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mardi, 18 octobre 2011

PACS : nos député-e-s doivent ouvrir le droit à la pension de réversion et mettre fin à une discrimination.

Le candidat Nicolas Sarkozy avait promis plus de sécurité et de reconnaissance aux couples de même sexe, notamment en leur ouvrant le bénéfice de la pension de réversion en cas de décès.

Dans une semaine, le Parlement français va décider, ou non, de donner aux couples gays et lesbiens le droit à la pension de réversion : en cas de décès d’un des partenaires, ce droit permet au partenaire en vie de recevoir une partie de la retraite du partenaire décédé. Cette aide financière, précieuse pour les personnes les plus démunies, est aujourd’hui refusée aux couples homosexuels.

La dernière occasion pour le Gouvernement et Nicolas SARKOZY de mettre en place cette promesse.

En 2011, la solidarité qui fonde la relation entre deux personnes pacsées ne donne toujours pas lieu à l’ouverture du droit à la pension de réversion pour le partenaire survivant. Cette différence de traitement entre les couples mariés et les couples pacsés face au drame du décès est difficilement justifiable, d’autant que ces couples, qu’ils soient mariés ou pacsés, sont tenus à un même devoir de solidarité. Maintenir une telle différence constitue une discrimination puisque le mariage n’est pas ouvert aux couples de même sexe.

La jurisprudence européenne et les avis des instances (comme la HALDE, le Conseil d’orientation des retraites, la mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale en 2008 ainsi que le médiateur de la République en février 2009) ont rendu des avis publics favorables à ce droit et ont considéré que le non-bénéfice de la pension de réversion dans le cadre d’un PACS constituait une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.

Le PLFSS2012 doit enfin permettre d’ouvrir le droit à la pension de réversion pour les couples pacsés et de mettre un terme à une discrimination.

Aujourd’hui en France, les couples gays et lesbiens pacsés n’ont pas les mêmes droits que les couples hétérosexuels avec le mariage : ce nouveau droit marquerait une étape cruciale sur le chemin de l’égalité des droits pour tous les couples, homo ou hétéro.

mercredi, 03 août 2011

Logement : « Monsieur le président, où sont vos promesses ? », signez la pétition du Nouvel Observateur.

Deux semaines après la démission du président du Samu social Xavier Emmanuelli, des professionnels de l'urgence sociale ont décidé de se mettre en grève et de descendre dans la rue pour dénoncer les coupes budgétaires décidées par l'Etat et la méthode du gouvernement pour réformer le secteur.

J'ai signé l’appel « Monsieur le président, où sont vos promesses ? » lancé hier par le Nouvel Observateur. Associations et personnalités du monde politique et du spectacle appellent Nicolas Sarkozy à tenir ses promesses pour l'hébergement d'urgence.

La pétition est disponible ici

Nicolas Sarkozy lance en pleine campagne présidentielle : "Je veux que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir. Parce que le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine".

Paris, juillet 2011. Des centaines de familles sont contraintes de trouver refuge dans les services d'urgence des hôpitaux déjà débordés. Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social, jette l'éponge après 18 ans de service.

Le constat est amer. Le nombre de mal-logés, de sans-abris ne fait qu'augmenter. Seule une volonté politique déterminée permet de vaincre la misère sociale. La France a-t-elle baissé les bras ? Que répondre aux trois millions et demi de mal-logés ? Au plus de 100.000 personnes qui vivent "dans la rue" ou passent de foyers en chambres d'hôtel ?

Monsieur le Président, où sont vos promesses ?

Associations, travailleurs sociaux, médecins, bénévoles ou simples citoyens, ne peuvent plus faire face. A des besoins grandissants, on répond par des budgets, déjà étriqués, amputés en 2011 de 41 millions d'euros. Vous préconisez des solutions pérennes. Mais où sont-elles ? Votre ministre du Logement affirme vouloir diminuer le nombre de places d'hôtels pour les remplacer par "des places de logements". Comment croire que cette nouvelle promesse ne restera pas, une fois de plus, lettre morte ?

Donnez-nous des garanties ! Appliquez enfin le droit au logement opposable (DALO). Prenez des mesures pour mobiliser les bureaux et appartements laissés vacants à la faveur de la spéculation immobilière. Arrêtez de fermer des places d'hébergement d'urgence. Empêchez les expulsions sans solution de relogement. Sortons de cette logique purement financière. Cessons d'abandonner ainsi à la violence de la rue des milliers d'hommes et de femmes. N'attendez pas l'échéance présidentielle, monsieur Sarkozy, tenez enfin vos promesses.

