M.A (insémination artificielle avec donneurs, gestation pour autrui et personnes LGBT)

Le débat sur la P.M.A. n’est pas encore clos et des points, notamment la G.P.A., restent en débat. Néanmoins, de manière générale, nous pouvons dire que la P.M.A. devrait être possible à tout adulte qui exprime :

- un désir d’enfant ;
- une volonté d’être parent ;
- un projet familial cohérent ;
- qu’aucune discrimination en raison de l’orientation sexuelle ne saurait être faite en la matière.

Pour moi, ce qui compte avant tout, c’est la capacité qu’ont deux personnes à pouvoir élever un enfant, à l’entourer de toute l’affection nécessaire, et cela dans la durée. C’est pour nous le seul critère qui doit primer.


Réponses de Philippe MEIRIEU

1° / le conseil régional en tant qu’employeur : promotion de l’égalité des droits, lutte contre les discriminations.

Les agents sous la responsabilité du CRRA (environ 4000) font déjà l’objet d’accès aux avantages sociaux de la collectivité (en terme de transports et de logement), quel que soit le statut des couples, leur orientation sexuelle et leur identité de genre. Il s’agira bien évidemment de maintenir une vigilance sur ces droits en fonction de l’évolution des nouvelles formes de vie familiale (en termes de filiation en particulier), en s’appuyant sur des situations de fait établies, même si elles ne le sont pas dans le code civil (situations de célibataire avec enfant) . Nous formerons les cadres des différents services, sous l’autorité directe du cabinet du Président, en mettant en place une pratique de la transversalité sur l’ensemble de l’organigramme et des différents services.

Des modules sur la question des discriminations, incluant également les situations de handicap seront systématiquement prévu dans les plans de formation continue des agents, en lien avec les associations LGBT qui apporteront, dans le cadre de conventions d’objectifs partagées,leurs compétences et leurs éclairages sur ces questions identitaires et discriminatoires.

Une attention toute particulière sera portée à la formation des agents œuvrant en milieu lycéen, mais aussi dans les formations sanitaires et sociales, compétences régionales, via les associations de LGBT qui devraient mieux être fédérées au niveau régional, de façon à intervenir dans les départementaux les plus ruraux de la région

2°) Le conseil régional et la politique éducative

La sensibilisation des jeunes de 16 à 25 ans aux stéréotypes de genre, aux représentations sociales homophobes, sexistes, insultantes et discriminantes est un enjeu central pour Europe Ecologie qui place les questions d’environnement favorable au premier plan de ses orientationspolitiques On ne peut pas plaider d’un côté pour la biodiversité sans œuvrer en même temps pour des formes d’information et d’éducation ouvertes à la diversité, à la pluralité et au métissage des orientations sexuelles et à celles des amours diverses au sein des couples et des formes de vie familiale, culturelle et sociale

Des programmes d’information seront établis sur les projets soutenus par le CR vis-à-vis des jeunes lycéens, en lien avec les responsables des deux rectorats de Lyon et de Grenoble, les jeunes apprentis, les mouvements d’éducation populaire, sans omettre les actions en milieu étudiant. La région sera particulièrement attentive à ne plus apporter de soutien financier à des associations sportives et culturelles dont les propos seraient discriminants, stigmatisants ou appelant à la violence contre les personnes LGBT.

Le conseil et ses élus veilleront à poursuivre, amplifier les avancées acquises en lien avec les associations LGBT, mais aussi avec des chercheurs universitaires qui pourront participer dans les Universités au sein notamment de la formation en IUFM dans le cadre des conventions d’objectifs CR /universités, enseignement supérieur, et formations sanitaires et sociales

3°) Les élus (es) du CR et la politique sociale

Le conseil régional compte mener des politiques sociales en direction des jeunes de 16 à 30 ans les plus concernés par les questions de construction identitaire qui sont en lien avec les questions d’intégration sociale, en particulier dans les situations de décrochage scolaire, d’apprentissage et de vie étudiante.

Il s’agit de renforcer les situations de prévention de crises, en soutenant des aides juridiques, voire des dispositifs (comme les bourses aux études) pour éviter des situations d’errance, le tout en lien avec des travailleurs sociaux spécialement formés et sensibilisés aux situations de médiation familiale et sociale.

Un travail de recensement de tous les facteurs de vulnérabilité spécifiques à ces jeunes populations sera conduit avec l’ensemble des acteurs oeuvrant dans ce champ. Une attention forte sera portée en direction des agents des formations sanitaires, sociales et éducatives pour qu’ils et elles soient en capacité de détecter et de soutenir des situations à risque et surtout de contribuer à les prévenir. Dans le cadre des accords de coopération décentralisée avec les pays en voie de développement, nous étudierons des formes de conditionnalité dans la mise en place et le développement des partenariats. Europe Ecologie maintiendra sa vigilance en la matière et, bien sûr, sur le fait que l’ensemble des droits humains doivent être inclus dans ces formes de conditionnalité des aides, donc les droits des personnes LGBT.

Nous aurons aussi le souci d’une meilleure intégration des jeunes étrangers venant chercher dans notre pays protection et asile pour fuir les régimes politiques ou culturels menaçant leur identité de genre.

4 et 5 °) Les élus (es) du Conseil régional et le soutien aux initiatives des associations LGBT et de lutte contre le sida

Les soutiens mis en place par la législature précédente seront amplifiés sous forme de subventions bisannuelles, renouvelables, de façon à consolider de manière pérenne les actions de terrain menées par les associations qui œuvrent dans des milieux en dehors des normes sociales habituelles, ce qui suppose que leurs modes et méthodes d’implication, de soutien aux personnes et d’intervention dans le champ de la sexualité et de l’intimité des personnes concernées afin qu’elles puissent bénéficier pleinement des actions de santé publique et d’environnements plus favorables et durables Il serait souhaitable qu’une plate- forme à dimension régionale puisse fédérer et couvrir l’ensemble des huit départements de façon à équilibrer de manière plus équitable les territoires les moins fournis et de s’appuyer sur des associations déjà existantes sur l’ensemble de la région (comme le SNEG, les associations régionales de lutte contre le sida (Aides), le CRIPS et LGBT).

Les associations à dimension régionale ont un rôle démocratique essentiel et Europe Ecologie souhaite que la diversité de la société puisse s’exprimer à travers des projets associatifs, dans des accords de convention d’objectifs clairement identifiés avec ceux portés dans leurs principes contre toutes les formes de diffamation.

Europe Ecologie, constate et déplore le désengagement de l’Etat, par rapport à la question du Sida, au regard du nombre de nouvelles contaminations en milieu jeunes gay, et parmi les populations les plus démunies et les plus précaires.

