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mardi, 18 septembre 2012

Le cardinal BARBARIN pris en flagrant délit de mensonge

La stratégie de communication du Cardinal BARBARIN révèle un manque de courage certain et démontre que sa manœuvre est de mauvaise foi et intellectuellement malhonnête. Ne nous laissons pas abuser par sa tactique politicienne.

Aujourd'hui, sur France Info, l’archevêque de Lyon a affirmé que ses propos tenus lors d’une interview à Télé Lyon Métropole avaient été "mal reflétés". Pourtant, tous les enregistrements contredisent cette volte face

Nous nous sommes toutes et tous habitué-e-s à ses « barbarinades ». Nous constatons d’ailleurs qu’il essaye systématiquement de faire retomber les « responsabilités » de « sa polémique » sur « une incompétence » des journalistes.

Dans un premier temps, il tient des déclarations choquantes à l’encontre des LGBT avec des amalgames nauséabonds. Puis, il attend que la polémique enfle pour tenter de faire re-tomber toute la faute sur une prétendue incompréhension, voire une prétendue incompétence, des journalistes.

Ses tentatives de démenti sont finalement des échecs cuisants.

L’exemple de ces derniers jours le prouve, et la polémique de cet été le confirme. Rappelons-nous également qu’en novembre 2011 dans le journal Lyon Capital, le Cardinal s’était permis de faire une comparaison odieuse pour redire sa vive opposition aux LGBT et à l’égalité des droits, avant de faire retomber cette responsabilité sur les journalistes de ce journal: « En outre, je constate que chaque génération produit des anticorps dont elle a besoin. Devant une agression microbienne, notre corps sait se défendre, et du point de vue spirituel, c’est pareil».

Sur les questions sociétales, l’archevêque de Lyon est bien connu pour ses positions stigmatisantes, choquantes, et réactionnaires, très proches des mouvements d’extrêmes droites. La raison doit les dénoncer avec force. L’Égalité des droits est avant tout un choix politique qui mérite des débats débarrassés d'amalgames scandaleux tels que ceux de Philippe BARBARIN, qui joue volontairement au pyromane social.

Les débats sur l’ouverture du mariage civil, laïque et républicain aux couples de même sexe et la reconnaissance de l'homoparentalité se sont ouverts dans les années 80 et ils se sont clos le 17 juin 2012, soir du second tour des élections législatives. Maintenant, face à cet obscurantisme religieux, le Gouvernement doit légiférer au plus vite et à tenir dès que possible toutes les promesses de campagne de François HOLLANDE.

jeudi, 03 novembre 2011

Le film de Wilders renforce le choc des extrémismes, par Dominique SOPO, Président de SOS Racisme

La mise en ligne de l'étron audiovisuel du député néerlandais Geert Wilders a donc eu lieu ! Avec un plan de com très élaboré, cet autoproclamé croisé pour la liberté et contre l'oppression a réussi à concentrer autour de sa personne et de ses provocations une attention mondiale. Ainsi, selon Monsieur Wilders et en vertu de ses innombrables sorties depuis 2004, il y aurait un choc des civilisations non seulement inéluctable mais déjà bien présent au sein même de l'Union européenne entre les civilisations occidentale et arabo-musulmane. A la première, les caractéristiques de la liberté, à la seconde une logique oppressive, criminelle et destructrice à rechercher dans ses fondements même, qu'il résume au Coran.

Nous ne sommes donc pas ici face à un Voltaire s'en prenant aux dogmes religieux dans leur essence et attaquant de front les trois monothéismes. Nous sommes encore moins face à un défenseur de la liberté mais face à un provocateur raciste qui maquille d'un prétendu amour de la liberté occidentale une obsession antiarabe et (ou) antimusulmane. L'essentialisation d'un texte «sacré» spécifique (c'est-à-dire très exactement ce que veulent faire les forces intégristes) n'est que l'antichambre, chez Monsieur Wilders, de l'essentialisation des individus qui s'y référeraient, à savoir les musulmans. Car pour Monsieur Wilders, en dehors de deux ou trois précautions de pure forme sur la nature des musulmans, il ne faut point en douter : un musulman est un ennemi de la liberté qu'il faut de toute urgence extirper d'Europe !