Un texte soutenu par : Emmaüs France, Fondation Abbé Pierre, Uniopss, Emmaüs Solidarité, Advocacy France, France Terre D'Asile, Jean-Baptiste Eyraud (porte-parole du DAL), la Fnars, Secours Catholique, Association des Cités du Secours Catholique, Collectif Les Morts de la Rue, Bernard Devert, (président de la Fédération Habitat et Humanisme), Sylvain Cuzent (DG Centre d'action sociale protestant), Les Enfants de Don Quichotte, Mouvement ATD Quart Monde, la Fédération d’Aide à la Santé Mentale Croix-Marine, Jean-Marie Faucher (DG ARAPEJ Ile de France), le CHRS Fondation Mérice, Ligue des droits de l’Homme, Collectif Jeudi Noir, Médecins du Monde, Maud Bigot (Coordination nationale des professionnels de l'urgence sociale).

 

Signez la pétiti ici

samedi, 30 juillet 2011

La gauche et la culture : l’heureuse surprise, par un collectif d’auteurs, de comédiens, de chorégraphes, de metteurs en scène et de directeurs de centres dramatiques nationaux

Est-il raisonnable d’augmenter significativement le budget de la culture ? A l’heure où l’UE cherche à sauver l’euro, où le poids de la dette atteint des sommets historiques dans les pays développés et où les agences de notation traquent la moindre hausse de la dépense publique, la question pourrait prêter à sourire… Ce n’est pas là la moindre des ironies que ce soit par cette proposition de hausse du plus petit budget de notre nation - faite par Martine Aubry le 17 juillet au festival d’Avignon - que se pose la question fondamentale du volontarisme et de la marge de manœuvre de nos gouvernants.

Les décisions majeures qui conduisent nos avenirs semblent se jouer au-delà des Etats. Cependant, le mouvement international des Indignés montre que les peuples n’en peuvent plus de subir l’injuste curée libérale qui leur est imposée quels que soient leurs choix électoraux. Dans ce contexte, quel sens pourra revêtir le vote des Français à la future présidentielle ? Sommes-nous condamnés à ne choisir que le meilleur gestionnaire et/ou le plus humain des candidats, ou peut-on encore espérer une vision ambitieuse pour notre vieille démocratie ?

La génération d’artistes que nous représentons n’a pas connu les mythiques «fastes» des années Lang-Mitterrand. C’est avec une vraie surprise que nous voyons l’intérêt grandissant pour les questions culturelles des candidats. Nous travaillons dans et avec les institutions du réseau national des théâtres publics que nous voyons de plus en plus s’appauvrir. En échange permanent avec les habitants de nos villes, les associations, la jeunesse d’aujourd’hui et de demain, nous assistons au délitement du lien social, à la mise à mal des idéaux de solidarité, à la rage causée par l’injustice croissante. Nous déplorons la raréfaction des espaces de création dotés de moyens appropriés. Nous rêvons d’imaginer des fabriques pour les artistes et les publics qui seraient des lieux de partage, de recherche et d’innovation. Nous souhaitons revitaliser le réseau de nos institutions, héritage précieux de la décentralisation culturelle pensée par nos pères. Nous avons besoin de transmettre aux générations suivantes notre passion et notre pratique, d’organiser des compagnonnages en France et à l’étranger. Or, nos conditions de travail se sont détériorées et nos métiers se précarisent à vue d’œil. Maintenu à flots par l’assurance chômage, notre secteur professionnel reste largement sous-financé et nombreux sont les nouveaux équipements ou festivals dont les budgets ne permettent pas de rémunérer normalement les artistes qui y travaillent…

Alors oui, l’idée qu’un projet politique puisse, à l’occasion d’une élection, oser le volontarisme suscite en nous un réel enthousiasme et le retour d’un espoir.

Comme l’ont dit certains responsables, c’est une question de choix et de priorités. Pourquoi, en effet, a-t-il été possible d’accorder une baisse de TVA coûteuse et inefficace, de voter un bouclier fiscal, de n’envisager la réduction de la dette que par celle des dépenses publiques ? Pourquoi serait-il au contraire illusoire d’oser un soutien à notre secteur, vitrine de la France, et qui pèse économiquement autant que celui de l’automobile ? Faut-il toujours attendre de dramatiques événements comme les annulations des festivals de 2003 pour se rendre compte du poids et de l’intérêt économique, social et symbolique de la culture dans notre pays ?

