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lundi, 15 juin 2009

2009: Une année riche en action

 

Bonjour tout le monde,

 

Lors du discours prononcé à l'occasion du lancement de la Quinzaine des Cultures Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans, vendredi derner, je n'avais cité que trois exemples d'actions menées cette année par les différentes associations de lutte contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre.

 

Aujourd'hui, je me permets d'étayer ce point et de revenir sur une année riche en action.

 

Aide aux victimes d’agression.

En avril 2007, deux jeunes lesbiennes sont agressées place Louis Pradel.

 

C’est l’arrivée de la police municipale qui met un terme à cette agression. Pour aider la Justice, la Lesbian and Gay Pride a diffusé un appel à témoins, auquel plusieurs personnes ont répondu. Aujourd'hui, notre association continue de soutenir les jeunes filles dans leurs démarches. Les agresseurs doivent passer devant la justice prochainement, et nous seront partie civile aux cotés des deux victimes.

En novembre 2007, Jérémy, 23 ans, est agressé en rentrant chez lui par deux jeunes hommes de 20 et 21 ans, rapidement arrêtés.

 

Les deux agresseurs devaient passer en jugement le 18 juin dernier, mais la circonstance aggravante d’homophobie, pourtant avérée par les propos tenus par les agresseurs n’avait pas été retenue par la parquet. L’avocat de Jerémie et de la Lesbian and Gay Pride de Lyon a demandé le renvoi et une citation directe pour que la circonstance aggravante d’homophobie soit prise en compte. Après un premier report le procès devrait enfin se tenir le 21 septembre prochain, soit presque 2 ans et demi après l’agression… La Lesbian and Gay Pride de Lyon continuera d’accompagner Jérémie jusqu’à ce que ce dernier obtienne réparation.

 

Durant la Marche des Fiertés en juin 2007, deux jeunes (dont un mineur) ont lancé des bouteilles en verre et des œufs sur les manifestants.


  • 23 juin 2007 : la Lesbian and Gay Pride de Lyon dépose plainte pour « violence volontaire avec arme par destination à caractère homophobe et insultes homophobes » à l’encontre d’Hassan le jour même de l’agression ;Septembre 2007 à février 2008 : la Lesbian and Gay Pride de Lyon demande au Parquet de Lyon de ne pas se contenter d’envoyer le prévenu devant la Maison de Justice et du Droit. En effet, le mis en cause, Hassan, a été convoqué par deux fois devant le délégué du Procureur. Il ne s’est jamais présenté ;
  • mars 2008 : la Lesbian and Gay Pride de Lyon apprend que le Parquet de Lyon veut classer sans suite cette plainte ;
  • 3.28 mars 2008 : l’association rencontre un Vice-Procureur. Elle dénonce l’étonnante mansuétude du Parquet de Lyon et lui demande de poursuivre plus sévèrement les auteurs de violences à caractère discriminatoire ;
  • Septembre 2008 : la Lesbian and Gay Pride de Lyon apprend que le prévenu est poursuivi uniquement pour insulte publique et non pour violence volontaire ;
  • Janvier 2009, le Parquet de Lyon daigne à faire comparaitre le prévenu devant la 11e Chambre du Tribunal Correctionnel pour insulte homophobe alors que le délai de prescription est dépassé.

La Lesbian and Gay Pride de Lyon ne peut pas croire que le Parquet de Lyon ignorait qu’il avait outrepassé le délai de prescription et dénonce le laxisme extrême du parquet dans cette affaire. Rachida Dati a été interpellée par l’association à ce sujet.

Droit des étrangers

Depuis décembre 2008, la Lesbian and Gay Pride de Lyon accompagne une jeune Algérien, Cherif, pour le renouvellement de son titre de séjour.

 

Chérif est entré en France en 2002, sous couvert d'un passeport, revêtu d'un visa long séjour étudiant. A l'issue de ses études, il a créé sa propre entreprise de nettoyage et a obtenu un titre de séjour mention « commerçant ». Lorsqu’il effectue une demande de renouvellement il se voit signifier un refus de la préfecture en septembre 2008 sous prétexte que son activité commerciale ne serait pas effective. Pourtant Cherif est à jour de toutes ses cotisations sociales, seul critère, selon le conseil d’état, permettant au préfet d’évaluer la réalité d’une activité économique. De plus Cherif est homosexuel et risque une peine de trois ans de prison s’il retourne en Algérie. C’est pourquoi la Lesbian and Gay Pride de Lyon tente, depuis plusieurs mois d’infléchir la décision de la préfecture, plusieurs recours amiables ont été déposés mais la préfecture du Rhône reste aussi sourde à nos argument qu’elle le fût pour Nadir l’an dernier, avant de finalement céder devant la pression médiatique précédant la Marche des Fiertés. Cette année encore nous devrons nous mobiliser pour que Cherif obtienne son titre de séjour.