Les programmes de santé sexuelle et de politique de diminution des risques sexuels doivent trouver des vecteurs contemporains, pragmatiques, pratiques fondés sur une éthique partagée pour inclure les questions d’intimité et d’activité sexuelle, quelles que soient leurs formes et leur diversité.

Avec les associations les plus proches de ces thématiques, nous nous engageons non seulement à lutter contre la propagation du virus ( actions de prévention et d’éducation à la santé pertinentes), mais également à lutter contre la viralité sociale qui porte préjudice à celles et ceux qui en seraient les porteurs ( cumul des facteurs de vulnérabilité).

Il convient de poursuivre et de mettre en exergue et en situation dans les pratiques sanitaires, sociales éducatives dont le CR a les compétences une responsabilité partagée et actualisée pour renforcer des environnements plus favorables et donc plus durables, en incluant cette pathologie du VIH/ sida qui a su ouvrir la voie, par sa créativité et sa capacité d’innovation, à une véritable prise en compte d’actions politiques de Santé Publique en oeuvrant constamment avec et non pas pour les personnes et les milieux concernés.

Il est évident pour nous que LGBT et d’autres acteurs de lutte contre le sida l doivent être des acteurs associés et partenaires du maintien de ces luttes qui sont loin d’être terminées hélas.

6°) les élues du CR et les droits des personnes LGBT

Il faudrait d’abord arriver à inclure dans la culture de la langue ce néologisme de façon à pouvoir nommer les questions de l’homosexualité masculine et féminine, de la bisexualité et de la transsexualité, sans se référer constamment à des néologismes anglo-saxons, qui restent réservés à une élite intellectuelle et culturelle.

Des associations d’accueil et de soutien social, sportives, culturelles et militantes lesbiennes, gaies, bi et trans proposent régulièrement des manifestations importantes. Ces événements témoignent d’une vivacité du tissu associatif LGBT, que nous soutiendrons en terme financier.

Nous accueillons d’une manière très favorable cette volonté de coopération du monde associatif avec les pouvoirs publics et l’encouragerons, car nous considérons qu’elle évitera ainsi l’écueil d’un repli identitaire et communautaire.


Réponses de Myriam COMBET

(extraits de l’argumentaire élaborée par notre commission interne LGBTI à l’occasion des élections régionales) Nous considérons que les régions ont une responsabilité particulière pour la mise en œuvre de politiques égalitaires et non discriminatoires à leur échelle. Si le combat pour l’égalité des droits entre homos/hétéros et contre la transphobie nécessite une évolution des droits à l’échelle nationale, les régions ont un rôle à jouer dès maintenant. A ce titre, la lutte contre les discriminations racistes, sexistes, homophobes, lesbophobes et transphobes entre agent-e-s et vis-à-vis des usagèr-e-s est une priorité pour les candidat-e-s du NPA : il faut sensibiliser et former les personnels de la région. Ces formations doivent être accessibles à tous et toutes, sur le temps de travail. Nous proposerons d’associer les structures militantes LGBT et les syndicats à ce travail. Enfin, il faut également mettre en place des dispositifs de médiation en cas de situation discriminatoires et d’alerte en coordination avec les associations LGBTI de lutte contre les discriminations. Garantir l’égalité de traitement pour tou-te-s les agents publics est pour nous un axe très important. Cela implique pour le conseil régional d’agir de manière non discriminatoire, en garantissant notamment les mêmes droits pour tous les couples, quelle que soit leur situation, mais aussi pour les célibataires. Et donc l’intégration statutaire immédiate de tous les employés non titulaires, personnels TOS comme agents des conseils régionaux.

Nous souhaitons impulser des interventions, en partenariat avec les associations, dans les lycées et les CFA, pour contribuer à sensibiliser les élèves et les apprentis au respect de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre et à la lutte contre les discriminations

Nous défendons une plus grande implication des régions dans la lutte contre toutes les discriminations racistes et sexistes, homophobes et transphobes. Il est très important de conduire ces actions en lien avec les jeunes, les organisations syndicales et les enseignants, par la mise en œuvre de campagnes et d’actions spécifiques dans les établissements.

Pour nous, cela implique le soutien et le développement des actions de sensibilisation menées par les associations locales. Trop souvent, les chefs d’établissements ont le dernier mot sur cette question : nous nous battons pour que tous les établissements soient ouverts aux interventions associatives ou publiques de lutte contre les discriminations.

Ce travail d’éducation et de formation nécessite d’interroger les représentations et les stéréotypes, d’informer les jeunes en questionnement sur leur identité, de mener des actions collectives au sein des établissements scolaires, et plus largement sur les lieux de travail et de vie. Il convient aussi de former les personnels éducatifs et de dégager les moyens pour le faire.

Plus largement, nous soutenons la création de structures d’accueil, d’écoute, d’assistance des victimes de LGBTI-phobie, notamment pour les jeunes, avec un financement public, incluant la participation des associations LGBTI.

En effet, les associations LGBT sont régulièrement confrontées à des situations d’urgence de jeunes LGBT en errance sociale après avoir été mis à la porte par leurs familles, ou à des situations de demandes d’aide sociale émanant de candidats à l’asile LGBT en instance d’expulsions du territoire français. Face à ces situations, les réponses institutionnelles sont souvent insuffisantes.

Les politiques de casse du service public menées depuis plus de 25 ans, ainsi que le développement massif des emplois précaires et sous payés renforcent la dépendance vis-à-vis de la famille, au détriment des solidarités collectives. Or la famille demeure dans certains cas un lieu défavorable à l’affirmation de son orientation sexuelle ou de son genre. Lorsque leur entourage n’accepte pas leur identité et/ou leur sexualité, les individu-e-s sont contraint-e-s soit à l’invisibilité dans la sphère familiale, soit, rejeté-e-s au dehors, à des situations de précarité parfois dramatiques. La famille est trop souvent un lieu de violences physiques et/ou verbales pour les femmes, les jeunes et les personnes LGBTI.

Plutôt que de financer des grandes entreprises qui font des bénéfices et licencient, nous considérons que les régions ont un rôle à jouer pour garantir l’autonomie des personnes. Ainsi nous réclamons le développement d’appartements d’accueil pris en charge par la région pour permettre à des jeunes en rupture de trouver un point de chute temporaire et une politique de mise en place de logements d’accueil pour les femmes et les personnes LGBTI qui le demandent ainsi que la création d’appartements thérapeutiques pour un véritable droit à la suspension de peine pour raisons médicales. Selon nous, le droit à disposer de son existence, c’est avoir la possibilité de s’assumer en dehors du cadre familial. Cette revendication est cohérente avec nos combats plus globaux pour :

- Le droit au logement et la réquisition des logements vides
- Une allocation d’autonomie pour les jeunes
- La gratuité et le développement des transports publics
- Le droit à une protection sociale et un accès à la santé libre et gratuit.

