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vendredi, 29 mai 2009

La transidentité en France en 2009

La transidentité est le fait de ressentir une inadéquation entre son corps et son esprit, entre son anatomie et la conviction d’être homme ou femme. Ce n’est pas une affaire de sexualité mais d’identité. Ce n’est pas une forme d’homosexualité. Cette conviction profonde d’être homme ou femme s’appelle l’identité de genre. En effet, malgré les préjugés, il n’y a pas de lien nécessaire entre corps biologique et identité psychique : on peut être né avec un corps masculin mais se sentir profondément femme et vouloir vivre socialement comme telle. Cette situation est source de souffrances psychiques et affectives. La transidentité regroupe une grande variété d’identités : travesti(e)s, transgenres, transsexuel(le)s... De manière générale, on parle de personnes trans. Il est important pour les femmes trans MtF (Male to Female) d’être considérées socialement comme femme. Il est donc nécessaire de s’adresser à elles au féminin. De même, un homme trans FtM (Female to Male) doit être reconnu en tant qu’homme et on devra s’adresser à lui au masculin.

Les trans se retrouvent isolés socialement lorsque les amis et la famille s’éloignent d’eux au lieu de les soutenir dans leur parcours. De plus, le rejet dans le monde du travail est fréquent. Par peur d’avoir à affronter le regard des autres, d’essuyer des insultes, voire de se faire agresser, les personnes trans ont souvent peur de sortir de chez elles. Le décalage entre l’apparence et l’état civil pose également de nombreux problèmes au quotidien chaque fois qu’il est obligatoire de présenter ses papiers d’identité : retirer un colis à la Poste, voter, passer des examens, trouver un emploi ou un logement, subir un contrôle de police ou de douane... De ce point de vue, on est comme sans-papiers dans son propre pays.

Cependant, pour bénéficier du changement du sexe sur l’état civil, l’État français impose de suivre un long protocole arbitraire et discriminatoire que nous voulons voir disparaître. Il impose d’avoir préalablement effectué des opérations chirurgicales de « réassignation sexuelle » (mammectomie et hystérectomie pour les hommes, vaginoplastie pour les femmes).

Ces opérations sont lourdes et nécessitent des soins à vie. En France, les résultats obtenus sont si catastrophiques que l’on constate très souvent une perte totale du plaisir, de nombreux problèmes fonctionnels, et des résultats esthétiques très approximatifs... En outre, de nombreuses personnes transsexuelles ne ressentent absolument pas le besoin de se faire opérer. Nous estimons que la France doit prendre exemple sur d’autres pays comme l’Espagne qui n’exigent pas d’opérations pour l’obtention d’un changement d’état civil. Même après l’opération, la loi laisse à la discrétion des tribunaux le choix d’imposer des expertises humiliantes, ce dont beaucoup ne se privent pas. Il est lamentable que la transsexualité soit aujourd’hui encore considérée comme une maladie mentale par le DSM IV, l’ouvrage de classification des troubles mentaux établi par les psychiatres, comme l’homosexualité l’était il y a 30 ans.

 

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lundi, 25 mai 2009

1969-2009 : Fier-e-s de nos luttes mais à quand l’Egalité réelle ?

Le 20 juin 2009, nous fêtons les 40 ans des émeutes de Stonewall, moment fondateur des marches des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

Depuis 40 ans, les personnes homosexuelles et transsexuelles marchent ensemble pour proposer un vrai projet de société, fondé sur l’égalité et le respect. Depuis le 27 juin 1969, date de ces émeutes, les combats menés par les Lesbiennes, Gays, Bi et Trans ont été nombreux, mais les victoires ne restent significatives que pour les homosexuels.

