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jeudi, 20 décembre 2012

PMA : un amendement du groupe PS à l’Assemblée Nationale sera bien déposé

parti socialiste,assemblée nationale,bruno le roux,élection présidentielle,élections législatives,mariage,egalitéLes député-e-s du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, qui se réunissaient hier pour décider, en interne, de sa position sur le texte de loi sur le mariage pour toutes et tous ont assuré qu’il y aura un amendement pour ouvrir la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux couples de femmes.

126 députés ont approuvé le dépôt d’un amendement sur la PMA, contre seulement 61 qui s’y opposaient.

Le groupe PS à l’Assemblée Nationale s’honore ainsi d’une action courageuse qui vise à établir la justice là où il n’y en avait pas.

Nous devons maintenant encourager tous les parlementaires de la majorité à tenir bon, à s’unir et à voter cet amendement sans aucune hésitation.

Nous ne comprendrons pas des divisions au sein de la gauche à l’Assemblée Nationale sur ce sujet, alors que tous les partis politiques de gauche l’ont intégré dans leur programme.

La majorité parlementaire est liée par les promesses de François HOLLANDE, prises devant les électeurs/trices pendant la campagne présidentielle dont l’ouverture de la PMA aux couples de femme

Pour notre Président de la République : « Il n’appartient ni aux politiques, ni aux chercheurs de s’immiscer dans les choix de vie, il leur appartient de les favoriser, de les faciliter » (François HOLLANDE à propos de la PMA, le jeudi 23 février 2012, à l’occasion des 30 ans de la naissance d’Amandine, le premier bébé-éprouvette français)

Il s’agit d’une mesure qui est inscrite depuis plusieurs années dans le programme du Parti Socialiste. Un programme et des engagements présidentiels sur la base desquels se sont fait élire les 10 et 17 Juin dernier les députés socialistes qui composent aujourd’hui la majorité parlementaire à l’Assemblée Nationale.

Tous les parlementaires doivent prendre leurs responsabilités en matière de justice et d’équité pour celles qui en ont été privées trop longtemps, et à défendre l’avènement d’une grande réforme.

les questions relatives à la PMA ont été débattues lors des premières lois de bioéthique de 1994. Il a été décidé alors qu’il n’y avait pas d’opposition à ce que cette technique d’assistance médicale à la procréation soit mise en œuvre en France. La rupture du lien entre sexualité et procréation a donc été actée en 1994 – et l’ouverture de la PMA aux couples de femmes n’en est qu’un prolongement légitime qui ne remet aucunement en cause la décision prise à l’époque. Il serait hypocrite de reconnaître, dans le cadre du projet de loi, la double filiation maternelle via l’adoption et de ne pas l’étendre à la PMA pour les couples de femmes.

Le projet de loi « Mariage pour tous » se doit d’établir une égalité complète entre les hétérosexuels et les lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT), en ouvrant à ces dernier-e-s le mariage, l’adoption, la filiation et la PMA.

Le courage politique, la défense des convictions, l’engagement en faveur de l’égalité : c’est maintenant !

samedi, 15 décembre 2012

Pour l’Egalité maintenant, contre les discriminations tout le temps !

homoparentalité2.jpgLa proposition de loi sur « le mariage pour toutes et tous » est une très bonne occasion pour les réactionnaires d’occuper l’espace médiatique et la rue. Les homophobes, lesbophobes, transphobes et racistes sont à l’offensive.

Derrière des propos illusoirement et politiquement corrects, se cachent des accusations aussi affligeantes les unes que les autres. Tout y passe : de la polygamie à l’inceste, de la zoophilie au cannibalisme, du déséquilibre psychique qui s’abattra sur tous les enfants de France à l’annonce de la fin du Monde. Derrière leur revendication hypocrite « d’un débat sociétal apaisé », ils cachent une idéologie profondément conservatrice.

Ils veulent ériger en norme dominante le modèle hétéropatriarcal de la famille fondée sur le mariage à vie d’un homme avec une femme. S’obstiner à en faire le modèle obligé de « la société », voire de « l’humanité », revient à dénier le droit à l’existence et au bonheur de toutes les autres familles : monoparentales, pluri-parentales, recomposées, séparées, et homoparentales.

