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lundi, 01 juin 2009

Mot d’ordre 2009 : Respectons la transidentité, refusons la transphobie !

L'annonce radio :
podcast

Les Lesbiennes, les Gays, les Bi et les Trans s’organisent pour la Marche des Fiertés du 20 juin prochain, son prochain mot d’ordre est :

« Respectons la Transidentié, Refusons la transphobie ! »

Lutte contre l’homophobie, ouverture du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe, homoparentalité ou encore délégation de recto_flyerpride2009.jpgl’autorité parentale sont les grands thèmes qui rythment chaque année les marches des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans. Malheureusement, les personnes Trans et leurs revendications, restent, aujourd’hui encore, les grandes oubliées de notre combat pour l’Egalité.

La France accuse un sérieux retard en matière de droits pour les personnes Trans. Certains pays, comme l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, l’Espagne, la Hollande, le Népal ont adapté leurs législations à la transidentité. Même si ces aménagements sont loin d’être parfaits, ils témoignent d’une volonté politique totalement absente en France. Les questions liées à l’identité de genre ne sont toujours pas prises en compte. Le bilan des différents gouvernements qui se sont succédé depuis 20 ans est inexistant dans ce domaine. Les réponses de la France à la question Trans sont l’immobilisme, le sensationnalisme des médias et le mépris.

La transidentité, ou « transsexualisme » comme l’appellent les psychiatres, est considérée comme une pathologie mentale. Les personnes Trans sont stigmatisées comme des malades mentaux. Elles n’ont le droit à aucune reconnaissance juridique et sociale. Pire, les tribunaux français leur imposent d’être stérilisées pour pouvoir obtenir des papiers conformes à l’identité qu’elles revendiquent. Sans ces papiers, leur insertion sociale et notamment professionnelle se trouve largement mis en difficulté.

Les discriminations liées à l’identité de genre ne sont pas reconnues ni dans le Code Pénal ni dans la loi du 30 décembre 2004 portant création la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité.

Les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ont pourtant des revendications à faire entendre dans l’espace public :

  1. retirer le « transsexualisme » de la liste des maladies mentales ;
  2. généraliser la possibilité de démarrer une transition médicale via son médecin généraliste ou un endocrinologue
  3. prise en charge par la Sécurité Sociale des opérations y compris en dehors de l’Union Européenne, de bien meilleure qualité ;
  4. permettre le changement d’Etat-Civil aux personnes non stérilisées, non opérées et sans traitement hormonal en faisant la demande,via une démarche administrative et non judiciaire ;
  5. reconnaître la transphobie, au même titre que l’homophobie, le sexisme ou le racisme, dans les textes de loi sur les discriminations, l’injure et les violences, ou encore par la HALDE ;
  6. la réalisation d’études épidémiologiques sur les trans’ et le VIH en France ; des campagnes de prévention ciblées vers les trans’

Le mot d’ordre de la 14ème Marche Lyonnaises des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans interpelle le Gouvernement, le Ministre de l’Éducation Nationale, la Ministre de la Santé, le Ministre des Affaires étrangères, le Ministre du Travail, la Ministre de la Justice, l’ensemble des acteurs publics, sociaux et associatifs pour qu’ils s’engagent avec détermination et fermeté pour « Refuser la transphobie et Respecter la Transidentité ! ».

dimanche, 31 mai 2009

Les questions à ne pas poser à une personne transsexuelle

Hé oui, malgré ce que l’on a pu vous dire, les questions stupides existent !

out n’est pas bon à demander sous prétexte de vouloir satisfaire une curiosité insatiable.

Tout au long de sa vie, une personne trans se voit sans arrêt poser des questions incroyablement déplacées sur sa vie privée. Celui ou celle qui pose ces questions pourrait facilement répondre à la majorité d’entre elles s’il ou elle prenait la peine d’y réfléchir un tout petit peu.

Mais la question que l’on nous pose en réalité est : est-ce que tu sais que je te juge ? Et la réponse est : oui !

