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vendredi, 04 mars 2011

Un mot, des morts: défendons le droit au séjour des malades

Voici le courrier que je viens d'adresser à tous les parlementaires de la Région Rhône-alpes au nom de la Lesbian and Gay Pride de Lyon.

Le droit au séjour pour soins des étrangers gravement malades est menacé par le projet de loi sur l’immigration qui sera examiné en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale à partir du 8 mars prochain.

 


Contre le vote du Sénat, le gouvernement vient de réintroduire devant votre Assemblée un amendement adopté par la Commission des lois le 16 février remettant en cause le droit au séjour des étrangers gravement malades qui vivent en France et qui ne peuvent pas accéder aux soins dans leur pays d’origine (article 17 ter du projet de loi sur l’immigration).

 

 

Les motifs exposés par le gouvernement pour justifier cette réforme ne résistent pourtant pas à un examen sérieux.

 

La protection actuelle des étrangers gravement malades est en effet d’ores et déjà encadrée par des conditions et une procédure très strictes. Elle concerne, après douze ans d’application, un "nombre d’étrangers qui s’est stabilisé" (voir rapport au Parlement, les orientations de la politique de l’immigration, Cici, 12/2009, p.61).

 

 

La loi actuelle ne s’applique qu’aux étrangers résidant déjà en France et ne constitue en aucun cas un moyen pour être autorisé à venir en France pour se faire soigner. Toutes les études épidémiologiques démontrent d’ailleurs que la migration pour raison médicale demeure exceptionnelle.

 

 

Tout en démontrant que cette réforme serait financièrement coûteuse, tant la société civile que le monde des professionnels de santé ont dénoncé ses conséquences extrêmement graves en termes de droit des personnes concernées et de santé publique.

 

 

En effet, le remplacement de la condition actuelle de « non accès effectif au traitement approprié dans le pays d’origine » en seule « indisponibilité du traitement approprié » ne permettra plus de garantir qu’un étranger gravement malade vivant en France puisse être effectivement soigné en cas de renvoi dans son pays d’origine (objectif de la loi de 1998).

 

 

Pour apprécier l’accès effectif aux soins, il faut prendre en compte des facteurs multiples :

 

 

l’état des structures sanitaires du pays ;

 

l’offre quantitative de soins et leur couverture territoriale ;

le manque de personnel médical ;

les ruptures fréquentes de stocks;

le coût des traitements ;

l’existence ou non de couverture maladie permettant une prise en charge financière.

 

Lorsque les traitements existent mais que l’on ne vérifie pas si les malades peuvent les obtenir, il s’agit alors de disponibilité. Dans la plupart des pays en développement, les traitements peuvent être disponibles (dans une clinique) mais ils sont très rarement accessibles (réservés à l’élite).

 

 

Il est donc paradoxal de vouloir à la fois changer la loi votée en 1998 et souhaiter « l’appliquer à la lettre ». Il est politiquement et juridiquement vain de soutenir cette réforme et de vouloir préserver l’ensemble « des instructions ministérielles d’application » qui depuis 1998 prennent en compte les conditions effectives d’accès aux soins dans les pays d’origine en se fondant sur les termes de la loi actuelle.

 


Aucun changement récent dans l’application de la loi actuelle ne justifie davantage une telle réforme présentée dans les mêmes termes par le gouvernement depuis plusieurs années pour ne plus avoir à tenir compte des multiples facteurs faisant obstacle à l’accès effectif aux soins des étrangers gravement malades résidant en France en cas de renvoi dans leurs pays d’origine (voir les mobilisations des professionnels de santé, suite au rapport IGA en 2002 et à l’avant projet de loi sur l’immigration en décembre 2005, ayant entraîné dans le passé l’échec de ce même projet de réforme).

 

 

Quant à la jurisprudence du Conseil d’Etat d’avril 2010, elle n’a rien changé à l’interprétation de la loi actuelle par les autorités médicales.

