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dimanche, 31 mai 2009

Les questions à ne pas poser à une personne transsexuelle

Hé oui, malgré ce que l’on a pu vous dire, les questions stupides existent !

out n’est pas bon à demander sous prétexte de vouloir satisfaire une curiosité insatiable.

Tout au long de sa vie, une personne trans se voit sans arrêt poser des questions incroyablement déplacées sur sa vie privée. Celui ou celle qui pose ces questions pourrait facilement répondre à la majorité d’entre elles s’il ou elle prenait la peine d’y réfléchir un tout petit peu.

Mais la question que l’on nous pose en réalité est : est-ce que tu sais que je te juge ? Et la réponse est : oui !

Je sais que cette question est sur la liste des questions à ne pas poser, mais il y a une quelque chose sur cette liste que je meure d’envie de savoir ! Cette histoire de « questions à ne pas poser », çà ne s’applique pas vraiment à moi ?

Hé bien si ! Ça s’applique à tout le monde ! Personne ne peut avoir la prétention de faire exception. Si vous pensez faire exception, c’est que vous avez d’autant plus de questions à vous poser...

Ne soyez pas vexée si je vous demande çà, mais... Toute question commençant par cette mise en garde est généralement blessante et déplacée : alors si vous sentez que vous devez présenter votre question par cette formule, c’est que vous ne devez pas poser cette question !

Est-ce que l’opération fait mal ?

En fait, lors d’une opération, on utilise quelque chose de tout à fait formidable appelé ‘anesthésie’ ; du coup, on ne sent rien du tout pendant l’opération ! Tu devrais essayer !

Quel est / était ton « vrai » nom ? Est-ce que tu peux me montrer des photos de toi « avant » ?

En fait, ce que tu sous-entends c’est que je ne suis pas vraiment un homme (ou une femme) pour toi, et que mon identité actuelle n’est qu’une façade qui masque ce que tu considères être ma « vraie » identité. Si tu penses qu’il y a un secret à découvrir derrière les apparences, tu as tort !

Toute question à propos de mes préférences sexuelles, de ma sexualité, de mes parties intimes... Cela ne regarde que moi. Tu ne poserais jamais cette question à un collègue de boulot, à un membre de ta famille ou à un-e ami-e que tu viens de rencontrer, alors pourquoi à moi ?

T’es un homme ou une femme ?

On ne devrait jamais poser cette question à un être humain de toute façon. Si tu n’arrives pas à savoir, c’est que tu n’as pas besoin de le savoir.

Je te considère comme un homme / une femme.

Ça n’est pas une question mais une remarque par laquelle tu sous-entends que je ne suis justement pas un vrai homme ou une vraie femme à tes yeux. Tu ne dirais jamais ça à ton père ou à ta sœur ! J’ai vu « La cage aux folles », du coup je comprends ce que tu ressens.

Encore une remarque à laquelle j’ai seulement envie de répondre : j’ai vu « Le dîner de con », je sais ce que tu ressens !

Ma coiffeuse est trans, tu la connais ?

Évidemment que je ne la connais pas. Par contre, ce que je vois c’est que tu essayes de me montrer que tu es tolérant-e et que tu m’acceptes malgré tout. Je ne demande pas à être tolérée !

 

vendredi, 29 mai 2009

La transidentité en France en 2009

La transidentité est le fait de ressentir une inadéquation entre son corps et son esprit, entre son anatomie et la conviction d’être homme ou femme. Ce n’est pas une affaire de sexualité mais d’identité. Ce n’est pas une forme d’homosexualité. Cette conviction profonde d’être homme ou femme s’appelle l’identité de genre. En effet, malgré les préjugés, il n’y a pas de lien nécessaire entre corps biologique et identité psychique : on peut être né avec un corps masculin mais se sentir profondément femme et vouloir vivre socialement comme telle. Cette situation est source de souffrances psychiques et affectives. La transidentité regroupe une grande variété d’identités : travesti(e)s, transgenres, transsexuel(le)s... De manière générale, on parle de personnes trans. Il est important pour les femmes trans MtF (Male to Female) d’être considérées socialement comme femme. Il est donc nécessaire de s’adresser à elles au féminin. De même, un homme trans FtM (Female to Male) doit être reconnu en tant qu’homme et on devra s’adresser à lui au masculin.

Les trans se retrouvent isolés socialement lorsque les amis et la famille s’éloignent d’eux au lieu de les soutenir dans leur parcours. De plus, le rejet dans le monde du travail est fréquent. Par peur d’avoir à affronter le regard des autres, d’essuyer des insultes, voire de se faire agresser, les personnes trans ont souvent peur de sortir de chez elles. Le décalage entre l’apparence et l’état civil pose également de nombreux problèmes au quotidien chaque fois qu’il est obligatoire de présenter ses papiers d’identité : retirer un colis à la Poste, voter, passer des examens, trouver un emploi ou un logement, subir un contrôle de police ou de douane... De ce point de vue, on est comme sans-papiers dans son propre pays.