Les manifestations soit-disantes "pacifiques" contre le mariage pour tou-te-s, ont ouvert une brèche intolérable à l’homophobie et à la lesbophobie avec un impact direct et désastreux sur la vie des jeunes homosexuel-le-s.

Face aux attaques obscurantistes contre nos choix de vie, il n’y a aucun compromis possible !

Notre mobilisation doit aussi faire entendre nos revendications. Le projet de loi « mariage pour toutes et tous » ne prévoit toujours pas les mêmes droits entre couples de même sexe et hétérosexuels, notamment sur la filiation. Les droits des familles homoparentales ne sont pas couverts par ce projet de loi.

Des discriminations continueront de fragiliser les familles. Il est grand temps que l’hypocrisie cesse !

Il devient urgent, pour la sécurité des enfants, que la filiation soit établie entre les enfants et leurs parents par l’effet de la loi (présomption de parenté) mais aussi par reconnaissance volontaire : les enfants doivent être protégés dès leur naissance quelle que soit la situation conjugale de leurs parents, tout comme les couples hétérosexuels. Il devient urgent que toutes les femmes puissent bénéficier d’une Procréation Médicalement Assistée (PMA) en toute sécurité. Tous les couples, mariés ou non, hétérosexuels ou homosexuels, doivent pouvoir y accéder. Le projet de loi se doit enfin de définir et de mettre en place un statut du beau-parent qui profiterait à toutes les familles recomposées (homoparentales ou hétéroparentales)

Pour nous, il n’y a pas de concession possible. Nous continuerons à dénoncer ces discriminations et à soutenir les parlementaires qui déposeront des amendements dans ce sens. Ils ont ainsi une occasion historique de mettre fin à une discrimination institutionnelle insupportable et d’accorder enfin l’égalité des droits à tous les couples.

Plus que jamais, il est nécessaire d’être solidaires et de se mobiliser en faveur du mariage pour tou-te-s, contre la négation et la haine de l’autre.

vendredi, 20 avril 2012

Une seule consigne de vote : voter pour l’Égalité ! Et voter pour l’Egalité, c’est déjà voter contre le FN !

A quatre jours du vote de dimanche, la Lesbian and Gay Pride de Lyon et le Forum Gay et Lesbien de Lyon appellent à la plus forte mobilisation de toutes et tous pour se rendre aux urnes et voter dimanche prochain.

Pour les lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT), conscient-e-s que leur combat pour l’égalité des droits passe par la défense de notre modèle démocratique et social, la première priorité est de s’opposer aux idées d’extrême droite, et de rendre le score de Marine LE PEN le plus bas possible.

Cette candidate n’a pas cessé pendant toute la campagne de multiplier les provocations et les messages discriminatoires. Marine LE PEN a ainsi montré que le Front national n’a pas changé, qu’il reste un parti xénophobe et contre l’égalité des droits, et qu’il est résolument l’adversaire des étrangers mais aussi des femmes et des lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT).

Le projet de Marine LE PEN et du Front National est fondé sur une matrice homophobe, transphobe, sexiste, raciste et antisémite qui n’est pas compatible avec les valeurs républicaines que nous portons :

1°) Marine LE PEN se braque contre l’égalité des droits.

Son projet pour ces élections érige en norme dominante le modèle (hétéropatriarcal) de la famille fondée sur le mariage « traditionnel » : « un père
-  une mère - un ou plusieurs enfants ». Dans son programme le Front National réaffirme qu’il est clairement hostile à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe et plus généralement à toute forme de reconnaissance de l’homoparentalité.

2°) Marine LE PEN veut enfermer les LGBT au placard.

Elle veut rendre invisible les LGBT dans l’espace public. Elle essaye de faire passer la lutte contre l’homophobie et la transphobie pour du communautarisme. Elle estime que les associations LGBT demandent d’abord le « droit à la différence » plutôt qu’un prétendu « droit à l’indifférence ». Pourtant, l’égalité des droits n’est en rien un « droit à la différence » mais s’inscrit bien dans une démarche universaliste. Le « droit à l’indifférence », qu’elle appelle de ses voeux, n’est autre que le « devoir de rester au placard », celui de se nier.