 

 

Dès 1998, le Ministre de l’intérieur écrivait en effet à l’ensemble des préfets que "la possibilité pour l’intéressé de bénéficier ou non du traitement approprié à son état de santé dans son pays d’origine dépend non seulement de l’existence des moyens sanitaires adéquats mais encore des capacités d’accès du patient à ces moyens" (Circ. min. du 12 mai 1998 d’application de la loi sur l’immigration du 11 mai 1998).

 

Cette circulaire n’a jamais été contredite et a été réaffirmée par instructions du Ministère de la Santé du 30 septembre 2005, du 23 octobre 2007 et du 29 juillet 2010. C’est sur la base de ces textes prenant en compte de manière constante les possibilités concrètes d’accès aux soins dans les pays d’origine que les autorités médicales examinent depuis plus de 12 ans les demandes de régularisation des étrangers gravement malades résidant en France.

 


La jurisprudence du Conseil d’Etat n’a fait que rappeler la bonne application du droit face à certaines dérives dans les Préfectures.

 

 

Le rapporteur public au Conseil d’Etat avait d’ailleurs souligné que le Ministère de l’Intérieur, en refusant que soient prises en compte les possibilités effectives d’accès aux soins dans le pays d’origine dans le cas particulier de cette affaire contentieuse, soutenait une position contraire aux instructions qu’il avait données à ses propres services sur la base de la loi actuelle.

 

 

Les termes équilibrés de la loi votée en 1998 sont le résultat d’une longue réflexion tout au long des années 1990 pour qu’elle remplisse son objectif : éviter qu’un refus d’admission au séjour en France ne signifie la condamnation à mort d’une personne malade.


 

Pour que cet objectif continue d’être atteint, nous en appelons à votre responsabilité de parlementaire pour vous opposer à toute modification de loi actuelle.

 

mercredi, 15 décembre 2010

La Région Rhône-alpes s'engage pour les Objectifs du Millénaire.

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Dans un contexte global de crise économique, financière et sociale, les pays les plus pauvres sont les premiers touchés. <

On connaissait déjà les fractures traditionnelles entre les pays du Nord et les pays du Sud : celles de la pauvreté et du sous développement.

 

 

On en voit apparaître d’autres avec, par exemple, la fracture numérique : l’Afrique fait moins de 2% de connections à internet On voit ressurgir les risques de grandes pandémies qui, à partir des foyers de grande insalubrité sanitaire, peuvent, demain, se répandre dans le monde entier.

 

 

Les objectifs du Millénaire pour le Développement ne pourront être atteints que si tous les acteurs apportent leur contribution. Les pays pauvres se doivent d’investir pour l'avenir de leurs populations par le biais de la santé et de l'éducation, les pays riches doivent les soutenir par le biais de l'aide, de l'allègement de leurs dettes et d'un commerce plus juste.

 

 

La Région Rhône-alpes n’a pas attendu l’an 2000 et l’adoption de la charte des Nations unies pour agir. Nous contribuons déjà à la réalisation des huit Objectifs du Millénaire pour le Développement. Ils sont au coeur de notre ac­tion régionale en matière de coopération décentralisée avec des Ré­gions d’Afrique et d’Asie, qui mobilise en Rhône-Alpes le premier bud­get parmi l’ensemble des Régions françaises, après celui de l’Etat.

 

 

Aussi, je suis particulièrement attaché à l’objectif n° 6 du cadre d’action fixée par les Nations Unies qui concerne la lutte contre les grandes pandémies. Il se trouve que l’Afrique subsaharienne demeure la région la plus touchée du monde avec plus de vingt-cinq millions de personnes vivant avec le VIH dont trois millions d’enfants âgés de moins de quinze ans.

 

 

Le VIH est une infection évitable même en l’absence d’un vaccin, lequel n’est à ce jour qu’expérimental. De plus, 59 % des personnes séropositives en Afrique sont des femmes, ce qui tient pour l’essentiel à l’inégalité entre les sexes, au manque d’instruction et au faible statut socio-économique.

