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vendredi, 04 novembre 2011

La populiste Nora BERRA, Secrétaire d'Etat à la Santé.

Je suis scandalisé par les propos tendancieux tenus par la Secrétaire d’Etat à la Santé, Nora BERRA, pour s’opposer aux politiques d’accès des mineures à une contraception de façon anonyme et gratuite proposée par plusieurs Régions.

Le 26 octobre, lors d’une conférence de presse de la nouvelle campagne de communication sur la contraception, Nora BERRA critique ouvertement le système du « pass contraception » mis en place par plusieurs conseils régionaux, elle dit:

  1. "je veux rappeler que la pilule est un médicament (…) je ne veux pas laisser penser que c’est une petite pilule sans risque qu’on peut prendre facilement en sous-estiment la toxicité potentielle (…) avec des risques de complications thrombotiques graves, voire de décès chez des femmes ayant des facteurs de risques;
  2. avec le système anonyme et gratuit : « on omet l’autorité parentale » en soulignant l’importance des parents pour l’encadrement, l’éducation, le coaching des adolescentes dans une période ou elles seraient fragiles, en construction identitaire »

Ces arguments sont fallacieux voire potentiellement néfastes pour la santé publique.

Je  suis vraiment choqué par ce discours, s’il est avéré : les risques évoqués par la Secrétaire d'Etat ne constituent pas une réalité suffisante pour renoncer à diffuser la pilule contraceptive.

Nora BERRA devrait se mettre à travailler. Ainsi elle prendrait connaissance des nombreuses recommandations remises au Gouvernement dont les deux derniers en dates vont dans le sens des Régions et affirment que le lien entre les familles et l’enfant mineur n’existe pas toujours et que l’on ne peut pas de manière incantatoire imposer cette discussion.

Je pense, bien sur, aux rapports de la Députée UMP Mme Poletti et du Professeur Israël Nisand

Nora BERRA devrait également venir plus souvent en Rhône-alpes et prendre modèle sur ses politiques régionales. Elle pourrait ainsi s’apercevoir que le « pass contraception-prévention » offre aux jeunes filles et garçons mineurs un large choix de moyens contraceptifs autre que la pilule : préservatif, dispositif intra utérin. La Région Rhône-alpes est certes pour un accès gratuit et anonyme à la contraception mais surtout adaptée à chaque mineur. Le passage devant un professionnel de santé (généralistes, gynécologues ou pédiatres) est obligatoire.

En suivant ces deux recommandations, Nora BERRA tiendra sans doute moins de paroles éhontées à l'avenir.

Ces propos de la part d’un membre du gouvernement, à l’heure où les droits des femmes à disposer de leur corps sont de plus en plus menacés, sont vraiment inquiètants.

Avec ces déclarations, Nora BERRA rejoint ainsi les ministres qui ont décidé de surfer sur la vague des arguments populistes de la Droite Populaire pour rassurer un électorat conservateur et réactionnaire et satisfaire ainsi les lobbyings de certaines associations ou groupuscules religieux. 

Remarque, je ne devrais pas être surpris. N'avait-elle pas estimé au Sénat que " l'homosexualité est un facteur de risque pour le VIH" ?

jeudi, 06 octobre 2011

éducation à la sexualité : poursuivons le dialogue, la démarche de participation démocratique des jeunes de la Région Rhône-alpes

Dans le cadre d’un plan d'actions autour de l’éducation à la sexualité, la Région Rhône-Alpes est venu à la rencontre des jeunes entre le 18 mars et le 12 mai 2011.

Parce que la prévention des grossesses non désirées et l’information concernant les infections sexuellement transmissibles sont des enjeux majeurs de santé publique, il est nécessaire d’impulser une nouvelle phase d’information et de prévention en direction de la jeunesse. Un premier niveau de concertation s'est déroulé de novembre à fevrier sur cette thématique avec 80 personnes issues notamment des collectivités et des associations. Des jeunes ont aussi participé aux ateliers qui ont permis de poser des constats partagés autour de la sexualité des 16-25 ans. Franchir le pas

Si des actions d’information sur l’éducation à la sexualité existent déjà, un bon nombre de jeunes éprouvent des difficultés à en parler à leur médecin et craignent la réaction de leurs parents. Le milieu scolaire reste donc finalement le premier vecteur d’information et de prévention, y compris grâce au relais des infirmières scolaires ; tandis qu’il paraît difficile de faire le tri dans la profusion d’articles ou de forums présents sur la Toile. Par ailleurs, l’accès aux soins et à la contraception, que l’on soit lycéen, étudiant ou apprenti, demeure problématique, particulièrement dans les territoires ruraux ou tout simplement du fait d’un manque d’argent. Recourir à une contraception assumée et éviter les infections sexuellement transmissibles ne doit pas être exclusivement l’affaire des filles ! C’est ce que les participants aux ateliers s’accordent à dire même si les mentalités tendent à évoluer...

Cette vidéo illustre très bien la démarche de participation démocratique des jeunes à la vie Régionale initiée par le Conseil Régional Rhône-alpes.

Contraception/prévention : Fonder le dialogue avec les jeunes - Région Rhône-Alpes from Paul Bourdrel on Vimeo.

vendredi, 27 mai 2011

Accès à la contraception, prévention des I.S.T, lutte contre les les violences homophobe, sexiste et transphobe: la Région Rhône-alpes a délibéré

Un an de travail qui se concrétise enfin: les élu-e-s de la Région Rhône-alpes ont voté le dispositif "pass contraception-prévention".