Je sais que cette question est sur la liste des questions à ne pas poser, mais il y a une quelque chose sur cette liste que je meure d’envie de savoir ! Cette histoire de « questions à ne pas poser », çà ne s’applique pas vraiment à moi ?

Hé bien si ! Ça s’applique à tout le monde ! Personne ne peut avoir la prétention de faire exception. Si vous pensez faire exception, c’est que vous avez d’autant plus de questions à vous poser...

Ne soyez pas vexée si je vous demande çà, mais... Toute question commençant par cette mise en garde est généralement blessante et déplacée : alors si vous sentez que vous devez présenter votre question par cette formule, c’est que vous ne devez pas poser cette question !

Est-ce que l’opération fait mal ?

En fait, lors d’une opération, on utilise quelque chose de tout à fait formidable appelé ‘anesthésie’ ; du coup, on ne sent rien du tout pendant l’opération ! Tu devrais essayer !

Quel est / était ton « vrai » nom ? Est-ce que tu peux me montrer des photos de toi « avant » ?

En fait, ce que tu sous-entends c’est que je ne suis pas vraiment un homme (ou une femme) pour toi, et que mon identité actuelle n’est qu’une façade qui masque ce que tu considères être ma « vraie » identité. Si tu penses qu’il y a un secret à découvrir derrière les apparences, tu as tort !

Toute question à propos de mes préférences sexuelles, de ma sexualité, de mes parties intimes... Cela ne regarde que moi. Tu ne poserais jamais cette question à un collègue de boulot, à un membre de ta famille ou à un-e ami-e que tu viens de rencontrer, alors pourquoi à moi ?

T’es un homme ou une femme ?

On ne devrait jamais poser cette question à un être humain de toute façon. Si tu n’arrives pas à savoir, c’est que tu n’as pas besoin de le savoir.

Je te considère comme un homme / une femme.

Ça n’est pas une question mais une remarque par laquelle tu sous-entends que je ne suis justement pas un vrai homme ou une vraie femme à tes yeux. Tu ne dirais jamais ça à ton père ou à ta sœur ! J’ai vu « La cage aux folles », du coup je comprends ce que tu ressens.

Encore une remarque à laquelle j’ai seulement envie de répondre : j’ai vu « Le dîner de con », je sais ce que tu ressens !

Ma coiffeuse est trans, tu la connais ?

Évidemment que je ne la connais pas. Par contre, ce que je vois c’est que tu essayes de me montrer que tu es tolérant-e et que tu m’acceptes malgré tout. Je ne demande pas à être tolérée !

 

vendredi, 29 mai 2009

La transidentité en France en 2009

La transidentité est le fait de ressentir une inadéquation entre son corps et son esprit, entre son anatomie et la conviction d’être homme ou femme. Ce n’est pas une affaire de sexualité mais d’identité. Ce n’est pas une forme d’homosexualité. Cette conviction profonde d’être homme ou femme s’appelle l’identité de genre. En effet, malgré les préjugés, il n’y a pas de lien nécessaire entre corps biologique et identité psychique : on peut être né avec un corps masculin mais se sentir profondément femme et vouloir vivre socialement comme telle. Cette situation est source de souffrances psychiques et affectives. La transidentité regroupe une grande variété d’identités : travesti(e)s, transgenres, transsexuel(le)s... De manière générale, on parle de personnes trans. Il est important pour les femmes trans MtF (Male to Female) d’être considérées socialement comme femme. Il est donc nécessaire de s’adresser à elles au féminin. De même, un homme trans FtM (Female to Male) doit être reconnu en tant qu’homme et on devra s’adresser à lui au masculin.

Les trans se retrouvent isolés socialement lorsque les amis et la famille s’éloignent d’eux au lieu de les soutenir dans leur parcours. De plus, le rejet dans le monde du travail est fréquent. Par peur d’avoir à affronter le regard des autres, d’essuyer des insultes, voire de se faire agresser, les personnes trans ont souvent peur de sortir de chez elles. Le décalage entre l’apparence et l’état civil pose également de nombreux problèmes au quotidien chaque fois qu’il est obligatoire de présenter ses papiers d’identité : retirer un colis à la Poste, voter, passer des examens, trouver un emploi ou un logement, subir un contrôle de police ou de douane... De ce point de vue, on est comme sans-papiers dans son propre pays.

