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lundi, 25 juillet 2011

Parlement Européen des Jeunes: cérémonie de clôture.

Reportage de France 3 Rhône-alpes.


Soir 3 France 3 Rhône Alpes par pejfrance

 

Reportage de TLM

 


TLM - Les jeunes parlementaires se penchent sur... par pejfrance

 

Voici le discours que j'ai rédigé pour mon élue.

 

Monsieur le Président du Parlement Européen des Jeunes,

Mesdames et Messieurs les délégués du Parlement Européen des Jeunes,

Mesdames, Messieurs, Cher-e-s ami-e-s,

Au terme de cette semaine de travail intense, je ne voudrais pas ajouter un discours trop long aux remarquables interventions qui m’ont précédé et avec lesquelles je tiens à exprimer mon accord.

Les débats, les échanges qui se sont succédés durant cette semaine ont parfaitement répondu aux objectifs fixés, et j’ai été frappée, par la richesse et la variété des interventions. Les résultats de vos travaux témoignent de la pertinence des différentes contributions et de la qualité des échanges qui ont été guidées, de mains de maître, par les chairs.

Je souhaite pour ma part remercier tous les participants ici, réunis pour la qualité de leur réflexion et pour avoir investi dans cette expérience beaucoup de leur temps. Je veux une fois de plus vous remercier pour votre présence nombreuse, studieuse et conviviale.

Je tiens à féliciter au nom du Conseil Régional, toute l’équipe qui a organisé cet événement. J’ai déjà eu l’occasion de l’exprimer lors de la cérémonie d’ouverture lundi dernier, mais permettez-moi de saluer une nouvelle fois votre association qui agit ainsi à l'échelle européenne : votre engagement et votre expertise, l'Europe en a grand besoin pour être davantage à l'écoute de ses citoyens, à la fois plus accessible à chacun et plus efficace pour tous.

Lorsque l’on sait que nos concitoyens craignent l’avenir, qu’ils ne font plus confiance à l’Union européenne, qu’ils la croient bien éloignée des soucis quotidiens, il est vraiment important que les citoyens européens prennent la parole. Vous incarnez cette citoyenneté européenne, et contribuez à en faire une réalité plus concrète, plus vécue et plus agissante.

Vous avez débattu ces derniers jours sur des questions sociale, sociétale économique et politique essentielles, qui font partie de l’actualité européenne et internationale. Je souhaite de tout cœur, et je sais que cela a déjà été fait par le passé, que vos propositions soient entendues certes par le Parlement européen comme de véritables réponses législatives pour les politiques publiques européennes à venir mais aussi par toutes les institutions communautaires, les acteurs nationaux ou encore les pouvoirs locaux et régionaux.

Avec l'aide d'une démocratie européenne plus participative, nous regagnerons la confiance perdue. Nous le savons. Des politiques publiques, animées des meilleures intentions pouvaient rater leur objectif, ne pas atteindre ceux auxquels elles étaient destinées ou encore s'accompagner d'effets pervers non pris en compte à l'origine. Les expertises techniques et politiques sont nécessaires mais elles doivent pouvoir être croisées avec l'expertise citoyenne. La modernisation de l'action publique comme la revitalisation de la démocratie sont à ce prix. La démocratie participative n'est pas l'ennemie de la démocratie représentative mais son renfort, son complément et son aiguillon indispensable.

Je considère que l’engagement a une utilité sociale. C’est la seule manière de changer les choses, de faire avancer le monde. Une grande partie du progrès social, culturel est le fait de gens qui ont choisi de s’engager.

L’engagement est une affirmation de sa liberté. Jean-Paul SARTRE disait en substance que nous sommes condamnés à l’engagement comme nous sommes condamnés à être libres. Mais il ne faut pas oublier que le fait de s’engager, de faire le choix de s’engager est aussi une affirmation de sa liberté. On parle aujourd’hui de la fin de l’engagement. Je crois plutôt qu’il change de forme.

De plus, le discours médiatique, à force d’insister sur la fin des idéologies et du militantisme, sur l’affaiblissement des grandes organisations politiques, sur le repli individualiste et sur la versatilité des engagements, fait presque oublier que les personnes qui s’engagent le font généralement dans la durée.