 

 

Les structures internationales, tout comme les Etats occidentaux, montrent une certaine impuissance devant ce fléau ravageant des pans entiers de la population africaine.Je reste persuadé qu’une action concertée au sein de l’ARF où chaque région française verserait dans un fonds créé à cet effet une somme correspondant à un pourcentage de son budget consacré à la coopération décentralisée, serait opportune.

 

 

Ce fonds de lutte contre le sida en Afrique aurait pour mission d’intervenir dans différentes directions :

 


  1. la modification des comportements des adultes africains par le recours aux préservatifs et par d’autres moyens qui ont freiné la propagation du VIH dans un nombre croissant de pays pauvres ;

  2. le renforcement très sensible des actions de prévention et d’éducation ;

  3. le financement de traitements antirétroviraux ainsi que, pour les femmes enceintes, la possibilité de recevoir une prophylaxie antirétrovirale visant à prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant ;

  4. les investissements dans la recherche et le développement de nouvelles technologies et de nouveaux instruments permettant une meilleure protection pour les femmes.

 

 

Ce plan pourrait être coordonné avec les initiatives de la Banque Mondiale qui co-finance un important programme d’action pour l’Afrique en matière de lutte contre le VIH/SIDA, tout comme avec celles des ONG ou grandes fondations actives dans cette lutte. Cette initiative viendrait alors en complément d’actions de prévention des endémies (paludisme, maladies parasitaires, etc.) que la Région se doit de mener dans les pays avec les régions desquels elle entretient un partenariat.

 

 

Initiative qui me tient particulièrement à cœur.

 

 

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement ne pourront être atteints que si tous les acteurs apportent leur contribution.

 


 

Je me souviens,  alors que s’ouvrait, en septembre dernier à New-York, le sommet de l’ONU pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement, que toutes les associations de lutte contre le sida avaient manifesté devant l’Assemblée Nationale pour rappeler à la France ses promesses financières pour lutter contre cette pandémie meurtrière.

 

 

 

Afin de continuer les progrès accomplis ces 10 dernières années et de tenir leurs engagements internationaux, les pays riches sont censés doubler leur contribution au Fonds mondial. Pour la France, ceci implique de passer de 900 millions à 1,8 milliard d’euros, sur 3 ans (soit 600 millions/an).

 

 

 

Le compte n’y est pas puisque Nicolas SARKOZY avait annoncé une augmentation de 30 % qui amène la contribution Française à 400 millions/an, bien loin des 600 millions/ans promis. Comme la Droite se targuent des actions du Gouvernement dans ce domaine, qu’elle peut encore tenir des propos aberrants, très loin des réalités de terrains et en totale contradiction avec les revendications des associations, il me paraîssait important de rappeler que le Gouvernement ne tenait pas ses engagements.

 


 

Nous avons malheureusement pris l’habitude ces dernières années que les belles déclarations d’intention du Gouvernement n’étaient malheureusement pas suivies d’effet. Même si l’on vit des temps sans mémoire il n’est pas concevable que la France ne respecte pas ses engagements en matière d’aide publique au développement.

 


Rhône-Alpes a toujours mené une politique déterminée et ambitieuse en matière de coopération décentralisée. On ne peut donc que saluer la décision des élu-e-s du Conseil Régional Rhône-alpes de s'engager aujourd'hui pour l'Objectifs du Millénaire.

lundi, 29 mars 2010

Ensemble pour le Sidaction avec Les Soeurs Des Chênaies

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Vendredi 2 avril à 20h30, "Et si on parlait cul?" au Forum Gay et Lesbien de Lyon

 