Nous sommes tout à fait favorables au soutien par le conseil régional des initiatives associatives LGBT. Les régions s’impliquer fortement, en finançant les projets et les structures associatives et en mettant à disposition leurs locaux et en soutenant leurs initiatives.

Pour nous, le rôle des élu-e-s du NPA est d’être les porte-voix au sein des instances électives des mouvements sociaux et des luttes. Nous serons donc pleinement disponibles pour rencontrer les associations et relayer les revendications d’égalité des droits, de lutte contre la LGBT-phobie... Mais nous nous battrons également pour favoriser l’implication des associations dans l’élaboration des politiques régionales.

Dans le domaine de la lutte contre le VIH-sida, nous nous battons pour que les régions soient des relais de campagnes de prévention non moralistes et pour assurer la mise à disposition des moyens de prévention dans tous les établissements scolaires.

Plus largement, face aux attaques de la droite au pouvoir contre le système de santé, il faut opposer une logique de service public et de gratuité. Jusqu’à présent, l’action des associations de lutte contre le sida a permis de garantir l’accès au soin des personnes séropositives. Or, avec la mise en place des Agences Régionales de Santé, la réorganisation des services hospitaliers, les coupes sombres dans les budgets et les postes, la situation s’aggrave. Nous serons en première ligne de la lutte contre ces politiques qui sacrifient la santé du plus grand nombre, au nom des choix économiques et politiques d’un gouvernement toujours plus favorables aux grandes entreprises et aux actionnaires.

La baisse des crédits du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme mondial mobilise les associations de lutte contre le sida en France (Act Up-Paris, AIDES, Avocats pour la santé dans le monde, Coalition PLUS, Positive Génération, Sidaction, Solidarité Sida). Alors que l’accès universel aux traitements dans les pays les plus pauvres devient une nécessité, les opportunités d’action et les engagements politiques sont essentiels à la campagne de lutte contre le sida dans le monde.

Agir contre le sida à l’échelle internationale implique également de remettre en cause les choix économiques ultra-libéraux, et de s’attaquer au monopole des entreprises pharmaceutiques sur les brevets. Le conseil régional sera pour nous un moyen de relayer ces combats, en lien avec les associations, et de les inscrire à l’ordre du jour de toutes les rencontres et initiatives organisées avec des pays du Sud.

Dans de nombreux pays du monde, les droits des personnes lesbiennes, gaies, bi et trans sont bafoués. L’homophobie s’y traduit trop souvent par des persécutions, de la part de l’État, des forces de l’ordre ou bien de groupes armés.

En cohérence avec notre combat pour la régularisation de tou-te-s les sans papiers, et le droit d’asile pour les personnes LGBTI persécuté-e-s et/ou violenté-e-s dans leur pays, nous serons des porte-parole inlassable de ces situations dramatiques. Pour nous, être internationaliste c’est penser le soutien avec ceux et celles qui luttent dans leurs pays, mais c’est aussi combattre les politiques impérialistes de nos États, qui maintiennent une partie de l’humanité dans la pauvreté et la misère et soutiennent les pires dictatures quand leurs intérêts sont en jeu. Lutter contre la LGBTI-phobie et construire une véritable solidarité internationale demandent de prendre en compte les situations locales. Il ne s’agit pas d’imposer un modèle d’émancipation « occidental », mais de soutenir les formes de luttes et d’affirmation dans leur diversité. Être internationaliste c’est exiger la liberté de circulation des personnes et lutter contre les politiques racistes d’immigration et d’asile dont le durcissement démagogique privent les LGBTI d’un repli vital en cas de répression.

Revendications précises

8.1°)Apporterez-vous votre soutien aux couples de même sexe binationaux menacés de séparation forcée parce que non mariés ?

OUI

8.2°) Votre avis sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe ?

FAVORABLE

8.3°) Votre avis sur l’ouverture de l’adoption aux couples de même sexe ?

FAVORABLE

8.4°) Votre avis sur l’obligation actuelle pour les transsexuels d’être stérilisés et castrés préalablement à tout changement d’Etat-Civil, même si les personnes ne le souhaitent pas ?

Évidemment CONTRE

8.5°) Votre avis sur l’obligation de fait pour les personnes transsexuelles d’avoir un avis psychiatrique les reconnaissant "atteintes de transsexualisme" avant de pouvoir commencer un traitement hormonal ?

CONTRE

8.6°) Votre avis sur l’ajout d’un 19ème critère dans la loi n° 2004-1486 (du 30 décembre 2004) concernant les discriminations liées à l’identité de genre ?

FAVORABLE

8.7°) Votre avis sur un contrat d’union Civil spécifique aux couples de même sexe ?

Pas besoin d’un contrat spécifique, l’enjeu est d’obtenir une égalité de traitement pour tous les couples, qu’ils soient homosexuels ou hétérosexuels

8.8°) Votre avis sur l’accès à la P.M.A (insémination artificielle avec donneurs, gestation pour autrui et personnes LGBT)

FAVORABLE


Réponses d’AZOUZ BEGAG

Lesbian and Gay Pride de Lyon ; Ligue des Droits de l’Homme, fédération du Rhône ; Forum Gay et Lesbien de Lyon ; ARIS ; Chrysalide ; AIDES ;Association des Parents Gays et Lesbiens Rhône- Alpes ; David et Jonathan Rhône-Alpes ; Les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence - Couvent des Chênaies ; Ecrans Mixtes ;

En préambule à la réponse, il faut préciser que Monsieur Azouz Bagag, Tête de liste régionale de « Rhône-Alpes Démocrate » a signé la Charte Éthique CENTR’EGAUX pour les élections régionales 2010, disponible à l’adresse suivante http://www.centregaux.org/article.php ?sid=419

Cette charte répond à l’essentiel de vos questions et va au-delà sur certains points. Par ailleurs, Azouz Bebag a proposé la création d’un Vice-Président de région « Égalité des chances » en charge notamment de la lutte contre les discriminations. Plus précisément, voici quelques éléments de réponse.

- Les questions du paragraphe I. Les réponses sont fournies dans les points 1 et 3 de la charte.
- Les questions du paragraphe II. Les réponses sont fournies aux points 2, 3 et 4 de la charte.
- Les questions du paragraphe III. Les réponses sont fournies au point 3 de la charte et par la création du VP « Égalité des chances ».