Les Trans et leurs revendications restent les grands oubliés de ce combat pour l’Egalité. Le Droit des Trans n’a pas bougé d’un iota. Au regard de la loi, les Trans demeurent des citoyen-ne-s de seconde zone, toujours privé-e-s de nombreux droits fondamentaux, comme l’illustrent très bien les deux exemples suivants, qui ont été des conquêtes de la lutte contre l’homophobie mais pas de la lutte contre la transphobie :

  1. Le 20 décembre 1981, Robert Badinter, alors Garde des sceaux, dépénalise l’homosexualité en abrogeant l’article 331 alinéa 2 du Code Pénal. Dans la foulée, le 17 mai 1985, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) retire l’homosexualité de la liste des maladies mentales (DSM4) et la déclassifie définitivement lors de son congrès en 1992. En 2009, les Trans sont toujours considéré-e-s comme des « malades mentaux ». Cette vision archaïque est fausse, insultante, stigmatisante et discriminatoire.
  2. Le 30 décembre 2004, nos législateurs créent la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité et modifient la loi de 1881 sur la presse, pour condamner les injures publiques à caractère homophobe, sexiste ou handiphobe au même titre que le racisme et l’antisémitisme. Cependant cette loi omet non seulement la transphobie dans la liste des discriminations figurant dans les missions de la H.A.L.D.E mais également dans la liste des motifs des dispositions concernant les propos discriminatoires. Les discriminations et les injures en raison de l’identité de genre ne sont toujours pas reconnues dans le droit français. En refusant de condamner par la loi la discrimination liée à l’identité de genre, les parlementaires refusent de reconnaître la singularité de la discrimination transphobe.

Depuis quarante ans, nous constatons que les questions Trans sont systématiquement oubliées dans le Droit. Les droits humains fondamentaux des personnes Trans sont ignorés et bafoués à cause des préjugés, de l’ignorance, de la peur et de la haine. Cette situation est identique à celle, il y a à quarante ans, des Lesbiennes, des Gays et des Bi.

Pourtant, ce combat nous l’avons commencé et mené ensemble. Cette situation est intolérable et contraire à toutes nos convictions républicaines. Il est de notre devoir de nous y opposer avec force et de faire reconnaître les Trans comme des citoyen-ne-s à part entière.

La 14e Marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans doit être un levier puissant pour obtenir des avancées en faveur des droits des personnes Trans. Plus que jamais, il faut venir à la Marche des fiertés LGBT, pour faire reculer les discriminations liées à l’identité de genre et défendre l’Egalité. Seule une mobilisation exemplaire donnera des résultats.

Le 20 juin 2009 comme en juin 1969, soyons uni-e-s, fièr-e-s et solidaires, marchons ensemble pour « Respecter la transidentité, Refuser la transphobie ! ».

jeudi, 21 mai 2009

14e marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans

Bonjour tout le monde,

 

recto_flyerpride2009.jpgVoilà plusieurs jours que je ne me suis pas exprimé sur ce blog. Alors un petit billet pour vous dire que les Lesbiennes, les Gays, les Bi et les Trans s'organisent pour la Marche des Fiertés du 20 juin prochain avec un mot d'ordre que je suis particulièrement fier de défendre cette année:

Respectons la Transidentité, Refusons la transphobie!

Le 20 juin 2009, nous fêtons les 40 ans des émeutes de Stonewall, moment fondateur des marches des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans. Depuis 40 ans, les personnes homosexuelles et transsexuelles marchent ensemble pour proposer un vrai projet de société, fondé sur l'égalité et le respect. Depuis le 27 juin 1969, date de ces émeutes, les combats menés par les Lesbiennes, Gays, Bi et Trans ont été nombreux, mais les victoires ne restent significatives que pour les homosexuels.

Les Trans et leurs revendications restent les grands oubliés de ce combat pour l'Egalité. Le Droit des Trans n'a pas bougé d'un iota. Au regard de la loi, les Trans demeurent des citoyen-ne-s de seconde zone.

Les questions Trans sont systématiquement oubliées dans le Droit. Les droits humains fondamentaux des personnes Trans sont ignorés et bafoués à cause des préjugés, de l'ignorance, de la peur et de la haine. Cette situation est identique à celle, il y a à quarante ans, des Lesbiennes, des Gays et des Bi.

