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vendredi, 04 novembre 2011

La populiste Nora BERRA, Secrétaire d'Etat à la Santé.

Je suis scandalisé par les propos tendancieux tenus par la Secrétaire d’Etat à la Santé, Nora BERRA, pour s’opposer aux politiques d’accès des mineures à une contraception de façon anonyme et gratuite proposée par plusieurs Régions.

Le 26 octobre, lors d’une conférence de presse de la nouvelle campagne de communication sur la contraception, Nora BERRA critique ouvertement le système du « pass contraception » mis en place par plusieurs conseils régionaux, elle dit:

  1. "je veux rappeler que la pilule est un médicament (…) je ne veux pas laisser penser que c’est une petite pilule sans risque qu’on peut prendre facilement en sous-estiment la toxicité potentielle (…) avec des risques de complications thrombotiques graves, voire de décès chez des femmes ayant des facteurs de risques;
  2. avec le système anonyme et gratuit : « on omet l’autorité parentale » en soulignant l’importance des parents pour l’encadrement, l’éducation, le coaching des adolescentes dans une période ou elles seraient fragiles, en construction identitaire »

Ces arguments sont fallacieux voire potentiellement néfastes pour la santé publique.

Je  suis vraiment choqué par ce discours, s’il est avéré : les risques évoqués par la Secrétaire d'Etat ne constituent pas une réalité suffisante pour renoncer à diffuser la pilule contraceptive.

Nora BERRA devrait se mettre à travailler. Ainsi elle prendrait connaissance des nombreuses recommandations remises au Gouvernement dont les deux derniers en dates vont dans le sens des Régions et affirment que le lien entre les familles et l’enfant mineur n’existe pas toujours et que l’on ne peut pas de manière incantatoire imposer cette discussion.

Je pense, bien sur, aux rapports de la Députée UMP Mme Poletti et du Professeur Israël Nisand

Nora BERRA devrait également venir plus souvent en Rhône-alpes et prendre modèle sur ses politiques régionales. Elle pourrait ainsi s’apercevoir que le « pass contraception-prévention » offre aux jeunes filles et garçons mineurs un large choix de moyens contraceptifs autre que la pilule : préservatif, dispositif intra utérin. La Région Rhône-alpes est certes pour un accès gratuit et anonyme à la contraception mais surtout adaptée à chaque mineur. Le passage devant un professionnel de santé (généralistes, gynécologues ou pédiatres) est obligatoire.

En suivant ces deux recommandations, Nora BERRA tiendra sans doute moins de paroles éhontées à l'avenir.

Ces propos de la part d’un membre du gouvernement, à l’heure où les droits des femmes à disposer de leur corps sont de plus en plus menacés, sont vraiment inquiètants.

Avec ces déclarations, Nora BERRA rejoint ainsi les ministres qui ont décidé de surfer sur la vague des arguments populistes de la Droite Populaire pour rassurer un électorat conservateur et réactionnaire et satisfaire ainsi les lobbyings de certaines associations ou groupuscules religieux. 

Remarque, je ne devrais pas être surpris. N'avait-elle pas estimé au Sénat que " l'homosexualité est un facteur de risque pour le VIH" ?

jeudi, 06 octobre 2011

éducation à la sexualité : poursuivons le dialogue, la démarche de participation démocratique des jeunes de la Région Rhône-alpes

Dans le cadre d’un plan d'actions autour de l’éducation à la sexualité, la Région Rhône-Alpes est venu à la rencontre des jeunes entre le 18 mars et le 12 mai 2011.