Comme je le disais lundi dernier, il y a pour moi un profond hiatus entre la vision que porte la société sur la jeunesse et la réalité des valeurs, des ambitions et des inspirations des jeunes.

La jeunesse est engagée.

La société que nous voulons n’est pas celle du chacun pour soi, du tout consommation, du repli et, in fine, d’une certaine passivité.

Force est de constater que nous avons, eu, pendant une semaine une expression concrète de l’Europe citoyenne et sociale que nous appelons de nos voeux ! L’avenir de l’Europe repose très largement sur votre enthousiasme. Je souhaite que vous continuiez de mener avec pugnacité et ténacité ce beau combat, avec la détermination inflexible à l’image de celle de Jean MONNET, très tôt convaincu que « là où manque l'imagination, les peuples périssent ».

Alors avec le Parlement Européen des Jeunes, continuez à proposer vos idées, continuez à bousculer les habitudes, continuez à sortir des sentiers battus !

Je vous remercie pour votre attention.

mardi, 14 juin 2011

Mariage gay : tous les députés UMP du Rhône s’opposent

Ce mardi 14 juin, l'Assemblée Nationale a rejeté la proposition de loi du groupe SRC qui visait à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. A l'aune du détail du scrutin, tous les députés UMP du Rhône, sans exception, ont voté contre cette proposition de loi.

 

Les 8 députés UMP du Rhône (Michel Havard, Dominique Perben, Philippe Cochet, Patrice Verchère, Bernard Perrut, Christophe Guilloteau, Michel Terrot et Philippe Meunier) s'opposent à l'ouverture du mariage aux couples de même sexe


Je regrette profondément que ces 8 parlementaires n'aient pas saisi cette occasion unique de mettre fin à une discrimination entre les couples.

Je déplore que ces députés UMP du Rhône n'aient pas pris leurs responsabilités alors que 58% de la population sont favorables à l'ouverture du mariage pour les couples de même sexe.Ainsi, ils restent toujours imperméables aux évolutions de la société et aux attentes des Français.

 

A un an de l'élection présidentielle, et après quatre ans de quasi-inactivité en matière de lutte contre l'homophobie et la transphobie, le gouvernement et l'UMP montrent sans ambiguïté qu'au sein de la droite française, aujourd'hui, c'est une pensée rétrograde et homophobe qui domine.

 

La prochaine échéance est, désormais, l'élection présidentielle de 2012. Nous devons engager toute notre énergie et détermination pour placer l’Egalité au cœurs des débats politiques qui préparent les échéances de 2012.

Je crois que le mot d'ordre de la 16e marche des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans, de samedi prochain, prend tout son sens et se trouve être plus que jamais d'actualité: “Pour l'égalité: en 2011 je marche, en 2012 je vote ».

lundi, 01 février 2010

Soirée Spéciale Saint Valentin

 

affiche_soiree_11022010.JPG

La Lesbian and Gay Pride de Lyon et Écrans Mixtes sont heureux de vous proposer pour la Saint Valentin, une soirée spéciale, avec une projection exclusive de la comédie musicale "Were The World Mine", jeudi 11 février à 20H30 au Pathé Bellecour.

De nombreuses animations à l’Étoile Opéra et au Pinks Club accompagneront la projection, pour une grande fête qui se terminera au petit matin.

- 18H30 : Apéro-Before à l’Etoile Opéra
- 20H30 : Projection du film au Pathé Bellecour
- 22H : Soirée messagerie à l’Étoile Opéra
- À partir de minuit : soirée spéciale au Pinks Club

Infos :

- Pathé Bellecour
79 rue de la République
69002 Lyon
Plein tarif : 9,80 euros

Préventes aux caisses du Pathé Bellecour dès le 4 février.

