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jeudi, 19 novembre 2009

Mariage gay: les Maires de Rhône-Alpes aux abonnés absents.



Samedi 14 novembre, la maire de Montpellier, Hélène MANDROUX, a lancé un appel pour l’ouverture du mariage aux couples de même sexe. Nous regrettons que les Maires de la région Rhône-alpes restent, pour l’instant, les grands absents de « l’Appel de Montpellier ».

La Lesbian and Gay Pride de Lyon salue l’initiative d’Hélène MANDROUX et remercie les premiers signataires de cet appel qui couvrent un large éventail à Gauche : Cécile DUFLOT, au nom des Verts, Marie-Georges BUFFET au nom du Parti Communiste et Martine AUBRY, au nom du Parti Socialiste ont rallié cette cause.

Nous espérons que « l’Appel de Montpellier » ira bien au-delà des clivages politiques et montrera que la majorité présidentielle peut encore évoluer sur ce terrain.

Cependant, nous sommes particulièrement inquiets de constater que les Maires de la région Rhône-Alpes sont restés sourds à « l’Appel de Montpellier ». La Lesbian and Gay Pride de Lyon s’étonne qu’en Rhône-Alpes seuls deux maires aient signé « l’Appel de Montpellier » : Jean-Paul BRET, Maire de Villeurbanne (Rhône) et Olivier DUSSOPT, Député-maire d’Annonay (Ardèche). Ces Maires signataires mettent ainsi en évidence leur volonté d’en finir avec les discriminations liées à l’orientation sexuelle. Devant l’immobilisme du gouvernement, ils donnent des forces à toutes celles et tous ceux qui se mobilisent pour l’égalité des droits.

Pour la Lesbian and Gay Pride de Lyon, cet acte politique ne doit pas rester une initiative isolée mais doit préfigurer d’un véritable mouvement pour l’Egalité.

L’opinion publique est prête à approuver d’importantes évolutions législatives en faveur des couples de même sexe. Selon un sondage de l’institut BVA, publié le 13 novembre dernier, 64 % des Français se déclarent pour l’ouverture du mariage aux couples de même sexe et, pour la première fois, une majorité (57 %) se dit favorable à l’adoption pour les couples de même sexe.

L’Espagne, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède et la Belgique montrent que l’égalité des droits est avant tout un choix politique. Ces pays frontaliers doivent servir d’exemples à nos hommes et femmes politiques et leur donner le courage de prendre enfin les décisions qui s’imposent. Malgré toutes ces avancées chez nos voisins européens, la majorité parlementaire s’obstine à refuser l’égalité des droits pour les couples de même sexe.

La Lesbian and Gay Pride de Lyon souhaite que le plus grand nombre d’élu-e-s de la région Rhône-Alpes soutiennent cette dynamique. Aussi elle interpelle ouvertement tous les Maires de Rhône-Alpes pour qu'ils rejoignent « l’Appel de Montpellier » et se positionnent avec clarté en faveur de l'égalité : ouvrir le mariage aux couples de même sexe et reconnaître enfin les familles homoparentales.

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vendredi, 13 novembre 2009

L'Ordre des mots

 

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Vendredi prochain aura lieu la 11e célébration de la Journée du Souvenir Trans (Transgender Day of Remembrance). Cette journée, est pour nous, l’occasion de se souvenir des personnes trans assassinées à travers le monde et donc de parler de la transphobie (la discrimination dont les personnes trans font l’objet).

A cette occasion, trois associations lyonnaises, Chrysalide, la Lesbian and Gay Pride de Lyon et Ecrans Mixtes organisent la projection du film documentaire L’Ordre des Mots de Cynthia ARRA et Melissa ARRA

Le documentaire sera précédé d’une présentation, et suivi d’un débat d’une heure, en présence de David et Sophie de Chrysalide.

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Cette manifestation sera l'occasion de s’interroger sur les avancées réelles présentées en septembre dernier par la Ministre de la santé concernant la prise en charge des personnes trans.