3°) Marine LE PEN souhaite que les femmes restent cantonnées à leur rôle de mère de famille au foyer et s’oppose au droit des femmes à disposer de leur corps.

Elle veut le déremboursement de l’avortement par la Sécurité Sociale. Elle souhaite aussi la création d’un revenu parental, équivalent à 80 % du SMIC pendant 3 ans à partir du deuxième enfant, et renouvelable pour 4 ans pour le troisième enfant. Ce « revenu parental » s’adresse implicitement aux femmes pour les inciter à rester au foyer, selon une vision traditionaliste de la famille patriarcale.

4°) Marine LE PEN instrumentalise les violences faites aux femmes et aux LGBT à des fins racistes.

Stratégie nouvelle pour le Front National, Marine LE PEN se revendique aujourd’hui de la laïcité, du progrès du droit des femmes, de la défense des homosexuel-le-s agressé-e-s, principes que le Front National a toujours rejetés, afin de légitimer une haine anti-musulman. Elle s’appuie sur le statut de victime, de personnes discriminées pour mieux désigner des « boucs émissaires » qui seraient responsables de ces violences et de ces discriminations avec, en tête, les populations issues de l’immigration ou les musulmans.

5°) Marine LE PEN n’a toujours pas désavoué les propos de Jean-Marie LE PEN sur les malades du sida.

En mai 1987, Jean-Marie Le PEN, s’attaquait aux malades du sida et proclamait

« Les sidaïques, en respirant du virus par tous les pores, mettent en cause l’équilibre de la Nation. (...) Le sidaïque, (...) il faut bien le dire, est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C’est une espèce de lépreux, si vous voulez »

En 2012 : l’Egalité n’attend plus !

Par ailleurs, la Lesbian and Gay Pride de Lyon et le Forum Gay et Lesbien de Lyon sont fermement unis derrière une plateforme revendicative qui n’a qu’un leitmotiv : l’Égalité !

Ainsi, dans le cadre de la campagne Égalité LGBT 2012, nous nous sommes efforcés de rendre publique une information détaillée, complète et critique sur les implications et les propositions des autres candidat-es, afin de voter en toute connaissance de cause, pour l’Egalité.

La lutte pour les droits humains et l’égalité des droits, dont les questions LGBT, n’est jamais secondaire dans une élection, beaucoup de citoyen-ne-s y sont attaché-e-s quelles que soient leur orientation sexuelle ou leur identité de genre.

Les personnes LGBT ne sont pas des sous-citoyen-ne-s, quoi qu’on en dise. En 2012, l’Egalité doit enfin devenir une réalité. Les Lesbiennes, Gays, Bi et Trans n’attendent plus !

mardi, 09 août 2011

Intervention de Caroline FOUREST à la Convention du Parti Socialiste sur l’égalité réelle


convention égalité Caroline Fourest par PartiSocialiste

mercredi, 27 juillet 2011

La religion n’est pas un service public par Henri Pena-Ruiz, Philopsophe

Le philosophe, Henri Pena-Ruiz, publiait le 30 mars dernier, une tribune dans le journal Libération. Elle est disponible ici: http://www.liberation.fr/societe/01012328412-la-religion-...

Apparemment notre république serait trop pauvre pour faire vivre des grands services publics communs à tous, croyants, agnostiques et athées. Asphyxie organisée de l’école publique, démantèlement des hôpitaux de proximité, privatisations en tous genres, etc. L’ultra-libéralisme fait son œuvre. La solidarité redistributive n’est plus à l’ordre du jour. En revanche la république serait assez riche pour financer des lieux de culte, qui ne concernent pourtant que les croyants pratiquants, une petite minorité. M. Sarkozy prône le supplément d’âme d’un monde sans âme. La terre vous paraît bien injuste voire invivable ? Réfugiez-vous donc dans le ciel ! Le protecteur des nantis ose dire sans ambages : «La république a besoin de croyants» (discours au palais du Latran).