- L’Etoile Opéra
26 rue de l’Arbre sec
69001 Lyon

Pinks Club
38 rue de l’Arbre sec
69001 Lyon


Were the world mine - Comédie musicale de Tom Gustafson - 2008 - USA - 1H36 - VOST

avec Tanner Cohen, Wendy Robie, Judy McLane, Zelda Williams, Jill Larson, Ricky Goldman

Alors qu’il répète son rôle pour la comédie musicale de fin d’année de son lycée, Timothy, un jeune gay malmené par ses camarades, découvre la recette d’un philtre d’amour. Qui devra tomber amoureux de lui au premier regard ? Ce sera Jonathon, charmant, sportif et... hétérosexuel, qui sera l’élu de son coeur. Et ça marche. Tellement bien que Timothy transforme peu à peu les habitants de sa petite ville en amoureux transits et... homosexuels.

mercredi, 02 décembre 2009

Quartiers: l'Etat les a abandonné

Lundi 31 novembre, Bernadette MALGORN, présidente du Conseil d’Orientation de l’O.N.Z.U.S. a rendu public le rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (O.N.Z.U.S).

Le rapport est disponible ici.

La loi d’orientation et de programmation pour la ville du 1er août 2003 a fixé comme objectif à la politique de la ville de réduire de façon significative, sur une période de cinq ans, les écarts entre ses territoires prioritaires (les zones urbaines sensibles, (ZUS)) et le reste des territoires urbains. L’Observatoire a été créé par cette même loi pour « mesurer l’évolution des inégalités sociales et des écarts de développement dans chacune des zones urbaines sensibles [...], de mesurer les moyens spécifiques mis en oeuvre et d’en évaluer les effets par rapport aux objectifs ». Depuis cinq ans, l’Observatoire national des zones urbaines sensibles remet un rapport au Gouvernement qui permet de fournir un état des lieux des évolutions que connaissent ces quartiers prioritaires pour la politique de la ville.

Ce rapport n’est vraiment pas bon. Il démontre que non seulement les inégalités ne cessent de se creuser entre les ZUS et les agglomérations de référence mais également que les populations de ces zones urbaines sensibles (4, 4 millions de personnes qui sont répartis dans 751 quartiers) prennent de plein de fouet la crise économique.

Voilà ce que nous dit le rapport :

  • le taux de chômage des jeunes reste important : un jeune sur 4 est inactif, contre un sur 8 dans les centres-villes ;
  • la faible probabilité d’accès à l’emploi stable (CDI ou CDD de plus d’un an) des jeunes habitants des quartiers de la politique de la ville : emploi stable est 1,7 fois moins accessible à un jeune habitant de ZUS qu’à un habitant des autres quartiers;
  • un faible niveau de qualification des jeunes : 66% des jeunes actifs de moins de 25 ans en ZUS n’ont pas de diplôme;
  • la réussite aux baccalauréats généraux, technologiques ou professionnels dans les établissements en ZUS reste inférieure aux moyennes nationales;
  • la pauvreté et la précarité sont très présentes en ZUS. Ainsi, en 2007, 33,1% des habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 908 euros par mois pour vivre. La proportion est de 12 % dans le reste du territoire. Alors que cette proportion est restée stable entre 2006 et 2007, hors ZUS, elle a augmenté de 2,6 points en ZUS;
  • pour la couverture maladie universelle complémentaire, en 2007, comme en 2006, elle bénéficie, dans les ZUS, à un peu plus d’un assuré ou ayant droit sur cinq, soit une couverture 3 fois plus élevée qu’en France métropolitaine et 2,4 fois plus élevée que dans les agglomérations de référence;
  • les zones urbaines sensibles sont, en moyenne moins bien dotées en équipements urbains que les agglomérations de référence : le taux d’équipement en ZUS est en moyenne 1,5 à 2 fois moins important que dans le reste de l’agglomération de référence.

Ces données révèlent l’absence de réelle mobilisation gouvernementale en faveur de la solidarité urbaine et l’échec des différents dispositifs mis en place depuis 2007. Ce rapport révèle que l’exclusion culturelle, sociale et professionnelle reste une réalité. Il devient urgent que l’Etat ne laisse plus à l’abandon ces quartiers. Il doit investir massivement dans l’éducation, les équipements, l’emploi et la santé.

Le seul point positif, selon ce rapport,  est la rénovation urbaine, qui est (selon lui) bien engagée, avec des réalisations concrètes et visibles.

Xavier DARCOS a promis de venir sur le terrain pour constater ces avancées. Nous l’attendrons donc de pied ferme.

 

Contre les nouveaux fichiers « EDVIGE », je signe toujours !