- Les questions du paragraphe IV. Les réponses sont fournies au point 5 de la charte.
- Les questions du paragraphe V. Le Président sera représenté.
- Les questions du paragraphe VI. Les réponses sont fournies au point 6 de la charte.
- Les questions du paragraphe VII. Les réponses sont indirectement fournies au point 5 de la charte.

Quant aux revendications LGBT, des réponses sont fournies dans le « Projet Humaniste » du Modem (page 34) :
- "Toute union, légalement reconnue, quelque que soit sa composition, doit être assurée de bénéficier de droits et de devoirs égaux ..."
- "La signature d’un Pacs devrait pouvoir se faire en Mairie ... "
- "L’homoparentalité est déjà une réalité ... , La parentalité et l’adoption doivent être facilitées ... "

Pour les questions non explicitement abordées, elles feront l’objet d’un débat et le Modem et la liste « Rhône-Alpes Démocrate » resteront par principe à l’écoute des associations.

Pour Azouz Begag, Hervé Morel

A l’occasion des élections régionales 2010, CENTR’ÉGAUX publie sa Charte Éthique soumise à signature des têtes de liste du MoDem.

Cette Charte regroupe six engagements :

1. Actions de prévention, d’éducation et de formation des personnels du Conseil Régional pour une lutte efficace contre les toutes discriminations, quelles qu’elles soient. En conséquence,
- les salarié(e)s du Conseil Régional pacsé(e)s bénéficieront donc des mêmes droits que les salarié(e)s marié(e)s.
- les contrats de prestations extérieures contiendront une garantie contraignant ces entreprises à lutter contre toutes les discriminations (incluant explicitement les LGBT-phobies).

2. Soutien aux projets et initiatives contribuant à la lutte contre les discriminations dans les lycées. Ces projets et initiatives devront être clairs et structurés avec les acteurs associatifs et l’Éducation nationale, que ces projets soient destinés à ses salariés ou aux élèves.

3. Création d’un office régional pour l’égalité et la lutte contre les discriminations, dont les missions principales seraient :

- d’accueillir, d’écouter et de soutenir les victimes de discrimination, d’insulte ou de violence notamment au sexisme, au racisme et à l’homophobie,
- de conseiller et d’orienter les victimes vers les structures adéquates (HALDE, associations, syndicats...), d’offrir des permanences juridiques gratuites sur des problématiques précises (accès aux soins, femmes enceintes, liberté de culte, agressions homophobes),
- de sensibiliser les élèves des lycées et les groupes de population aux attitudes discriminatoires et à l’importance de l’égalité et du respect des différences

4. Soutien aux projets et initiatives contribuant à une insertion (réinsertion) efficace et durable des jeunes LGBT en situation d’urgence.

5. Soutien aux actions et initiatives des associations par voie de subvention et de contrats pluriannuels pour assurer la pérennité des actions menées.

6. Lutte contre les Infections Sexuellement Transmissibles, et tout particulièrement le SIDA, en mettant en oeuvre tous les moyens disponibles relevant des prérogatives du Conseil Régional pour une prévention adaptée, notamment chez les jeunes, et pour la mise en oeuvre de toutes les initiatives visant à réduire les risques de désocialisation (perte d’emploi, de logement, ...) des personnes séropositives et malades.


Réponses d’Elisa MARTIN

Avant toute chose, les candidats de la liste « Ensemble pour des régions à gauche solidaires, écologistes et citoyennes » du Front de gauche et ses partenaires, tiennent à féliciter et à remercier les associations, les militants et les bénévoles pour la réalisation de ce questionnaire. Il participe du débat démocratique tellement nécessaire dans cette période (et bien trop souvent tronqué) et de la compréhension par les électrices et électeurs des enjeux autour des discriminations et des propositions et réflexions des candidat-e-s.

I°) Le/ la président-e et votre politique de Ressources Humaines

Le service public doit être le garant de l’égalité et du respect des droits. A l’évidence, l’employeur doit non seulement être exemplaire dans ses politiques, dans ses orientations, mais aussi celui qui impulse des actions nouvelles de non-discrimination à l’égard des agents LGBT. Le/la Président-e du Conseil régional doit prendre toutes les initiatives possibles contre toutes les discriminations et cela doit devenir une des références de la politique régionale. Chacune des discriminations, que ce soit celle liée à l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, ou celle liée au racisme, trouve son origine dans les mêmes mécanismes de rejet de l’autre dans sa différence. Il s’agit donc de traiter l’ensemble des discriminations. On ne peut pas oeuvrer à l’émancipation humaine, valeur à laquelle les candidats du Front de gauche et ses partenaires sont très attachés, si on ne traite pas l’ensemble des discriminations. Cela passe donc par une politique globale, qui ensuite, nécessite d’être déclinée : les réponses à chacune des discriminations ne sont évidemment pas les mêmes, elles nécessitent un traitement spécifique. Il est du devoir du/de la Président-e et de son équipe de s’engager dans cette démarche, de rappeler cette exigence de non-discrimination, dans les discours, dans les actes, de s’associer à différentes initiatives.

Nous proposons d’ailleurs la création d’une vice-présidence pour l’égalité et contre les discriminations, avec les moyens humains et financiers afférents bien évidemment. Nous considérons de plus que les agents du service public constituent un atout formidable, un vecteur majeur contribuant à la lutte contre toutes les formes de discrimination. Leur formation est donc dans ce cadre essentielle.

C’est pourquoi, nous proposons d’agir auprès du CNFPT et des centres de gestion pour que des modules de formation soient mis en place permettant en outre de sensibiliser les agents sur les questions de discriminations au sein de la collectivité ET à l’égard de l’usager. Ces formations doivent être régulières, financées par l’institution et effectuées durant le temps de travail. On réussira à vaincre les discriminations en interne et en externe en formant toutes les catégories, mais une attention particulière doit être portée à l’égard des personnels d’accueil des publics ou agissant dans des domaines particuliers (ressources humaines, santé...). Les comportements homophobes, lesbophobes et transphobes sur le lieu de travail sont vécus très souvent de façon sournoise, voire violente, et doivent être sanctionnés par la hiérarchie ; l’agent victime doit impérativement et rapidement être protégé. Nous proposons également que les instances paritaires (notamment le CHSCT) soient saisies dans ce cas précis.

De plus, nous entendons développer l’information des agents du service public sur les discriminations liées à l’orientation sexuelle en s’appuyant sur les savoir-faire des associations LGBT.

Ne négligeons pas de plus la question du harcèlement d’agents LGBT.

