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dimanche, 07 mars 2010

J-7: n'oubliez pas d'aller voter

L’UMP pas vraiment gay-friendly en Rhône-Alpes, 20 minutes, 24/02/10, C.B.

REGIONALES - Pour l’UMP Rhône-Alpes, les droits des homosexuels et transsexuels sont un « sujet de société » et non un « enjeu régional »...

L’homosexualité et la transsexualité ? L’UMP ne voit pas le rapport avec la campagne des régionales. Pourtant, mardi soir, le collectif Lesbian and Gay pride de Lyon organisait un débat public pour inviter les listes de Rhône-Alpes à s’engager en « faveur du respect des droits » des personnes homosexuelles.

Sept associations demandent notamment que la région mène une campagne de prévention contre l’homophobie dans les lycées, apporte un soutien aux associations qui accueillent et orientent les personnes victimes de discriminations ou encore mène un programme de sensibilisation à la diversité des orientations sexuelles dans les fédérations sportives.

L’UMP s’interroge sur le bien-fondé du débat

Seul le FN avait décliné l’invitation... jusqu’à mardi 21 h 17, heure à laquelle l’UMP a fait savoir qu’elle n’aurait pas de représentant au débat. « Ce soir, des interrogations demeurent : Quel est le bien-fondé de ce débat en pleine campagne des régionales ? », s’interroge Françoise Grossetête, chef de file de l’UMP pour les régionales en Rhône-Alpes. La candidate assure qu’il faut du « recul et de la réflexion » pour évoquer ce sujet. « L’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux. »

« Toute la soirée, nous avons espéré qu’un candidat UMP vienne au débat, explique ce mercredi à 20minutes.fr David Souvestre, président de la Lesbian and Gay pride de Lyon. Tous les candidats, du MoDem jusqu’au NPA ont montré que la région pouvait être un levier pour lutter contre les discriminations. La réaction de Françoise Grossetête est déconcertante et inquiétante. »

Un questionnaire pédagogique pour réviser

Selon lui, les candidats UMP en Ile-de-France et en Languedoc-Roussillon ont même fait des propositions sur la lutte contre les discriminations. Pour donner une chance à Françoise Grossetête de « revoir sa copie », les associations vont lui envoyer un « questionnaire pédagogique » sur ce que peut faire la région. « A mon sens, c’est la collectivité qui a le plus de compétences pour agir sur ce thème avec l’apprentissage, l’emploi, les lycées et le sport », relève David Souvestre.


Elections régionales : l’absence de l’UMP à un débat LGBT fait polémique, TêTu, 24/02/10, Paul Parant.

Les questions LGBT ne seraient-elles pas un enjeu régional ? La question est posée, en pleine campagne électorale, par l’absence de la candidate UMP à un débat associatif en Rhône-Alpes.

L’approche des élections régionales suscite un peu partout des débats autour des questions LGBT (comme en Ile-de-France, lire notre compte-rendu). Mais en Rhône-Alpes, c’est la composition du plateau d’invités qui fait débat, ou plutôt polémique. En cause : l’absence de la candidate UMP, Françoise Grossetête, à un débat prévu hier à Lyon.

Les associations LGBT, au premier rang desquelles la Lesbian & Gay Pride (LGP) de Lyon, déplorent aujourd’hui « cette stratégie de la chaise vide » et n’hésitent pas à dénoncer un « manque de courage politique ». Elles notent même que « seuls l’UMP et le Front national ont décliné (leur) invitation »...

Les LGBT, pas un enjeu régional ?

Pire encore aux yeux des associations : la justification donnée par la candidate de droite dans un communiqué. « Déconcertantes, stupéfiantes et inquiétantes », les qualificatifs ne manquent pas pour s’insurger des raisons données. Selon ce texte publié par l’équipe de campagne de la candidate UMP, que TÊTU s’est procuré, « L’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux ». D’où le refus de participer au débat.

Pourtant, « les exemples ne manquent pas pour démontrer que les compétences régionales peuvent être des puissants leviers pour lutter contre les discriminations », répondent les associations, qui citent notamment l’apprentissage, la formation, l’emploi, les lycées, la santé ou sport, qui font bien partie des compétences régionales, « comme en ont d’ailleurs pris conscience la majorité des listes, qui ont des propositions concrètes dans ce sens » en Rhône-Alpes. « Mais Françoise Grossetête reconnaît n’avoir aucune proposition concrète à nous soumettre. Elle avoue sans rougir que les questions lesbiennes, gays, bi et trans ne font pas partie de ses priorités », conclut David Souvestre, président de la LGP Lyon.

Embarras dans l’équipe de campagne

Interrogée par TÊTU, l’équipe de campagne de Françoise Grossetête admet son embarras. « Ce n’est pas un boycott », explique-t-on, « et c’est malheureux que ça ait été détourné de la sorte ». On assure d’ailleurs que la candidate « est très sensible à ces questions, elle a d’ailleurs reçu des représentants associatifs » durant la campagne qui l’a menée au Parlement européen.

En fait, la raison de cette absence serait l’annonce publiée dans la presse locale selon laquelle ce débat était organisé par Jean-Jack Queyranne, le président socialiste sortant au Conseil régional. Le temps que cette information - erronée - soit démentie, l’agenda de la candidate était plein. D’où l’idée de justifier hier son absence, en la justifiant par la non-pertinence du débat comme cité plus haut, et en la remplaçant par une autre proposition : « recevoir, au sortir des élections, une délégation représentative des associations pour échanger ensemble sur ces sujets de société qui nécessitent recul et réflexion ». Mais « aujourd’hui, personne ne m’a contactée pour saluer cette initiative et répondre présent », déplore une membre du staff de campagne de Françoise Grossetête.

Se voulant tout de même « fair play », David Souvestre, de la Lesbian & Gay Pride, a envoyé à la candidate UMP un « questionnaire » sur les questions LGBT. « Espérons qu’en planchant sérieusement sur ces questions, cela aura un effet pédagogique sur elle pour comprendre enfin les compétences des régions... » Mais une réponse écrite suffira-t-elle à apaiser l’ire des militants ?