Cependant, pour bénéficier du changement du sexe sur l’état civil, l’État français impose de suivre un long protocole arbitraire et discriminatoire que nous voulons voir disparaître. Il impose d’avoir préalablement effectué des opérations chirurgicales de « réassignation sexuelle » (mammectomie et hystérectomie pour les hommes, vaginoplastie pour les femmes).

Ces opérations sont lourdes et nécessitent des soins à vie. En France, les résultats obtenus sont si catastrophiques que l’on constate très souvent une perte totale du plaisir, de nombreux problèmes fonctionnels, et des résultats esthétiques très approximatifs... En outre, de nombreuses personnes transsexuelles ne ressentent absolument pas le besoin de se faire opérer. Nous estimons que la France doit prendre exemple sur d’autres pays comme l’Espagne qui n’exigent pas d’opérations pour l’obtention d’un changement d’état civil. Même après l’opération, la loi laisse à la discrétion des tribunaux le choix d’imposer des expertises humiliantes, ce dont beaucoup ne se privent pas. Il est lamentable que la transsexualité soit aujourd’hui encore considérée comme une maladie mentale par le DSM IV, l’ouvrage de classification des troubles mentaux établi par les psychiatres, comme l’homosexualité l’était il y a 30 ans.

 

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mercredi, 27 mai 2009

Lutte contre les discriminations : Le Sénat doit faire des efforts !

"Le 22 octobre dernier a été présenté en conseil des ministres le projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires. Ces lois visent à transférer de nouvelles charges sur les assurés sociaux et à assurer la part belle au secteur privé, qui pourra accroître son entrisme dans le service public hospitalier.

Le 4 mai, les Sénatrices et Sénateurs, réunis en commission des Affaires sociales pour examiner ce projet de loi, ont pris une décision surprenante et qui est passée inaperçue : les victimes d’un refus de soin pour motif discriminatoire (CMU, origine, religion, orientation sexuelle, identité de genre ou autre motif) disposeront certes d’une voie de recours, mais, de fait, sans espoir d’obtenir la sanction du fautif : les Sénatrices/teurs ont écarté non seulement la pratique du testing mais également l’aménagement de la charge de la preuve au profit d’une procédure très compliquée.

L’article 18 du projet de loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires qui prévoyait de sanctionner les refus de soins pour motifs discriminatoires, reconnaissait la pratique du testing (déjà reconnue dans le droit du travail) et l’aménagement de la charge de la preuve au profit de la victime, à l’image du code du travail.

Ainsi, un patient qui aurait été victime de discriminations pouvait soumettre des faits (soit à la CPAM soit à l’Ordre des médecins) afin « de permettre de présumer l’existence d’une discrimination et à la défense de prouver que le refus en cause est justifié par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination » La commission des Affaires sociales s’est opposée avec fermeté contre ces deux propositions, qui jetaient, selon ses membres, l’anathème sur l’ensemble de la profession. Selon cette commission, comme la non-discrimination va à l’encontre des obligations déontologiques des médecins, les médecins ne peuvent pas discriminer, donc l’article 18 est inutile : CQFD.

Pourtant, les faits sont bien là. Je me permets de vous citer deux enquêtes accablantes pour cette profession :

1. 2002, Médecins du monde publiait une enquête téléphonique anonyme réalisée auprès de 230 dentistes libéraux : dans 35,3% des cas, les dentistes avaient refusé de soigner un bénéficiaire de la CMU ;

2. 2003, le ministère de la Santé publiait une enquête réalisée auprès de 3 000 ménages bénéficiaires de la CMU : 15,5 % des ménages se sont vu refuser une consultation parce qu’ils bénéficiaient de la CMU.

