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mardi, 19 juillet 2011

Parlement Européen des Jeunes: cérémonie d'ouverture avec Jeannette Bougrad, secrétaire d'Etat à la Jeunesse et à la Vie associative

 

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Forte de son expérience acquise lors des sessions internationales de Paris (2006) et Rennes (2008), la France accueille du 14 au 24 juillet prochains la 67e Session internationale du Parlement Européen des Jeunes (PEJ).

Pendant 10 jours, 300 jeunes venus de 34 pays européens et ayant participé à des événements de l’association auparavant seront réunis pour débattre de sujets d’actualité.

Intégralement portée par des jeunes pour la plupart issus de la région Rhône-Alpes, la 67e Session internationale a pour particularité de mettre l’accent sur l’engagement des jeunes dans la société.

La Région Rhône-alpes apporte un soutien important à cette manifestation. L’exécutif régional les recevra d’ailleurs dans le tout nouvel hémicycle les 22 et 23 juillet prochain.

Le Parlement Européen des Jeunes a été fondé en 1987 à Fontainebleau. Il est aujourd’hui présent dans 34 pays européens (Union Européenne, Suisse, Norvège,

Turquie, Russie, Géorgie, Ukraine, Biélorussie, Croatie, Kosovo).

L’organisation s’est fixée le but de promouvoir la dimension européenne dans l’éducation et d’encourager la citoyenneté active des 16-25 ans à l’échelle du continent.

Pour ce faire, elle organise des sessions parlementaires au cours desquelles les lycéens et étudiants participants ont l’occasion de rédiger des résolutions rassemblant des propositions de réponse à un débat d’actualité. Près d’une centaine de sessions sont organisées chaque année en Europe aux niveaux régional, national et international dont la durée varie entre 1 et 12 jours mais qui se déroulent toujours sur le même modèle:

  1. dans un premier temps, les jeunes participe à un Teambuilding autour duquel des exercices de communication et de coopération dans le but de créer des équipes unies, fondées sur le respect, l’échange et la confiance.
  2. les jeunes sont ensuite invités à réfléchir en ateliers lors du Travail en commission pour débattre de leur sujet et rédiger une résolution, comme au sein d’une véritable commission du Parlement européen.
  3. enfin, l’ensemble des résolutions sont étudiées puis amendées et votées en Assemblée plénière.

Pour Jean-Jack QUEYRANNE : « La place des jeunes, vecteurs d’avenir et d’espoir, est au coeur des préoccupations de nos Régions. C’est donc tout naturellement que Rhône-Alpes a souhaité accueillir cette manifestation internationale qui promeut la dimension européenne dans l’éducation et encourage la citoyenneté des 16-25 ans.

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Voici le discours que j’avais rédigé pour ma Vice-présidente à l’occasion de cette cérémonie d’ouverture.

Madame la Ministre,

Monsieur le Député-Maire,

Madame la Vice-présidente du Conseil Général de l’Isère,

Mesdames, Messieurs les élu-e-s,

Monsieur le Président du Parlement Européen des Jeunes,

Mesdames et Messieurs les délégués du Parlement Européen des Jeunes,

Mesdames, Messieurs,

Je suis particulièrement honorée d’être présente, ce matin, devant vous, à l’occasion de cette cérémonie d’ouverture de la 67ème Session Internationale du Parlement Européen des jeunes.

Je dois vous dire que j’ai été très sensible à votre invitation.

Vous êtes un des rares mouvements d’éducation populaire, animé uniquement par des jeunes, pour des jeunes, issus certes de milieux différents, de cultures différentes, d'aspirations différentes mais animés par un même idéal : impliquer la jeunesse dans la construction de l’Europe et prendre part à son développement.

L’Europe est complexe. Elle semble souvent lointaine et nous avons besoin de jeunes comme vous pour l’expliquer à d’autres jeunes.

Permettez moi aussi de remercier pour leur accueil les responsables de l’Institut d’Etude Politique de Grenoble.

C’est avec un plaisir sincère que je m’exprime devant vous dans cet amphithéâtre.

Au moment où la Région Rhône-alpes exerce la Présidence des Quatre Moteurs pour l’Europe, il était tout naturel pour nous de soutenir cette initiative et d’accueillir, en Rhône-alpes, aux côtés des délégués français, des jeunes venus de toute l’Europe.