Cependant, pour bénéficier du changement du sexe sur l’état civil, l’État français impose de suivre un long protocole arbitraire et discriminatoire que nous voulons voir disparaître. Il impose d’avoir préalablement effectué des opérations chirurgicales de « réassignation sexuelle » (mammectomie et hystérectomie pour les hommes, vaginoplastie pour les femmes).

Ces opérations sont lourdes et nécessitent des soins à vie. En France, les résultats obtenus sont si catastrophiques que l’on constate très souvent une perte totale du plaisir, de nombreux problèmes fonctionnels, et des résultats esthétiques très approximatifs... En outre, de nombreuses personnes transsexuelles ne ressentent absolument pas le besoin de se faire opérer. Nous estimons que la France doit prendre exemple sur d’autres pays comme l’Espagne qui n’exigent pas d’opérations pour l’obtention d’un changement d’état civil. Même après l’opération, la loi laisse à la discrétion des tribunaux le choix d’imposer des expertises humiliantes, ce dont beaucoup ne se privent pas. Il est lamentable que la transsexualité soit aujourd’hui encore considérée comme une maladie mentale par le DSM IV, l’ouvrage de classification des troubles mentaux établi par les psychiatres, comme l’homosexualité l’était il y a 30 ans.

 

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mercredi, 27 mai 2009

Lutte contre les discriminations : Le Sénat doit faire des efforts !

"Le 22 octobre dernier a été présenté en conseil des ministres le projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires. Ces lois visent à transférer de nouvelles charges sur les assurés sociaux et à assurer la part belle au secteur privé, qui pourra accroître son entrisme dans le service public hospitalier.

Le 4 mai, les Sénatrices et Sénateurs, réunis en commission des Affaires sociales pour examiner ce projet de loi, ont pris une décision surprenante et qui est passée inaperçue : les victimes d’un refus de soin pour motif discriminatoire (CMU, origine, religion, orientation sexuelle, identité de genre ou autre motif) disposeront certes d’une voie de recours, mais, de fait, sans espoir d’obtenir la sanction du fautif : les Sénatrices/teurs ont écarté non seulement la pratique du testing mais également l’aménagement de la charge de la preuve au profit d’une procédure très compliquée.

L’article 18 du projet de loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires qui prévoyait de sanctionner les refus de soins pour motifs discriminatoires, reconnaissait la pratique du testing (déjà reconnue dans le droit du travail) et l’aménagement de la charge de la preuve au profit de la victime, à l’image du code du travail.

Ainsi, un patient qui aurait été victime de discriminations pouvait soumettre des faits (soit à la CPAM soit à l’Ordre des médecins) afin « de permettre de présumer l’existence d’une discrimination et à la défense de prouver que le refus en cause est justifié par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination » La commission des Affaires sociales s’est opposée avec fermeté contre ces deux propositions, qui jetaient, selon ses membres, l’anathème sur l’ensemble de la profession. Selon cette commission, comme la non-discrimination va à l’encontre des obligations déontologiques des médecins, les médecins ne peuvent pas discriminer, donc l’article 18 est inutile : CQFD.

Pourtant, les faits sont bien là. Je me permets de vous citer deux enquêtes accablantes pour cette profession :

1. 2002, Médecins du monde publiait une enquête téléphonique anonyme réalisée auprès de 230 dentistes libéraux : dans 35,3% des cas, les dentistes avaient refusé de soigner un bénéficiaire de la CMU ;

2. 2003, le ministère de la Santé publiait une enquête réalisée auprès de 3 000 ménages bénéficiaires de la CMU : 15,5 % des ménages se sont vu refuser une consultation parce qu’ils bénéficiaient de la CMU.

Pour mémoire, ces données sont également disponibles dans le rapport de Jean-François CHADELAT, Inspecteur Général des Affaires sociales, remis le 30 novembre 2006 au Ministre en charge de la Santé et des Solidarités.

Nous ne pouvons que dénoncer cette posture de la Commission des Affaires sociales du Sénat, qui ne tient pas compte de ces chiffres, qui décrivent une réalité vécue par de nombreux patients.

En retirant du projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires, la pratique du testing et l’aménagement de la charge de la preuve au profit de la victime, la commission des Affaires sociales devient complice de certaines pratiques discriminatoires. Le projet de loi est encore en examen au Sénat jusqu’au vendredi 29 mai, selon les conclusions de la conférence des présidents publiées le mardi 19 mai dernier. Rien n’est encore perdu. Un sursaut reste encore possible : nous devons dénoncer ce projet de loi avec force. La riposte doit continuer et le combat se poursuivre.

lundi, 25 mai 2009

1969-2009 : Fier-e-s de nos luttes mais à quand l’Egalité réelle ?