Pour mémoire, ces données sont également disponibles dans le rapport de Jean-François CHADELAT, Inspecteur Général des Affaires sociales, remis le 30 novembre 2006 au Ministre en charge de la Santé et des Solidarités.

Nous ne pouvons que dénoncer cette posture de la Commission des Affaires sociales du Sénat, qui ne tient pas compte de ces chiffres, qui décrivent une réalité vécue par de nombreux patients.

En retirant du projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires, la pratique du testing et l’aménagement de la charge de la preuve au profit de la victime, la commission des Affaires sociales devient complice de certaines pratiques discriminatoires. Le projet de loi est encore en examen au Sénat jusqu’au vendredi 29 mai, selon les conclusions de la conférence des présidents publiées le mardi 19 mai dernier. Rien n’est encore perdu. Un sursaut reste encore possible : nous devons dénoncer ce projet de loi avec force. La riposte doit continuer et le combat se poursuivre.

lundi, 25 mai 2009

1969-2009 : Fier-e-s de nos luttes mais à quand l’Egalité réelle ?

Le 20 juin 2009, nous fêtons les 40 ans des émeutes de Stonewall, moment fondateur des marches des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

Depuis 40 ans, les personnes homosexuelles et transsexuelles marchent ensemble pour proposer un vrai projet de société, fondé sur l’égalité et le respect. Depuis le 27 juin 1969, date de ces émeutes, les combats menés par les Lesbiennes, Gays, Bi et Trans ont été nombreux, mais les victoires ne restent significatives que pour les homosexuels.

Les Trans et leurs revendications restent les grands oubliés de ce combat pour l’Egalité. Le Droit des Trans n’a pas bougé d’un iota. Au regard de la loi, les Trans demeurent des citoyen-ne-s de seconde zone, toujours privé-e-s de nombreux droits fondamentaux, comme l’illustrent très bien les deux exemples suivants, qui ont été des conquêtes de la lutte contre l’homophobie mais pas de la lutte contre la transphobie :

  1. Le 20 décembre 1981, Robert Badinter, alors Garde des sceaux, dépénalise l’homosexualité en abrogeant l’article 331 alinéa 2 du Code Pénal. Dans la foulée, le 17 mai 1985, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) retire l’homosexualité de la liste des maladies mentales (DSM4) et la déclassifie définitivement lors de son congrès en 1992. En 2009, les Trans sont toujours considéré-e-s comme des « malades mentaux ». Cette vision archaïque est fausse, insultante, stigmatisante et discriminatoire.
  2. Le 30 décembre 2004, nos législateurs créent la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité et modifient la loi de 1881 sur la presse, pour condamner les injures publiques à caractère homophobe, sexiste ou handiphobe au même titre que le racisme et l’antisémitisme. Cependant cette loi omet non seulement la transphobie dans la liste des discriminations figurant dans les missions de la H.A.L.D.E mais également dans la liste des motifs des dispositions concernant les propos discriminatoires. Les discriminations et les injures en raison de l’identité de genre ne sont toujours pas reconnues dans le droit français. En refusant de condamner par la loi la discrimination liée à l’identité de genre, les parlementaires refusent de reconnaître la singularité de la discrimination transphobe.

Depuis quarante ans, nous constatons que les questions Trans sont systématiquement oubliées dans le Droit. Les droits humains fondamentaux des personnes Trans sont ignorés et bafoués à cause des préjugés, de l’ignorance, de la peur et de la haine. Cette situation est identique à celle, il y a à quarante ans, des Lesbiennes, des Gays et des Bi.

Pourtant, ce combat nous l’avons commencé et mené ensemble. Cette situation est intolérable et contraire à toutes nos convictions républicaines. Il est de notre devoir de nous y opposer avec force et de faire reconnaître les Trans comme des citoyen-ne-s à part entière.

La 14e Marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans doit être un levier puissant pour obtenir des avancées en faveur des droits des personnes Trans. Plus que jamais, il faut venir à la Marche des fiertés LGBT, pour faire reculer les discriminations liées à l’identité de genre et défendre l’Egalité. Seule une mobilisation exemplaire donnera des résultats.