La religion réduite à une compensation, et reconnue d’utilité publique ? Napoléon, que ne hantait pas une foi très vive, avait expérimenté la recette avec son concordat, qui aujourd’hui encore en Alsace-Moselle fait financer par tous les citoyens, croyants ou non, le culte de certains. Les mauvais coups contre la laïcité n’ont cessé. Voici venir le coup de grâce. Le prétexte en est l’utilisation illégitime d’une rue pour la prière, par des citoyens musulmans instrumentalisés politiquement. Certes la convergence hebdomadaire, vers la même rue, de fidèles de toute la région parisienne est clairement une manifestation en forme de défi. Elle usurpe l’espace public. Mais c’est un cas rarissime. N’importe. C’est une aubaine pour le FN qui se découvre adepte d’une laïcité à géométrie variable, que jamais il n’a invoquée contre les privilèges publics du catholicisme. Une aubaine aussi pour M. Sarkozy, qui s’apprête à détruire la laïcité en raturant la loi de 1905 sous prétexte de faire cesser le trouble. Janus biface, il «libère» la rue… mais accueillera les fidèles dans des mosquées payées par la puissance publique !

Notre sauveur fera ainsi coup double. D’une part il se présentera comme le gardien de la sécurité qui a toujours besoin de s’inventer un ennemi : jeunes des banlieues, immigrés, Roms, et maintenant musulmans des caves ou des rues. Funeste recette de la popularité que celle qui nourrit les peurs collectives ! D’autre part, le rétablissement de l’ordre public sera un prétexte pour faire payer aux contribuables des lieux de culte que ne devraient financer que les croyants.

Il fait ainsi croire que le seul problème réel est celui de l’intégration religieuse alors que la population visée souffre avant tout d’exclusion sociale et économique. Parler de l’islam sans le distinguer de l’islamisme politique, pourtant groupusculaire, est inadmissible. On prétend adapter la laïcité aux religions. N’est-ce pas plutôt à celles-ci de s’adapter à la laïcité, vecteur de liberté et d’égalité ? A-t-on jamais demandé aux droits de l’être humain de s’adapter aux coutumes ? Ce serait supprimer un levier d’émancipation. Les femmes en savent quelque chose, qui souffrent encore des préjugés machistes longtemps sacralisés par les religions du Livre. Ceux qui combattent la laïcité pour restaurer leurs privilèges perdus, et non une spiritualité désintéressée, se frottent les mains. Le scénario actuel les comble.

Premier temps : l’invention de la notion insultante de laïcité ouverte, ou positive. Parle-t-on de justice «ouverte» ? Ceux qui refusent l’égalité de traitement des croyants et des athées militent pour que les religions soient reconnues d’utilité publique. Cela les conduit à affubler la laïcité d’adjectifs polémiques et à la prétendre hostile aux religions.

Deuxième temps : le brouillage de la distinction entre cultuel et culturel. Puisque la loi laïque réserve l’argent public à ce qui est d’intérêt général, comme par exemple la culture, le rapport Machelon propose que le financement direct de la culture assure le financement indirect du culte. La ficelle est grosse. On dira que certains élus le font déjà. Mais l’infraction à la loi n’appelle nullement sa suppression. Qui propose d’abolir les feux rouges sous prétexte que certains les grillent ?

Troisième temps : le paravent du secours aux musulmans des caves. Comment déguiser une restauration de privilèges en bonne action égalitaire ? Par l’invocation d’un mythe : la pénurie supposée des lieux de cultes musulmans. En 1976, on recensait 150 salles de prière. En 1985, 900. Aujourd’hui, 2 147. Deux services de prière par jour suffiraient à accueillir tous les fidèles. La rue comme lieu de culte n’est donc pas une fatalité. Quatrième temps : l’abolition de la séparation laïque. La main sur le cœur on propose de réparer une injustice imaginaire en détruisant la loi de 1905. Quand de l’argent public aura été dépensé pour une mosquée, les tenants des autres religions s’exclameront : «Pourquoi pas nous ?» L’égalité républicaine ne permet pas que l’on donne aux uns ce qu’on refuse aux autres. A ceci près qu’à ce compte-là il faudra financer aussi les libres penseurs, les francs-maçons, les rationalistes, etc. Bref, il faudra communautariser l’argent public.