Parce que la prévention des grossesses non désirées et l’information concernant les infections sexuellement transmissibles sont des enjeux majeurs de santé publique, il est nécessaire d’impulser une nouvelle phase d’information et de prévention en direction de la jeunesse. Un premier niveau de concertation s'est déroulé de novembre à fevrier sur cette thématique avec 80 personnes issues notamment des collectivités et des associations. Des jeunes ont aussi participé aux ateliers qui ont permis de poser des constats partagés autour de la sexualité des 16-25 ans. Franchir le pas

Si des actions d’information sur l’éducation à la sexualité existent déjà, un bon nombre de jeunes éprouvent des difficultés à en parler à leur médecin et craignent la réaction de leurs parents. Le milieu scolaire reste donc finalement le premier vecteur d’information et de prévention, y compris grâce au relais des infirmières scolaires ; tandis qu’il paraît difficile de faire le tri dans la profusion d’articles ou de forums présents sur la Toile. Par ailleurs, l’accès aux soins et à la contraception, que l’on soit lycéen, étudiant ou apprenti, demeure problématique, particulièrement dans les territoires ruraux ou tout simplement du fait d’un manque d’argent. Recourir à une contraception assumée et éviter les infections sexuellement transmissibles ne doit pas être exclusivement l’affaire des filles ! C’est ce que les participants aux ateliers s’accordent à dire même si les mentalités tendent à évoluer...

Cette vidéo illustre très bien la démarche de participation démocratique des jeunes à la vie Régionale initiée par le Conseil Régional Rhône-alpes.

Contraception/prévention : Fonder le dialogue avec les jeunes - Région Rhône-Alpes from Paul Bourdrel on Vimeo.

vendredi, 27 mai 2011

Accès à la contraception, prévention des I.S.T, lutte contre les les violences homophobe, sexiste et transphobe: la Région Rhône-alpes a délibéré

Un an de travail qui se concrétise enfin: les élu-e-s de la Région Rhône-alpes ont voté le dispositif "pass contraception-prévention".

 

La délibération est disponible ici: contraception_deliberation2011.15.324.pdf

 

Les mesures qui ont été votées à travers ce dispositif, constituent une réelle avancée en faveur des jeunes de Rhône-alpes.

 

C’est à mes yeux d’autant plus important que 35 ans après le vote de la loi légalisant l’IVG et 40 ans après la loi Neuwirth sur la contraception, le nombre d’IVG reste encore très élevé dans notre pays et plus encore dans notre région. Et cela concerne bien sûr au premier chef les jeunes.

 

L’absence de remboursement des contraceptifs oraux, l’accès difficile à l’information alors que les moyens de diffusion n’ont jamais été aussi performants, mais plus souvent encore l’absence de couverture maladie et de mutuelle sont autant de facteurs qui ont fil des ans, ont délité les conquêtes durement acquises des années 70.

 

Plus encore c'est la vision de la place de la femme dans la société qui est en jeu.

 

Dans ce contexte l'action des collectivités territoriales, et tout particulièrement de la Région Rhône-alpes, est primordiale. Elle témoigne à nouveau de la pertinence de la clause générale de compétence des collectivités territoriales, quand la défaillance de l'Etat est incontestable.

 

Malgré la démocratisation de l’accès à la contraception, force est de constater qu’aujourd’hui il existe une disparité en fonction de l’âge, de la condition sociale et des territoires.

 

Face à cette disparité, le Pass Contraception-Prévention constitue une réponse innovante visant à assurer, dans un souci d’anonymat, de confidentialité et de proximité, la gratuité de la contraception

 

La présence en milieu scolaire d’une médecine de qualité devrait, à cet égard, permettre un travail de prévention et de dépistage efficace, tout en contribuant au développement d’une véritable éducation à la santé.

 

Cette délibération s’inscrit dans ce double objectif. Plus précisément, elle va dans le sens d’une responsabilisation des jeunes sur la question de leur sexualité.

 

On constate depuis de nombreuses années une carence de personnels de santé dans les établissements scolaires, sous le double effet de contractions budgétaires successives et d’une dévalorisation graduelle des professions de santé dans le secteur éducatif.

 

A ce titre, il faut réaffirmer l’exigence d’une politique de santé scolaire volontaire et ambitieuse, permettant de disposer dans chaque établissement d’un effectif de personnels de santé suffisant.