En 1981, alors même qu’une autre crise économique battait son plein, le doublement du budget de la culture avait été mis en œuvre, passant de 0,48% à 0,76% de celui de l’Etat. «Soyons sérieux, ce que je vous demande, c’est exactement 25 km d’autoroute», ironisait déjà André Malraux en 1966. Aujourd’hui, les collectivités territoriales s’engagent à près de 70% du financement de la culture. Un soutien accru de l’Etat permettrait d’inventer, avec elles, cette nouvelle phase de la décentralisation artistique et culturelle que nous appelons de nos vœux. La culture n’est pas un luxe, un supplément d’âme octroyé au prorata d’une hypothétique prospérité. Une crise est toujours culturelle car elle remet en cause les représentations que les sociétés ont d’elles-mêmes. Le désarroi suscité par le contexte actuel exprime bel et bien une crise de notre imaginaire commun. L’engagement du politique en faveur de la culture, en dépit des clivages, est donc une question de première nécessité. La vitalité artistique et les publics sont là. Nous attendons d’autres signes politiques clairs.

Les 34 premiers signataires : Marion Aubert, Cécile Backès, Olivier Balazuc, Virginie Barreteau, Mathieu Bauer, David Bobée, Richard Brunel, Angélique Clairand, Enzo Cormann, Paul Desveaux, Julien Fišera, Caroline Guiela, Laurent Hatat, Christophe Huysman, Norah Krief, Benoît Lambert, Jean Lambert-Wild, David Lescot, Frédéric Maragnani, Eric Massé, Jean-Charles Massera, Fabrice Melquiot, Arnaud Meunier, Anne Monfort, Julie Nioche, Gloria Paris, Christophe Pellet, Leyla-Claire Rabih, Mirabelle Rousseau, Mathieu Simonet, Thierry Thieû Niang, Laurent Vacher, Bérangère Vantusso, Jacques Vincey…

lundi, 11 juillet 2011

Rassembler les français et retrouver la promesse républicaine

Vendredi dernier, les élu-e-s de la majorité régionale ont voté en Assemblée Pléinière une délibération pour apporter le soutien de la Région Rhône-Alpes aux jeunes sans papiers en formation.

Depuis 2006, la France a connu huit lois sur le droit des étrangers.

Ces lois sont terribles, iniques et discriminatoires.

Elles remettent en cause nos principes républicains.

Au nom du sacro-saint contrôle des flux migratoires :

  • on démantèle le droit d’asile ;
  • on renvoie des personnes malades dans des pays où, faute de traitement, elles vont mourir
  • on casse le droit à une vie privée et familiale, pourtant érigée en principe par la Charte Européenne des droits fondamentaux, ratifiée par la France.

Le 07 octobre 2010, l’Assemblée nationale a adopté une énième loi.

Les discussions parlementaires ont été marquées par de nombreuses dérives xénophobes dont le débat autour de la déchéance de la nationalité a été emblématique.

L’adoption de ce texte est encore plus dangereux pour les droits des migrants et porte atteinte aux principes constitutionnels :

  • suspicion à l'égard des couples mixtes ;
  • banalisation de l'enfermement des enfants ;
  • grave régression des droits des étrangers malades ;
  • allongement injustifié de la durée de rétention ;

Comme le met très bien en exergue cette délibération, des milliers de jeunes scolarisés sans papiers vivent sous la menace d’une reconduite à la frontière.

Les lycéens et plus largement tous les jeunes en formation, de Rhône-alpes ne sont pas épargnés par ces reconduites à la frontière arbitraires et injustes.

Vous mesurez sans doute ce que leur situation a d’insupportable:

la difficulté à s’imaginer et à se bâtir un avenir ;

  • Ils sont en outre privés de la possibilité de voyager à l’étranger ou de passer leur permis de conduire.
  • Ils sont surtout empêchés de poursuivre des études supérieures ou de travailler une fois leur baccalauréat obtenu.

Ces expulsions sont tout simplement contraires aux engagements Internationaux et notamment la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, ratifiée par la France.

 

Les jurisprudences précisent que la régularité de la situation administrative d’un étranger n’est pas un préalable à son accueil dans un établissement d’enseignement. En revanche, la scolarisation en France pendant plusieurs années est un motif légitime de régularisation quelles que soient les circonstances d’entrée sur le territoire français.