Jean Jaurès, en 1904, pensait aux retraites ouvrières : supprimer le budget des cultes, c’était transférer à l’Etat des moyens pour mieux assumer son rôle social. Pensons aussi à la santé pour tous. Un citoyen de confession musulmane hospitalisé dix jours, au prix moyen de six cents euros la journée, économise six mille euros si le service public de santé existe. Dans le meilleur des mondes ultralibéraux, il doit les payer, s’il peut, mais l’Etat lui fournit une mosquée. Quand on sait que seulement 18% des citoyens musulmans fréquentent une mosquée, on voit bien qui perd au change !

Il va de soi qu’il faut mettre un terme aux pratiques discriminatoires de certaines municipalités qui empêchent l’acquisition de terrains destinés à des lieux de culte musulmans. La république laïque n’a pas à financer de lieux de culte mais elle doit garantir juridiquement la possibilité d’en construire. Certains agitent l’épouvantail de l’intégrisme et disent : «Payons, ainsi nous contrôlerons.» Où est l’erreur ? Dans la prétention humiliante d’un tel chantage : voici un lieu de culte, mais attention à ce que vous allez y dire. Où est la faute ? Dans l’oubli de ce qu’est l’état de droit. En république, ce sont les lois qui règlent la liberté de parole. Un prêche qui incite à battre une femme est un délit : incitation à la violence. Peu importe alors que le lieu de culte soit privé ou public, la sanction sera la même. La république laïque ne fonde aucune norme sur un particularisme. Seule compte l’autorité de lois qu’inspire le droit (intégrité physique, égalité des sexes).

Marianne ne s’est pas séparée du Dieu qui la dominait pour le dominer à son tour, mais pour faire disparaître toute domination et tout privilège. Ne sacrifions pas l’universel sur l’autel du particulier. Préservons la laïcité.

Henri Pena-Ruiz

dimanche, 06 mars 2011

Première nuit européenne du Testing

The European Grassroots Antiracist Movement – EGAM - conducts the first Europe-wide testing against racial discriminations


A European first

 

This night, the civil society European Grassroots Antiracist Movement – EGAM – has conducted the first Europe-wide testing against racial and ethnic discriminations.

In 14 countries, the activists have tested, all night long, the nightlife places in the main capitals and cities of Europe. In 15 cities, 35 nightlife places have been found discriminating. You will find the results of the testings, for each country, at the end of this press release.

Following weeks of preparation, coordination, and training sessions organized all over Europe, this first European Testing Night is only the beginning of a long-term Europe-wide campaign against racial and ethnic discriminations. The method being used, the testing, is a tool that was invented by the Civil Rights Movement in the US to fight racial segregation and later discriminations.

Starting with this first testing night, the European antiracist civil society will test the continent on a regular basis, in order to raise awareness on, and denounce the racial and ethnic discriminations that prevent parts of the European population from having just and equal access to housing, work, entertainment, etc.

The European political context favors the increase in racial discriminations

Although people are discriminated for different reasons in the different countries, the racial discriminations are a phenomenon on the rise all over Europe.

The European Testing Night takes place in a political context that favors this increase : the far right and populist political forces take advantage of the current economic and social crisis to gain influence, meet election success, enter parliaments, being sometimes a part of governmental coalitions or their irreplaceable support.

These political forces spread a racist ideology of exclusion and hatred against parts of their national populations, trying to impose on them a de facto domination on racial and ethnic basis.

With regards to this harsh political context, the European antiracist civil society is attached even more to the European dream of a continent free of racial and ethnic discriminations, where all citizens have equal rights, pursuant to legal regulations and in practice.

Europe is not at level with its aspiring values when it comes to fighting racial discriminations

Although good intentions are proclaimed, Europe does not take proper steps to confront this situation.

The European Testing Night was prepared and conducted with no institutional nor financial support from the European institutions, including, of course, EU institutions.

This is only one blatant example of the inability of these institutions to really tackle the problem of racial discriminations on the continent.