Agir auprès des agents, c’est également impliquer et associer les organisations syndicales et les OSCAR (œuvres sociales et culturelles des agents de la Région Rhône-Alpes) dans la lutte contre toutes les discriminations. Une attention toute particulière doit être également à l’œuvre en faveur des personnels transsexuels ou transgenres, quand il y en a dans l’administration régionale (comme celle de l’Etat, du département, de l’intercommunalité ou d’une municipalité). On sait en effet que ces personnes sont particulièrement exposées aux remarques et pratiques discriminantes et transphobes, il s’agit donc pour le moins d’assurer un soutien plein et entier de la part de l’administration et de l’équipe régionale.

Faire vivre l’égalité exige l’attribution des mêmes aides sociales ou familiales aux couples mariés, pacsés ou en concubinage. Les LGBT doivent avoir les mêmes droits que les couples hétérosexuels qu’il s’agisse des congés lors de la naissance d’un enfant, de l’accès à une crèche collective pour un enfant d’un couple en concubinage ou pacsé, du versement de primes lié au statut de pacsé à l’égal de ce qui existe pour le mariage, du logement de fonction quand l’agent y a droit...

Si des pratiques discriminantes sont avérées dans telles ou telles collectivités, l’élu-e régionale doit être aux côtés (et nous les serons) des associations et, si besoin, intervenir auprès de la HALDE, voire de la justice. La lutte et la belle victoire de l’association « HOMOBUS » à Paris sur la question des congés des personnels de la RATP, est un exemple à suivre. Dans d’autres entreprises, organisations syndicales et associations LGBT spécifiques aux salariés ont également avancé dans cette voie de l’égalité. Notons que la Droite, UMP et consorts, et le gouvernement s’y refusent, comme en témoigne le rejet au Sénat de la proposition de loi améliorant le PACS présentée par Nicole BORVO, président du groupe « CRC-PG ». Se donner des régions vraiment à gauche, c’est précisément décider d’aller dans ce sens-là. Voilà un des objectifs majeurs des candidates et candidats du Front de gauche.

II°) Le/la Président-e et la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie. III°) Le/la Président-e et la lutte contre les discriminations IV) Le/la Président-e et les associations Lesbiennes, Gaies, bi et Trans. V) Le/la Président-e et la marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

Impulser et mettre en œuvre des actions de lutte contre les discriminations : ces deux aspects ne peuvent aller l’un sans l’autre. Et, il y a urgence ! Le respect de l’autre dans sa différence doit être au cœur des pratiques éducatives, au niveau de la vie scolaire mais aussi des contenus d’enseignement, compte tenu de cette période si « particulière » de l’adolescence durant laquelle le garçon ou la fille se construit.

C’est tout un travail inédit à proposer et à élaborer, conjuguant la volonté politique des élu-e-s, leurs efforts et ceux des associations LGBT, des organisations syndicales des enseignants, des personnels, notamment de santé et sociaux, le rôle particulier des conseillers d’orientation, des parents, des élèves, apprentis, étudiants et de leurs syndicats.

Des campagnes de sensibilisation sont indispensables et doivent s’amplifier pour gagner en qualité, en efficacité. Il faut vraiment aller plus loin. Il faut créer autour de chaque structure scolaire des espaces de parole, d’informations, de débats et aussi de confidentialité pour éviter tout à priori ou tout repli des jeunes sur eux-mêmes. Des outils juridiques et administratifs doivent permettre à chaque élève ou apprenti-e d’accéder à des garanties réglementaires.

Ce qui suppose la création des délégations - en quelque sorte des observatoires sur le terrain (à l’école et dans la société) regroupant des représentants des associations concernées, des personnels et directeurs d’établissements, des élus. A cet égard prenons bien conscience de la nécessité d’efforts bien plus conséquents selon les villes ou les quartiers. Il y a des retards à rattraper. Donc tout doit être entrepris pour contrer les stéréotypes et les préjugés qui sont à l’origine des discriminations, dès le plus jeune âge. Des expositions, des interventions en milieu scolaire d’associations spécialisées sont des moyens efficaces pour faire passer le message d’égalité, de respect de l’autre, quel qu’il soit. Là aussi, les associations, les fédérations d’éducation populaire, les fédérations sportives, le service public de l’emploi, le CRIJ... sont autant de partenaires qui doivent être soutenus plus fortement par la Région dans leurs actions de sensibilisation à la diversité des orientations sexuelles et des identités de genre.

Concernant tout particulièrement les lycéens et les apprentis, il faut renforcer le soutien régional aux structures qui puissent répondre aux angoisses ou aux questions des jeunes LGBT ; elles ne sont malheureusement pas assez nombreuses ou sont contraintes (notamment budgétairement) d’agir auprès d’un public résidant dans de grandes villes. Cela peut passer également par des lignes téléphoniques, plus anonymes qu’un face-à-face, mais aussi des permanences « décentralisées » sur le terrain, l’embauche de correspondant-e-s dans les quartiers, les lycées. Nous le redisons, nous ne pouvons plus tolérer qu’une jeune personne souffre sans qu’on lui offre une main, une oreille, un regard, d’abord pour qu’elle ne se sente plus isolée, rejetée.

Et nous engagerons des moyens matériels conséquents, inédits, pour qu’enfin ces personnes puissent souffler et reprendre goût à la vie. Nous prévoyons notamment d’augmenter de façon conséquente le nombre de places en hébergement d’urgence en Rhône-Alpes pour tous les publics concernés. En ce qui concerne les jeunes LGBT, ils soufrent souvent en premier lieu au sein même de leur propre famille. Un travail de prévention doit aussi de fait s’adresser aux parents, avec le concours des associations qui les représentent et des établissements scolaires.

Il nous paraît également important de renforcer la délégation à la lutte contre les discriminations au sein de l’exécutif régional : cela exige, nous le redisons, la création d’une Vice-présidence en charge de la diversité et de l’égalité, avec les moyens humains et financiers en conséquence. Sa mission consistera entre autres à travailler dans le cadre de commissions spécifiques avec les associations LGBT, à l’élaboration et la mise en œuvre de toute une panoplie d’activités, d’initiatives (évoquées ci-dessus et ci-dessous) contribuant à l’épanouissement de chacun, de chacune, à la connaissance de l’autre et aux progrès de la société.