Régionales : l’UMP aux abonnés absents sur les questions LGBT, E-LLICO, 25/02/10.

En Ile-de-France, en Rhône-Alpes, deux grandes régions françaises abritant d’importantes communautés gay, la droite est aux abonnés absents sur les questions LGBT.

Mardi soir à Lyon, la liste de la majorité présidentielle, Françoise Grosssetête, a refusé de participer au débat organisé par les associations LGBT de la région.

"Nous voulions connaître les propositions des différents candidats aux élections régionales en faveur des droits des LGBT, explique David Souvestre, le président de la Lesbian and Gay Pride de Lyon. Cette absence a été d’autant plus remarquée que seuls l’UMP et le Front National ont décliné notre invitation".

Les associations lyonnaises parlent de "stratégie de la chaise vide" et de "manque de courage politique".

Dans un communiqué de presse publié le 23 février, Françoise Grossetête explique que si les questions LGBT ne sont pas intégrées dans son programme, c’est que, selon elle, "l’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux".

Le lien entre les compétences régionales et la lutte contre les discriminations sont pourtant démontrés un peu partout depuis plusieurs années.

Subventions d’associations, aide à la mise en place de centres LGBT ou de festivals de culture LGBT, prévention de l’homophobie, lutte contre le sida... : certaines régions ont tissé une collaboration avec les structures LGBT locales et les associations de lutte contre le VIH.

"Apprentissage, formation, emploi, lycées, santé, sport, les exemples ne manquent pas pour démontrer que les compétences régionales peuvent être des puissants leviers pour lutter contre les discriminations, comme en ont d’ailleurs pris conscience la majorité listes, qui ont des propositions concrètes dans ce sens", souligne David Souvestre.

Les associations LGBT lyonnaises ont d’ailleurs décidé de donner "une chance de se rattraper" en lui adressant un questionnaire lui proposant des engagements pour l’égalité et la lutte contre les discriminations.

Mais le cas lyonnais n’est pas isolé. En Ile-de-France, Valérie Pécresse n’as pas encore répondu à l’Inter-LGBT qui a adressé un questionnaire aux différents candidats il y a plusieurs semaines.

Jean-Paul Huchon, Cécile Duflot, Marie-Georges Buffet, Olivier Besancenot et le Modem ont fait parvenir leurs propositions à l’inter-associative - e-llico y reviendra dans le détail dans quelques jours - mais la droite francilienne semble mal à l’aise avec la thématique LGBT.

Ainsi, lors d’un débat organisé au Centre LGBT de Paris, le 11 janvier dernier, autour du bilan et des projets des candidats en matière de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits, le représentant de l’UMP, Stéphane Dassé (un ancien président de Gay Lib) a bien tenté d’expliquer que "Jean-Paul Huchon n’était pas une figure de l’avancée des droits LGBT".

Il n’a pas vraiment convaincu l’assistance et encore moins que son camp politique avait fait ses preuves dans ce domaine à Paris en refusant notamment de voter toute subvention en faveurs des organisations LGBT ou de lutte contre le sida.

La campagne n’est pas encore terminée. Valérie Pécresse dispose encore de deux semaines pour peaufiner une éventuelle réponse à l’Inter-LGBT. Mais le début de campagne des candidats de droite n’a pas donné le sentiment que l’UMP, malgré sa volonté affichée de renouvellement, avait intégré la dimension LGBT à ses programmes pour les régions.


DÉBAT AVEC LES ASSOCIATIONS ANTI-DISCRIMINATION : APRÈS LE FN, L’UMP FAIT FAUX BOND, Tribune de Lyon, 23/02/10, Antoine ALLEGRE.

Régionales. Après le Front National, c’est la majorité présidentielle qui ne débattra pas avec les associations lesbiennes, gaies, bi et trans dans le cadre d’un débat-bilan de la mandature de Jean-Jack Queyranne en vue des élections....

7 associations lesbiennes, gaies, bi et trans s’invitent dans le débat et dressent le bilan du mandat de Jean-Jack Queyranne et Katia Philippe sur les discriminations. Le bilan est positif, il reste, selon David Souvestre président de la Lesbian & Gay Pride de Lyon, de chantiers à mettre en place. Les associations organisent un débat ce soir en présence des différentes forces politiques en course pour les élections régionales. Dans une interview accordée hier au site internet de Tribune de Lyon, David Souvestre, président de la Lesbian & Gay Pride de Lyon, regrettait amèrement l’absence du Front National au débat : “Le Front National a, par exemple, refusé de débattre, sans avoir donné la moindre explication.” C’est au tour de l’UMP de faire faux bond aux associations de défense des droits lesbiens, gay, bi et trans. Selon David Souvestre ”tous les partis sont logés à la même enseigne : s’ils refusent le débat, ils en assument les conséquences” Après trois relances, l’équipe de campagne de Françoise Grossetête a lâché aux organisateurs du débat que “la Majorité Présidentielle n’aura pas de représentant”. Sans la moindre explication.

Plus d’informations lors du débat public : Élections Régionales 2010 : les Droits des LGBT ne seront pas oubliés. Le mardi 23 février à 20 heures au Café le Moulin Joli. 1, rue Puits Gaillot Lyon 1e.


Mais au fait, ça sert à quoi la région ?, 20 Minutes, 26/02/10, Bérénice Dubuc

PRATIQUE - Les élections approchent, mais sait-on vraiment ce que gère un Conseil régional ? 20minutes.fr fait le point...

Le 14 et le 21 mars prochains, les Français votent pour élire les dirigeants de leur région. La France métropolitaine en compte 22, Corse comprise. Elles sont financièrement autonomes, leur budget reposant à la fois sur leur fiscalité propre et sur les dotations de l’État. Les transferts de compétences s’accompagnent en effet de la mise à disposition de moyens financiers antérieurement affectés à ces dépenses par l’État. Cependant, les conseils régionaux considèrent que leurs moyens sont de plus en plus réduits, alors que leurs compétences, et donc leur dépenses, augmentent à l’inverse.