Monsieur Wilders ne s'embarrasse d'aucun détail et d'aucune mauvaise foi. Bien loin de déceler, comme chez Voltaire, une logique d'oppression transversale aux monothéismes, il n'aperçoit cette logique que dans le seul Coran. Les guerres de religion qui ont ensanglanté l'Europe pendant des siècles ? Les croisades ? Les massacres de la Saint-Barthélemy ? La Sainte Inquisition ? Sans même parler de quelques réalités extra-européennes telles que les sacrifices incas ou les bûchers hindous, voilà tout de même quelques événements qui, s'ils étaient parvenus à la connaissance de Monsieur Wilders, auraient pu utilement compléter son «analyse» comparative des religions et lui éviter de sombrer dans l'exégèse de comptoir. Mais Monsieur Wilders ne voulait pas éviter l'exégèse de comptoir puisqu'il a besoin de s'y complaire pour démontrer la seule thèse qui est en réalité la sienne : les musulmans sont «nos» ennemis.

Ce constat posé, il est utile de tirer quelques précieuses leçons de l'actuelle séquence. Tout d'abord, Monsieur Wilders vient polluer les débats sur les universaux, la liberté, la laïcité en venant affaiblir des combats qui ne sont en rien les siens. A une époque où, en France, des débats relatifs à la laïcité vont sans doute se poser avec rudesse dans les mois qui viennent, le camp laïc auquel j'appartiens devra d'ailleurs prendre garde à ces racistes anti-arabes reconvertis dans la défense de la laïcité. Autrement dit, il faudra être en mesure d'expliquer en quoi la laïcité, face à ceux qui veulent la ringardiser, est par essence moderne et antiraciste. Un effort de pédagogie qui permettra à notre camp d'éviter l'entrée de quelques intrus et de mener un débat sans ambiguïté.

Ensuite, le film de Monsieur Wilders montre, à travers l'exploitation qu'en font son auteur et les intégristes, que nous sommes face à un choc des extrémistes qui ont pour particularité de s'auto-renforcer. Entre Monsieur Wilders et les intégristes, il y a un jeu de miroir. Les Geert Wilders et les intégristes ont besoin les uns des autres car ce sont deux absolutismes de la pensée, deux exclusivités qui nous racontent, chacun de leur point de vue, qu'il y aurait un inéluctable choc des civilisations, là où en réalité il n'y a que le choc des «crameurs», toujours prêts à mettre le feu aux poudres dans un monde qu'ils n'aiment que gagné par l'incendie.

Par ailleurs, ces extrémistes, alliés objectifs dans une lutte féroce contre un vivre ensemble qu'ils renvoient à la naïveté de ceux qui ne savent pas débusquer l'ennemi dans leur voisin, jouent sur la même perversion des mots et des combats. Monsieur Wilders ne dit pas grossièrement qu'il n'aime pas les «bougnoules». Il dit qu'il se bat pour une liberté menacée par un islam qui - heureuse coïncidence - est la religion des «bougnoules». Les islamistes qui, partout dans le monde, trouvent là une occasion trop belle à saisir, ne disent pas qu'ils sont opposés à la liberté d'expression et au débat. Ils disent qu'il faut limiter cette liberté en vertu de considérations antiracistes qui, dans leur logique de pureté, leurs sont pourtant totalement étrangères. En outre, nous assistons à des techniques d'«hystérisation» désormais classiques chez les islamistes qui s'intéressent d'ailleurs assez peu à l'insulte faite aux musulmans (donc à ce qui est condamnable, à savoir l'incitation à la haine religieuse) mais beaucoup plus à celle faite au Prophète et à l'islam, ce qui nous ramène à une thématique antiblasphématoire inadmissible et attentatoire à une liberté qu'ils exècrent.

Enfin, on peut noter - avec inquiétude - la faiblesse ou le caractère hallucinant des réactions officielles de nombre d'Etats. Ainsi, les réactions politiques des Etats européens sont manifestement défaillantes. Incapacité à désigner Wilders pour ce qu'il est (un personnage qui joue sur le racisme et non un trublion libertaire). Incapacité à empêcher de laisser cette sombre histoire devenir le sujet d'un stupéfiant débat quasiment international. Incapacité à mettre un terme à un prisme religieux dans la vision de populations immigrées ou d'origine immigrée.