Ce rapport met par ailleurs l’accent sur la prévention des violences sexistes et homophobes dans les établissements scolaires de compétence régionale. Ce combat contre les discriminations répond à une exigence quotidienne. Il passe par une véritable éducation à la citoyenneté et par une mobilisation de tous les acteurs de l’Education.

 

Je connais bien les difficultés que rencontrent les associations (au premier plan desquels le Planning Familial dont on ne saluera jamais assez le travail) sur l’ensemble du territoire de Rhône-alpes. Trop de collèges et de lycées restent hermétiques sur ces questions.

 

Mais je ne ne trompoe pas. Je ne jette pas l’anathème sur les équipes éducatives des établissements scolaires. Ce constat d’échec repose sur le manque de volonté politique du gouvernement dans ce domaine. Son travail sur cette question est d’un vide que l’on peut qualifier d’abyssal, et s’inscrit dans une politique beaucoup plus générale d’abandon du service public.

 

L’Education Nationale subit de plein fouet les politiques gouvernementales et traverse une crise majeure, malgré tous les efforts de la communauté éducative, la mobilisation des parents, des lycéens, des étudiants et des collectivités territoriales. Rappelons-nous que dans l’Education nationale, l’Etat supprime des milliers d’emplois. Depuis 2003, plus de 45.000 postes ont été supprimés dans les établissements scolaires.

 

Les conséquences de ces coupes budgétaires sont désastreuses : classes surchargées, enseignements et options supprimés, remplacements non assurés, recours aux emplois précaires.

 

Le Ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, peut bien approuver le Pass Contraception voté par l’Ile de France, au prix d’une contorsion digne d’un numéro de cirque, il peut bien l’approuver, cela ne remet pas en cause les faillites de l’Etat en matière d’accès à la santé, dans l’Education nationale, et partout ailleurs.

 

Cette délibération sert un grand projet, au service du droit fondamental pour les femmes de disposer librement de leur corps. Un droit dont il est inutile de rappeler combien il est inaccessible à des millions de femmes de par le monde.

 


dimanche, 20 mars 2011

La politique régionale en faveur de la jeunesse: Kesako ?

En Rhône-alpes, un habitant sur quatre a moins de 26 ans. La région Rhône-Alpes compte 750 000 jeunes de 16 à 25 ans, 25% de la population régionale a moins de 26 ans (R.G.P. 1999).


La Région Rhône-alpes considère la jeunesse comme une véritable chance. Nous savons qu’ils sont attachés à la Région Rhône-alpes, exigeants pour leur insertion, déterminés dans leurs projets et disposés à nous exprimer leur propre manière de voir.

 

C’est un formidable levier pour le dynamisme d’une grande Région européenne comme la nôtre. C’est aussi un défi majeur pour notre collectivité qui accompagne au quotidien les jeunes rhônalpins. Les jeunes doivent pouvoir compter sur l’accompagnement et l’aide de notre Institution.

La formation est le premier poste de dépenses représentant près de la moitié du budget régional (CFA, Lycées, Universités, Instituts de formations sanitaires et sociales).

Parallèlement, nous agissons aussi pour soutenir l’emploi des jeunes, grâce aux Contrats d’Aide et de Retour à l’Emploi Durable. Nous favorisons encore l’accès à la culture et au sport, grâce à la Carte M’RA. Nous accompagnons également la mobilité des jeunes pour permettre leur ouverture sur le monde grâce aux bourses Explo’RA.

 

Ces actions s’inscrivent dans un contexte bien particulier. Aux difficultés structurelles en matière de formation, d’emploi, de logement, d’autonomie financière sont venus se greffer les effets de la crise économique et sociale, de la Réforme des collectivités locales et de la baisse des budgets, qui ont aggravé les phénomènes de paupérisation, de précarisation et d’exclusion des jeunes.

 

Au moment où je rédigeais mon billet, me revenait à l’esprit un sondage de l’A.F.E.V, plus de la moitié des Français ont une opinion négative de la jeunesse, 62 % d’entre eux ne la trouvent pas capable de se prendre en main et 41 % seulement pensent avoir des valeurs communes avec elle.