Ces collectivités territoriales ont été créées pour déconcentrer et décentraliser certaines compétences de l’Etat. Quelles sont les compétences d’un conseil régional ? En d’autres termes, quels sont les secteurs d’intervention qui ont été attribués par la loi à la région ?

Schématiquement, deux blocs de responsabilités se distinguent : l’éducation, la recherche et la culture d’un côté, l’aménagement du territoire et le développement socio-économique de l’autre.

Éducation, recherche et culture

Les régions gèrent les établissements d’enseignement secondaire, l’enseignement supérieur - aussi bien en matière de gestion des bâtiments, que de rémunération des agents techniques -, l’apprentissage et la formation professionnelle. Depuis 2005, elles sont aussi compétentes pour organiser l’accueil, la restauration, et l’hébergement dans les lycées. Ainsi, en Ile-de-France, près d’un quart du budget est consacré aux 471 lycées.

Le Conseil régional peut attribuer des aides financières aux collectivités et organismes qui répondent à des objectifs généraux en matière de recherche et de technologie. Il peut créer des pôles de recherche, des centres d’innovation, et de transfert, et allouer des bourses.

Les établissements d’enseignement secondaire de la musique, de la danse, de l’art dramatique et des arts plastiques relèvent eux aussi de l’initiative et de la responsabilité de la région. Cette dernière a également en charge la mise en valeur et l’organisation du patrimoine historique, architectural, et culturel.

Développement socio-économique et aménagement du territoire

C’est le domaine d’intervention principal de la région, en partenariat avec l’Etat ou d’autres collectivités. La région élabore et exécute le Plan national, défini par l’Etat, ainsi que son propre Plan. Le Conseil régional est compétent pour tout ce qui touche à l’urbanisme (réhabilitation des friches industrielles), au logement, au développement durable (recyclage des déchets, énergies nouvelles), et, depuis 2002, aux transports (routes, fer, canaux). La région gère par exemple les trains express régionaux (TER), que ce soit côté entretien, rénovation des gares ou encore tarification.

Il peut aussi accorder une aide financière, directe ou indirecte, aux établissements hospitaliers, aux équipements qui accueillent des personnes âgées ou des handicapés.

Le Conseil régional a toute latitude pour intervenir directement dans la vie économique : il peut engager des études, participer au capital des sociétés, accorder des aides (directes ou indirectes) aux entreprises, participer au financement d’équipements collectifs, aider les initiatives créatrices d’emplois. La région peut également aider les entreprises en difficulté, comme l’a fait Ségolène Royal pour Heuliez en Poitou-Charentes.

Côté environnement et espaces naturels, la région peut décider de classer une zone « Parc naturel régional », ou de créer une zone de protection du patrimoine.

De plus, les régions, de par la clause générale de compétences, ne sont pas limitées dans leurs champs d’intervention et peuvent s’auto-saisir de sujets. Ainsi, à Lyon, les candidats -hormis ceux du FN et de l’UMP- n’ont pas hésité à participer à un débat organisé par le collectif Lesbian and Gay pride de la ville, pour inviter les listes de Rhône-Alpes à s’engager en « faveur du respect des droits » des personnes homosexuelles.


Régionales : les arguments de Grossetête n’ont pas convaincu les associations homo, Lyon Première, 25/02/10, Gérald BOUCHON.

La liste UMP conduite par Françoise GROSSETÊTE avait refusé de participer mardi au débat organisé par les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans : ces dernières voulaient connaître les propositions des différents candidats aux élections régionales en faveur des Droits des LGBT.

Seuls l’UMP et le Front National ont décliné l’invitation. les associations regrettent cette "stratégie de la chaise vide. Elles dénoncent avec force ce manque de courage politique".

"Dans un communiqué de presse, Françoise GROSSETÊTE avoue clairement et sans complexe que les questions Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ne sont pas intégrées dans son programme. Elle nous donne des explications déconcertantes, stupéfiantes et...

inquiétantes". Selon elle, « l’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux ». Pour Françoise GROSSETÊTE, il n’existe donc aucun lien entre les compétences régionales et la lutte contre les discriminations, en concluent les associations.

Par ces propos, Françoise GROSSETÊTE affiche "un mépris assumé aux associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans et à leurs revendications. C’est parfaitement inacceptable !"

"Apprentissage, formation, emploi, lycées, santé, sport, les exemples ne manquent pas pour démontrer que les compétences régionales peuvent être des puissants leviers pour lutter contre les discriminations, comme en ont d’ailleurs pris conscience la majorité listes, qui ont des propositions concrètes dans ce sens." soulignent les signataires du communiqué.

Un questionnaire est transmis à la candidate pour lui "donner une deuxième chance de plancher sérieusement sur ces questions".


RÉGIONALES : LES ASSOCIATIONS LESBIENNES, GAIES, BI ET TRANS S’INVITENT DANS LE DÉBAT, Tribune de Lyon, 23/02/10, Antoine ALLEGRE.

7 associations lesbiennes, gaies, bi et trans s’invitent dans le débat et dressent le bilan du mandat de Jean-Jack Queyranne et Katia Philippe sur les discriminations. Le bilan est positif, il reste, selon David Souvestre président de la Lesbian & Gay Pride de Lyon, de chantiers à mettre en place....

Tribune de Lyon : Selon le bilan dressé par les associations LGBT (lesbiennes, gaies, bi et trans), la mandature de Jean-Jack Queyranne a généré des actions positives comparativement à ses prédécesseurs...

David Souvestre : A chaque élection, nous interpellons les candidats pour entendre leur programme. Il était important pour nous de savoir ce qui a été fait et ce qu’il reste à faire. Sous les présidences de Charles Millon et Anne-Marie Comparini, très peu de politiques ont été orienté en notre faveur et aucune subvention n’a été voté. Sous cette mandature, il y a eu un vrai soutien pour les associations anti-discrimination et à l’organisation de festivals (un nouveau festival verra le jour en janvier 2011 grâce à une subvention votée pour l’association Écrans Mixtes). On est passé de zéro euros de subventions à 100 000.

Restent-ils, selon vous, des choses à régler ?