Dans un communiqué de presse publié le 18 septembre dernier (disonible ici), le ministère de la santé annoncait un changement de catégorie d’Affection Longue Durée pour les personnes trans, de l’ALD 23 à une ALD hors liste. Pour nos associations, Chrysalide et la Lesbian and Gay Pride de Lyon, il s’agit donc uniquement de remplacer une catégorie de remboursement par une autre, au titre moins pathologisant.

Cette annonce ne présente aucune avancée réelle et concrète pour les trans.

 

Ces associations avaient déjà pris acte de la volonté du Ministère de la Santé de retirer enfin la transidentité de la liste des affections psychiatriques de longue durée le 16 mai dernier. Il s’agit en effet d’une revendication que nos associations portent depuis de nombreuses années, afin que même les remboursements ne fassent pas référence à un « trouble » ou à une « pathologie ». Cependant, le ministère ne s’oppose pas à l’évaluation psychiatrique humiliante destinée à déterminer si une personne trans peut avoir accès au traitement hormonal. C’est pourtant un des problèmes les plus importants rencontré par les personnes trans, qui a un impact concret sur leur vie quotidienne, leur recto_flyer_17mai2009.jpgestime d’elles-mêmes, et qui est révélateur de la transphobie du système de santé.

Pire, Mme Bachelot indique dans son communiqué de presse qu’elle soutient la proposition de la HAS de créer des centres de références. Pourtant, de nombreuses associations se sont insurgées contre ce projet de la HAS, pour en dénoncer la dangerosité extrême. Nous connaissons déjà les critères discriminatoires et la violation du droit du libre choix de ses médecins qui y seront pratiqués.


Rappelons que ces centres d’expertises existent déjà sous forme d’équipes hospitalières. Ils sont les premiers vecteurs de discriminations à l’encontre des personnes transidentitaires. Les critères utilisés actuellement par de nombreux psychiatres se présentant comme « spécialistes » excluent notamment les personnes mariées, ayant des enfants mineurs, étant homosexuelLEs dans le genre revendiqué, séropositifVEs, refusant d’être stériliséEs chirurgicalement, etc.

Nous demandons au contraire depuis des années la dissolution de ces équipes. L’hypothèse de « centres de références », qui seront formés des mêmes personnes, est particulièrement inquiétante.

Cette manifestation, sera pour nous, l'occasion de réafirmer notre vive opposition aux propositions de la HAS. Nous attendons du ministère qu’il rencontre les associations trans pour parler des perspectives d’évolutions de la prise en charge médicale. Le ministère doit traduire par des mesures concrètes sa volonté de lutter contre la stigmatisation des personnes trans. Il doit annoncer en particulier que les personnes trans doivent avoir le droit de disposer librement de leur corps : le recours à la médecine doit être facilité, et non pas conditionné par un avis psychiatrique (voir notre campagne du 17 mai 2009)

mardi, 10 novembre 2009

Fichage Ethnique

Bonjour tout le monde,

 

Je vous invite à visionner ce reportage de M6 sur le fichage éthnique avec l'exemple de l'Office Public d'Aménagement et de Construction de Saint Etienne, Métropole Habitat:

 

Le fichage ethno-racial est depuis 1978 illégal et passible de 5 ans de prison et de 300.000 euros d'amende (personnes physiques) à 1,5 million d'euros (personnes morales).

La première condamnation pour le délit de fichage ethno-racial est intervenue en octobre 2008 à l'encontre du cabinet de recrutement d'hôtesses et d'agents de vente Daytona, condamnée à 5.000 euros d'amende. En appel, l'entreprise a été condamnée à 20.000 euros en juin 2009. Daytona avait établi un fichier désignant les origines de son personnel (5.000 vacataires) selon quatre «types»: européen blanc, maghrébin, africain et Dom-Tom, et asiatique.

