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dimanche, 28 février 2010

Feu au poudre

Bonjour cher-e internaute,

 

Je suis particulièrement flatté par le dernier article de Lyon Capital. Je suis vraiment un homme d'une force qui impose le respect. Sarkosy, à côté de moi, est vraiment un apprenti. A moi seul, je manipule dix associations, le staff de campagne de Françoise GROSSETETE et la presse pendant une semaine. En plus, j'arrive à tendre un traquenard à une vieille roublarde de la politique. Je suis mort de rire. Mes chevilles ne cessent de gonfler. Je devrais vraiment me lancer dans la politique. Avec toutes ces capacités, je remporte l'élection présidentielle avant mes cinquante ans.

 

Allez, trève de plaisanterie, je t'invite à lire cet article. Tu trouveras ma réaction à la fin de ce post.

 

 

Régionales : débat pipé et cabale sur l’homosexualité.


Le débat organisé mardi soir par les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Lyon a créé la polémique cette semaine dans la campagne des régionales. En refusant de venir débattre, Françoise Grossetête s’est vivement fait attaquer et s’est mollement défendue. Retour sur cette polémique.


Les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Lyon ont fait le buzz de la campagne cette semaine en organisant un débat entre candidats aux régionales. Les têtes de liste n’étaient pourtant pas présentes et le contenu est, lui, passé à l’as. Finalement, tout s’est joué en amont. Quand Françoise Grossetête a refusé de débattre en soulignant que les thèmes abordés ne collaient pas aux élections régionales. La réaction des associations a été vive.


“Elle avoue sans rougir que les questions Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ne font pas partie de ses priorités. Elle démontre ainsi la vacuité de son programme sur ces questions et le vide abyssal de son projet. Par ces propos, Françoise Grossetête affiche un mépris assumé aux associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans et à leurs revendications. C’est parfaitement inacceptable !”, déclarent-ils dans un communiqué.


Un organisateur à la double casquette


Sauf que derrière ce communiqué comme derrière ce débat se trouve un homme : David Souvestre. Joint par téléphone ce vendredi, il nous confie être “le porte-parole naturel des 10 associations qui organisaient ce débat”. Professionnellement, il est chargé de mission à la région Rhône-Alpes. Son employeur est donc Jean-Jack Queyranne. Et dans le débat sur les régionales se trouvait l’élue du Conseil régional à laquelle il est rattaché : Katia Philippe, conseillère déléguée à la jeunesse sous l’actuelle mandature socialiste (Front de Gauche).

 

Toujours dans ce débat, Jean-Jack Queyranne était représenté par Stéphane Gomez, candidat dans le Rhône et secrétaire de l’association dont David Souvestre est le président la Lesbian & Gay Pride.


La double casquette de l’organisateur est difficilement tenable dans un exercice qui demande une impartialité totale. “Nous savions que ce débat serait diligenté par l’entourage de Jean-Jack Queyranne. Ce sont ses salariés qui l’ont organisé et l’on pouvait s’interroger sur l’impartialité de cette rencontre”, attaque après coup le directeur de campagne de Françoise Grossetête.


Un coup tordu ?


Et les faits corroborent ce sentiment. Quelques jours avant le débat, David Souvestre se posait en juge et partie en rédigeant avec sept autres associations du collectif le bilan de la mandature Queyranne. “Le soutien du Conseil Régional Rhône-Alpes à la défense des droits des LGBT n’a jamais été aussi important que sous la mandature de l’exécutif de Jean-Jack Queyranne. Le bilan est certes positif mais des efforts restent à faire”, affirme le communiqué. En tant que chargé de mission, il a participé à la mise en place de ces actions. “Notre fonctionnement est démocratique, je n’ai rien organisé tout seul”, se défend David Souvestre.


Dans les jours qui suivent le débat, les rédactions des journaux sont pourtant abreuvées de mails de sa part avec le fameux communiqué taclant sévèrement l’absence de Françoise Grossetête. Ce vendredi, il relance même les rédactions en envoyant une revue de presse. La campagne de presse est réussie. Mais l’on peut toutefois s’interroger : n’est-ce pas une cabale ? L’un de ces coups tordus qui font toujours le sel d’une campagne.


“Le débat n’était pas truqué”


Car l’argument est repris. Jeudi soir, lors d’un débat sur la jeunesse entre candidats, un jeune militant socialiste a attaqué Fabienne Lévy, qui représentait Françoise Grossetête, sur l’absence de la candidate UMP au débat des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans de Lyon. Sur Google Actualités, le nom de la candidate UMP n’est rattaché qu’à cette polémique. Le piège était un peu gros mais elle est tombée dedans.


“Le débat n’était pas truqué. Ce n’était pas un piège pour Françoise Grossetête. Il lui suffisait d’y aller pour ne pas tomber dedans. Le mode d’organisation de ce débat ne me choque pas. Ce n’était pas un acte commandité. Nous avons été informés en même temps que les autres partis. La seule maladresse, elle vient de Françoise Grossetête qui n’a envoyé personne à ce débat”, souligne Hervé Saulignac, le directeur de campagne de Jean-Jack Queyranne. Et vu l’emballement autour du débat, la candidate UMP est tombée dans le piège.

 

Alors ?

 

Plutôt que de reconnaître leurs erreurs, le directeur de campagne m'attaque maintenant directement: "Nous savions que ce débat serait diligenté par l'entourage de Jean-Jack QUEYRANNE, ce sont ses salariés qui l'ont organisé et l'on pouvait s'interroger sur l'impartialité de cette rencontre". S'il est vrai que je travaille à la région Rhône-Alpes, je ne représentais qu'une voix parmi les 9 autres responsables ayant organisé le débat et signé le communiqué.

Les militants de la Majorité présidentielle, en manque d’inspiration sur les questions LGBT, préfèrent m'attaquer sur ma vie personnelle plutôt que de faire de vraies propositions concrètes et crédibles aux associations.


Je rappelle que:


  • toutes les listes ont été contactées en même temps, de la même marnière et ont disposés lors du débat du même temps de parole.
  • lorsque je m'exprime au nom de la Lesbian and Gay Pride c’est après en avoir obtenu l’accord du conseil d’administration.
  • lorsque je m'exprime au nom des associations organisatrices c’est après avoir obtenu l’accord des autres présidents également.
  • Françoise GROSSETETE n'a été attaquée que les propos qu'elle a elle-même tenu dans son propre communiqué.

 

Laisser penser que j'aurais été capable d'instrumentaliser 10 associations à moi tout seul constitue une insulte grave à toutes nos structures associatiiatives et à notre capacité de discernement. C'est indigne et inacceptable !


C'est Françoise GROSSETETE qui a lancé elle-même la polémique par son propre communiqué. Elle ne peut donc s'en prendre qu'à elle même. Il serait temps pour elle d’assumer ses actes.

 

Si l’UMP a des propositions concrètes à faire, qu'elle saisisse la nouvelle occasion que les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans lui offre en remplissant le questionnaire que toutes les têtes de liste ont reçu à l’issue du débat. Proposer une rencontre après les élections comme cela a été fait n'est pas une proposition sérieuse et acceptable car ce sont des engagements forts que les associations LGBT attendent ! La publication des réponses des uns et des autres permettra à chacun de se faire sa propre opinion de l’engagement de chacune des listes pour les droits des personnes LGBT et de voter en conséquence.

 

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