Session de rattrapage pour tous ceux qui auraient raté la désormais mythique conférence/débat en santé gay de AIDES à Lyon ! Organisée dans le cadre du week end SIDACTION mis en place par la Commission Santé de la Lesbian and Gay Pride de Lyon, "Et si on parlait Q?" est une conférence, un débat participatif, un groupe d'auto-support... bref un peu tout ça à la fois et garantie sans tabou ! Car plusieurs constats s'imposent : Nous -les gays- apprenons notre sexualité le plus souvent sur le tas avec grosso modo nos 10 premiers amants. Un bon pote peut nous donner des conseils pour effectuer un lavement dans les règles de l'art. De même que la première sodomie relève le plus souvent du rite initiatique. Enfin, quid des répercussions des pratiques dîtes hard, et notamment du fist fucking, sur l'anus? Si l'on ajoute le fait que les gays soient particulièrement exposés aux risques d'IST, et notamment au VIH, apprendre et intégrer dans nos pratiques sexuelles les régles élémentaires de prévention est un impératif particulièrement contraignant. Consacrée à l'anus sous toutes ses formes, "Et si on parlait Q?" a pour objectif de répondre sans détour à un certain nombre d'interrogations tout en échangeant collectivement sur nos pratiques afin de lever le tabou qui entoure le cul.

"Et si on parlait cul?" Une conférence-débat de AIDES "hors-les-murs"

Vendredi 2 avril à 20h30

Forum Gay et Lesbien de Lyon

17, rue Romarin Lyon 1 M° Hotel de ville

Samedi 03 avril Les Soeurs Des Chênaies sont à Lyon pour le Sidaction.

Soeur Marie-Presla Folle du Désir, Soeur Marie-Sulpice de la Lévitation, Soeur Marya-Ulrika Pote de la Glotte Sacrée, Novice Anna-Maria du Boa Joli de la Forêt Fourrée et peut-être même notre Mère Supérieure Soeur Marie-Gode (si elle est sage) et notre AngeL Aqueux seront présent-e-s ... : Au Forum Gay & Lesbien samedi 3 Avril pour une soirée évidemment exceptionnelle !

Au programme : 20h00 plus ou moins tapantes : Atelier prévention pour toujours pêcher couvert-e-s, dans la joie et dans la fesse. Les Soeurs animeront cet atelier en trois temps : prévention masculine, prévention féminine et prévention des risques liés à la toxicomanie, feront des démonstrations (chastes !!) et répondront à absolument toutes vos questions.

21h30 : Un buffet sera proposé au profit du Sidaction, en présence des Soeurs, car elles boivent, elles mangent, les gourdasses. Ensuite, le Couvent des Chênaies part en tournée pour sa grande opération "Qui quête-t-on". Elles feront les trottoirs lyonnais récolter des fonds pour le Sidaction et répandre la bonne parole. V

Venez les rencontrer :

  • à La Ruche dès 22h30 ;
  • au Station B vers minuit ;
  • au Pink's à partir de 2h00.

Evidemment, les horaires sont soumis à modification, c'est qu'il faut le temps que Marie-Sulpice et Anna-Maria soit pétées, que Marya-Ulrika arrête de papoter et que Marie-Presla enlève ses mains des poches des nounours qu'elle croisera. Mais elles n'oublieront personne. Elles comptent sur vous, sur votre charité, votre présence, sur vos sourires.

Venez leur parler, elles adorent ça ! Rendez-vous le samedi 3 Avril à Lyon... Paix & Amour.

 

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mardi, 24 novembre 2009

C'est le sida qu'il faut exclure, pas les séropositifs

Le Président de la Région Rhône-Alpes, Jean Jack QUEYRANNE, et sa vice-présidente en charge de la Jeunesse, Katia PHILIPPE ont participé à la campagne de Aides "Si j'étais séropositif"


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L'objectif de cette campagne:

  1. Rappeler au plus grand nombre que les personnes séropositives sont toujours victimes de discriminations qui nuisent notamment à leur état de santé.
  2. Sensibiliser le grand public avec des témoignages très forts pour susciter une réflexion et, à terme, favoriser un changement des comportements à l’égard des malades.
  3. Adresser aux personnes séropositives un message de soutien faisant part de leurs difficultés quotidiennes et les assurer de la mobilisation de la société.

 

 

lundi, 15 juin 2009

2009: Une année riche en action

 

Bonjour tout le monde,

 

Lors du discours prononcé à l'occasion du lancement de la Quinzaine des Cultures Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans, vendredi derner, je n'avais cité que trois exemples d'actions menées cette année par les différentes associations de lutte contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre.