Nous proposons la création d’un observatoire régional auquel les associations LGBT seront conviées. En effet, nous considérons que les associations LGBT font un travail exceptionnel ; qu’elles aient un rayonnement national ou local, il importe de les soutenir financièrement, par des subventions pour leur projet, ou par une mise à disposition de locaux. Ces associations constituent également un lien social dans la région, le département ou la ville et pour les habitants, elles doivent donc pouvoir bénéficier de subventions, d’accès aux services régionaux, au même titre que n’importe quelle association. Il faudrait d’ailleurs également renforcer les liens entre les associations de différente nature mais qui œuvrent chacune pour un mieux-vivre ensemble. De même, les associations LGBT doivent bien évidemment être associées aux différents événements régionaux, et réciproquement, le/la Président-e ou ses représentants se doivent d’assister aux manifestations que les associations LGBT organisent. Cela participe à la reconnaissance du travail de ses associations, et c’est ainsi que l’on avancera sur ces questions.

Nous soutenons la reconnaissance officielle de la date du 17 mai comme journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, cette date correspondant à la suppression de l’homosexualité de la liste des maladies mentales de la Classification internationale des maladies publiée par l’Organisation mondiale de la santé, à savoir le 17 mai 1990. En outre, nous nous engageons à co-élaborer avec les associations LGBT une campagne de communication autour de cette date. Cela va de soi, mais encore s’agit-il de le dire, la lutte contre les « LGBT-phobies » sont est un des combat combats qui ne peut peuvent se résumer à une journée, mais bien chaque jour, durant tout le mandat régional.

Comme nous le faisons depuis des années, nous continuerons de participer régulièrement à la Marche des fiertés. De la même façon, nous soutiendrons et serons aux côtés des bénévoles mobilisés pour la réussite de la « quinzaine des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans ».

VI) Le/la Président-e et la santé Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans. VII°) Le Président-e et la solidarité internationale

Il y a, à l’évidence, un manque flagrant de moyens, notamment financiers et humains, dont nous souffrons pour combattre le SIDA, terrible maladie, ses douloureuses conséquences, ses abominables ravages. Il est inadmissible que l’Etat se désengage de plus en plus de ses responsabilités. Moins d’infirmières dans les hôpitaux publics, avec des cadences de travail de plus en plus insupportables, pour ne citer que cet exemple, ne concourt vraiment pas à assurer aux malades des soins de qualité. C’est le service public hospitalier qui est aujourd’hui en danger, c’est la vie des citoyens qui l’est également. C’est pourquoi nous continuerons d’être mobilisés aux côtés des habitants, des associations pour que ce que nos « anciens » ont su construire au lendemain de la Libération non seulement ne disparaisse pas mais soit renforcé, humainement, financièrement et... démocratiquement ! Les collectivités territoriales et les initiatives privées sont de plus en plus sollicitées pour compenser les carences de l’Etat. Il est donc indispensable de continuer à dénoncer, à combattre les choix néfastes de l’État et de ceux qui le dirigent ; mais il est aussi nécessaire de protester vivement contre ces nouveaux transferts de charges sur les collectivités. Car c’est le principe d’égalité républicaine qui est remis en cause : il est inadmissible par exemple qu’un séropositif habitant dans une région dont les moyens budgétaires sont faibles ne dispose pas des mêmes droits ou soutiens qu’un séropositif résidant dans une région plus « riche ».

N’oublions jamais que ce sont d’abord et avant tout des centaines de milliers de vies qui sont en jeu ! Nous soutiendrons donc les opérations de prévention, à commencer par les lycées mais plus largement, et en coopération avec les départements et communes.

Sachons créer sur des questions comme la prise en charge sociale des malades, leur retour à l’emploi, une sorte « d’inter-territorialité », où chacune à leur niveau (local, départemental, régional) les collectivités s’engageront à travailler ensemble dans l’intérêt des malades, et contre la maladie dans tous les domaines où il faut la combattre. Un dernier mot à cet égard. Le SIDA est générateur d’inégalités. Ce sont les plus pauvres et les plus discriminés - femmes et hommes - qu’il frappe d’abord, et le plus douloureusement.

Là encore, élu-e-s, services sociaux, associations ont beaucoup à faire. Nous avons la volonté d’y contribuer au mieux. A la baisse des crédits du Fonds mondial de lutte contre le sida, s’ajoute les maigres moyens de l’Etat consacrés à la lutte contre la tuberculose et le paludisme mondial. Nous sommes scandalisés par l’attitude de grands groupes pharmaceutiques qui soit se désengagent de la recherche contre ses maladies, soit se jettent comme « des morts de faim » sur les projets lorsque la rentabilité du médicament dépasse les 15 à 20% ! Alors que l’accès universel aux traitements dans les pays les plus pauvres devient une nécessité, les opportunités d’action et les engagements politiques sont essentiels à la campagne de lutte contre le sida dans le monde.

Concernant l’élargissement de la carte M’RA à une offre de soins, de santé et de prévention, si nous en partageons l’esprit, cela ne doit cependant pas suppléer aux carences de l’Etat. Il s’agit d’une question complexe qui mérite à l’évidence d’en mesurer et approfondir le coût et l’efficacité.

Lutter contre les inégalités, c’est aussi apporter des réponses aux personnes qui en souffrent et qui sont une proie plus facile encore pour la maladie. Cette situation est particulièrement alarmante en Afrique subsaharienne et de façon générale dans les pays les plus pauvres. Avec la prévention comme cela est souligné dans le questionnaire, la collectivité territoriale peut efficacement travailler dans ces domaines.

Missions sur le terrain, mise en œuvre de programmes élaborés avec les autorités et associations locales, concertations interrégionales pour éviter que tout le monde fasse la même chose au même endroit et donner une efficacité plus grande, plus généreuse à ce type de coopération...Voilà quelques principes qui doivent vite entrer dans la réalité.

 

VIII°) Le/la Président-e et les revendications des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ?

8.1°) Apporterez-vous votre soutien aux couples de même sexe binationaux menacés de séparation forcée parce que non mariés ?

OUI

8.2°) Votre avis sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe ?

FAVORABLE, des élus et candidats du front de gauche l’organisant

8.3°) Votre avis sur l’ouverture de l’adoption aux couples de même sexe ?

FAVORABLE

8.4°) Votre avis sur l’obligation actuelle pour les transsexuels d’être stérilisés et castrés préalablement à tout changement d’Etat-Civil, même si les personnes ne le souhaitent pas ?

FERMEMENT OPPOSE

8.5°) Votre avis sur l’obligation de fait pour les personnes transsexuelles d’avoir un avis psychiatrique les reconnaissant "atteintes de transsexualisme" avant de pouvoir commencer un traitement hormonal ?

OPPOSE FERMEMENT

8.6°) Votre avis sur l’ajout d’un 19ème critère dans la loi n° 2004-1486 (du 30 décembre 2004) concernant les discriminations liées à l’identité de genre ?