 

Notre société semble assumer une défiance forte à l’égard des nouvelles générations, jugées par ailleurs « individualistes » et bien peu « tolérantes »

 

Triste constat auquel j’ai du mal à croire tant il me parait injuste à l’endroit d’une génération qui est aujourd’hui la première victime du chômage et de la précarité, première à souffrir du mal-logement, première génération à ne pouvoir attendre de son travail ou de ses études un meilleur niveau de vie que celui de ses parents.

 

L’irruption des jeunes, notamment lycéens et étudiants dans les récentes mobilisations du CPE et des retraites, mais aussi, sous d’autres formes, lors des émeutes des banlieues de 2005, démontrent le malaise de la jeunesse et le manque de perspective d’avenir qu’offre aujourd’hui notre société aux générations futures : absence d’emploi, emploi précaire, pouvoir d’achat en perpétuel baisse.

 

La France détient aujourd’hui un des plus forts taux de chômages des jeunes. Il est largement supérieur à celui des voisins européens (23,7 pour une moyenne européenne de 19,7%).`

La situation des jeunes générations est plus que jamais critique.

La jeunesse est aujourd’hui confrontée à une société qui peine à lui offrir des perspectives d’émancipation sociale.

Pour la première fois depuis l’après-guerre, une génération s’apprête à vivre moins bien que ses parents. Alors que notre pays n’a jamais été aussi riche.

La jeunesse est sommée d’accepter la précarité comme seule perspective d’avenir.

Tout au long de leur parcours de formation et d’insertion, les jeunes sont exclus du droit commun et des protections collectives :

  1. 70% des étudiants n’ont pas accès aux bourses, y compris lorsqu’ils ne vivent plus chez leurs parents

  2. Les étudiants salariés cotisent aux ASSEDIC mais n’ont pas le droit au chômage

  3. 300 000 jeunes au chômage ne bénéficient d’aucun minima sociaux ni indemnisation

  4. 50% des moins de 25 ans travaillent en contrats précaires alors que 80% des salariés sont en CDI

 

Cette fragilité est accentuée par la réforme des services publics et par la mise en cause des mécanismes de solidarité et de protection sociale, qui assombrissent un peu plus l’horizon des jeunes générations.

 

L’analyse superficielle de la loi de finances 2011/2013 aurait pu laisser croire à une revalorisation du soutien de l’Etat aux politiques de jeunesse et d’éducation populaire.

 

Pourtant, les apparences sont trompeuses. Le service civique fait office de faux-nez pour tenter de masquer le désengagement massif et continu de l’Etat dans son soutien aux activités portées par les associations de jeunesse et d’éducation populaire.

 

Le budget « Jeunesse et Vie associative » se trouve ainsi cannibalisé par le service civique, qui ponctionnera 45.9 % du budget total en 2011 et 65.2 % en 2013 !

 

La loi de finances 2011/2013 marque une remise en cause brutale et programmée du soutien aux associations de jeunesse et d’éducation populaire, tant au niveau national (une amputation de 8.7 % des crédits alloués aux conventions partenariales en 2011, qui atteindra 18.3 % en 2013) qu’au niveau local (les crédits dédiés aux associations locales, qui s’élevaient en 2010 à 8.35 millions d’euros, étant intégralement supprimés dès 2011).

 

Cette situation est d’autant plus paradoxale à l’heure de l’accroissement des besoins de formation et d’accompagnement liés à la montée en puissance du service civique et à l’accueil des volontaires.

 

l’Etat fait le choix de concentrer ses maigres moyens sur des programmes et dispositifs qu’il gère en direct (Service civique, CIDJ, INJEP, AFPEJA, OFAJ, etc.), au détriment d’une politique d’accompagnement et de développement de la vie associative autonome.

 

A ce désengagement de l’Etat vient se greffer une fragilisation de la capacité financière des collectivités territoriales, sous l’effet conjugué de la refonte de la fiscalité locale et du gel des dotations aux collectivités annoncé pour 2011.