 

Aujourd'hui, je me permets d'étayer ce point et de revenir sur une année riche en action.

 

Aide aux victimes d’agression.

En avril 2007, deux jeunes lesbiennes sont agressées place Louis Pradel.

 

C’est l’arrivée de la police municipale qui met un terme à cette agression. Pour aider la Justice, la Lesbian and Gay Pride a diffusé un appel à témoins, auquel plusieurs personnes ont répondu. Aujourd'hui, notre association continue de soutenir les jeunes filles dans leurs démarches. Les agresseurs doivent passer devant la justice prochainement, et nous seront partie civile aux cotés des deux victimes.

En novembre 2007, Jérémy, 23 ans, est agressé en rentrant chez lui par deux jeunes hommes de 20 et 21 ans, rapidement arrêtés.

 

Les deux agresseurs devaient passer en jugement le 18 juin dernier, mais la circonstance aggravante d’homophobie, pourtant avérée par les propos tenus par les agresseurs n’avait pas été retenue par la parquet. L’avocat de Jerémie et de la Lesbian and Gay Pride de Lyon a demandé le renvoi et une citation directe pour que la circonstance aggravante d’homophobie soit prise en compte. Après un premier report le procès devrait enfin se tenir le 21 septembre prochain, soit presque 2 ans et demi après l’agression… La Lesbian and Gay Pride de Lyon continuera d’accompagner Jérémie jusqu’à ce que ce dernier obtienne réparation.

 

Durant la Marche des Fiertés en juin 2007, deux jeunes (dont un mineur) ont lancé des bouteilles en verre et des œufs sur les manifestants.


  • 23 juin 2007 : la Lesbian and Gay Pride de Lyon dépose plainte pour « violence volontaire avec arme par destination à caractère homophobe et insultes homophobes » à l’encontre d’Hassan le jour même de l’agression ;Septembre 2007 à février 2008 : la Lesbian and Gay Pride de Lyon demande au Parquet de Lyon de ne pas se contenter d’envoyer le prévenu devant la Maison de Justice et du Droit. En effet, le mis en cause, Hassan, a été convoqué par deux fois devant le délégué du Procureur. Il ne s’est jamais présenté ;
  • mars 2008 : la Lesbian and Gay Pride de Lyon apprend que le Parquet de Lyon veut classer sans suite cette plainte ;
  • 3.28 mars 2008 : l’association rencontre un Vice-Procureur. Elle dénonce l’étonnante mansuétude du Parquet de Lyon et lui demande de poursuivre plus sévèrement les auteurs de violences à caractère discriminatoire ;
  • Septembre 2008 : la Lesbian and Gay Pride de Lyon apprend que le prévenu est poursuivi uniquement pour insulte publique et non pour violence volontaire ;
  • Janvier 2009, le Parquet de Lyon daigne à faire comparaitre le prévenu devant la 11e Chambre du Tribunal Correctionnel pour insulte homophobe alors que le délai de prescription est dépassé.

La Lesbian and Gay Pride de Lyon ne peut pas croire que le Parquet de Lyon ignorait qu’il avait outrepassé le délai de prescription et dénonce le laxisme extrême du parquet dans cette affaire. Rachida Dati a été interpellée par l’association à ce sujet.

Droit des étrangers

Depuis décembre 2008, la Lesbian and Gay Pride de Lyon accompagne une jeune Algérien, Cherif, pour le renouvellement de son titre de séjour.