Je veux donc souhaiter également la bienvenue aux quelques 300 jeunes européens que nous accueillons en Rhône-alpes et qui vont participer, cette semaine, aux travaux du Parlement Européen des Jeunes.

J’ai envie de vous dire que vous êtes ici chez vous, dans cette Région jeune et dynamique, dans cette Région ou la diversité est le maître mot, dans cette Région résolument tournée vers l’Europe.

Nous vivons aujourd’hui dans un monde de réseaux, où il faut que les uns et les autres dialoguent et construisent ensemble.

C’est avec la pleine conscience de cette exigence qu’avec mon collègue, Bernard SOULAGE, Vice-président en charge de l’Europe et des relations internationales, nous nous sommes engagés à vos côtés.

Nous savons que de vos discussions vont naître une fabrique démocratique.<<

De vos échanges, naîtront, nous n’en doutons pas, des initiatives originales et des propositions concrètes pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés et répondre aux grands enjeux auxquels l’Europe doit faire face.

Les institutions communautaires, les acteurs nationaux ou encore les pouvoirs locaux et régionaux ont besoin de vous, de votre expérience et de vos compétences.

Nous avons besoin de vous, car comme je ne cesse de le répéter, la Politique ne se fait plus en vase clos entre professionnels de la politique.

Alors continuez avec le Parlement Européen des Jeunes à proposer vos idées, continuez à bousculer les habitudes, sortez des sentiers battus.Christophe_Deloys 271.jpg

La participation démocratique des jeunes ne doit plus être une anomalie de notre Vie démocratique. C’est une force avec laquelle il faut compter.

La Région Rhône-alpes se devait donc de valoriser cet esprit d’innovation qui est le vôtre.

Souvent dans certains médias, dans certains milieux, on moque le désengagement, le manque d’implication, le manque de citoyenneté des jeunes.

Votre rassemblement, dans la tradition des grands rassemblements européens du Parlement Européen des Jeunes, démontre tout le contraire.

Vous êtes un symbole de l’engagement des jeunes et de leur volonté de construire une Europe plus juste.

Alors oui, vous avez eu raison de choisir comme fil conducteur pour cette session internationale l’Engagement.

Car vous le savez trop bien, il y a dans le discours ambiant autour de l’engagement des jeunes un véritable paradoxe.

D’un côté, le discours sur les jeunes qui ne veulent plus militer, qui ne s’engagent plus, qui refusent de prendre des responsabilités et de l’autre, incontestablement, une forte mobilisation des jeunes autour des sujets les plus variés.

Et aujourd’hui, dans cet amphithéâtre, nous en avons un exemple.

Je suis particulièrement admiratrice de vous voir si nombreuses et nombreux vous atteler à vouloir travailler pendant une semaine sur des sujets aussi complexes que la fiscalité ou encore la stabilité des secteurs bancaire et financier.

Je tenais à vous en féliciter.

J’ai lu avec un grand intérêt les thématiques des différentes commissions et les résumés des quinze sujets qui seront débattus en Assemblée Plénière.

Place des jeunes dans l’Europe, mobilité européenne, compétitivité, développement économique, développement durable, éducation à la sexualité, vous faites peu ou prou référence aux rôles déterminants des Régions alors qu’elles sont des acteurs de premier plan pour la construction Européenne.

Que ce soit un land (comme le Bade-Wurtemberg en Allemagne), une province (comme la Lombardie en Italie) ou une communauté autonome (comme la Catalogne en Espagne), les Régions participent, d’une manière ou d’une autre, à la construction de l'Europe d'aujourd'hui.

Elles sont souvent à la pointe dans de nombreux domaines clés.

Pour faire face au changement climatique, par exemple, les Régions n'ont pas attendu le sommet de Copenhague pour agir, mais ont déjà activement développé leur économie verte.

Les trois Régions que je viens de citer représentent à elles seules avec la Région Rhône-alpes 33 millions d'habitants et 8% du PIB de l’Union Européenne.

Les Régions jouent un rôle précurseur dans la construction européenne. Elles sont une véritable force économique et d’innovation sur le plan social et culturel.