 

Les associations de jeunesse et d’éducation populaire, qui ont développé des partenariats privilégiés avec l’Etat et les collectivités, risquent de payer un lourd tribut de cet « effet ciseau » dévastateur.

Crise économique, stigmatisation des jeunes, désengagement de l’Etat, la réforme des collectivités locales, compliquent également notre action.

La Réforme des Collectivités, c’est :

  1. les  compétences  exclusives : clarifier la répartition des compétences entre les Départements et les Régions et supprimer la clause de compétence générale ;
  2. les  compétences  partagées et financements croisés dans les domaines suivants : sport, tourisme et culture. Une collectivité, chef de file sera désignée pour coordonner l’exercice de cette compétence et  sont spécialement concernés les domaines sportif et culturel.

 

Quid des compétences jeunesses ?

Pourtant, le processus de décentralisation, conjugué à la prise en compte croissante des problématiques liées aux jeunes, a conduit les collectivités territoriales à s’affirmer comme des acteurs majeurs des politiques jeunesses.

La multiplicité des défis rencontrés par les jeunes (éducation, formation, emploi, loisirs, logement, etc.) nécessite la mobilisation de compétences rattachées à l’ensemble des collectivités territoriales.

En 2014, les Régions ne pourront plus subventionner les associations de Jeunesses ou mener leurs actions propres.

Le souci de mise en cohérence des politiques publiques et de clarification des champs d’intervention des collectivités territoriales va priver ces dernières de leur capacité d’initiative, déjà largement entamée par la réforme fiscale imposée par l’Etat.

Pourtant par ses compétences obligatoires comme par ses compétences optionnelles, la Région intègre naturellement une forte dimension « jeunesse » à ses politiques.

La coexistence des dispositifs ouverts aux jeunes dans les différents domaines d’intervention a fondé la mise en œuvre d’une politique globale et transversale en direction de la jeunesse de Rhône-Alpes.

Aussi, l’esprit général de la politique régionale en faveur de la jeunesse recouvre plusieurs objectifs :

  1. confirmer le soutien régional aux initiatives citoyennes des jeunes : aide aux projets citoyens des jeunes.

  2. favoriser leur participation démocratique à la vie régionale : forum citoyen jeunesse.

  3. encourager l’engagement et le volontariat des jeunes: le service civique

  4. faciliter l’accès à l’autonomie des jeunes et à leur épanouissement : Carte M’RA.

vendredi, 25 février 2011

Le Conseil Régional Rhône-alpes promeut l’égalité Femmes – Hommes.

Les élu-e-s de la majorité (PSEA, PRG-APP et Front de Gauche) du Conseil Régional Rhône-alpes ont voté aujourd’hui un rapport en faveur de l’égalité femmes-hommes.

Les élu-e-s du groupe Europe Ecologie les Verts n’ont pas pris part au vote (pourquoi ?) et sans surprise l’opposition, la droite extrême (UMP) et l’extrême droite (FN), ont voté contre.

Le contexte politique met, et c’est tant mieux, l’égalité et la parité dans l’air du temps. Pour autant, le contexte reste défavorable à la progression des droits des femmes au quotidien.

S’engager à travailler à obtenir l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas une mince affaire tant les reculs sont nombreux et tant les droits des femmes sont sans cesse remis en cause.

Quand le chômage atteint en France plus de 10% de la population active, on sait que ce sont les femmes les plus touchées.

Quand les menaces pèsent sur les 35 heures, on sait aussi que ce sont les femmes, qui contraintes, doivent s’adapter au cahier des charges de leur entreprise et subissent des temps partiels et des horaires atypiques.

Et l’on sait bien ce que temps partiel contraint signifie. Ce sont des emplois qui se conjuguent au féminin et sont synonymes de pauvreté laborieuse et d’absence de promotion.

En matière de conditions d’emploi (salaires, statuts, responsabilités, temps partiel subi, etc.), les femmes demeurent largement défavorisées sur le marché du travail.

Le plafond de verre reste d’ailleurs une réalité en France. Seules 17% des entreprises françaises sont dirigées par une femme.