Métropole Habitat, quant à lui, a été condamné en février 2009 pour fichage ethnique et discrimination. L'office utilisait entre mars 2003 et mars 2006 des fichiers ethniques pour répartir les locataires dans les immeubles, afin de "préserver un équilibre d'occupation, dans le cadre d'une politique de mixité sociale".

Cette décision rappelle que le fichage racial et ethnique est illégal et que les critères d’attribution ne peuvent être que sociaux.

Nous ne pouvons que nous en féliciter.

 

dimanche, 08 novembre 2009

Halde: "Flagrants délits" dix vidéos pour lutter contre les discriminations

 

Une discrimination est une inégalité de traitement fondée sur un critère prohibé par la loi, dans un domaine visé par la loi

18 critères de discriminations sont prohibés par la loi : âge, sexe, origine, situation de famille, orientation sexuelle, mœurs, caractéristiques génétiques, appartenance vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race, apparence physique, handicap, état de santé, état de grossesse, patronyme, opinions politiques, convictions religieuses, activités syndicales.

Il existe plusieurs formes de discrimination. Elles peuvent se manifester dans différents domaines visés par la loi : l’emploi, l’éducation, le logement, le service public et l’accès aux biens et aux services.

La discrimination est directe lorsqu’elle est délibérée et que la différence de traitement se fonde sur un critère prohibé par la loi.
Exemple : une offre d’emploi qui précise que les femmes ne peuvent postuler est une discrimination directe.

La discrimination est indirecte lorsqu’une disposition, un critère, une pratique apparemment neutre, est susceptible d’avoir le même impact qu’une discrimination directe et d’entraîner un effet défavorable pour une personne ou un groupe de personnes en raison d’un critère prohibé par la loi.
Exemple : Demander à des candidats à l’emploi de satisfaire à des critères de taille peut par exemple entraîner l’exclusion de beaucoup de femmes. Dans la mesure où l’auteur de cette exigence n’arrive pas à démontrer qu’une taille spécifique n’est pas indispensable pour exécuter le travail, il s’agit d’une discrimination indirecte.

Le harcèlement peut devenir un comportement discriminatoire lorsqu’il est lié à un critère de discrimination prohibé par la loi. Le harcèlement a pour effet de porter atteinte à la dignité d’une personne et de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant.

 

vendredi, 25 septembre 2009

Moi, Mustapha Kessous, journaliste au "Monde" et victime du racisme

Bonjour tout le monde,

Je ne cesse de re-lire cet article de presse. Je suis obligé de le partager avec vous, aujourd'hui. Il met en exergue les symptômes de notre société. J'ai eu la chance de rencontrer Mustpapha Kessous (nous avons un ami en commun), hier matin,  à la Cour d'Appel de Lyon. Il était venu assister au procès de Maxence C, footballeur raciste (et minable) de Lagnieux (01).

Moi, Mustapha Kessous, journaliste au "Monde" et victime du racisme

Brice Hortefeux a trop d'humour. Je le sais, il m'a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l'avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : "Vous avez vos papiers ?"

Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je couvre le Tour de France. Je prépare un article sur ces gens qui peuplent le bord des routes. Sur le bitume mouillé près de Blain (Loire-Atlantique), je m'approche d'une famille surexcitée par le passage de la caravane, pour bavarder. "Je te parle pas, à toi", me jette un jeune homme, la vingtaine. A côté de moi, mon collègue Benoît Hopquin n'a aucun souci à discuter avec cette "France profonde". Il m'avouera plus tard que, lorsque nous nous sommes accrédités, une employée de l'organisation l'a appelé pour savoir si j'étais bien son... chauffeur.

Je pensais que ma "qualité" de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux "défauts" : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des "crochets" balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences. Mais quels que soient le sujet, l'endroit, la population, les préjugés sont poisseux.

J'en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je leur décris cet "apartheid mental", lorsque je leur détaille les petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la vie ordinaire. A quoi bon me présenter comme journaliste au Monde, on ne me croit pas. Certains n'hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu'"un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde !"

Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au téléphone : c'est toujours "M. Kessous". Depuis 2001, depuis que je suis journaliste, à la rédaction de Lyon Capitale puis à celle du Monde, "M. Kessous", ça passe mieux : on n'imagine pas que le reporter est "rebeu". Le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, m'avait avoué, en souriant : "Je croyais que vous étiez de notre communauté."

J'ai dû amputer une partie de mon identité, j'ai dû effacer ce prénom arabe de mes conversations. Dire Mustapha, c'est prendre le risque de voir votre interlocuteur refuser de vous parler. Je me dis parfois que je suis parano, que je me trompe. Mais ça s'est si souvent produit...

A mon arrivée au journal, en juillet 2004, je pars pour l'île de la Barthelasse, près d'Avignon, couvrir un fait divers. Un gamin a été assassiné à la hachette par un Marocain. Je me retrouve devant la maison où s'est déroulé le drame, je frappe à la porte, et le cousin, la cinquantaine, qui a tenté de réanimer l'enfant en sang, me regarde froidement en me lançant : "J'aime pas les Arabes." Finalement, il me reçoit chez lui.

On pensait que le meurtrier s'était enfui de l'hôpital psychiatrique de l'endroit : j'appelle la direction, j'ai en ligne la responsable : "Bonjour, je suis M. Kessous du journal Le Monde..." Elle me dit être contente de me recevoir. Une fois sur place, la secrétaire lui signale ma présence. Une femme avec des béquilles me passe devant, je lui ouvre la porte, elle me dévisage sans me dire bonjour ni merci. "Il est où le journaliste du Monde ?", lance-t-elle. Juste derrière vous, Madame : je me présente. J'ai alors cru que cette directrice allait s'évanouir. Toujours pas de bonjour. "Vous avez votre carte de presse ?, me demande-t-elle. Vous avez une carte d'identité ?" "La prochaine fois, Madame, demandez qu'on vous faxe l'état civil, on gagnera du temps", riposté-je. Je suis parti, évidemment énervé, forcément désarmé, avant de me faire arrêter plus loin par la police qui croyait avoir... trouvé le suspect.

Quand le journal me demande de couvrir la révolte des banlieues en 2005, un membre du club Averroès, censé promouvoir la diversité, accuse Le Monde d'embaucher des fixeurs, ces guides que les journalistes paient dans les zones de guerre. Je suis seulement l'alibi d'un titre "donneur de leçons". L'Arabe de service, comme je l'ai si souvent entendu dire. Sur la Toile, des sites d'extrême droite pestent contre "l'immonde" quotidien de référence qui a recruté un "bougnoule " pour parler des cités.

Et pourtant, s'ils savaient à quel point la banlieue m'était étrangère. J'ai grandi dans un vétuste appartement au coeur des beaux quartiers de Lyon. En 1977, débarquant d'Algérie, ma mère avait eu l'intuition qu'il fallait vivre au centre-ville et non pas à l'extérieur pour espérer s'en sortir : nous étions parmi les rares Maghrébins du quartier Ainay. Pour que la réussite soit de mon côté, j'ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j'ai vécu l'enfer ! "Retourne dans ton pays", "T'es pas chez toi ici", étaient les phrases chéries de certains professeurs et élèves.

Le 21 décembre 2007, je termine une session de perfectionnement dans une école de journalisme. Lors de l'oral qui clôt cette formation, le jury, composé de professionnels, me pose de drôles de questions : "Etes-vous musulman ? Que pensez-vous de la nomination d'Harry Roselmack ? Si vous êtes au Monde, c'est parce qu'il leur fallait un Arabe ?"

A plusieurs reprises, arrivant pour suivre un procès pour le journal, je me suis vu demander : "Vous êtes le prévenu ?" par l'huissier ou le gendarme en faction devant la porte du tribunal.