Le 20 juin 2009 comme en juin 1969, soyons uni-e-s, fièr-e-s et solidaires, marchons ensemble pour « Respecter la transidentité, Refuser la transphobie ! ».

dimanche, 22 mars 2009

Les minorités "boucs émissaires" de la crise"

A l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale qui a eu lieu hier, samedi 21 mars, trois agences européennes : l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne, ainsi que celles du Conseil de l'Europe (ECRI) et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (BIDDH), ont publié une déclaration commune.

Les trois organisations s'inquiètent de la recrudescence des actes violents à l'égard des minorités et exhortent les gouvernements à intensifier leurs efforts dans la lutte contre les discriminations.

Voici la déclaration:

" À l'heure où nous commémorons les événements tragiques qui se sont déroulés à Sharpeville en 1960 et le quarantième anniversaire de l'entrée en vigueur de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, nous sommes préoccupés de voir la crise économique qui frappe actuellement nos sociétés alimenter l'intolérance raciste et xénophobe en Europe.

Nos organisations s'alarment des rapports signalant une recrudescence des actes violents en direction des migrants, des réfugiés et des demandeurs d'asile, ainsi que des minorités telles que les Roms. L'histoire de l'Europe nous rappelle que d'une dépression économique nous avons pu par le passé basculer tragiquement dans l'exclusion sociale et la persécution. Nous redoutons qu'en ces temps de crise, les migrants, les minorités et d'autres groupes vulnérables ne deviennent les «boucs émissaires» de certains hommes politiques aux accents populistes ou de certains médias.

Cette façon de désigner injustement des responsables a déjà attisé l'hostilité et l'on déplore dans certains pays de voir se perpétrer des crimes violents, inspirés par la haine à l'encontre de certaines minorités ou d'une population migrante. À mesure que la crise s'aggrave, il devient urgent que les hommes politiques et autres personnages publics surveillent attentivement leurs déclarations pour ne pas inciter ni exacerber davantage les tensions ethniques, raciales et religieuses.

Il faut répondre de front, de façon impartiale et équilibrée, à toutes les formes d'intolérance, pour que chacun, dans nos sociétés, soit assuré d'être protégé de toute violation des droits de l'homme. Tous les crimes inspirés par la haine ont un impact important sur les victimes et sur leurs communautés et requièrent qu'on leur consacre toute l'attention et tout l'engagement qu’ils méritent.

Nous, signataires de la présente déclaration:

• exhortons les représentants politiques et autres personnages publics à condamner toute forme de violence inspirée par la haine raciale ou la xénophobie, à se comporter de façon responsable et à s'abstenir de toute explication simpliste à connotation raciste, xénophobe ou antisémite, en réponse à des problèmes ou des phénomènes sociaux, politiques et économiques complexes;

• encourageons les gouvernements à dispenser une formation spécifique au personnel en charge de l'application des lois, au corps judiciaire et à la magistrature, afin de renforcer l'efficacité de leur travail contre le racisme, la xénophobie et autres crimes inspirés par la haine;

• appelons les gouvernements à travailler en coopération plus étroite avec la société civile pour lutter contre le racisme, la xénophobie et autres crimes haineux, et à redoubler d'effort pour recueillir des données et des statistiques sur ce type de crimes et d'événements;

• insistons sur le devoir des gouvernements de garantir aux victimes de discriminations et de crimes haineux des moyens efficaces de déposer un grief. Des institutions de défense des droits de l'homme, des organismes spécialisés et des organisations d'aide aux victimes doivent bénéficier d'une indépendance suffisante, de ressources adéquates et de solides compétences pour contribuer à progresser dans la lutte contre la discrimination.

• mettons en garde contre la tentation de rogner sur les programmes de protection sociale et d'intégration élémentaires, dont les conséquences fâcheuses pourraient être démesurées sur les minorités marginalisées et les populations migrantes qui endurent déjà des conditions de vie précaires"

 
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