De nos jours, et plus que jamais, dans un contexte de crise économique, et de défis écologiques considérables, il est nécessaire de revendiquer le rôle important de nos Régions en tant que forces vives de la construction européenne.

La croissance européenne dépend fortement du renforcement des pouvoirs et des actions des autorités régionales.

Gageons qu’à l’issu de vos réflexions, des propositions concrètes naîtront pour mieux reconnaître les Régions comme des acteurs et partenaires institutionnels incontournables.

Elle encourage les jeunes à s'ouvrir à l'Europe.

La mobilité permet aux jeunes de découvrir de nouveaux horizons, mais aussi d'élargir leur compréhension et de changer le regard qu'ils portent sur eux-mêmes, sur les autres et sur le monde

Accroître la mobilité des jeunes est un objectif essentiel pour notre Région.

Nous avons mis en place plusieurs programmes de mobilité adaptés à différents profils.

La Région Rhône-alpes ne cesse de réaffirmer l’importance du droit à une mobilité émancipatrice, pour construire une Europe ouverte sur le Monde, par l’éducation interculturelle et les échanges entre citoyens.

Nous avons voulu rendre cette mobilité accessible à tous en réduisant les obstacles financiers, juridiques et culturels.

Christophe_Deloys 266.jpgLa mobilité favorise l’apprentissage et l’acquisition de compétences sociales et l’exercice de solidarités collectives. Elle permet l’expérience du rapport à l’autre et au monde.

Et l’actualité nous donne d’ailleurs raison d’agir en faveur d’une plus grande mobilité des jeunes.

Car nous devons relever collectivement un défi. C’est la lutte contre le retour des nationalismes et du populisme, qui peut être un frein à la construction européenne.

La montée de forces mêlant nationalisme et populisme, à laquelle nous assistons en ce moment un peu partout en Europe, représente un risque mortel pour l’Europe.



Cher-e-s délégué-e-s du Parlement Européen des Jeunes,

L’Europe nous a toujours donné des raisons d’espérer. Dès son origine, elle a su réconcilier les populations et les convaincre de retrouver ensemble la prospérité.<

Je vous encourage à partager la confiance que vous avez en son avenir.

L’avenir de l’Europe repose très largement sur votre enthousiasme.

Goethe, Victor Hugo, et beaucoup d’autres grands écrivains et philosophes ont vu dans l’Europe l’aboutissement d’une nouvelle citoyenneté, plus haute, plus noble et plus accomplie.

Force est de constater que vous êtes réunis pour construire cette dynamique citoyenne.

La Région Rhône-alpes se devait d’encourager cet esprit de responsabilité qui est le vôtre.

Je vous souhaite à nouveau à toutes et à tous la bienvenue et pleine réussite à cette semaine.

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite une excellente semaine de rencontres et d’échanges, qu’ils soient intenses, vifs et fructueux.

jeudi, 30 juin 2011

Vision de l'Europe

Du 14 au 24 juillet prochain se tiendra la 67è Session internationale du Parlement Européen des Jeunes.  Elle rassemblera plus de 300 participants dans les villes de Grenoble, Lyon et Villard de Lans.

Alors que je recherchais des éléments de discours (les jeunes et l'Europe, le taux d'abstention), je me suis requestionné sur l'Europe, son rôle et ce que je veux pour Elle. Je me permets donc de mettre en ligne cette intervention d'Adrian SEVERIN, Député européen, ancien vice-Premier ministre et ancien ministre des affaires étrangères roumain.

Pendant les élections européennes, il m'avait vraiment impressionné par la force de son discours et par sa vision de l'Europe: une Europe plus juste, plus sociale et plus solidaire. Une Europe qui produise mais aussi qui protège.


Strasbourg : intervention d’A. Severin par PartiSocialiste

La France doit retrouver toute sa place au sein de l'Europe. L'Europe doit être un combat de toujours. Il faut proposer de vraies solutions, ambitieuses pour construire une Europe politique, qui place vraiment l’emploi, la croissance, l’éducation, le progrès social et environnemental au cœur de son ambition collective.