Le quotidien du journaliste ressemble tant à celui du citoyen. Depuis plusieurs mois, je cherche un appartement. Ces jours derniers, je contacte un propriétaire et tombe sur une dame à la voix pétillante : "Je m'appelle Françoise et vous ?" "Je suis M. Kessous ", lui répondis-je en usant de mon esquive habituelle. "Et votre prénom ?", enchaîne-t-elle. Je crois qu'elle n'a pas dû faire attention à mon silence. Je n'ai pas osé le lui fournir. Je me suis dit que, si je le lui donnais, ça serait foutu, qu'elle me dirait que l'appartement avait déjà été pris. C'est arrivé si souvent. Je n'ai pas le choix. J'hésite, je bégaye : "Euhhhhh... Mus... Mustapha."

Mustapha Kessous

Je profite de ce billet pour vous donner des nouvelles du procés de Maxence C. En première instance, à Belley, le jeune homme écopait de quatre mois de prison avec sursis et cent jours de travaux d'intérêt général (TIG), pour les insultes racistes à l'enconre de Makam T, footballeur d'origine sénégalaise : "On en a mis cinq dans votre cul, sale nègre". L'affaire passait hier devant la cour d'appel de Lyon, où l'avocat général a confirmé les quatre mois avec sursis, mais transformé les TIG en trois ans d'interdiction de stade. Le délibéré sera rendu le 22 octobre.

 

lundi, 21 septembre 2009

Agression homophobe : procès le 21 septembre à 14h00

Suite à une violente agression homophobe, deux prévenus sont cités à comparaître devant le Tribunal Correctionnel de Lyon pour violences volontaires en réunion le

Lundi 21 septembre 2009 à 14h00
Tribunal de Grand Instance de Lyon
12e Chambre Correctionnelle
67 r Servient, Lyon 3e

Agressé par 2 jeunes hommes de 21 et 22 ans, montée de la Grande Côte (1er arrondissement) dans la nuit du mercredi 31 octobre au jeudi 1er novembre 2007, Jérémy a eu 8 jours d’Incapacité Temporaire de Travail suite à ses blessures. Dès le dépôt de plainte, Jérémy rapporte les propos homophobes (“sales pédés”“sales tarlouzes”) qui ont motivé l’agression.

Ils ont également été attestés par le principal témoin des faits, Stéphane. Rapidement appréhendés, les deux suspects n’ont nullement nié les avoir proféré.

Pour autant, le Parquet de Lyon a refusé de retenir la circonstance aggravante d’homophobie malgré ce caractère incontestable des injures homophobes qui ont été proférées au moment de l’agression.

En matière de discrimination, il est toujours difficile pour la victime d’apporter la preuve, or dans ce dossier les propos injurieux était matériellement constitués et attestés. Aussi le choix du Parquet de Lyon nous parait totalement illogique : comment le Parquet de Lyon a-t-il pu écarter le caractère homophobe de l’agression alors que les éléments de la procédure en attestent ?

A cette audience, la victime, demande au Président du Tribunal Correctionnel de Lyon de requalifier les faits afin que l’homophobie soit enfin reconnue comme circonstance aggravante dans cette affaire.

Nous espérons que Tribunal Correctionnel de Lyon accordera enfin à cette affaire toute l’attention que la gravité de tels actes nécessite, implique et induit

La Lesbian and Gay Pride de Lyon ne peut admettre que ces infractions soient encore trop souvent banalisées par le laxisme du Parquet de Lyon.

Elle restera exigeante et vigilante jusqu’à ce que Jérémy obtienne enfin gain de cause et dédommagement.

La Lesbian and Gay Pride de Lyon félicite Jérémy d’avoir eu le courage de porter plainte et de se constituer partie civile. L’association le soutiendra jusqu’au bout et se constituera également partie civile à ses côtés.

Malgré cette étonnante mansuétude du Parquet de Lyon, la Lesbian and Gay Pride de Lyon, qui lutte au quotidien contre l’homophobie et la transphobie, incite très fortement les personnes homosexuelles et transsexuelles, victimes d’agressions ou de discriminations à contacter l’association, et à ne pas hésiter à porter plainte en mentionnant le caractère homophobe de l’agression.

 
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