FAVORABLE

8.7°) Votre avis sur un contrat d’union Civil spécifique aux couples de même sexe ? Difficile de répondre, car la question est celle du contenu de ce contrat qui doit s’inscrire dans la logique d’égalité (comme nous l’avons évoqué dans nos réponses aux questions précédentes)

8.8°) Votre avis sur l’accès à la P.M.A (insémination artificielle avec donneurs, gestation pour autrui et personnes LGBT)

FAVORABLE

jeudi, 11 mars 2010

Zoom sur Jean Jack QUEYRANNE et Elisa MARTIN

Jean Jack Queyranne et Elisa Martin, candidat-e-s aux élections régionales, s’engagent contre les discriminations qui pèsent sur les lesbiennes, les gays, les bis et les trans (LGBT). Ils proposent en particulier la création, dans chaque région, d’une mission de lutte contre les discriminations et d'un Observatoire des discriminations.

Cette mission travaillera en lien avec la Halde, qui n’a malheureusement pas les moyens d’agir dans les régions. Elle s’appuyera sur les associations qui agissent pour la défense des droits des personnes LGBT.

Ces deux candidat-e-s proposent également des campagnes d'affichage contre les violences homophobes et transphobes et continueront de soutenir les projets et les actions des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

Pour les revendications nationales, ces deux candidat-e-s sont pour:

  • l'ouverture du mariage aux couples de même sexe,
  • la procréation médicalement assisté,
  • l'adoption pour les couples de même sexe,
  • la dépsychiatrisation des trans,
  • la reconnaissance dans la loi des discriminations liées à l'identité de genre.

Jean Jack QUEYRANNE souhaite créer une « hotline » permettant à tout jeune de s’informer sur sa santé, sur sa sécurité et face à toute situation de détresse et de discrimination. Il souhaite également la création d'un Centre régional de la santé et du bien-être, qui regroupera : une maison de santé, une maison médicale de garde, un espace de prévention et d’accueil et un lieu dédié aux associations. Il s'engage à développer  des maisons départementales sur le même modèle.

Jean Jack QUEYRANNE veut mettre en place un « Pass Contraception », ouvrant droit gratuitement à une consultation médicale, à des examens et à la prescription d’un contraceptif. Cet accompagnement se fera sous le contrôle d’un médecin ou d’une infirmière scolaire dans les lycées ou établissements de formation relevant de la Région et en associant les élèves des établissements sanitaires et sociaux et les associations spécialisées.

Elisa MARTIN propose par ailleurs la création d’une vice-présidence pour l’égalité et contre les discriminations, avec les moyens humains et financiers afférents bien évidemment.

Elisa MARTIN est également favorable à l'élargissement de la carte M’RA à une offre de soins, de santé et de prévention.

Pour finir, de tous les candidats, Jean Jack QUEYRANNE et Elisa MARTIN sont les seul-e-s à être favorable aux congés parentaux pour les familles homoparentales lors de la naissance d’un enfant. Ainsi ces deux candidat-e-s veulent mener une consultation avec les organismes paritaires compétents pour que des congés parentaux aux partenaires des femmes venant d’accoucher et des hommes venant de reconnaître un enfant (autorisation exceptionnelle d’absence de quatorze jours en application de l’art. 59 al. 3 de la loi 84-5) puissent être envisagés.

Même si le projet de réforme des collectivités territoriales met en danger la capacité d’action des conseils régionaux dans ces domaines, les projets présentés par Jean Jack QUEYRANNE et Elisa MARTIN aux élections des 14 et 21 mars montrent que ces deux candidat-e-s veulent aller plus loin.

Face à eux, Françoise GROSSETETE ne propose rien. Pour elle « L’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux ». Elle a  délibérément tourné le dos à des questions importantes qui sont du ressort de la Région. Pour elle, les questions Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ne font pas partie de ses priorités. Les réponses aux questionnaires des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans démontrent la vacuité de son programme sur ces questions et le vide abyssal de son projet.

L’ouverture du mariage aux couples de même sexe et la reconnaissance de l’homoparentalité par l’ouverture de l’adoption aux couples de même sexe sont des projets soutenus uniquement par la Gauche plurielle. Ces propositions dépendent de réformes législatives que l’Assemblée nationale élue en 2007 n’est pas prête à adopter. La droite s’y oppose. Les responsabilités que la gauche plurielle exerce dans les collectivités territoriales dont elle a la charge peuvent lui permettre d’inventer d’autres instruments pour faire avancer l’égalité des droits et pour lutter contre les discriminations. Les élections régionales de 2010 seront l’occasion pour les élu-e-s de la Gauche plurielle de répondre à la politique mise en œuvre par la droite.

 

Les Régions peuvent se donner les moyens de lutter contre les discriminations. Jean Jack QUEYRANNE et Elisa MARTIN l'ont compris. Les projets régionaux de Jean Jack QUEYRANNE et Elisa MARTIN permettront de réduire les effets d’une politique gouvernementale fermée aux revendications des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

Je souhaite vraiment que Jean Jack QUEYRANNE arrive en tête le soir du 1er tour des élections régionales, ce dimanche 14 mars, que la liste menée par Elisa MARTIN puisse atteindre les 7% et que le Modem n'arrive pas à frôler les 5%.

Face à l'immobilisme de la Majorité Présidentielle, ne faisons pas prendre à Rhône-alpes un temps de retard

 


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mercredi, 10 mars 2010

Compte-Rendu du café politique du 23 février 2010

Merci à l’association Chrysalide pour ce compte-rendu.

Des associations LGBT de Lyon ont invité des représentants de chaque liste aux régionales des 14 et 21 mars 2010 à s’exprimer sur les questions LGBT. Voici un compte-rendu des propositions des candidats.

Etaient présents :
- Front de Gauche (FG) : Katia Philippe
- MoDem (MD) : Hervé Morel
- Parti Socialiste (PS) : Stéphane Gomez
- Europe Ecologie (EE) : Edith Oresta
- Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) : Catherine Faivre d’Arcier

Etaient absents :
- Front National
- Union de la Majorité Présidentielle

Le FN n’a pas donné d’explication au fait qu’il ne viendrait pas. L’UMP a fait savoir par communiqué de presse que "l’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux".

Les représentants des listes ont été interpellés sur 6 points :
- Quelle politique de lutte contre les discriminations au sein de la région ?
- Quelles actions de sensibilisation auprès des jeunes à l’homophobie et à la transphobie ?
- Comment aider les victimes de discriminations ?
- Quels soutiens aux associations LGBT ?
- Quels projet concernant la santé, et notamment le VIH ?
- Quelles positions sur des évolutions nationales telles le mariage homo, l’adoption, la stérilisation des trans, la dépsychiatrisation ?