Une Europe qui intègre clairement ces objectifs et réaffirme avec force sa volonté de rassembler les peuples dans la solidarité, dans une communauté de valeurs fondée sur la dignité humaine et qui peut allier performance économique, haut niveau de protection sociale et respect de l’environnement.

Nous devons promouvoir des politiques publiques ambitieuses qui bénéficient à l’ensemble de la population européenne.

Si une grande majorité de nos concitoyens se déclarent toujours « fiers d’être européens », 55% ne reconnaissent plus dans l’Union européenne un niveau légitime d’action publique. Ils étaient 60% à ne pas aller voter lors du scrutin européen de 2009.

La crise financière, que nous traversons, révellent la promptitude de certains à prôner l’exclusion des plus faibles, au nom de l’intérêt des plus forts. D’où l’émergence ici ou là de nationalistes antieuropéens qui prospérent sur la remise en cause du principe de solidarité, principe fondateur du projet européen.

Rappelons-nous que ce projet européen a garanti la paix à notre continent depuis plus de cinquante ans. N’oublions jamais cet acquis arraché aux déchirements de l’histoire et à la folie des hommes. Il reste un modèle à suivre aux yeux de millions de femmes et d’hommes dans le monde.

Nous ne pouvons plus nous satisfaire d’une Europe vécue souvent par nos concitoyens comme une source de dérégulation, où la loi du moins-disant social régit les échanges. La construction du marché intérieur sans harmonisation fiscale ou sans définition des éléments de la protection sociale a conduit à une mise en concurrence inacceptable des territoires. Pour enrayer ce phénomène, qui sape les fondements du projet européen, priorité devra être donnée à des avancées sur le terrain de l’harmonisation fiscale, de la consolidation du modèle social européen, ainsi qu’à la définition de minima sociaux et à l’adoption d’une directive cadre pour les services publics et sociaux.

En 2012, Martine AUBRY sera la candidate du changement et défendra le mieux ce projet politique. "Vous le savez, c’est presque dans mes gènes" a-t-elle lancé le 27 juin dernier à la gare Saint-Sauveur de Lille.

Changer ici pour changer là-bas. Tout est dit et sera donc la conclusion de ce billet.

 

 

mercredi, 29 juin 2011

Force, sérénité et unité


Martine Aubry candidate à la présidentielle par martineaubry

 

 

Le texte intégral de la déclaration de Martine Aubry, tel que communiqué à la presse au moment du prononcé.

Mes chers compatriotes,

J'ai souhaité aujourd'hui m'adresser à vous.

Dans moins d'un an a lieu l'élection présidentielle. La France a rendez-vous avec la démocratie, c'est-à-dire avec elle-même.

Notre pays subit de grands désordres, désordre économique, désordre budgétaire, désordre social, qui entraînent d'autres désordres dans les vies comme dans les lieux de vie - à l'école, à l'hôpital, dans les territoires. Un pouvoir enfermé dans ses certitudes, a touché à tout sans rien régler.

Je le dis : on ne peut pas innover, créer, soigner, éduquer, et soumettre ces nécessités vitales aux seules lois du marché. On ne peut pas critiquer le pouvoir financier, tout en le laissant continuer ses pratiques détestables. On ne peut pas protéger les Français en imposant les recettes libérales qui les fragilisent.

On ne gouverne pas en opposant les jeunes aux plus âgés, les travailleurs aux chômeurs, les Français aux étrangers. On ne préside pas la France sans porter haut ses valeurs et son identité, qui ont fait l'admiration du monde. Derrière l'apparence de l'énergie, trop souvent confondue avec l'agitation, ce pouvoir a surtout une réalité : une politique injuste exclusivement menée au profit des privilégiés.

Il est temps, il est grand temps que cela change vraiment.

Je veux rendre à la France sa force, sa sérénité, son unité.

Je veux redonner à chacun le goût de l'avenir et l'envie d'un destin en commun.
Aussi, j'ai décidé de proposer ma candidature à l'élection présidentielle.

Oui, la France connait des heures difficiles. Mais je suis résolue à me battre de toutes mes forces pour lui redonner avec vous un avenir. Il n'est pas de plus beau combat, il n'est pas de mission plus noble.

J'ai la conviction que face aux multiples défis de notre monde, une vision claire, une action cohérente et un langage de vérité permettront de récréer de la confiance, de redresser notre pays et de le rassembler dans la justice. La peur, le repli sur soi et le défaitisme : ce n'est pas la France !