Pourtant, ce combat nous l'avons commencé et mené ensemble. Cette situation est intolérable et contraire à toutes nos convictions républicaines. Il est de notre devoir de nous y opposer avec force et de faire reconnaître les Trans comme des citoyen-ne-s à part entière.

Le 20 juin 2009 comme en juin 1969, soyons uni-e-s, fièr-e-s et solidaires, marchons ensemble pour « Respecter la transidentité, Refuser la transphobie ! ».

 


Le Trajet de la 14e Marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans est le suivant:


- Départ 14h00 avenue Vergun, Lyon 6e
- boulevard Stalingrad
- Cours Vitton
- cours Franklin Roosevelt
- place Maréchal Lyautey
- pont Morand
- quai Jean Moulin
- rue Puits-Gaillot
- place de la Comédie
- rue Joseph Serlin
- place des Terreaux
- rue Paul Chenavard
- rue de Brest
- place des Jacobins
- rue Gasparin
- rue Colonel Chambonet

- Arrivée vers 17h00 place Bellecour - Lyon 2e


Le Forum associatif aura lieu sur la Place Bellecour dans le 2e arrondissement de Lyon à partir de 17h00

Venez me rejoindre, le 20 juin prochain, car comme je ne cesse de le répéter, la 14e Marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans doit être un levier puissant pour obtenir des avancées en faveur des droits des personnes Trans. Plus que jamais, il faut venir à la Marche des fiertés LGBT, pour faire reculer les discriminations liées à l'identité de genre et défendre l'Egalité. Seule une mobilisation exemplaire donnera des résultats.

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jeudi, 03 juillet 2008

Chrysalide

Si vous ne connaissez pas encore l'association Chrysalide, je vous invite à la découvrir maintenant: http://chrysalidelyon.free.fr/

Comme je n'ai pas rédigé ces textes, pour toutes questions , vous pouvez contacter les auteur-e-s (que je remercie d'ailleurs ) David et Sophie: chrysalidelyon@yahoo.fr

 
Quand les trans vont chez le médecin...

Les personnes transgenres ou transsexuelles sont fréquemment confrontées à des difficultés dans leur rapport avec le corps médical. La plupart des médecins sont incapables de répondre à nos problèmes de santé, d’autres refusent de nous recevoir.

Par manque de connaissance, certains médecins n’accepteront pas de nous traiter : des orthophonistes pensent à tort que les oestrogènes féminisent la voix et refuseront de suivre une MtF (femme transsexuelle) non hormonée ; d’autres avanceront le fait de ne pas avoir été formés aux traitements spécifiques à la transition (parcours fait par une personne trans).

Ils ne sont pas toujours en mesure de nous aider ou bien ils prescrivent des traitements contre-productifs par exemple des anti-androgènes pour des FtM (homme transsexuel). De plus, en raison des préjugés, il nous est souvent difficile d’être suivis par un gynécologue ou un andrologue. Le médecin refusera de nous examiner par principe, au motif que les chirurgiens qui nous ont opéré sont les seuls qui devraient s’occuper de nous ou que notre présence pourrait déranger les autres patients.

A cause des contraintes de la procédure de changement d’Etat Civil qui conditionne le 1 et le 2 du numéro de sécurité sociale, notre accès aux soins médicaux les plus simples peut devenir un véritable parcours du combattant ; même lorsque nous souhaitons consulter hors du cadre de notre transition, nous tombons souvent sur des médecins méprisants.

A cause de notre numéro de SS, nous sommes sans cesse réassignés/ées à la pseudo naturalité de notre identité. Il est tout à fait inacceptable qu’il soit obligatoire en France que seules les personnes ayant été stérilisées chirurgicalement puissent avoir ce droit de voir leur vie privée enfin respectée.