La Lesbian and Gay Pride de Lyon se mobilise également pour Vahid, jeune gay iranien retenu au centre de rétention de Saint-Exupéry.

Vahid a été inquiété en Iran en raison de son appartenance à la communauté Bahai. Le régime iranien ne tolère pas l'existence de cette communauté, dont il estime qu'elle rejette les principes de l'islam. Vahid est également en grave danger du fait de son orientation sexuelle. Arrêté plusieurs fois par la police iranienne, il a subi des interrogatoires poussés et a été fouetté à plusieurs reprises. Il a dû fuir le pays car il avait reçu une convocation du tribunal islamique et se savait en grave danger. Vahid a déposé un dossier de demande d’asile auprès de l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA). Une réponse devrait intervenir très prochainement. Cependant, la police dispose de son passeport en cours de validité. En cas de rejet de sa demande d’asile, il pourrait être reconduit d’office en Iran. La Lesbian and Gay Pride de Lyon et l’Inter-LGBT en appellent au ministre de l’immigration. En effet le président Sarkozy avait affirmé durant la campagne électorale que "S’agissant du droit d’asile, si vous êtes persécuté pour votre orientation sexuelle, vous devez pouvoir bénéficier du droit d’asile". Il est temps que le gouvernement applique cette promesse présidentielle.

Prévention


Lors de son récent voyage au Cameroun, le pape a déclaré que le préservatif aggravait l’épidémie du Sida. Selon lui, le problème du SIDA ne « peut pas être réglé » par la « distribution de préservatifs » et qu’ « au contraire, leur utilisation aggrave le problème ». Parce que 22 millions de personnes vivent avec le VIH en Afrique sub-saharienne et 1,9 millions de contaminations y ont été enregistrées en 2007, la Lesbian and Gay Pride de Lyon et de nombreuses associations de lutte contre le Sida se sont mobilisées lors d’une manifestation le 29 mars devant la basilique de Fourvière pour protester contre ces propos scandaleux, fallacieux et même criminels.


Droit des salariés


Le 1er mai dernier, la Lesbian and Gay Pride de Lyon et plusieurs associations gaies et lesbiennes ont défilé derrière le mot d’ordre « Trans, homos, hétéros, travailleurs tous égaux ». En effet, et plus particulièrement en ces temps de crise nous savons que les minorités seront parmi les premières victimes des plans de licenciement. De plus, les salariés lesbiens, gays bi et trans ne bénéficient pas toujours des mêmes droits que leur homologues hétéros (congés parentaux, pension de réversion, traitement parfois différenciés des couples pacsés et mariés, etc).

 

Homophobie dans le sport


Le dimanche 14 décembre 2008, lors d’une rencontre de l’OL/ OM, une banderole à caractère explicitement homophobe a été déployée dans le virage Nord par le groupe de supporters Bad Gones : « Pape Diouf, tes initiales te vont si bien », P et D se détachent en clair alors que le reste ressort en foncé. La Lesbian and Gay Pride de Lyon a immédiatement réagit en interpellant Jean-Michel Aulas, président de l’OL ainsi que la ligue de football professionnelle. L’homophobie, pas plus que le racisme ou le sexisme n’ont leur place dans un stade. Il est grand temps que l’OL suive l’exemple du Paris Saint-Germain en s’engageant des campagnes de lutte contre l’homophobie dans les stades.

 

Fichage


En juillet 2008, la Lesbian and Gay Pride de Lyon et 22 autres associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans saisissent la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) pour exprimer leurs craintes liées aux risques de comportements discriminatoires qu’entraînerait la constitution du fichier « EDVIGE » (Exploitation Documentaire et Valorisation de l’Information Générale). En effet, par le décret du 1er juillet 2008, le Gouvernement s’est accordé le droit de constituer un nouveau fichier de police dénommé "EDVIGE". Celui-ci prévoyait en particulier la possibilité d’enregistrer des données personnelles sur l’orientation sexuelle et l’état de santé d’un individu, mais également ses activités politiques, syndicales, religieuses, et cela dès l’âge de 13 ans, avec, pour argument principal, le possible « trouble à l’ordre public ». Ces associations, mobilisées au sein du collectif non à Edwige obtinrent le retrait des dispositions les plus controversées dudit logiciel et notamment la mention de l’orientation sexuelle des personnes fichées. Cependant l’association reste mobilisée contre toute dérive de fichage de la part du gouvernement.

 

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