 

La délibération est disponible ici: contraception_deliberation2011.15.324.pdf

 

Les mesures qui ont été votées à travers ce dispositif, constituent une réelle avancée en faveur des jeunes de Rhône-alpes.

 

C’est à mes yeux d’autant plus important que 35 ans après le vote de la loi légalisant l’IVG et 40 ans après la loi Neuwirth sur la contraception, le nombre d’IVG reste encore très élevé dans notre pays et plus encore dans notre région. Et cela concerne bien sûr au premier chef les jeunes.

 

L’absence de remboursement des contraceptifs oraux, l’accès difficile à l’information alors que les moyens de diffusion n’ont jamais été aussi performants, mais plus souvent encore l’absence de couverture maladie et de mutuelle sont autant de facteurs qui ont fil des ans, ont délité les conquêtes durement acquises des années 70.

 

Plus encore c'est la vision de la place de la femme dans la société qui est en jeu.

 

Dans ce contexte l'action des collectivités territoriales, et tout particulièrement de la Région Rhône-alpes, est primordiale. Elle témoigne à nouveau de la pertinence de la clause générale de compétence des collectivités territoriales, quand la défaillance de l'Etat est incontestable.

 

Malgré la démocratisation de l’accès à la contraception, force est de constater qu’aujourd’hui il existe une disparité en fonction de l’âge, de la condition sociale et des territoires.

 

Face à cette disparité, le Pass Contraception-Prévention constitue une réponse innovante visant à assurer, dans un souci d’anonymat, de confidentialité et de proximité, la gratuité de la contraception

 

La présence en milieu scolaire d’une médecine de qualité devrait, à cet égard, permettre un travail de prévention et de dépistage efficace, tout en contribuant au développement d’une véritable éducation à la santé.

 

Cette délibération s’inscrit dans ce double objectif. Plus précisément, elle va dans le sens d’une responsabilisation des jeunes sur la question de leur sexualité.

 

On constate depuis de nombreuses années une carence de personnels de santé dans les établissements scolaires, sous le double effet de contractions budgétaires successives et d’une dévalorisation graduelle des professions de santé dans le secteur éducatif.

 

A ce titre, il faut réaffirmer l’exigence d’une politique de santé scolaire volontaire et ambitieuse, permettant de disposer dans chaque établissement d’un effectif de personnels de santé suffisant.

Ce rapport met par ailleurs l’accent sur la prévention des violences sexistes et homophobes dans les établissements scolaires de compétence régionale. Ce combat contre les discriminations répond à une exigence quotidienne. Il passe par une véritable éducation à la citoyenneté et par une mobilisation de tous les acteurs de l’Education.

 

Je connais bien les difficultés que rencontrent les associations (au premier plan desquels le Planning Familial dont on ne saluera jamais assez le travail) sur l’ensemble du territoire de Rhône-alpes. Trop de collèges et de lycées restent hermétiques sur ces questions.

 

Mais je ne ne trompoe pas. Je ne jette pas l’anathème sur les équipes éducatives des établissements scolaires. Ce constat d’échec repose sur le manque de volonté politique du gouvernement dans ce domaine. Son travail sur cette question est d’un vide que l’on peut qualifier d’abyssal, et s’inscrit dans une politique beaucoup plus générale d’abandon du service public.

 

L’Education Nationale subit de plein fouet les politiques gouvernementales et traverse une crise majeure, malgré tous les efforts de la communauté éducative, la mobilisation des parents, des lycéens, des étudiants et des collectivités territoriales. Rappelons-nous que dans l’Education nationale, l’Etat supprime des milliers d’emplois. Depuis 2003, plus de 45.000 postes ont été supprimés dans les établissements scolaires.

 

Les conséquences de ces coupes budgétaires sont désastreuses : classes surchargées, enseignements et options supprimés, remplacements non assurés, recours aux emplois précaires.

 

Le Ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, peut bien approuver le Pass Contraception voté par l’Ile de France, au prix d’une contorsion digne d’un numéro de cirque, il peut bien l’approuver, cela ne remet pas en cause les faillites de l’Etat en matière d’accès à la santé, dans l’Education nationale, et partout ailleurs.

 

Cette délibération sert un grand projet, au service du droit fondamental pour les femmes de disposer librement de leur corps. Un droit dont il est inutile de rappeler combien il est inaccessible à des millions de femmes de par le monde.

 


mardi, 22 mars 2011

Nous n'avons qu'une vie

 

 

samedi, 05 mars 2011

Sexualité, contraception... Pour la 1ère fois, une Région donne la parole aux jeunes !

 

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« Mais comment on fait pour avoir des capotes gratuites ou prendre la pilule sans demander à ses parents ? Comment on fait pour obtenir de vraies réponses aux questions sur la sexualité et la contraception ? »

Dans le cadre de la concertation régionale sur l’accès à la contraception et la prévention des Infections Sexuellement Transmissibles, la Région Rhône- Alpes sollicite l’avis des jeunes (14-25 ans) sur Internet.

Le Conseil régional lance une enquête afin de mieux identifier les besoins et les difficultés des jeunes en matière de sexualité et de contraception. L’objectif est de mettre en place des actions qui leur facilitent la vie.


La consultation des jeunes se fait par le biais d’un questionnaire anonyme en ligne.


L’enquête est prévue sur quinze jours, mais pourra être prolongée d’une semaine en fonction du nombre de réponses.

 
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