Je vous le dis ici dans ma ville de Lille, capitale d'une grande région industrielle où rien n'a jamais été donné, où tout a été conquis par le courage des femmes et des hommes. Lille, terre d'hospitalité pour ceux venus d'ailleurs, qui contribuent aujourd'hui à notre prospérité. Lille, que j'aime tant, qui m'a tant donné et qui m'a tant appris.

Je vous le dis en m'appuyant sur ce que j'ai de plus cher, les valeurs transmises par ma famille : la morale, le sens de la justice et le goût des autres. Je puise ma force dans mes convictions de toujours, celles de la République et celles de la gauche. Pour moi, la liberté rime avec l'égalité, pour donner à chacune et chacun les moyens de construire sa vie. Pour moi, seule la fraternité permet une société apaisée où chacun donne le meilleur de lui-même aux autres. Pour moi, la laïcité est une valeur inestimable que nous devons protéger précieusement.

Je le dis aussi après trois années de travail à la tête du Parti Socialiste, confiante dans le grand projet du changement que nous avons préparé tous ensemble pour répondre à vos attentes et aux besoins du pays. J'ai vu, j'ai entendu, j'ai écouté, j'ai échangé avec beaucoup d'entre vous.

Les difficultés et même la colère sont là, mais le désir d'agir pour que notre pays retrouve un sens est puissant. Nul n'ignore la situation réelle de la France et la dureté de la crise. Nous aurons des efforts à réaliser, mais je m'y engage, ils seront justement répartis. On ne peut pas demander toujours plus à ceux qui ont peu et donner à ceux qui ont déjà tout. Tout ne sera évidemment pas possible tout de suite, mais nous reprendrons ensemble le chemin du progrès.

Je m'adresse à vous aujourd'hui pour vous dire que je veux relever le défi d'une France innovante, compétitive et écologique.
Nous avons des ressources puissantes pour être dans le peloton de tête des nations. Nos ouvriers, nos employés, nos cadres, nos agriculteurs, nos entreprises, nos chercheurs, nos artistes, nos créateurs débordent de compétences, d'imagination et d'initiatives. Nos jeunes sont énergiques et créatifs. Il faut leur faire confiance et leur donner les moyens de leur autonomie.
Nous avons tous les atouts pour réussir dans la compétition mondiale en bâtissant, dans une France conquérante, un nouveau modèle économique, social et écologique, qui donnera à la France une génération d'avance.

Je veux aussi restaurer la justice associée à la promesse républicaine.

Les Français doivent pouvoir vivre de leur travail, avec des emplois qui valorisent et permettent de progresser. Les jeunes doivent pouvoir faire des projets de vie et de travail. Les parents doivent pouvoir éduquer et protéger leurs enfants.

Chacun doit avoir accès aux soins et à un logement digne. Nos anciens ont droit à une retraite décente et à une prise en charge de la perte d'autonomie par la solidarité nationale. La sécurité qui est un droit essentiel, doit être assurée : le gouvernement utilise l'insécurité pour faire peur, moi je veux la combattre. Nous nous appuierons sur des services publics rénovés, attentifs à chacun, et sur une fiscalité juste.

Je vous promets de nouvelles conquêtes. L'égalité des droits pour tous, et d'abord entre les femmes et les hommes, doit enfin devenir une réalité. La culture doit être mise en avant pour nous inspirer, nous faire grandir et nous réunir.

Je veux enfin que notre pays retrouve toute sa voix dans le monde.

La France ! Notre France, avec une diplomatie et une défense respectées, doit œuvrer pour la paix, la démocratie et la prospérité du monde!
Et aussi pour l'Europe ! Vous le savez bien, l'Europe est pour moi un combat de toujours. Mais je veux une nouvelle Europe, une Europe qui produit et qui protège, une Europe qui fait respecter de nouvelles règles dans le commerce international, une Europe forte et en même temps solidaire.