La rupture, promise par Nicolas SARKOZY, a oublié entre autre le champ de la parité.

L’UMP au pouvoir a torpillé les avancées mises en place par la Gauche.

Pour preuve, l’élection du futur conseiller territorial censé remplacer à partir de 2014 les conseillers généraux et régionaux ou encore l’injustice de sa réforme des retraites qui, pesant plus sur les femmes, reflète la volonté de ne pas considérer l’égalité entre femmes et hommes comme principe de société.

Les associations, les élu-e-s et tous les intervenants sociaux en savent quelque chose.

C’est pour mutualiser toutes ces énergies, ce temps et cette richesse portés par de nombreux interlocuteurs en Rhône-alpes, c’est pour passer de la colère dénonciatrice à l’action publique, que les élu-e-s de la majorité (sans EELV) du Conseil Régional Rhône-alpes ont voté aujourd’hui avec beaucoup d’enthousiasme une nouvelle délibération en faveur de l’égalité femmes-hommes.

La Région Rhône-alpes s’engage ainsi dans une démarche volontariste.

Sensibiliser, former, diffuser une culture de l’égalité, batailler s’il le faut, reste une urgence.

La Région Rhône-Alpes doit être à ce sujet un modèle social pour tous ses partenaires. Elle ne pourra pas les inciter à une démarche de traitement des discriminations si elle ne mène pas une politique exemplaire et si elle ne propose pas un service public irréprochable.

La Région Rhône-Alpes doit être un élément moteur dans les initiatives en faveur de l’Egalité.

L’égalité est une valeur fondamentale. Elle est l’affaire de tous.

Ce rapport constitue une étape importante et un engagement fort des élu-e-s de la majorité (sans EELV) pour tendre vers plus d’égalité en Rhône-alpes.

Les grandes lignes de ce rapport sont les suivantes :

 

  1. le Conseil régional valorise les initiatives des acteurs de l’Egalité en Rhône-Alpes par l’organisation de la Quinzaine de l’Egalité à l’automne prochain et la valorisation de projets privés et publics innovants et expérimentaux destinés à promouvoir l’égalité femmes - hommes dans la vie locale.
  2. un comité de suivi apportera un avis sur les grandes orientations à définir pour promouvoir une politique égalitaire dans les stratégies et actions régionales, externes et internes.
  3. la Région décide également d’adhérer à l’association nationale « Elu-es contre les violences faites aux femmes ».

 

mercredi, 15 décembre 2010

La Région Rhône-alpes s'engage pour les Objectifs du Millénaire.

campagne_droitsante-hd.pdf

 

Dans un contexte global de crise économique, financière et sociale, les pays les plus pauvres sont les premiers touchés. <

On connaissait déjà les fractures traditionnelles entre les pays du Nord et les pays du Sud : celles de la pauvreté et du sous développement.

 

 

On en voit apparaître d’autres avec, par exemple, la fracture numérique : l’Afrique fait moins de 2% de connections à internet On voit ressurgir les risques de grandes pandémies qui, à partir des foyers de grande insalubrité sanitaire, peuvent, demain, se répandre dans le monde entier.

 

 

Les objectifs du Millénaire pour le Développement ne pourront être atteints que si tous les acteurs apportent leur contribution. Les pays pauvres se doivent d’investir pour l'avenir de leurs populations par le biais de la santé et de l'éducation, les pays riches doivent les soutenir par le biais de l'aide, de l'allègement de leurs dettes et d'un commerce plus juste.

 

 

La Région Rhône-alpes n’a pas attendu l’an 2000 et l’adoption de la charte des Nations unies pour agir. Nous contribuons déjà à la réalisation des huit Objectifs du Millénaire pour le Développement. Ils sont au coeur de notre ac­tion régionale en matière de coopération décentralisée avec des Ré­gions d’Afrique et d’Asie, qui mobilise en Rhône-Alpes le premier bud­get parmi l’ensemble des Régions françaises, après celui de l’Etat.