Lors du prochain mandat, nous aimerions que la région soit un levier politique dans le cadre de la prévention contre l’homophobie et la transphobie. Nous souhaitons un affichage politique plus fort : qu’il y ait un vice-président délégué à ces questions ainsi que la création d’un service dédié qui coordonne l’ensemble des administrations et des politiques. Des services de la sorte ont déjà été créé au Grand Lyon, à la Ville de Lyon, à Grenoble... Ça nous tient également à cœur qu’il y ait des actions de prévention dans le milieu du sport. Il y a beaucoup de reproche à faire au milieu du football. Il est également décisif que tout ce qui a été mis en place sous sa mandat ne soit pas détruit s’il y a changement de bord politique.

Avez-vous commencé à rencontrer les candidats à l’élection régionale afin de faire part de vos revendications ?

Nous allons rencontrer leurs représentants. Nous ne les aiderons pas à faire leur programme, nous voulons savoir ce qu’ils ont à proposer. Le Front National a, par exemple, refusé de débattre, sans avoir donné la moindre explication. Tous les partis sont logés à la même enseigne : s’il refuse le débat, il en assume les conséquences. Nous allons leur demander de présenter ce qu’ils comptent intégrer dans leur programme au sujet des discriminations en terme général. Puis nous leur poserons des questions généralistes - on attend d’un élu républicain qu’il donne son point de vue sur le mariage et l’adoption pour les homosexuels. Car on ne peut pas lutter contre les discriminations et, en même temps, les cautionner.

Plus d’informations lors du débat public : Élections Régionales 2010 : les Droits des LGBT ne seront pas oubliés. Le mardi 23 février à 20 heures au Café le Moulin Joli. 1, rue Puits Gaillot Lyon 1e.


Le bilan gay de Queyranne, Lyon Capitale, 19/02/10, KG

Interpellés par les associations, Jean-Jack Queyranne et Katia Philippe, conseillère régionale PCF, ont dressé leur bilan en faveur des personnes lesbiennes, gaies, bi et trans. Des actions ont été prises entre 2004 et 2010. D’abord l’élaboration d’une Charte de lutte contre les discriminations et pour l’égalité de traitement, ensuite le soutien aux associations qui accueillent et orientent les personnes victimes de discriminations. Enfin la sensibilisation des agents du Conseil régional aux questions de la diversité (dont l’orientation sexuelle).

Les associations attendent, pour le prochain mandat, une campagne de communication contre l’homophobie et la transphobie dans les lycées, les CFA et les campus universitaire ou encore la création d’un observatoire des discriminations.

KG


Homo/trans : hors sujet pour les régionales selon l’UMP, Lyon Capitale, 24/02/10.

Hier, le collectif Lesbian and Gay Pride organisait un débat sur les régionales. L’UMP n’a pas envoyé de représentant. Françoise Grossetête s’interroge : "La Région établie-t-elle un lien direct entre ses compétences et les droits homosexuels et transsexuels ? Quel est le bien-fondé de ce débat en pleine campagne des régionales ?". Pour elle, il s’agit "d’un sujet de société qui dépasse le cadre politique d’une collectivité territoriale". La candidate de droite propose toutefois de recevoir, au sortir des élections, une délégation représentative des associations. Evitant de ce fait à devoir prendre des engagements.


Régionales : débat pipé et cabale sur l’homosexualité, Lyon Capital, 26/02/10, Paul TERRA

Le débat organisé mardi soir par les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Lyon a créé la polémique cette semaine dans la campagne des régionales. En refusant de venir débattre, Françoise Grossetête s’est vivement fait attaquer et s’est mollement défendue. Retour sur cette polémique.

Les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Lyon ont fait le buzz de la campagne cette semaine en organisant un débat entre candidats aux régionales. Les têtes de liste n’étaient pourtant pas présentes et le contenu est, lui, passé à l’as. Finalement, tout s’est joué en amont. Quand Françoise Grossetête a refusé de débattre en soulignant que les thèmes abordés ne collaient pas aux élections régionales. La réaction des associations a été vive.

“Elle avoue sans rougir que les questions Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ne font pas partie de ses priorités. Elle démontre ainsi la vacuité de son programme sur ces questions et le vide abyssal de son projet. Par ces propos, Françoise Grossetête affiche un mépris assumé aux associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans et à leurs revendications. C’est parfaitement inacceptable !”, déclarent-ils dans un communiqué.

Un organisateur à la double casquette

Sauf que derrière ce communiqué comme derrière ce débat se trouve un homme : David Souvestre. Joint par téléphone ce vendredi, il nous confie être “le porte-parole naturel des 10 associations qui organisaient ce débat”. Professionnellement, il est chargé de mission à la région Rhône-Alpes. Son employeur est donc Jean-Jack Queyranne. Et dans le débat sur les régionales se trouvait l’élue du Conseil régional à laquelle il est rattaché : Katia Philippe, conseillère déléguée à la jeunesse sous l’actuelle mandature socialiste (Front de Gauche). Toujours dans ce débat, Jean-Jack Queyranne était représenté par Stéphane Gomez, candidat dans le Rhône et secrétaire de l’association dont David Souvestre est le président la Lesbian & Gay Pride.

La double casquette de l’organisateur est difficilement tenable dans un exercice qui demande une impartialité totale. “Nous savions que ce débat serait diligenté par l’entourage de Jean-Jack Queyranne. Ce sont ses salariés qui l’ont organisé et l’on pouvait s’interroger sur l’impartialité de cette rencontre”, attaque après coup le directeur de campagne de Françoise Grossetête.

Un coup tordu ?

Et les faits corroborent ce sentiment. Quelques jours avant le débat, David Souvestre se posait en juge et partie en rédigeant avec sept autres associations du collectif le bilan de la mandature Queyranne. “Le soutien du Conseil Régional Rhône-Alpes à la défense des droits des LGBT n’a jamais été aussi important que sous la mandature de l’exécutif de Jean-Jack Queyranne. Le bilan est certes positif mais des efforts restent à faire”, affirme le communiqué. En tant que chargé de mission, il a participé à la mise en place de ces actions. “Notre fonctionnement est démocratique, je n’ai rien organisé tout seul”, se défend David Souvestre.