Redonner à la France son poids et sa voix, rassembler dans la justice, tout cela sera possible grâce à un vrai souffle démocratique : une présidente qui préside, un gouvernement qui gouverne, un parlement renforcé et respecté, l'indépendance de la justice et des médias assurée, des syndicats et des associations au cœur du changement, une nouvelle décentralisation réelle et démocratique. Il faut oser la démocratie jusqu'au bout, comme nous le faisons avec nos primaires citoyennes !
Mes chers compatriotes de la métropole et des Outremers,

Nous rêvons d'un véritable changement au profit de tous, un changement où les mots se transforment en actes.
Je suis enthousiaste à l'idée d'aller à votre rencontre.

Je veux plus que tout rassembler, rassembler aujourd'hui les femmes et les hommes de gauche, les écologistes et les humanistes, pour que demain en 2012 nous puissions rassembler les Français et la nation toute entière.
Avec votre soutien, avec votre confiance, je prends aujourd'hui devant vous l'engagement de la victoire en 2012.

Vive la République !

Vive la France !

dimanche, 19 juin 2011

14 000 manifestant-e-s pour défendre l'Egalité

La marche des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Rhône-Alpes qui s’est déroulée ce samedi 18 juin 2011 a ressemblé environs 14 000 marcheuses et marcheurs pour défendre l’Egalité, soit 2000 de plus que l'an dernier.


« Pour l’Egalité : en 2011 je marche en 2012 je vote» tel était le mot d’ordre de cette 16e marche des fiertés LGBT qui figurait sur la banderole de tête.


La Lesbian and Gay Pride de Lyon engage toute son énergie pour faire inscrire l’Egalité des droits au cœur des programmes des candidat-e-s à la présidentielle et aux législatives.


La Lesbian and Gay Pride de Lyon restera vigilante et mènera un dialogue ferme avec tous les partis politiques, pour que l’Egalité, notre unique candidate, remporte les prochaines élections présidentielles et législatives.


Gageons que les citoyen-ne-s se saisiront pleinement de ces questions, et pourront juger les candidat-e-s à l'aune des projets politiques en faveur, ou non des droits des Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

mardi, 14 juin 2011

Mariage gay : tous les députés UMP du Rhône s’opposent

Ce mardi 14 juin, l'Assemblée Nationale a rejeté la proposition de loi du groupe SRC qui visait à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. A l'aune du détail du scrutin, tous les députés UMP du Rhône, sans exception, ont voté contre cette proposition de loi.

 

Les 8 députés UMP du Rhône (Michel Havard, Dominique Perben, Philippe Cochet, Patrice Verchère, Bernard Perrut, Christophe Guilloteau, Michel Terrot et Philippe Meunier) s'opposent à l'ouverture du mariage aux couples de même sexe


Je regrette profondément que ces 8 parlementaires n'aient pas saisi cette occasion unique de mettre fin à une discrimination entre les couples.

Je déplore que ces députés UMP du Rhône n'aient pas pris leurs responsabilités alors que 58% de la population sont favorables à l'ouverture du mariage pour les couples de même sexe.Ainsi, ils restent toujours imperméables aux évolutions de la société et aux attentes des Français.

 

A un an de l'élection présidentielle, et après quatre ans de quasi-inactivité en matière de lutte contre l'homophobie et la transphobie, le gouvernement et l'UMP montrent sans ambiguïté qu'au sein de la droite française, aujourd'hui, c'est une pensée rétrograde et homophobe qui domine.

 

La prochaine échéance est, désormais, l'élection présidentielle de 2012. Nous devons engager toute notre énergie et détermination pour placer l’Egalité au cœurs des débats politiques qui préparent les échéances de 2012.

Je crois que le mot d'ordre de la 16e marche des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans, de samedi prochain, prend tout son sens et se trouve être plus que jamais d'actualité: “Pour l'égalité: en 2011 je marche, en 2012 je vote ».

vendredi, 27 mai 2011

Accès à la contraception, prévention des I.S.T, lutte contre les les violences homophobe, sexiste et transphobe: la Région Rhône-alpes a délibéré

Un an de travail qui se concrétise enfin: les élu-e-s de la Région Rhône-alpes ont voté le dispositif "pass contraception-prévention".

 

La délibération est disponible ici: contraception_deliberation2011.15.324.pdf

 

Les mesures qui ont été votées à travers ce dispositif, constituent une réelle avancée en faveur des jeunes de Rhône-alpes.