Et pour les pays musulmans, les réactions sont pour le moins ahurissantes. En effet, les gouvernements desdits pays sont finalement «obligés», les uns après les autres, de s'exprimer sur la médiocre diatribe d'un obscur député. Le brillant résultat de leur incapacité à résoudre les défis sociaux et démocratiques de pays auxquels ils n'ont plus que la fierté identitaire et religieuse à jeter en pâture ?

lundi, 08 août 2011

Non au débat-procès de la laïcité, par Caroline FOUREST

C’est l’effet produit par le débat du 5 avril. Une fronde générale qui tourne au procès de la laïcité. L’initiative a généré tous les effets pervers redoutés.

A force de parler si fort et si maladroitement de l’islam – tout en vantant l’identité chrétienne de la France -, l’UMP doit reculer. Au risque de conforter les électeurs d’extrême droite dans l’idée d’un sujet tabou. Tombant dans le piège, des personnalités de gauche ont signé un appel pour refuser le « débat-procès de l’islam » et se découvrent accolées à des signataires intégristes (non pas un, mais plusieurs militants des Frères musulmans). Ce qui revient à refuser la critique du christianisme… en compagnie de lefebvristes. Martine Aubry, Laurent Fabius, Sandrine Mazetier ont eu raison de retirer leur signature.

Reste le climat. En une mandature, le thème de la laïcité est devenu presque aussi piégé que celui de l’immigration. Alors que des faits graves remontent du terrain, on ne peut plus en parler. Sous peine d’être accusé de servir la soupe à Marine Le Pen. Bel effet. Pour quel bilan ?

Le FN a sorti le clairon, mais n’a aucune solution pacificatrice à proposer et a bien plus de casseroles que tous les partis réunis en matière de soutien à l’intégrisme. La droite au pouvoir a sorti la grosse artillerie, mais mène une politique dévastatrice, qui asphyxie le travail de terrain d’associations laïques, au profit du repli communautariste et religieux. De son côté, la gauche aspirant à gouverner a si peur d’être accusée d’ »islamophobie » qu’elle laisse le champ libre à un discours offensif, voire agressif, à l’autre bout de l’échiquier. Même si on ne peut pas laisser dire qu’elle a déserté.

Régulièrement, le Parti socialiste organise des débats sur la laïcité, où les questions que l’UMP souhaite aborder le 5 avril sont discutées. Jean Glavany travaille à une commission parlementaire permettant d’enquêter sur les dérives sectaires et intégristes au sein de l’école privée. La Mairie de Paris tente une médiation pour faire cesser les prières en pleine rue à la Goutte-d’Or. Ce qui relève en partie de la responsabilité du préfet. En espérant qu’une solution soit trouvée avant 2012.

Plus à gauche et plus laïque, le Parti de gauche s’apprête à déposer une proposition de loi pour renforcer celle de 1905, notamment l’appliquer en Alsace-Moselle, et concentrer les moyens publics sur l’école républicaine. Quant à Europe Ecologie-Les Verts et au NPA, la complaisance envers l’obscurantisme existe, mais ne doit pas cacher le travail de clarification opéré par de nombreux militants, à la fois antiracistes et laïques.

La question de la laïcité ne départage pas la droite et la gauche, mais les élus nationaux, plutôt au clair, des élus locaux, embourbés dans la volonté de satisfaire mille demandes associatives confessionnelles, dont certaines défont la laïcité. Dans ce domaine, personne ne peut donner de leçon à personne. Ou alors à tout le monde.

A Lille et à Sarcelles, où des créneaux horaires ont été accordés à des associations défendant le droit de ne se baigner qu’entre femmes. Mais aussi à Bagnolet, Bordeaux, Roubaix, Asnières et ailleurs, où des élus locaux (UMP, PC ou PS) soutiennent ou cautionnent des associations intégristes. A Roissy-en-Brie, Chantal Brunel a même inauguré une mosquée en compagnie d’un prédicateur particulièrement extrémiste, Saïd Ramadan Al-Boutih, qui refuse de voir les musulmans se « mêler » aux non-musulmans… Ce qui épouse parfaitement bien l’idée de remettre certains Tunisiens dans « leur bateau » (sic).

Entre complaisance envers l’intégrisme et xénophobie, il est urgent de s’éclaircir les idées. Non pas en abandonnant la laïcité ou en cessant d’en parler. En insistant pour en faire une question citoyenne, et non politicienne.