Je vous invite à vous remobiliser contre les fichiers de police, et à rejoindre le collectif "Non à Edvige" en signant sa nouvelle pétition: "Contre les nouveaux fichiers « EDVIGE », je signe toujours !"


Deux décrets sont parus au journal officiel le 18 octobre 2009 pour remplacer le défunt décret « EDVIGE 1.0 », retiré par le gouvernement en novembre 2008 suite à la mobilisation citoyenne. Contrairement à ce qu’il avait annoncé au plus fort de cette mobilisation, le gouvernement a choisi d’éviter une fois de plus le débat parlementaire en créant des fichiers de police par décret. Le vote des députés UMP en Commission des lois le 24 novembre 2009 des « amendements BENISTI » à la proposition de loi de simplification du droit, qui autorisent la création de fichiers par simple arrêté gouvernemental, confirme la volonté de la majorité présidentielle d'enterrer définitivement la promesse de faire passer par la loi la création de tout nouveau fichier de police Le Collectif « Non à EDVIGE » dénonce et condamne un tel choix.

Le Collectif « Non à EDVIGE » constate que la mobilisation sans précédent contre le premier décret « EDVIGE 1.0 » a permis :
- La disparition des données sensibles se rapportant à la vie sexuelle et à l’état de santé.
- La limitation de certains délais de conservation des données et une meilleure traçabilité de l’accès à ces données.
- Une certaine dissociation, à travers deux décrets, des finalités complètement différentes d’enquête administrative d’une part et de prévention des atteintes à la sécurité publique d’autre part.

Le Collectif « Non à EDVIGE » constate cependant que bon nombre de ses précédentes critiques s’appliquent toujours aux nouveaux décrets :
- Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », pour ce qui concerne les atteintes à la sécurité publique, il s’agit de ficher des personnes avant même tout passage à l’acte, au mépris du principe de la présomption d’innocence.
- Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », les mineurs pourront être fichés dès 13 ans.
- Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », et de manière plus inquiétante encore, les personnes pourront être fichées à partir du simple fait qu’elles habitent une certaine zone géographique, ou qu’elles en proviennent.
- Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », on constate un mélange des finalités puisque, pour les enquêtes administratives, les agents pourront accéder à des données qui ne devraient relever que de la seule prévention des atteintes à la sécurité publique.
- Pire qu’avec le fichier « EDVIGE 1.0 », l’appartenance syndicale, mais aussi les opinions politiques, religieuses ou philosophiques pourront justifier en elles-mêmes qu’une personne ne puisse pas accéder à certains emplois, ce qui limite gravement l’exercice de droits constitutionnels démocratiques.

Pour toutes ces raisons, le Collectif « Non à EDVIGE », dont des membres déposeront des recours en annulation des décrets incriminés devant le Conseil d’Etat, demande :
- Le retrait des deux décrets du 18 octobre 2009.
- La soumission au débat parlementaire de toute nouvelle création de fichier de police.
- L’abandon du fichage des mineurs dans tout fichier fondé sur la seule présomption.
- L’abandon du fichage de l’origine ethnique, même déguisée sous une autre appellation.
- La préservation des droits syndicaux et politiques, de la liberté de pensée et d’expression, y compris pour les personnes exerçant dans un cadre professionnel « sensible ».

L’importance des problèmes identifiés justifie une mobilisation citoyenne et des actions de même ampleur que celles qui ont permis le retrait du précédent décret « EDVIGE 1.0 ». Le Collectif « Non à EDVIGE » appelle donc les citoyens et les organisations à se remobiliser et à manifester leur soutien à ces actions en signant cette pétition: http://www.nonaedvige.sgdg.org/

 

 

 

lundi, 30 novembre 2009

L’Ecole doit être un rempart contre les discriminations

Je ne cesse de le répéter. Le combat contre les discriminations répond à une exigence quotidienne. Il passe par une véritable éducation à la citoyenneté et par une mobilisation de tous les acteurs de l’Education. Je veux juste dire que le fait de mener un travail avec le monde éducatif me paraît particulièrement pertinent. En effet, les questions d’orientation sexuelle demeurent encore largement taboues dans l’enceinte des écoles, des lycées et même de l’université. Je crois très sincèrement qu’au sein des établissements scolaires, nous devons veiller à ce que les insultes à caractère homophobes ne soient pas considérées comme acceptables ou anodines. Et puis réprimer ces atteintes à la dignité des personnes au même titre que les insultes racistes par exemple permettraient de montrer aux enfants et jeunes gens la gravité de ces propos et de faire tomber certains tabous.