 

C’est à mes yeux d’autant plus important que 35 ans après le vote de la loi légalisant l’IVG et 40 ans après la loi Neuwirth sur la contraception, le nombre d’IVG reste encore très élevé dans notre pays et plus encore dans notre région. Et cela concerne bien sûr au premier chef les jeunes.

 

L’absence de remboursement des contraceptifs oraux, l’accès difficile à l’information alors que les moyens de diffusion n’ont jamais été aussi performants, mais plus souvent encore l’absence de couverture maladie et de mutuelle sont autant de facteurs qui ont fil des ans, ont délité les conquêtes durement acquises des années 70.

 

Plus encore c'est la vision de la place de la femme dans la société qui est en jeu.

 

Dans ce contexte l'action des collectivités territoriales, et tout particulièrement de la Région Rhône-alpes, est primordiale. Elle témoigne à nouveau de la pertinence de la clause générale de compétence des collectivités territoriales, quand la défaillance de l'Etat est incontestable.

 

Malgré la démocratisation de l’accès à la contraception, force est de constater qu’aujourd’hui il existe une disparité en fonction de l’âge, de la condition sociale et des territoires.

 

Face à cette disparité, le Pass Contraception-Prévention constitue une réponse innovante visant à assurer, dans un souci d’anonymat, de confidentialité et de proximité, la gratuité de la contraception

 

La présence en milieu scolaire d’une médecine de qualité devrait, à cet égard, permettre un travail de prévention et de dépistage efficace, tout en contribuant au développement d’une véritable éducation à la santé.

 

Cette délibération s’inscrit dans ce double objectif. Plus précisément, elle va dans le sens d’une responsabilisation des jeunes sur la question de leur sexualité.

 

On constate depuis de nombreuses années une carence de personnels de santé dans les établissements scolaires, sous le double effet de contractions budgétaires successives et d’une dévalorisation graduelle des professions de santé dans le secteur éducatif.

 

A ce titre, il faut réaffirmer l’exigence d’une politique de santé scolaire volontaire et ambitieuse, permettant de disposer dans chaque établissement d’un effectif de personnels de santé suffisant.

Ce rapport met par ailleurs l’accent sur la prévention des violences sexistes et homophobes dans les établissements scolaires de compétence régionale. Ce combat contre les discriminations répond à une exigence quotidienne. Il passe par une véritable éducation à la citoyenneté et par une mobilisation de tous les acteurs de l’Education.

 

Je connais bien les difficultés que rencontrent les associations (au premier plan desquels le Planning Familial dont on ne saluera jamais assez le travail) sur l’ensemble du territoire de Rhône-alpes. Trop de collèges et de lycées restent hermétiques sur ces questions.

 

Mais je ne ne trompoe pas. Je ne jette pas l’anathème sur les équipes éducatives des établissements scolaires. Ce constat d’échec repose sur le manque de volonté politique du gouvernement dans ce domaine. Son travail sur cette question est d’un vide que l’on peut qualifier d’abyssal, et s’inscrit dans une politique beaucoup plus générale d’abandon du service public.

 

L’Education Nationale subit de plein fouet les politiques gouvernementales et traverse une crise majeure, malgré tous les efforts de la communauté éducative, la mobilisation des parents, des lycéens, des étudiants et des collectivités territoriales. Rappelons-nous que dans l’Education nationale, l’Etat supprime des milliers d’emplois. Depuis 2003, plus de 45.000 postes ont été supprimés dans les établissements scolaires.

 

Les conséquences de ces coupes budgétaires sont désastreuses : classes surchargées, enseignements et options supprimés, remplacements non assurés, recours aux emplois précaires.

 

Le Ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, peut bien approuver le Pass Contraception voté par l’Ile de France, au prix d’une contorsion digne d’un numéro de cirque, il peut bien l’approuver, cela ne remet pas en cause les faillites de l’Etat en matière d’accès à la santé, dans l’Education nationale, et partout ailleurs.

 

Cette délibération sert un grand projet, au service du droit fondamental pour les femmes de disposer librement de leur corps. Un droit dont il est inutile de rappeler combien il est inaccessible à des millions de femmes de par le monde.

 


 
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