L’accès au traitement hormonal est conditionné par l’accord d’un psychiatre. Certains s’évertueront à vouloir guérir leur patient qui doit accepter le corps que la nature (Dieu ?) lui a donné : n’oublions pas que nous sommes toujours considérés comme des malades mentaux par l’OMS.

D’autres donneront leur accord à condition que le patient respecte des conditions arbitraires : hétérosexualité dans le sexe de destination, volonté d’effectuer une chirurgie de réassignation sexuelle... alors que rares sont les personnes trans qui correspondent à ces stéréotypes.

Des médecins se présentant comme des ‘spécialistes’ du « transsexualisme » qui forment des équipes multidisciplinaires pseudo officiels et imposent des protocoles contraignants s’inspirent de ces critères.

Leurs critères excluent bien entendu de nombreux trans qui se retrouvent en grande détresse morale, d’autant qu’il leur est souvent tenu des propos insoutenables : (un endocrinologue) « Je pourrai vous prescrire des hormones maintenant. Ce serait facile.

Mais vous vous êtes marié et avez un enfant. Donc assumez », ou bien (un psychologue à une personne disant qu’elle risque de ‘faire une bêtise’ si elle ne peut pas avoir d’hormones) « nous nous sentons responsables lorsqu’une personne à qui nous avons permis d’effectuer une transition se suicide. En revanche, quand il s’agit de quelqu’un qui n’entrait pas dans le protocole, ce n’est pas notre problème. ».

En juin 2005 ActUp a osé dénoncer publiquement via un tract le discours d’une psychiatre partisane de ce type de discours. Le président de l’association a été condamné en appel à 5000€ de dommages et intérêts pour diffamation et verra cette condamnation portée à son casier judiciaire.

Il reste toutefois possible de faire une transition en dehors de ces pseudo ‘équipes officielles’.

On peut trouver un psychiatre et un endocrinologue sans idées préconçues afin de commencer notre parcours. Créer sa propre équipe soignante, c’est aussi choisir ses interlocuteurs et quelque part choisir sa vie.

 

La Transidentité en France en 2007 


La transidentité est le fait de ressentir une inadéquation entre son corps et son esprit, entre son anatomie et la conviction d’être homme ou femme. Ce n’est pas une affaire de sexualité mais d’identité. Ce n’est pas une forme d’homosexualité. Cette conviction profonde d’être homme ou femme s’appelle l’identité de genre. En effet, malgré les préjugés, il n’y a pas de lien nécessaire entre corps biologique et identité psychique : on peut être né avec un corps masculin mais se sentir profondément femme et vouloir vivre socialement comme telle. Cette situation est source de souffrances psychiques et affectives. La transidentité regroupe une grande variété d’identités : travesti(e)s, transgenres, transsexuel(le)s... De manière générale, on parle de personnes trans. Il est important pour les femmes trans MtF (Male to Female) d’être considérées socialement comme femme. Il est donc nécessaire de s’adresser à elles au féminin. De même, un homme trans FtM (Female to Male) doit être reconnu en tant qu’homme et on devra s’adresser à lui au masculin.

Les trans se retrouvent isolés socialement lorsque les amis et la famille s’éloignent d’eux au lieu de les soutenir dans leur parcours. De plus, le rejet dans le monde du travail est fréquent. Par peur d’avoir à affronter le regard des autres, d’essuyer des insultes, voire de se faire agresser, les personnes trans ont souvent peur de sortir de chez elles. Le décalage entre l’apparence et l’état civil pose également de nombreux problèmes au quotidien chaque fois qu’il est obligatoire de présenter ses papiers d’identité : retirer un colis à la Poste, voter, passer des examens, trouver un emploi ou un logement, subir un contrôle de police ou de douane... De ce point de vue, on est comme sans-papiers dans son propre pays.