Dans les jours qui suivent le débat, les rédactions des journaux sont pourtant abreuvées de mails de sa part avec le fameux communiqué taclant sévèrement l’absence de Françoise Grossetête. Ce vendredi, il relance même les rédactions en envoyant une revue de presse. La campagne de presse est réussie. Mais l’on peut toutefois s’interroger : n’est-ce pas une cabale ? L’un de ces coups tordus qui font toujours le sel d’une campagne.

Le débat n’était pas truqué”

Car l’argument est repris. Jeudi soir, lors d’un débat sur la jeunesse entre candidats, un jeune militant socialiste a attaqué Fabienne Lévy, qui représentait Françoise Grossetête, sur l’absence de la candidate UMP au débat des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Lyon. Sur Google Actualités, le nom de la candidate UMP n’est rattaché qu’à cette polémique. Le piège était un peu gros mais elle est tombée dedans.

“Le débat n’était pas truqué. Ce n’était pas un piège pour Françoise Grossetête. Il lui suffisait d’y aller pour ne pas tomber dedans. Le mode d’organisation de ce débat ne me choque pas. Ce n’était pas un acte commandité. Nous avons été informés en même temps que les autres partis. La seule maladresse, elle vient de Françoise Grossetête qui n’a envoyé personne à ce débat”, souligne Hervé Saulignac, le directeur de campagne de Jean-Jack Queyranne. Et vu l’emballement autour du débat, la candidate UMP est tombée dans le piège.


Polémique sur l’absence de Grossetête au débat gay, Lyon Capitale, 25/02/10.

Les dix associations qui avaient organisé mardi le débat sur le programme des candidats aux régionales en faveur des gays, lesbiennes, bi et trans regrettent la politique de la chaise vide pratiquée par l’UMP qui n’a envoyé aucun représentant. Selon eux, Grossetête "avoue sans rougir que les questions gays ne font pas partie de ses priorités". C’est du "mépris", tempêtent les associatifs. "Apprentissage, formation, emploi, lycées, santé, sport : les exemples ne manquent pas pour démontrer que les compétences régionales peuvent être de puissants leviers pour lutter contre les discriminations, comme en ont pris conscience la majorité des listes", écrivent-ils. Que Grossetête se rassure : elle aura droit à une session de rattrapage. Un questionnaire lui a été transmis hier sur ce sujet.

Interrogé sur cette polémique, le directeur de campagne de la candidate UMP raconte que le débat avait été perçu comme étant co-organisé par Queyranne. La clarification n’étant intervenue que tardivement, aucun représentant n’a pu être envoyé. "Qu’on se réfère aux engagements de Grossetête lors des municipales pour s’apercevoir qu’elle a toujours été engagée contre les discriminations. D’ailleurs, en tant que femme en politique, elle en a souffert".


Elections en Rhône-Alpes, les candidats planchent devant les LGBT, Le POST, 26/02/10, Pierre GANDONNIERE

Peu de propositions concrètes lors de ce débat entre les listes candidates aux régionales en Rhône-Alpes. Il est vrai que la plupart des questions LGBT sont du ressort national ou européen. Les listes invitées avaient envoyé des « seconds couteaux », mais des personnes censées connaître davantage le sujet. Les associations LGBT avaient préparé une série de questions. Trois minutes pour répondre pour chaque liste. Seuls les partis de gauche et le Modem etaient représentés, le FN et l’UMP avaient décliné l’invitation.

Au Café Le Moulin Joli de Lyon, soixante-dix personnes ont suivi psu de deux heures de débat, ou plutôt une suite de monologue, chacun égrenant la positon de son parti. Parmi les propositions, une vice-président chargé de l’égalité des chances (Modem, Hervé Morel) en contact avec un délégué dans chaque classe et un représentant dans chaque association concernée. Des actions de formation et de sensibilisation auprès du personnel de la région pour lutter contre les discriminations, notamment en direction des missions locales (Front de Gauche, Katia Philippe). Un renforcement du travail avec les associations sous la forme d’une contractualisation pluriannuelle (Edith Oresta, Europe Ecologie). Une augmentation du nombre d’acteurs de prévention contre le SIDA en passant par des emplois d’économie sociale et solidaire (Katia Philippe). Stéphane Gomez, pour le PS, s’employant surtout à défendre le bilan de Jean-Jack Queyranne, : le soutien accru aux associations, la création d’une délgation à la jeunesse et à la lutte contre les discriminations,. Et proposant surtout la continuité. Quant à Catherine Faivre d’Arcier, en dehors du soutien de principe aux luttes pour ’égalité des personnes LGBT, elle se réfugiat surotu dans un discours de dénonciation de la politique gouvernementale.

Sur les questions d’ordre général, tout le monde tombait d’accord sur la revendications du mariage ouvert aux gays et lesbiennes et sur le droit à l’adoption. En revanche, si la situation actuelle des trans semblait révolter tous les participants, ils ne s’accordaient pas sur les solutions. Refuser de médicaliser les parcours de transition vers l’autre sexe, c’est dé-stigmatiser, mais c’est aussi empêcher le remboursement par la sécurité sociale.

Pierre Gandonnière

mercredi, 03 mars 2010

Des régions toutes roses ?

Les 14 et 21 mars se tiendront les cinquièmes élections régionales qui renouvelleront les vingt-six conseils régionaux de métropole et d’outre-mer. Parmi les multiples enjeux de ces élections, les questions liées aux personnes LGBT ne sont pas oubliées.