Il n’est pas acceptable que des jeunes étudient dans la terreur permanente de l’arrestation et de la reconduite à la frontière.

Notre devoir en tant que républicain c’est d’aider ces jeunes que la vie n’a pas épargnés, de les parrainer et de les accompagner, avec les associations comme Réseau d’Education Sans Frontières, dans leur démarche de régularisation. C’est aussi s’indigner lorsque les lois votées créent des situations contraires aux valeurs de la France, pays des droits de l’Homme.

Aucune loi, aucune politique, aucun gouvernement ne pourra jamais maîtriser le droit légitime de tout être humain à chercher un horizon meilleur.

Le Gouvernement nous impose peu à peu un modèle de société fondé sur l'exclusion et le renfermement : toujours plus d'interdictions, d'injonctions, de dureté à l'égard des personnes étrangères.

Ne sachant pas comment gérer les problèmes économiques et sociaux, qu’ils ont eux-mêmes créés, le Gouvernement ne cesse de fustiger, de dénoncer et de pointer du doigt les mêmes personnes depuis des années : les migrants, leur famille, leurs enfants, leurs conjoints et les jeunes.

Les personnes étrangères sont peu à peu broyées par un système qui ne voit dans l’autre qu’un danger potentiel, plutôt que d’en voir toute la richesse.

Présentée par la Majorité Présidentielle, comme un poids pour l’économie française, l’immigration est en réalité une chance pour l’avenir, et notamment pour l’équilibre de la protection sociale.

Le Conseil d’orientation des retraites estimait en 2008 que « l’entrée de 50 000 nouveaux immigrés permettrait de réduire de 0,5 point de PIB le déficit des retraites".

Le 11 mai dernier, le rapport des parlementaires pour l'audit de la politique d'immigration, d'intégration et de codéveloppement, a été rendu public, après une année entière d'auditions menées sous la présidence de Sandrine Mazetier, députée PS, et en collaboration avec le collectif de chercheurs "Cette France-là".

Le rapport est disponible ici: 10052011 rapport de laudit de la politique dimmigration dintgration et de codveloppement-1.pdf

Il constitue un support pédagogique incontournable. On y a apprend ainsi, par exemple, que :

  • l’immigration compense partiellement le déficit des naissances ;
  • si la France optait pour une immigration zéro, ce n’est pas 3% du P.I.B. supplémentaire qu’il faudrait trouver à l’horyzon 2050 pour financer la protection sociale mais 5% du P.I.B.

Pour l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), la population active immigrée participe au développement économique du pays d’origine. En 2005, le montant des transferts de fonds effectués par des migrants vers les pays en développement a atteint 167 milliards de dollars, soit plus du double de l’aide publique au développement. L’immigration est donc un vecteur de développement.

L’immigration est porteuse de richesses et de diversité. Elle nous démontre que les pays européens sont en mouvement et qu’elle est indispensable à une Europe vieillissante. Elle nous donne l’occasion de construire une Europe plus solidaire et fraternelle.

Contrairement aux préjugés véhiculés par le Gouvernement, qui ne cesse de multiplier les déclarations indignes pour stigmatiser certaines catégories de population, l’immigration est une chance pour relever tous nos défis actuels.

 


Martine AUBRY sur l'immigration par mjs-france

Pour Martine AUBRY:

"Au long des siècles, la population française a additionné les origines diverses. Sous l’Ancien Régime, c’était la France des provinces, la France des patois, un royaume aux multiples institutions et particularités qui sont encore bien vivantes. Puis à partir de la fin du XIXe siècle, notre pays est devenu une grande terre d’immigration. Toute cette diversité, nous la retrouvons aujourd’hui dans les patronymes. Italiens, Belges, Espagnols, Russes, Arméniens, Allemands ou Polonais sont venus s’installer en France pour travailler dans les mines et les usines. À partir des années 60, c’est le tour de l’immigration marocaine, tunisienne et algérienne, suivie de peu par les populations d’Afrique noire. Tous donnent à la France son visage d’aujourd’hui. C’est ainsi que se construit chaque jour l’identité de la France. C’est celle partagée par Camus et Césaire.

La France que nous aimons réunit toutes les histoires. Elle doit faire toute leur place aux descendants des immigrés qui ont combattu pour notre pays et tant contribué à le reconstruire, aux réfugiés fuyant les dictatures.