In particular, they do not provide enough support for the emergence of a real civil society, in relationship with, but independent from them, since they regard it too much as an extension of themselves.

Doing so, they prevent the voices of millions of citizens from being heard, and they do not provide Europe with the appropriate means to combat racial and ethnic discriminations.

To combat racial and ethnic discriminations, a strong and clear support to the European antiracist civil society is needed, now more than ever.

Activists’ security is at stake

In various countries, conducting the testings results in a serious threat to the personal safety of the testers and the institutional safety of the organizations.

We rely on the national and local authorities to pay a special attention to the personal and institutional protection of the EGAM Members and activists who have conducted the European Testing Night in their countries.

 

The European Testing Night was conducted by EGAM, whose Members are :

Mjaft! (Albania), ZARA – Zivilcourage und Anti-Rassismus-Arbeit & SOS Mitmensch (Austria), Kif Kif (Belgium), Youth Initiative for Human Rights (YIHR) – Bosnia (Bosnia), Bulgarian Helsinki Committee (Bulgaria), YIHR – Croatia (Croatia), SOS mod racism & Nordic Network Against Racism (Denmark), Estonian Institute for Human Rights (Estonia), Finnish League for Human Rights (Finland), SOS Racisme (France), ADNB & Karawanserei Toleranzin (Germany), Greek Forum for Migrants (Greece), TASZ – Civil Liberties Union & NEKI (Hungary), SOS Razzismo (Italy), YIHR – Kosovo (Kosovo), Latvian Center for Human Rights (Latvia), Moldovan Institute for Human Rights (Moldova), YIHR – Montenegro (Montenegro), Hi5 & Radar (Netherlands), Norwegian Center Against Racism (Norway), Open Republic & Never Again! (Poland), Romani Criss (Romania), YIHR – Serbia (Serbia), Ludia proti rasizmu (Slovakia), Ekvilib institute (Slovenia), SOS Racismo (Spain), Centrum mot rasism (Sweden), DurDe! (Turkey).

The action was conducted in partnership with national partners, including :

Roma Active (Albania), Center for Positive Integration (Denmark), HR local monitors (Romania), Regional Centre for Minorities & Novi Svet (Serbia), The Anti-Discrimination Bureaus of Eskilstuna, Kalmar, Karlstad, Norrköping, Uppsala and Örebro (Sweden).


European Testing Night – Results of the successful testings

 

Country

Cities

Names of the places tested

Organizations

Discriminations shown against

Albania

Tirana

Four (4) places : three (3) bars and one (1) restaurant were found discriminating.

For security reasons, the names will not be published.

MJAFT! Movement & Roma Active Albania

Roma

Belgium

Anvers

Velvet Lounge

Kif Kif

Arabic and African

Denmark

Copenhagen

Krasnapolsky

Center for Positive Integration & SOS mod racisme

The testers are citizens with backgrounds from Middle East (Turkey, Iran) and Africa (Somalia, South Africa)

France

Paris

Duplex

SOS Racisme

Arabic and African

Madame

Lyon

KGB

Besançon

Le Bristol

Germany

Dresden

Results to be confirmed

Karawanserei Toleranzin

Norway

Oslo

Buddha

The Norwegian Centre against Racism

The testers are Norwegian citizens, with backgrounds from Tanzania, Ghana, and Sri Lanka

Havanna

3 brødre

Poland

Warsaw

Mono Bar

Open Republic

Black

Klub Park

Enclava

Romania

Bucharest

Belaggio

Romani CRISS, Human Rights local monitors

Roma

Kultur House

Player

Cluj-Napoca

Janis

After

Craiova

Glitter

Club 300

Pubs

Botosani

1 place was found discriminating

Serbia

Belgrade

Mr. Stefan Braun

Regional Centre for Minorities

Roma

Spain

Bilbao

Big Ben

SOS Racismo Bilbao

Black & Arabian

Weekender

El Tres

Bongo Loco

Every

Divino Cielo

Galeon

La Otxoa

Sweden

Stockholm

1 place was found discriminating

Swedish Anti-discrimination Bureaus

Testers were from Middle Eastern backgrounds

 
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