A priori, les élections régionales ne constituent pas le cadre le plus propice pour parler des droits des gays et des lesbiennes. Bien des combats menés par les militants de la cause LGBT le sont en effet à l'échelon national (droit au mariage, à l'adoption...), départemental (aide sociale et médicale à destination des gays âgés ou séropositifs), ou municipal (cérémonie de PACS dans les mairies). Pour autant, on aurait tort de considérer que les problématiques LGBT sont totalement absentes des politiques régionales. Depuis presque trente ans, les compétences des conseils régionaux n'ont en effet cessé de s'élargir, et englobent de plus en plus des domaines tels que l'économie, l'attractivité du territoire, mais aussi l'éducation ou la santé. Aussi le tissu associatif LGBT rhônalpin s'est-il mobilisé à l'occasion des élections, et a cherché à connaître les positions et les programmes de chacune des listes candidates. Le 23 février, dix associations organisaient ainsi un débat au café Le Moulin Joli (Lyon 1er) auquel chaque parti était invité à envoyer un représentant pour venir exposer sa vision de l'action régionale en faveur de l'égalité des droits, du combat contre les discriminations, de la lutte contre le sida, etc. Sur les neuf listes participant à ces élections dans notre région, cinq ont répondu présentes à l'appel et envoyé leur missi dominici : Catherine Faivre d'Arcier pour le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Kathia Philippe pour le Front de Gauche, Édith Oresta pour Europe Écologie, Stéphane Gomez pour le Parti Socialiste et Hervé Morel pour le Modem. L'absence d'un représentant du parti présidentiel a été évidemment très remarquée et critiquée, d'autant plus que Françoise Grossetête (tête de liste UMP en Rhône-Alpes) n'a fait connaître sa défection qu'à la toute dernière minute (voir l'entretien en page 5).

De l'importance des associations

Sans surprise, la majorité sortante au sein de l'exécutif régional (socialistes, communistes et écologistes), a défendu «une approche non fractionnelle, transversale et globale» en matière de lutte contres les discriminations et s'est félicitée d'un «bon bilan» en matière de droits des LGBT, un avis d'ailleurs partagé par les associations (voir l'entretien en page 5). Le consensus entre les participants, à la fois sur ce qui a été fait ces six dernières années et sur ce qu'il convient de faire pour les prochaines, a été assez large. Chacun a ainsi reconnu l'importance du soutien financier de la Région aux associations, un levier essentiel de sa politique de lutte contre les discriminations. Stéphane Gomez (PS) a rappelé que le budget alloué sur l'ensemble de la mandature par le Conseil régional aux associations LGBT s'élevait à 100 000€, une somme qui contraste agréablement, aux yeux de la Lesbian & Gay Pride de Lyon, avec celle, «dérisoire», accordée par la majorité précédente. Pour autant, Édith Oresta (Europe Écologie), qui a elle-même milité au sein d'associations de lutte contre le sida, a estimé qu'il fallait «passer à une étape supérieure» et déploré la précarité dans laquelle se trouvent de nombreuses associations. Elle a été rejointe sur ce point par Katia Philippe (Front de Gauche), qui estime qu'il faut tripler les aides actuellement versées aux associations et accorder à certaines des subventions pluriannuelles afin de leur permettre de mener des projets à long terme. Parmi les autres propositions évoquées ce soir-là par les partis : la création d'une seizième vice-présidence au sein du Conseil régional dédiée à l'Égalité des Chances, qui permettrait de coordonner plus efficacement la lutte contre les discriminations. Car, ainsi que l'a déploré Katia Philippe, «toutes les formes de discrimination persistent dans la région». Elle a par exemple regretté que seule la moitié des missions locales d'insertion rhônalpines (ces organismes chargés de favoriser l'insertion socioprofessionnelle des jeunes, et en particulier des demandeurs d'emplois) ait intégré dans leur action un volet “citoyenneté et lutte contre les discriminations“. Tous les candidats ont cependant admis que la région, à elle seule, ne pouvait régler tous les problèmes et qu'une grande partie des réponses qu'il convenait d'apporter était du ressort de l'État. «Parfois, l'action gouvernementale va même à l'encontre des ambitions définies par la région» : c'est du moins l'avis de Catherine Faivre d'Arcier (NPA), qui a estimé qu'«avec sa politique de casse sociale, le gouvernement favorise l'exclusion». Telle est la situation rencontrée, selon elle, par les jeunes homos que la précarisation rend financièrement dépendants de leurs parents, alors même que certains rencontrent de très fortes difficultés à faire accepter leur orientation sexuelle au sein de leurs familles. C'est pourquoi le NPA a proposé «des appartements d'accueil pour les jeunes en rupture avec leur milieu familial».

La question trans en débat

Même si tous les partis présents au débat semblaient pour une fois s'accorder sur les progrès réels accomplis durant la dernière mandature, certaines divergences persistent. Pour Hervé Morel, «même si Azouz [Begag, tête de liste Modem en Rhône-Alpes, NdlR] a tendance à dire qu'il est d'accord avec les propositions de tout le monde», l'équilibre des dépenses publiques doit absolument être respecté, ce qui implique évidemment des choix budgétaires parfois difficiles. Exactement le genre de propos qui a le don de faire bondir Catherine Faivre d'Arcier, qui, elle, ne manque pas d'idées pour trouver les fonds nécessaires, à commencer par «arrêter d'aider financièrement les entreprises qui licencient et les lycées privés, auprès desquels la région n'a aucune obligation» et qui ont, selon elle, englouti pas moins de quinze millions d'euros dans le budget 2010. Autre point de divergence : Katia Philippe propose la mise en place d'un Observatoire de lutte contre les discriminations là où Stéphane Gomez juge suffisante la cellule de veille et d'alerte déjà existante. Mais c'est à propos de l'accompagnement du parcours médical des trans, que le ton a été le plus vif. L'ensemble des participants s'est certes accordé pour réclamer l'introduction dans la loi du 30 décembre 2004 (celle qui a donné naissance à la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations) d'un dix-neuvième critère de discrimination : la transphobie. Stéphane Gomez a également dénoncé «la fausse dépsychiatrisation [annoncée par le gouvernement en février, NdlR] et l'obligation de stérilisation des trans», assimilant cette dernière pratique à «de l'eugénisme», tandis qu'Édith Oresta a mis en garde contre une «surmédicalisation» de la question trans. À l'inverse, Hervé Morel a estimé qu'un suivi psychiatrique des personnes désirant changer de sexe pouvait être justifié, «dans la mesure où il s'agit d'un traitement irréversible». Un désaccord qui résonne comme un écho à l'importance grandissante prise par les questions liées au genre et à la transidentité dans les problématiques LGBT. Peut-être un prélude à de nouveaux combats ?

mardi, 02 mars 2010

Message de soutien de mon Conseil d'Administration

Le Conseil d’Administration de la Lesbian and Gay Pride de Lyon exige des excuses de la part de Françoise GROSSETETE sur la campagne de calomnie portée contre David SOUVESTRE. Ses militants, en manque d’inspiration sur les questions LGBT, préfèrent attaquer le président de Lesbian and Gay Pride de Lyon sur sa vie personnelle plutôt que de faire de vraies propositions concrètes et crédibles aux associations. C’est inadmissible et intolérable !