 

 

Aussi, je suis particulièrement attaché à l’objectif n° 6 du cadre d’action fixée par les Nations Unies qui concerne la lutte contre les grandes pandémies. Il se trouve que l’Afrique subsaharienne demeure la région la plus touchée du monde avec plus de vingt-cinq millions de personnes vivant avec le VIH dont trois millions d’enfants âgés de moins de quinze ans.

 

 

Le VIH est une infection évitable même en l’absence d’un vaccin, lequel n’est à ce jour qu’expérimental. De plus, 59 % des personnes séropositives en Afrique sont des femmes, ce qui tient pour l’essentiel à l’inégalité entre les sexes, au manque d’instruction et au faible statut socio-économique.

 

 

Les structures internationales, tout comme les Etats occidentaux, montrent une certaine impuissance devant ce fléau ravageant des pans entiers de la population africaine.Je reste persuadé qu’une action concertée au sein de l’ARF où chaque région française verserait dans un fonds créé à cet effet une somme correspondant à un pourcentage de son budget consacré à la coopération décentralisée, serait opportune.

 

 

Ce fonds de lutte contre le sida en Afrique aurait pour mission d’intervenir dans différentes directions :

 


  1. la modification des comportements des adultes africains par le recours aux préservatifs et par d’autres moyens qui ont freiné la propagation du VIH dans un nombre croissant de pays pauvres ;

  2. le renforcement très sensible des actions de prévention et d’éducation ;

  3. le financement de traitements antirétroviraux ainsi que, pour les femmes enceintes, la possibilité de recevoir une prophylaxie antirétrovirale visant à prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant ;

  4. les investissements dans la recherche et le développement de nouvelles technologies et de nouveaux instruments permettant une meilleure protection pour les femmes.

 

 

Ce plan pourrait être coordonné avec les initiatives de la Banque Mondiale qui co-finance un important programme d’action pour l’Afrique en matière de lutte contre le VIH/SIDA, tout comme avec celles des ONG ou grandes fondations actives dans cette lutte. Cette initiative viendrait alors en complément d’actions de prévention des endémies (paludisme, maladies parasitaires, etc.) que la Région se doit de mener dans les pays avec les régions desquels elle entretient un partenariat.

 

 

Initiative qui me tient particulièrement à cœur.

 

 

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement ne pourront être atteints que si tous les acteurs apportent leur contribution.

 


 

Je me souviens,  alors que s’ouvrait, en septembre dernier à New-York, le sommet de l’ONU pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement, que toutes les associations de lutte contre le sida avaient manifesté devant l’Assemblée Nationale pour rappeler à la France ses promesses financières pour lutter contre cette pandémie meurtrière.

 

 

 

Afin de continuer les progrès accomplis ces 10 dernières années et de tenir leurs engagements internationaux, les pays riches sont censés doubler leur contribution au Fonds mondial. Pour la France, ceci implique de passer de 900 millions à 1,8 milliard d’euros, sur 3 ans (soit 600 millions/an).

 

 

 

Le compte n’y est pas puisque Nicolas SARKOZY avait annoncé une augmentation de 30 % qui amène la contribution Française à 400 millions/an, bien loin des 600 millions/ans promis. Comme la Droite se targuent des actions du Gouvernement dans ce domaine, qu’elle peut encore tenir des propos aberrants, très loin des réalités de terrains et en totale contradiction avec les revendications des associations, il me paraîssait important de rappeler que le Gouvernement ne tenait pas ses engagements.

 


 

Nous avons malheureusement pris l’habitude ces dernières années que les belles déclarations d’intention du Gouvernement n’étaient malheureusement pas suivies d’effet. Même si l’on vit des temps sans mémoire il n’est pas concevable que la France ne respecte pas ses engagements en matière d’aide publique au développement.

 


Rhône-Alpes a toujours mené une politique déterminée et ambitieuse en matière de coopération décentralisée. On ne peut donc que saluer la décision des élu-e-s du Conseil Régional Rhône-alpes de s'engager aujourd'hui pour l'Objectifs du Millénaire.

 
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