1 - Quelle politique de lutte contre les discriminations au sein de la région ?

L’équipe sortante (PS) a déjà accordé les mêmes droits, notamment pour événements familiaux. Toutes les listes entendent les maintenir, à l’exception du MD, qui "a été gêné par cette question", considère que "prendre des mesures spécifiques pour les agents de la région n’est pas une bonne idée" et qu"il n’y a pas de discrimination au sein de la région".

Le FG entend également renforcer les stages de sensibilisation aux discriminations proposés aux agents de la région, pas assez fréquentés.

EE souhaite que le soutien aux associations et partenaires de la région cesse dès lors que ces entités ont des pratiques discriminatoires.

2 - Quelles actions de sensibilisation auprès des jeunes à l’homophobie et à la transphobie ?

Le PS, le FG et le NPA proposent des campagnes de sensibilisation.

Le PS souhaite sensibiliser les directeurs d’établissements scolaires (lycées et CFA).

Le FG souhaite aider les associations à obtenir un agrément ministériel leur permettant d’effectuer des interventions en milieu scolaire.

3 - Comment aider les victimes de discriminations ?

EE et FG proposent la mise en place d’un observatoire des discriminations. EE envisage des actions avec des acteurs de terrain.

FG et MD souhaitent la mise en place d’une vice-présidence de l’égalité des chances.

MD souhaite également des délégués de classe représetant la région, servant de relais. Dans le même esprit, il souhaite des relais entre la région et les associations. Cependant, MD rappelle que la première des discriminations, c’est de ne pas avoir d’emploi, et qu’il y a 500.000 personnes illettrées. Il s’agira donc de la priorité du MD.

FG souhaite que les conseillers juridiques existants à la région soient développés et que leur existence soit mieux connue en communiquant plus sur leur existence.

NPA considère que souvent les victimes sont en situation de dépendance financière de leurs conjoints ou de leur famille. Il souhaite donc créer des appartements d’accueil destinés à accueillir les victimes, et à plus long terme favoriser leur autonomie financière.

Le PS indique qu’il soutiendra notamment les associations dans les plaintes déposées en cas d’agressions, pour que les circonstances aggravantes d’homophobie soient reconnues par le parquet.

4 - Quels soutiens aux associations ?

Toutes les listes proposent des conventions sur plusieurs années (2 pour EE, 3 pour FG) afin que les associations ne s’épuisent pas dans des dossiers, et puissent effectuer des projets sur plusieurs années. EE voudrait inciter les associations à se regrouper en collectifs.

Le MD précise cependant que financièrement, il ne pourront pas faire mieux que ce qui existe aujourd’hui. Le FG propose en revanche de tripler le budget destiné à la santé et aux associations.

Toutes les listes à l’exception du PS dénoncent la politique d’appels à projet qui leur semble contraire à l’idée d’un travail associatif efficace. Le PS rappelle qu’il s’agit de la loi.

Le NPA se propose de se faire le porte-parole des revendications des associations.

Le PS rappelle que la présidence sortante a donné 100.000€ de subventions aux associations LGBT durant sa mandature. Un festival de films LGBT va naître l’an prochain grâce à ce soutien. Le PS s’engage aussi à venir lors de la Marche des Fiertés et d’autres événements associatifs.

5 - Quels projet concernant la santé, et notamment le VIH ?

A propos de la prévention VIH, le MD dit : "je ne sais plus quoi faire quand je constate le bareback et sa progression".

FG souhaiterait plus de permanents dans des associations, comme AIDES, dont la branche rhone-alpine a trop peu de salariés pour pouvoir couvrir les 8 départements.

NPA veut développer les outils de prévention dans les établissements, et que le service public se développe au lieu de continuer à être mis en danger avec les politiques actuelles.

PS souhaite développer la prévention en milieu festif, sensibiliser les médecins scolaires davantage. Au delà du VIH, le PS dénonce les déclarations de la ministre de la santé concernant la pseudo dépsychiatrisation des trans, qui n’a pour seul but que de préparer un déremboursement.

6 - Quelles positions sur des évolutions nationales, telles le mariage homo, l’adoption, la stérilisation des trans, la dépsychiatrisation ?

Le PS dénonce fermement les stérilisations exigées pour le changement d’état-civil, comparant cela à de l’eugénisme et indiquant qu’on est "en plein délire". Il appelle à une dépsychiatrisation effective, et dénonce le rapport récent de la Haute Autorité de Santé qui au contraire appelle à plus de psychiatres, et à un test de vie réel inacceptable et abberrant. Il appelle également à la prise en compte de la transphobie dans les lois contre les discriminations.

NPA indique qu’il prône la liberté de disposer de son corps. Il pense que dans leur combat, les trans devraient se rapprocher des femmes à propos de la ligature des trompes.

FG trouve inacceptable que des personnes trans se voient refuser l’accès aux soins dans des établissements de santé, sera vigilante sur cet aspect et sensiblisera les directeurs. Elle souhaite la mise en place de centres de compétences destinés au personnel médical afin de les sensibiliser sur l’accueil des personnes, et en particulier des trans, afin d’éviter les vexations dont ils sont victimes. Elle aussi souhaite que la transphobie soit condamnée au même titre que le racisme ou l’homophobie dans la loi.

MD indique qu’ils se sont positionnés sur les mêmes droits et les mêmes devoirs concernant les couples pacsés et mariés. En revanche, il n’y a pas de positionnement concernant un droit au mariage des couples homosexuels. Le MD découvre ce soir l’exigence de stérilisation. Concernant le psychiatre, il indique que dans la mesure où il y a des opérations irréversibles, il convient d’avoir un avis psychiatrique préalable. Il fait la comparaison avec une éventuelle autorisation de l’euthanasie, qui devrait de la même manière être précédée d’un avis psychiatrique.

EE trouve inacceptables les humiliations subies par les trans en milieu hospitalier. Elle pense que la psychiatrisation a pour cause une surmédicalisation dans l’air du temps, à l’instar de celle des femmes enceintes. Concernant le mariage homosexuel, EE estime qu’il s’agit là d’un combat à mener sur la durée, qu’il faudra que les associations luttent, et qu’il s’agit d’une question qui fait débat au sein d’EE.

Remarques générales

Nous avons noté des références fréquentes à la situation des personnes trans au cours du débat. Le terme "transphobie" a été utilisé par tous à de très nombreuses reprises, même si le MD a au début hésité sur le terme, disant une fois "transbophobie".

 
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