Cependant, pour bénéficier du changement du sexe sur l’état civil, l’État français impose de suivre un long protocole arbitraire et discriminatoire que nous voulons voir disparaître. Il impose d’avoir préalablement effectué des opérations chirurgicales de « réassignation sexuelle » (mammectomie et hystérectomie pour les hommes, vaginoplastie pour les femmes).

Ces opérations sont lourdes et nécessitent des soins à vie. En France, les résultats obtenus sont si catastrophiques que l’on constate très souvent une perte totale du plaisir, de nombreux problèmes fonctionnels, et des résultats esthétiques très approximatifs... En outre, de nombreuses personnes transsexuelles ne ressentent absolument pas le besoin de se faire opérer. Nous estimons que la France doit prendre exemple sur d’autres pays comme l’Espagne qui n’exigent pas d’opérations pour l’obtention d’un changement d’état civil. Même après l’opération, la loi laisse à la discrétion des tribunaux le choix d’imposer des expertises humiliantes, ce dont beaucoup ne se privent pas. Il est lamentable que la transsexualité soit aujourd’hui encore considérée comme une maladie mentale par le DSM IV, l’ouvrage de classification des troubles mentaux établi par les psychiatres, comme l’homosexualité l’était il y a 30 ans.

L’association Chrysalide tient des permanences Trans le 3e samedi de chaque mois, de 16 h à 18 h dans les locaux d’Aris, 19 rue des Capucins 69001 Lyon. Nous partageons des informations et échangeons avec les nouveaux/elles venus/es en toute convivialité.

Merci encore à Sophie et David pour ces deux textes, pour plus d'information, http://chrysalidelyon.free.fr


mardi, 30 octobre 2007

A quand un mot d'ordre en faveur des personnes Trans ?

Que connaissons-nous réellement de la situation administrative, juridique et médicale de cette communauté ?
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Lutte contre l’homophobie, ouverture du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe, homoparentalité ou encore délégation de l’autorité parentale sont les grands thèmes qui rythment chaque année les marches des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

Malheureusement, les personnes Transsexuelles et leurs revendications, restent, aujourd’hui encore, les grandes oubliées de notre combat pour l’Egalité.

La France accuse un sérieux retard en matière de droits pour les personnes Trans’. Les questions liées à l’identité de genre ne sont toujours pas prises en compte en France.

Le bilan des différents Gouvernements qui se sont succédés depuis 10 ans est inexistant dans ce domaine.

Le Transsexualisme est considéré, en France, comme une pathologie mentale : les personnes Trans’ sont stigmatisées comme des malades mentaux et n’ont le droit par conséquent à aucune reconnaissance juridique et sociale.

Les discriminations liées à l’identité de genre ne sont pas reconnues ni dans le Code Pénal ni dans la loi du 30 décembre 2004 portant création la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations.

Il n’existe aucune étude épidémiologique sur l’impact du sida dans cette communauté ou encore aucune étude sérieuse quant aux interactions entre antirétroviraux et hormonothérapie.

Les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ont pourtant des revendications à faire entendre:

1°) la déclassification de la transsexualité de la liste des maladies mentales;
2°) la prise en charge par la Sécurité Sociale des soins pris à l’Etranger et des opérations (dans et hors la CEE) de bien meilleure qualité ;
3°) supprimer l’obligation d’une expertise aux frais de la personne ;
4°) revoir les protocoles médicaux de changement de sexe et garantir non seulement une meilleure qualité des soins mais également le libre choix des médecins ;
5°) mise à plat des dispositifs juridiques prévus pour les personnes Transsexuelles (faciliter la procédure de changement d’état civil) ;
6°) La reconnaissance de la transphobie, au même titre que l’homophobie, dans les textes de loi sur les discriminations, l’injure et les violences, ou encore par la HALDE ;
7°) la réalisation d’études épidémiologiques sur les trans’ et le VIH en France ;
des campagnes de prévention ciblées vers les trans’

Il est grand temps de les porter enfin dans l’espace public : a quand un mot d’ordre ferme et courageux en faveur des droits des personnes transsexuelles ?

 

 
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