Rappel des faits : l’ensemble des listes candidates aux régionales ont été invitées par 10 associations LGBT à venir participer à un débat. Seuls l’UMP et le Front National ont refusé de venir. Dans un communiqué Françoise GROSSETETE explique sa position : « L’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux ». En réponse, nos associations ont souligné le manque de courage politique de la candidate UMP qui n’a manifestement pas compris que la Région est la collectivité qui dispose du plus grand nombre de leviers pour lutter contre les discriminations.

Changement de stratégie : Plutôt que de reconnaître leurs erreurs, le directeur de campagne attaque maintenant directement l’un des organisateurs du débat : "Nous savions que ce débat serait diligenté par l’entourage de Jean-Jack QUEYRANNE, ce sont ses salariés qui l’ont organisé et l’on pouvait s’interroger sur l’impartialité de cette rencontre". S’il est vrai que David SOUVESTRE travaille à la région Rhône-Alpes, son intégrité ne saurait être remise en cause.

Il ne représentait qu’une voix parmi les 9 autres responsables ayant organisé le débat et signé le communiqué. Porter de telles accusations sans preuves relève de la diffamation, les associations seraient en droit de porter cette affaire devant la justice et se réservent le droit de le faire si ses attaques persistent.

Nous rappelons que :

1) Toutes les listes ont été contactées en même temps, de la même marnière et ont disposé, lors du débat, du même temps de parole.

2) Lorsque David SOUVESTRE s’exprime au nom de la Lesbian and Gay Pride c’est après en avoir obtenu l’accord du conseil d’administration.

3) Lorsque David SOUVESTRE s’exprime au nom des associations organisatrices c’est après avoir obtenu l’accord des autres présidents également.

4) Françoise GROSSETETE n’a été interpellée que sur les propos qu’elle a elle-même tenus dans son propre communiqué.

Le Conseil d’Administration de la Lesbian and Gay Pride de Lyon, tient à réaffirmer haut et fort leur plein soutien à David SOUVESTRE et réaffirmer qu’il s’exprimait, non pas en tant que personne, non pas en tant qu’employé de la Région Rhône-Alpes mais au nom de toutes les associations signataires des différents communiqués. Laisser penser qu’il aurait été capable d’instrumentaliser 10 associations à lui tout seul constitue une insulte grave à nos structures et à notre capacité de discernement. C’est indigne et inacceptable !

C’est Françoise GROSSETETE qui a lancé elle-même la polémique par son propre communiqué. Elle ne peut donc à s’en prendre qu’à elle même. Il serait temps pour elle d’assumer ses actes et présenter ses excuses à David SOUVESTRE pour la campagne de calomnie qu’elle a elle-même lancé via son directeur de campagne.

Si l’UMP a des propositions concrètes à faire, qu’elle saisisse la nouvelle occasion que nous lui offrons en remplissant le questionnaire que toutes les têtes de liste ont reçu à l’issue du débat. Proposer une rencontre après les élections comme cela a été fait n’est pas une proposition sérieuse et acceptable car ce sont des engagements forts que nous attendons ! La publication des réponses des uns et des autres permettra à chacun de se faire sa propre opinion de l’engagement de chacune des listes pour les droits des personnes LGBT et de voter en conséquence.

lundi, 01 mars 2010

Réaction des associations

Les associations Lesbiennes, Gai, Bi et Trans exigent des excuses de la part de Françoise GROSSETETE sur la campagne de calomnie qu’elle a lancée, via son Directeur de campagne, contre les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans. Celle-ci est inadmissible et intolérable !

Rappel des faits : mardi 23 février, dix associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans (LGBT) ont organisé un débat pour entendre les propositions concrètes des différents candidats aux élections régionales en faveur du respect des Droits des personnes LGBT et pour l’Egalité. La liste de la Majorité Présidentielle, menée par Françoise GROSSETETE a fait faux bond et s’est fendue d’un communiqué de presse pour justifier son absence : « L’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux ». Ce total non sens a fait l’objet, de la part des associations organisatrices, d’une réaction pour souligner le manque de courage politique de la candidate UMP. Elle n’a manifestement pas compris que la Région est la collectivité qui dispose du plus grand nombre de leviers pour lutter contre les discriminations.

Changement de stratégie : visiblement, les arguments ont fait mouche, puisque, pour se dédouaner, son Directeur de Campagne attaque maintenant les organisateurs sur leurs vies personnelles : “Nous savions que ce débat serait diligenté par l’entourage de Jean-Jack QUEYRANNE, ce sont ses salariés qui l’ont organisé et l’on pouvait s’interroger sur l’impartialité de cette rencontre". S’il est vrai que David SOUVESTRE travaille à la région Rhône-Alpes, son intégrité ne saurait être remise en cause. De plus, il ne représentait qu’une voix parmi les 9 autres responsables associatifs qui ont organisé le débat et signé le communiqué.

Il est inadmissible qu’un directeur de campagne nous accuse ainsi. Les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ne peuvent pas tolérer qu’un président d’association soit attaqué et remis en cause de la sorte. Laisser penser qu’il aurait été capable d’instrumentaliser 10 associations à lui tout seul constitue une insulte grave à nos structures et à notre capacité de discernement. C’est indigne et inacceptable !