Si l’on rit aussi facilement dans les écoles de ces boutades à caractère homophobe, c’est bien la preuve que du chemin reste à faire. La nécessaire évolution des mentalités dans ce domaine passera forcément par un travail de sensibilisation. Sur ce point, l’Éducation Nationale, en tant qu’Institution, n’a toujours pas engagé d’action décisive en matière de prévention des violences discriminatoires homophobes et transphobes. L’Education nationale est aujourd’hui la grande muette contre l’homophobie, malgré des initiatives personnelles isolées et des circulaires ministérielles qui ne sont pas appliquées par l’Administration, par manque de volonté politique affichée.

Nous devons donc saluer l’action des associations de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre dans ce domaine et de réussir à mener ce travail nécessaire auprès des lycéens. La démarche engagée par ces associations vise à contribuer à la lutte contre l’homophobie et la transphobie, à lutter efficacement contre les préjugés et à faire évoluer les mentalités et les représentations.

Je connais bien les difficultés que rencontrent les associations (comme Contact ou encore SOS Homophobie) sur l’ensemble du territoire de Rhône-alpes. La plupart des collèges et des lycées restent fermés et hermétiques sur ces questions.

Mais ne vous trompez pas. Je ne jette pas l’anathème sur les équipes éducatives des établissements scolaires. Je le répète. Pour moi, toute la responsabilité de cet échec repose sur le manque de volonté politique du gouvernement dans ce domaine. Le travail du gouvernement sur cette question est d’un vide que l’on peut qualifier d’abyssal, et s’inscrit dans une politique beaucoup plus générale mise en œuvre par le gouvernement de casse du service publique.

Nous le savons. L’éducation subit de plein fouet les politiques gouvernementales et traverse une crise majeure, malgré tous les efforts de la communauté éducative, la mobilisation des parents, des lycéens, des étudiants et des collectivités territoriales. Rappelons-nous que dans l’Education nationale, l’Etat supprime des milliers d’emplois. Le budget 2010 prévoit ainsi 16.000 suppressions d’emplois. Depuis 2003, 45.000 postes ont été supprimés dans les établissements scolaires. Les conséquences de ces coupes budgétaires sont désastreuses : classes surchargées, enseignements et options supprimés, remplacements non assurés, recours aux emplois précaires.

A ces restrictions budgétaires s’ajoutent également des mesures régressives et dangereuses pour l’école publique :

  • la suppression de la carte scolaire qui se traduit selon un rapport récent de la cour des comptes par une ségrégation sociale et scolaire ; fichage des élèves ;
  • réforme de l’école élémentaire, du collège au lycée sur la base d’une refonte des programmes,
  • autonomie et mise en concurrence des établissements.

Nous l’avons compris. L’Ecole doit être le rempart contre les discriminations. Par conséquent, le gouvernement doit :

  • stopper la casse de l’Ecole publique ;
  • arrêter de toucher aux fondamentaux du service public national d’éducation et de formation ;
  • revaloriser les salaires ;
  • améliorer les conditions de travail ;

En clair, le gouvernement doit donner tous les moyens nécessaires pour offrir aux jeunes et aux enseignants un cadre idéal à la pédagogie du respect et à la lutte contre l’ignorance ;

La lutte contre les discriminations ou encore la défense des droits humains et des libertés publiques ne seront jamais une priorité du gouvernement, bien au contraire. Les coupes budgétaires prévues dans le projet de loi de finances 2010 pour réduire de façons considérables les moyens d’actions des autorités administratives indépendants chargées justement de la protection des droits et des libertés sont une excellente illustration :

  • La Halde : 650 000€ ;
  •  Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel : 1, 414 M€ ;
  • La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés : 308 000 € ;
  • La commission nationale consultative des droits de l’homme, la commission d’accès aux documents administratifs, le comité national d’éthique : 270 000€ ;

Allez zou, essayons de terminer ce billet par une pointe d'optimisme:

 

 
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