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vendredi, 26 février 2010

Elections régionales: l’absence de l’UMP à un débat LGBT fait polémique

Les questions LGBT ne seraient-elles pas un enjeu régional? La question est posée, en pleine campagne électorale, par l'absence de la candidate UMP à un débat associatif en Rhône-Alpes. Les questions LGBT ne seraient-elles pas un enjeu régional? La question est posée, en pleine campagne électorale, par l'absence de la candidate UMP à un débat associatif en Rhône-Alpes.

 

L'approche des élections régionales suscite un peu partout des débats autour des questions LGBT (comme en Ile-de-France, lire notre compte-rendu). Mais en Rhône-Alpes, c'est la composition du plateau d'invités qui fait débat, ou plutôt polémique. En cause: l'absence de la candidate UMP, Françoise Grossetête, à un débat prévu hier à Lyon.

 

Les associations LGBT, au premier rang desquelles la Lesbian & Gay Pride (LGP) de Lyon, déplorent aujourd'hui «cette stratégie de la chaise vide» et n'hésitent pas à dénoncer un «manque de courage politique». Elles notent même que «seuls l'UMP et le Front national ont décliné (leur) invitation»…

 

Les LGBT, pas un enjeu régional?


Pire encore aux yeux des associations: la justification donnée par la candidate de droite dans un communiqué. «Déconcertantes, stupéfiantes et inquiétantes», les qualificatifs ne manquent pas pour s'insurger des raisons données. Selon ce texte publié par l'équipe de campagne de la candidate UMP, que TÊTU s'est procuré, «L'homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux». D'où le refus de participer au débat.

 

Pourtant, «les exemples ne manquent pas pour démontrer que les compétences régionales peuvent être des puissants leviers pour lutter contre les discriminations», répondent les associations, qui citent notamment l'apprentissage, la formation, l'emploi, les lycées, la santé ou sport, qui font bien partie des compétences régionales, «comme en ont d'ailleurs pris conscience la majorité des listes, qui ont des propositions concrètes dans ce sens» en Rhône-Alpes. «Mais Françoise Grossetête reconnaît n'avoir aucune proposition concrète à nous soumettre. Elle avoue sans rougir que les questions lesbiennes, gays, bi et trans ne font pas partie de ses priorités», conclut David Souvestre, président de la LGP Lyon.

 

Embarras dans l'équipe de campagne.


Interrogée par TÊTU, l'équipe de campagne de Françoise Grossetête admet son embarras. «Ce n'est pas un boycott», explique-t-on, «et c'est malheureux que ça ait été détourné de la sorte». On assure d'ailleurs que la candidate «est très sensible à ces questions, elle a d'ailleurs reçu des représentants associatifs» durant la campagne qui l'a menée au Parlement européen.

En fait, la raison de cette absence serait l'annonce publiée dans la presse locale selon laquelle ce débat était organisé par Jean-Jack Queyranne, le président socialiste sortant au Conseil régional. Le temps que cette information – erronée – soit démentie, l'agenda de la candidate était plein. D'où l'idée de justifier hier son absence, en la justifiant par la non-pertinence du débat comme cité plus haut, et en la remplaçant par une autre proposition: «recevoir, au sortir des élections, une délégation représentative des associations pour échanger ensemble sur ces sujets de société qui nécessitent recul et réflexion». Mais «aujourd'hui, personne ne m'a contactée pour saluer cette initiative et répondre présent», déplore une membre du staff de campagne de Françoise Grossetête.

 

Se voulant tout de même «fair play», David Souvestre, de la Lesbian & Gay Pride, a envoyé à la candidate UMP un «questionnaire» sur les questions LGBT. «Espérons qu'en planchant sérieusement sur ces questions, cela aura un effet pédagogique sur elle pour comprendre enfin les compétences des régions…» Mais une réponse écrite suffira-t-elle à apaiser l'ire des militants?

 

jeudi, 25 février 2010

La Droite se prend une bonne gauche.

Bonjour,

Et voici la réaction des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans suite aux déclarations déconcertantes, stupéfiantes et inquiètantes de Big Tete, candidate tête de liste (UMP) aux élections régionales en Rhône-Alpes: "l'homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux.". Comme vous pourrez le remarquer, ma conclusion est particulièrement puante, et j'adore ça.

La liste de la Majorité Présidentielle, menée par Françoise GROSSETÊTE, a refusé de participer hier au débat organisé par nos associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans. Nous voulions connaître les propositions des différent-e-s candidat-e-s aux élections régionales en faveur des Droits des LGBT. Cette absence a été d’autant plus remarquée que seuls l’UMP et le Front National ont décliné notre invitation. Nos associations regrettent cette stratégie de la chaise vide. Elles dénoncent avec force ce manque de courage politique.

Dans un communiqué de presse publié le 23 février, Françoise GROSSETÊTE avoue clairement et sans complexe que les questions Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ne sont pas intégrées dans son programme. Elle nous donne des explications déconcertantes, stupéfiantes et inquiétantes. Selon elle, « l’homosexualité et la transsexualité, dans leurs droits comme dans leurs revendications, sont des sujets de société et non pas des enjeux régionaux ». Pour Françoise GROSSETÊTE, il n’existe donc aucun lien entre les compétences régionales et la lutte contre les discriminations.

Soutien aux associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans, lutte contre les discriminations, prévention contre l’homophobie, la transphobie et le sida, Françoise GROSSETÊTE reconnaît n’avoir aucune proposition concrète à nous soumettre. Elle avoue sans rougir que les questions Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ne font pas partie de ses priorités. Elle démontre ainsi la vacuité de son programme sur ces questions et le vide abyssal de son projet.

Par ces propos, Françoise GROSSETÊTE affiche un mépris assumé aux associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans et à leurs revendications. C’est parfaitement inacceptable !

Apprentissage, formation, emploi, lycées, santé, sport, les exemples ne manquent pas pour démontrer que les compétences régionales peuvent être des puissants leviers pour lutter contre les discriminations, comme en ont d’ailleurs pris conscience la majorité listes, qui ont des propositions concrètes dans ce sens.

Nos associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans sont fair play et veulent lui donner une chance de se rattraper. Nous lui transmettrons ce jour un questionnaire. Nous lui donnons ainsi une chance de plancher sérieusement sur ces questions et prendre des engagements forts pour l’Egalité et la lutte contre les discriminations, comme ont pu le faire ses concurrents au débat d’hier soir.

Gageons que ce questionnaire aura un effet pédagogique sur elle et qu’elle comprendra enfin les compétences des Régions. Nous espérons qu’à travers lui, Françoise GROSSETÊTE pourra prendre conscience que les Régions peuvent se donner les moyens de lutter contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. Si elle n’y arrive pas, nous l’invitons à prendre un cours accéléré auprès de ses camarades candidats UMP en Ile de France ou encore en Languedoc Roussillon qui ont su, eux, faire des propositions aux associations.

Associations signataires : Lesbian and Gay Pride de Lyon ; Ligue des Droits de l’Homme (fédération du Rhône) ; Association des Parents Gay et Lesbiens (antenne Rhône-Alpes Auvergne) Forum Gay et Lesbien de Lyon ; Chrysalide ; Aris.

 
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