Aujourd’hui, les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans tiennent à démentir avec force ces allégations qui n’ont d’autres buts que de flouter le débat. Madame GROSSETETE a délibérément tourné le dos à des questions importantes qui sont du ressort de la Région, et maintenant notre prétendu parti pris est censé la dédouaner de ses responsabilités.

Madame GROSSETETE ne doit s’en prendre qu’à elle-même. Il est temps pour elle d’assumer ses actes et de présenter ses excuses aux associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans pour la campagne de calomnie qu’elle a elle-même lancée via son directeur de campagne.

Son attitude est d’autant plus inacceptable que maintenant certains forums de discussion de journaux en ligne grouillent de propos nauséabonds. Pour se dédouaner de leur lâcheté politique, non seulement Mme GROSSETÊTE et l’UMP préfèrent attaquer les associations et un de leurs représentants, mais ils permettent ainsi à la haine homophobe et transphobe de s’exprimer.

Nous exigeons que les attaques de la majorité présidentielle et de Mme GROSSETÊTE contre les associations et leurs représentants cessent. Madame Françoise Grossetête doit présenter ses excuses à toutes les personnes nommément attaquées. Nous demandons que l’UMP et Mme GROSSETÊTE nous soumettent enfin des propositions concrètes en faveur des personnes LGBT.

Signataires : Forum Gay et Lesbien de Lyon, Ligue des Droits de l’Homme (fédération du Rhône), Association des Parents Gays et Lesbiens (antenne Rhône-Alpes), Chrysalide, Ecrans-Mixtes, Lesbian and Gay Pride de Lyon, Aris, Etudiants Contre le Sida, Moove !, David et Jonathan.

samedi, 27 février 2010

Résumé du débat pour les élections régionales

Les listes candidates aux régionales s'expriment sur les questions Lesbiennes,Gaies, Bi et Trans à l'invitation des associations.


Café politique LGBT à Lyon
envoyé par PierreGandonniere. - L'actualité du moment en vidéo.


Gomez
envoyé par PierreGandonniere. - L'info video en direct.


Hervé Morel Modem : Petit livre orange + Azouz Bégag
envoyé par PierreGandonniere. - L'actualité du moment en vidéo.


Catherine Faivre d'Arcier (NPA)
envoyé par PierreGandonniere. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

vendredi, 26 février 2010

Elections régionales: l’absence de l’UMP à un débat LGBT fait polémique

Les questions LGBT ne seraient-elles pas un enjeu régional? La question est posée, en pleine campagne électorale, par l'absence de la candidate UMP à un débat associatif en Rhône-Alpes. Les questions LGBT ne seraient-elles pas un enjeu régional? La question est posée, en pleine campagne électorale, par l'absence de la candidate UMP à un débat associatif en Rhône-Alpes.

 

L'approche des élections régionales suscite un peu partout des débats autour des questions LGBT (comme en Ile-de-France, lire notre compte-rendu). Mais en Rhône-Alpes, c'est la composition du plateau d'invités qui fait débat, ou plutôt polémique. En cause: l'absence de la candidate UMP, Françoise Grossetête, à un débat prévu hier à Lyon.

 

Les associations LGBT, au premier rang desquelles la Lesbian & Gay Pride (LGP) de Lyon, déplorent aujourd'hui «cette stratégie de la chaise vide» et n'hésitent pas à dénoncer un «manque de courage politique». Elles notent même que «seuls l'UMP et le Front national ont décliné (leur) invitation»…

 

Les LGBT, pas un enjeu régional?


Pire encore aux yeux des associations: la justification donnée par la candidate de droite dans un communiqué. «Déconcertantes, stupéfiantes et inquiétantes», les qualificatifs ne manquent pas pour s'insurger des raisons données. Selon ce texte publié par l'équipe de campagne de la candidate UMP, que TÊTU s'est procuré, «L'homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux». D'où le refus de participer au débat.

 

Pourtant, «les exemples ne manquent pas pour démontrer que les compétences régionales peuvent être des puissants leviers pour lutter contre les discriminations», répondent les associations, qui citent notamment l'apprentissage, la formation, l'emploi, les lycées, la santé ou sport, qui font bien partie des compétences régionales, «comme en ont d'ailleurs pris conscience la majorité des listes, qui ont des propositions concrètes dans ce sens» en Rhône-Alpes. «Mais Françoise Grossetête reconnaît n'avoir aucune proposition concrète à nous soumettre. Elle avoue sans rougir que les questions lesbiennes, gays, bi et trans ne font pas partie de ses priorités», conclut David Souvestre, président de la LGP Lyon.

 

Embarras dans l'équipe de campagne.


Interrogée par TÊTU, l'équipe de campagne de Françoise Grossetête admet son embarras. «Ce n'est pas un boycott», explique-t-on, «et c'est malheureux que ça ait été détourné de la sorte». On assure d'ailleurs que la candidate «est très sensible à ces questions, elle a d'ailleurs reçu des représentants associatifs» durant la campagne qui l'a menée au Parlement européen.

En fait, la raison de cette absence serait l'annonce publiée dans la presse locale selon laquelle ce débat était organisé par Jean-Jack Queyranne, le président socialiste sortant au Conseil régional. Le temps que cette information – erronée – soit démentie, l'agenda de la candidate était plein. D'où l'idée de justifier hier son absence, en la justifiant par la non-pertinence du débat comme cité plus haut, et en la remplaçant par une autre proposition: «recevoir, au sortir des élections, une délégation représentative des associations pour échanger ensemble sur ces sujets de société qui nécessitent recul et réflexion». Mais «aujourd'hui, personne ne m'a contactée pour saluer cette initiative et répondre présent», déplore une membre du staff de campagne de Françoise Grossetête.

 

Se voulant tout de même «fair play», David Souvestre, de la Lesbian & Gay Pride, a envoyé à la candidate UMP un «questionnaire» sur les questions LGBT. «Espérons qu'en planchant sérieusement sur ces questions, cela aura un effet pédagogique sur elle pour comprendre enfin les compétences des régions…» Mais une réponse écrite suffira-t-elle à apaiser l'ire des militants?

 

 
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