Caroline Fourest

Article paru dans l’édition du Monde 02.04.11

dimanche, 19 juin 2011

14 000 manifestant-e-s pour défendre l'Egalité

La marche des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Rhône-Alpes qui s’est déroulée ce samedi 18 juin 2011 a ressemblé environs 14 000 marcheuses et marcheurs pour défendre l’Egalité, soit 2000 de plus que l'an dernier.


« Pour l’Egalité : en 2011 je marche en 2012 je vote» tel était le mot d’ordre de cette 16e marche des fiertés LGBT qui figurait sur la banderole de tête.


La Lesbian and Gay Pride de Lyon engage toute son énergie pour faire inscrire l’Egalité des droits au cœur des programmes des candidat-e-s à la présidentielle et aux législatives.


La Lesbian and Gay Pride de Lyon restera vigilante et mènera un dialogue ferme avec tous les partis politiques, pour que l’Egalité, notre unique candidate, remporte les prochaines élections présidentielles et législatives.


Gageons que les citoyen-ne-s se saisiront pleinement de ces questions, et pourront juger les candidat-e-s à l'aune des projets politiques en faveur, ou non des droits des Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

vendredi, 27 mai 2011

Accès à la contraception, prévention des I.S.T, lutte contre les les violences homophobe, sexiste et transphobe: la Région Rhône-alpes a délibéré

Un an de travail qui se concrétise enfin: les élu-e-s de la Région Rhône-alpes ont voté le dispositif "pass contraception-prévention".

 

La délibération est disponible ici: contraception_deliberation2011.15.324.pdf

 

Les mesures qui ont été votées à travers ce dispositif, constituent une réelle avancée en faveur des jeunes de Rhône-alpes.

 

C’est à mes yeux d’autant plus important que 35 ans après le vote de la loi légalisant l’IVG et 40 ans après la loi Neuwirth sur la contraception, le nombre d’IVG reste encore très élevé dans notre pays et plus encore dans notre région. Et cela concerne bien sûr au premier chef les jeunes.

 

L’absence de remboursement des contraceptifs oraux, l’accès difficile à l’information alors que les moyens de diffusion n’ont jamais été aussi performants, mais plus souvent encore l’absence de couverture maladie et de mutuelle sont autant de facteurs qui ont fil des ans, ont délité les conquêtes durement acquises des années 70.

 

Plus encore c'est la vision de la place de la femme dans la société qui est en jeu.

 

Dans ce contexte l'action des collectivités territoriales, et tout particulièrement de la Région Rhône-alpes, est primordiale. Elle témoigne à nouveau de la pertinence de la clause générale de compétence des collectivités territoriales, quand la défaillance de l'Etat est incontestable.

 

Malgré la démocratisation de l’accès à la contraception, force est de constater qu’aujourd’hui il existe une disparité en fonction de l’âge, de la condition sociale et des territoires.

 

Face à cette disparité, le Pass Contraception-Prévention constitue une réponse innovante visant à assurer, dans un souci d’anonymat, de confidentialité et de proximité, la gratuité de la contraception

 

La présence en milieu scolaire d’une médecine de qualité devrait, à cet égard, permettre un travail de prévention et de dépistage efficace, tout en contribuant au développement d’une véritable éducation à la santé.

 

Cette délibération s’inscrit dans ce double objectif. Plus précisément, elle va dans le sens d’une responsabilisation des jeunes sur la question de leur sexualité.

 

On constate depuis de nombreuses années une carence de personnels de santé dans les établissements scolaires, sous le double effet de contractions budgétaires successives et d’une dévalorisation graduelle des professions de santé dans le secteur éducatif.

 

A ce titre, il faut réaffirmer l’exigence d’une politique de santé scolaire volontaire et ambitieuse, permettant de disposer dans chaque établissement d’un effectif de personnels de santé suffisant.

Ce rapport met par ailleurs l’accent sur la prévention des violences sexistes et homophobes dans les établissements scolaires de compétence régionale. Ce combat contre les discriminations répond à une exigence quotidienne. Il passe par une véritable éducation à la citoyenneté et par une mobilisation de tous les acteurs de l’Education.