 

Chérif est entré en France en 2002, sous couvert d'un passeport, revêtu d'un visa long séjour étudiant. A l'issue de ses études, il a créé sa propre entreprise de nettoyage et a obtenu un titre de séjour mention « commerçant ». Lorsqu’il effectue une demande de renouvellement il se voit signifier un refus de la préfecture en septembre 2008 sous prétexte que son activité commerciale ne serait pas effective. Pourtant Cherif est à jour de toutes ses cotisations sociales, seul critère, selon le conseil d’état, permettant au préfet d’évaluer la réalité d’une activité économique. De plus Cherif est homosexuel et risque une peine de trois ans de prison s’il retourne en Algérie. C’est pourquoi la Lesbian and Gay Pride de Lyon tente, depuis plusieurs mois d’infléchir la décision de la préfecture, plusieurs recours amiables ont été déposés mais la préfecture du Rhône reste aussi sourde à nos argument qu’elle le fût pour Nadir l’an dernier, avant de finalement céder devant la pression médiatique précédant la Marche des Fiertés. Cette année encore nous devrons nous mobiliser pour que Cherif obtienne son titre de séjour.

La Lesbian and Gay Pride de Lyon se mobilise également pour Vahid, jeune gay iranien retenu au centre de rétention de Saint-Exupéry.

Vahid a été inquiété en Iran en raison de son appartenance à la communauté Bahai. Le régime iranien ne tolère pas l'existence de cette communauté, dont il estime qu'elle rejette les principes de l'islam. Vahid est également en grave danger du fait de son orientation sexuelle. Arrêté plusieurs fois par la police iranienne, il a subi des interrogatoires poussés et a été fouetté à plusieurs reprises. Il a dû fuir le pays car il avait reçu une convocation du tribunal islamique et se savait en grave danger. Vahid a déposé un dossier de demande d’asile auprès de l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA). Une réponse devrait intervenir très prochainement. Cependant, la police dispose de son passeport en cours de validité. En cas de rejet de sa demande d’asile, il pourrait être reconduit d’office en Iran. La Lesbian and Gay Pride de Lyon et l’Inter-LGBT en appellent au ministre de l’immigration. En effet le président Sarkozy avait affirmé durant la campagne électorale que "S’agissant du droit d’asile, si vous êtes persécuté pour votre orientation sexuelle, vous devez pouvoir bénéficier du droit d’asile". Il est temps que le gouvernement applique cette promesse présidentielle.

Prévention


Lors de son récent voyage au Cameroun, le pape a déclaré que le préservatif aggravait l’épidémie du Sida. Selon lui, le problème du SIDA ne « peut pas être réglé » par la « distribution de préservatifs » et qu’ « au contraire, leur utilisation aggrave le problème ». Parce que 22 millions de personnes vivent avec le VIH en Afrique sub-saharienne et 1,9 millions de contaminations y ont été enregistrées en 2007, la Lesbian and Gay Pride de Lyon et de nombreuses associations de lutte contre le Sida se sont mobilisées lors d’une manifestation le 29 mars devant la basilique de Fourvière pour protester contre ces propos scandaleux, fallacieux et même criminels.


Droit des salariés


Le 1er mai dernier, la Lesbian and Gay Pride de Lyon et plusieurs associations gaies et lesbiennes ont défilé derrière le mot d’ordre « Trans, homos, hétéros, travailleurs tous égaux ». En effet, et plus particulièrement en ces temps de crise nous savons que les minorités seront parmi les premières victimes des plans de licenciement. De plus, les salariés lesbiens, gays bi et trans ne bénéficient pas toujours des mêmes droits que leur homologues hétéros (congés parentaux, pension de réversion, traitement parfois différenciés des couples pacsés et mariés, etc).

 

Homophobie dans le sport


Le dimanche 14 décembre 2008, lors d’une rencontre de l’OL/ OM, une banderole à caractère explicitement homophobe a été déployée dans le virage Nord par le groupe de supporters Bad Gones : « Pape Diouf, tes initiales te vont si bien », P et D se détachent en clair alors que le reste ressort en foncé. La Lesbian and Gay Pride de Lyon a immédiatement réagit en interpellant Jean-Michel Aulas, président de l’OL ainsi que la ligue de football professionnelle. L’homophobie, pas plus que le racisme ou le sexisme n’ont leur place dans un stade. Il est grand temps que l’OL suive l’exemple du Paris Saint-Germain en s’engageant des campagnes de lutte contre l’homophobie dans les stades.