Toutes ces arrivées ont modelé nos villes et nos campagnes, nos entreprises, nos habitudes, notre vie quotidienne, nos goûts, notre connaissance des autres et du monde, nos rêves, et font la France d’aujourd’hui. (...)

La France qu’on aime, c’est celle qui dit : « La France, tu l’aimes, donc tu la construis avec nous ». Il faut faire aimer la France  ; aujourd’hui nos gouvernants aggravent les fractures sociales, abandonnent les banlieues, favorisent la promotion de quelques-uns et entretiennent la stigmatisation des jeunes et aussi des Français issus de l’immigration et des étrangers.

Alors sachons définir une politique d’immigration avec des règles claires et justes, définies en partenariat avec les pays d’origine. Faisons vivre le droit d’asile dans la France, terre des Droits de l’Homme. Et comme nous l’avons demandé, donnons un avenir ici dans notre pays, en régularisant ceux qui ont montré leur capacité d’intégration depuis plusieurs années sur notre territoire, ceux qui travaillent, cotisent, paient des impôts, ceux qui ont des enfants scolarisés…C’est cela aussi l’identité de la France".

jeudi, 30 juin 2011

Vision de l'Europe

Du 14 au 24 juillet prochain se tiendra la 67è Session internationale du Parlement Européen des Jeunes.  Elle rassemblera plus de 300 participants dans les villes de Grenoble, Lyon et Villard de Lans.

Alors que je recherchais des éléments de discours (les jeunes et l'Europe, le taux d'abstention), je me suis requestionné sur l'Europe, son rôle et ce que je veux pour Elle. Je me permets donc de mettre en ligne cette intervention d'Adrian SEVERIN, Député européen, ancien vice-Premier ministre et ancien ministre des affaires étrangères roumain.

Pendant les élections européennes, il m'avait vraiment impressionné par la force de son discours et par sa vision de l'Europe: une Europe plus juste, plus sociale et plus solidaire. Une Europe qui produise mais aussi qui protège.


Strasbourg : intervention d’A. Severin par PartiSocialiste

La France doit retrouver toute sa place au sein de l'Europe. L'Europe doit être un combat de toujours. Il faut proposer de vraies solutions, ambitieuses pour construire une Europe politique, qui place vraiment l’emploi, la croissance, l’éducation, le progrès social et environnemental au cœur de son ambition collective.

Une Europe qui intègre clairement ces objectifs et réaffirme avec force sa volonté de rassembler les peuples dans la solidarité, dans une communauté de valeurs fondée sur la dignité humaine et qui peut allier performance économique, haut niveau de protection sociale et respect de l’environnement.

Nous devons promouvoir des politiques publiques ambitieuses qui bénéficient à l’ensemble de la population européenne.

Si une grande majorité de nos concitoyens se déclarent toujours « fiers d’être européens », 55% ne reconnaissent plus dans l’Union européenne un niveau légitime d’action publique. Ils étaient 60% à ne pas aller voter lors du scrutin européen de 2009.

La crise financière, que nous traversons, révellent la promptitude de certains à prôner l’exclusion des plus faibles, au nom de l’intérêt des plus forts. D’où l’émergence ici ou là de nationalistes antieuropéens qui prospérent sur la remise en cause du principe de solidarité, principe fondateur du projet européen.

Rappelons-nous que ce projet européen a garanti la paix à notre continent depuis plus de cinquante ans. N’oublions jamais cet acquis arraché aux déchirements de l’histoire et à la folie des hommes. Il reste un modèle à suivre aux yeux de millions de femmes et d’hommes dans le monde.

Nous ne pouvons plus nous satisfaire d’une Europe vécue souvent par nos concitoyens comme une source de dérégulation, où la loi du moins-disant social régit les échanges. La construction du marché intérieur sans harmonisation fiscale ou sans définition des éléments de la protection sociale a conduit à une mise en concurrence inacceptable des territoires. Pour enrayer ce phénomène, qui sape les fondements du projet européen, priorité devra être donnée à des avancées sur le terrain de l’harmonisation fiscale, de la consolidation du modèle social européen, ainsi qu’à la définition de minima sociaux et à l’adoption d’une directive cadre pour les services publics et sociaux.

En 2012, Martine AUBRY sera la candidate du changement et défendra le mieux ce projet politique. "Vous le savez, c’est presque dans mes gènes" a-t-elle lancé le 27 juin dernier à la gare Saint-Sauveur de Lille.

Changer ici pour changer là-bas. Tout est dit et sera donc la conclusion de ce billet.

 

 

 
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