 

Je connais bien les difficultés que rencontrent les associations (au premier plan desquels le Planning Familial dont on ne saluera jamais assez le travail) sur l’ensemble du territoire de Rhône-alpes. Trop de collèges et de lycées restent hermétiques sur ces questions.

 

Mais je ne ne trompoe pas. Je ne jette pas l’anathème sur les équipes éducatives des établissements scolaires. Ce constat d’échec repose sur le manque de volonté politique du gouvernement dans ce domaine. Son travail sur cette question est d’un vide que l’on peut qualifier d’abyssal, et s’inscrit dans une politique beaucoup plus générale d’abandon du service public.

 

L’Education Nationale subit de plein fouet les politiques gouvernementales et traverse une crise majeure, malgré tous les efforts de la communauté éducative, la mobilisation des parents, des lycéens, des étudiants et des collectivités territoriales. Rappelons-nous que dans l’Education nationale, l’Etat supprime des milliers d’emplois. Depuis 2003, plus de 45.000 postes ont été supprimés dans les établissements scolaires.

 

Les conséquences de ces coupes budgétaires sont désastreuses : classes surchargées, enseignements et options supprimés, remplacements non assurés, recours aux emplois précaires.

 

Le Ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, peut bien approuver le Pass Contraception voté par l’Ile de France, au prix d’une contorsion digne d’un numéro de cirque, il peut bien l’approuver, cela ne remet pas en cause les faillites de l’Etat en matière d’accès à la santé, dans l’Education nationale, et partout ailleurs.

 

Cette délibération sert un grand projet, au service du droit fondamental pour les femmes de disposer librement de leur corps. Un droit dont il est inutile de rappeler combien il est inaccessible à des millions de femmes de par le monde.

 


vendredi, 01 avril 2011

Pour défendre la laïcité et le vivre ensemble, participez au happening

Après nous avoir infligé le honteux débat sur l'identité nationale en 2010, l'UMP réitère avec un  débat soi-disant sur « la laïcité ».

Ne nous trompons pas ! Par le buzz médiatique qu'il orchestre autour de l’Islam, le parti au pouvoir cherche à masquer son échec politique en désignant des responsables des maux sociaux qui traversent notre pays. Cette logique de bouc émissaire est inacceptable, d'autant plus de la part d'un parti au gouvernement.

Pour éviter les polémiques, l’UMP cache sa volonté de stigmatiser une religion en particulier et ses pratiquants, derrière un terme positif qui nous rassemble, celui de « laïcité ».

Nous le savons : la loi de 1905 garantit la liberté de conscience à tous les citoyens en instituant la neutralité de l’État et de ses institutions. Elle ne doit pas servir à stigmatiser injustement une minorité.

La laïcité est un principe fondamental de notre République et un des fondements du vivre ensemble, c'est pourquoi nous refusons de nous taire et de laisser l'UMP et le gouvernement actuel la mettre en péril.

Pour défendre la laïcité et le vivre ensemble, participez au happening :

le mardi 5 avril à 18 h
devant la permanence départementale de l'UMP,
au 25 rue Edouard Herriot, 69001 Lyon,


le jour de la Convention nationale de l'UMP sur "la laïcité",

Dress code : venir avec une pancarte "Je suis la laïcité" ou "La laïcité, c'est moi".

Nous appelons les militants des associations de défense des Droits de l'Homme, syndicaux et politiques, les élu-e-s et tou-te-s les citoyen-ne-s à se joindre à nous afin de protéger les valeurs qui ont toujours dirigé nos actions et qui nous sont chères.

Les organisations signataires (par ordre alphabétique) :

- de défense des Droits de l'Homme : Fédération du Rhône de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH), Forum Gay et Lesbien (FGL), Homosexualité Et Socialisme (HES) Lyon, Lesbian and Gay Pride (LGP) Lyon, SOS Racisme Rhône ;

- de laïcité : Union des FAmilles Laïques (UFAL) Rhône, Fédération des œuvres laïques (FOL) 69 ;

- de jeunesse : Jeunes Radicaux de Gauche (JRG) Rhône, Jeunes Ecologistes de Lyon, Melting Potage, Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) Rhône, Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) Rhône,

- et syndicales : Fédération Syndicale Unitaire (FSU) Rhône, Union des Etudiants Communistes (UEC) Lyon, Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) Lyon, Union Nationale Lycéenne (UNL) Rhône.

 
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