 

Fichage


En juillet 2008, la Lesbian and Gay Pride de Lyon et 22 autres associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans saisissent la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) pour exprimer leurs craintes liées aux risques de comportements discriminatoires qu’entraînerait la constitution du fichier « EDVIGE » (Exploitation Documentaire et Valorisation de l’Information Générale). En effet, par le décret du 1er juillet 2008, le Gouvernement s’est accordé le droit de constituer un nouveau fichier de police dénommé "EDVIGE". Celui-ci prévoyait en particulier la possibilité d’enregistrer des données personnelles sur l’orientation sexuelle et l’état de santé d’un individu, mais également ses activités politiques, syndicales, religieuses, et cela dès l’âge de 13 ans, avec, pour argument principal, le possible « trouble à l’ordre public ». Ces associations, mobilisées au sein du collectif non à Edwige obtinrent le retrait des dispositions les plus controversées dudit logiciel et notamment la mention de l’orientation sexuelle des personnes fichées. Cependant l’association reste mobilisée contre toute dérive de fichage de la part du gouvernement.

 

samedi, 13 juin 2009

Santé et bien-être des trans : se battre contre le silence

Le 1er juillet 2008 a été rendu publique les résultats d’une enquête exploratoire, menée par internet en 2007 par le CRIPS Île-de-France et Act Up-Paris (Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire n°27). Ces résultats démontrent la nécessité d’une action politique forte sur ces questions :

  • sur le dépistage : 21 % des personnes interrogées déclarent n’avoir jamais eu recours à un test ;
  • sur les comportements de prévention et les prises de risques par rapport au VIH : un nombre élevé de partenaires et une faible protection des relations sexuelles ;
  • sur la prévalence du VIH : 5,7 % des personnes interrogées seraient séropositives, soit une situation de crise sanitaire majeure selon les critères de l’Organisation Mondiale de la Santé ;
  • sur les discriminations dans l’accès aux soins : 20% des participant-e-s déclarent avoir renoncé à voir un médecin par crainte d’être discriminé-e-s du fait de leur transidentité ;
  • sur les discriminations en général : 49% des participant-e-s ont subi une discrimination ou ont renoncé à un droit de peur de subir une discrimination du fait de leur transidentité.

Ces résultats confirment que les institutions sanitaires, les chercheurs, les soignant-e-s et les acteurs de la prévention doivent s’impliquer dans une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des trans en matière de VIH/SIDA, en particulier en termes d’accès au système de santé ou de prise en charge médicale adaptée.

La méconnaissance des enjeux spécifiques des trans par les professionnels de santé est un obstacle majeur au développement d’actions de prévention ou d’accès aux soins de qualité.

Ainsi, régulièrement les personnes trans ont un très fort sentiment d’isolement et de stigmatisation de la part des soignant-e-s qui peuvent aller parfois jusqu’au refus de soins.

L’absence des personnes trans des systèmes de surveillance épidémiologique et des programmes de santé publique, la quasi-inexistence de stratégies de prévention et de réduction des risques en direction des trans, l’absence de prise en compte de leurs spécificités en matière de prise en charge médicale font obstacle à la prise en compte de leurs problèmes de santé.

De même, l’absence de reconnaissance juridique et sociale, la mainmise de la psychiatrie, les violences exercées à l’encontre des trans et bien sûr, les problèmes de discrimination et de stigmatisation sont les complices de l’épidémie.

A l’occasion de la 14e marche des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans, nous demandons :

  1. le droit au changement d’état civil des trans et l’obtention de papiers (carte d’identité, carte de sécurité sociale etc.) sans passer par une opération chirurgicale ;
  2. La réalisation d’enquêtes épidémiologiques chez les personnes trans ;
  3. la réalisation d’études sur leurs besoins de santé ;
  4. la conception d’action de préventions ciblées en direction des trans ;
  5. l’élaboration de campagnes de sensibilisation à destination des personnels soignants pour améliorer leurs soins
 
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