Le 20 juin 2009, nous fêtons les 40 ans des émeutes de Stonewall, moment fondateur des marches des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

Depuis 40 ans, les personnes homosexuelles et transsexuelles marchent ensemble pour proposer un vrai projet de société, fondé sur l’égalité et le respect. Depuis le 27 juin 1969, date de ces émeutes, les combats menés par les Lesbiennes, Gays, Bi et Trans ont été nombreux, mais les victoires ne restent significatives que pour les homosexuels.

Les Trans et leurs revendications restent les grands oubliés de ce combat pour l’Egalité. Le Droit des Trans n’a pas bougé d’un iota. Au regard de la loi, les Trans demeurent des citoyen-ne-s de seconde zone, toujours privé-e-s de nombreux droits fondamentaux, comme l’illustrent très bien les deux exemples suivants, qui ont été des conquêtes de la lutte contre l’homophobie mais pas de la lutte contre la transphobie :

  1. Le 20 décembre 1981, Robert Badinter, alors Garde des sceaux, dépénalise l’homosexualité en abrogeant l’article 331 alinéa 2 du Code Pénal. Dans la foulée, le 17 mai 1985, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) retire l’homosexualité de la liste des maladies mentales (DSM4) et la déclassifie définitivement lors de son congrès en 1992. En 2009, les Trans sont toujours considéré-e-s comme des « malades mentaux ». Cette vision archaïque est fausse, insultante, stigmatisante et discriminatoire.
  2. Le 30 décembre 2004, nos législateurs créent la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité et modifient la loi de 1881 sur la presse, pour condamner les injures publiques à caractère homophobe, sexiste ou handiphobe au même titre que le racisme et l’antisémitisme. Cependant cette loi omet non seulement la transphobie dans la liste des discriminations figurant dans les missions de la H.A.L.D.E mais également dans la liste des motifs des dispositions concernant les propos discriminatoires. Les discriminations et les injures en raison de l’identité de genre ne sont toujours pas reconnues dans le droit français. En refusant de condamner par la loi la discrimination liée à l’identité de genre, les parlementaires refusent de reconnaître la singularité de la discrimination transphobe.

Depuis quarante ans, nous constatons que les questions Trans sont systématiquement oubliées dans le Droit. Les droits humains fondamentaux des personnes Trans sont ignorés et bafoués à cause des préjugés, de l’ignorance, de la peur et de la haine. Cette situation est identique à celle, il y a à quarante ans, des Lesbiennes, des Gays et des Bi.

Pourtant, ce combat nous l’avons commencé et mené ensemble. Cette situation est intolérable et contraire à toutes nos convictions républicaines. Il est de notre devoir de nous y opposer avec force et de faire reconnaître les Trans comme des citoyen-ne-s à part entière.

La 14e Marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans doit être un levier puissant pour obtenir des avancées en faveur des droits des personnes Trans. Plus que jamais, il faut venir à la Marche des fiertés LGBT, pour faire reculer les discriminations liées à l’identité de genre et défendre l’Egalité. Seule une mobilisation exemplaire donnera des résultats.

Le 20 juin 2009 comme en juin 1969, soyons uni-e-s, fièr-e-s et solidaires, marchons ensemble pour « Respecter la transidentité, Refuser la transphobie ! ».

vendredi, 22 mai 2009

12 au 26 juin 2009: Quinzaine des Cultures Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans

J'ai le plaisir de vous livrer en avant première, le programme de la Quinzaine des cultures Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

 

Pour la 14ème année, La Lesbian and Gay Pride et 15 associations lyonnaises Lesbiennes Gaies, Bi et Trans organisent pendant quinze jours des événements militants, culturels et festifs : la Quinzaine des Cultures Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

Le programme débute le 12 juin 2009 par le buffet inaugural à la Mairie du 1er arrondissement et se termine le 26 juin par la nuit du cinéma LGBT.

Les rendez-vous proposés sont variés : diversités des formes (café philo, débats, conférences, projections, soirées festives, etc) et des thématiques (droits des étrangers, homoparentalité, transidentité, éducation, fichage).

Rendez-vous culturel, militant et festif, la Quinzaine des Cultures Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans du 12 au 26 juin 2009, a pour objet de permettre à un large public :

1.de s’informer et débattre des questions qui touchent les personnes LGBT ;

2.de rencontrer des militants, des philosophes, des sociologues, des acteurs de lutte contre les discriminations ;

3.de découvrir des films et des documentaires méconnus malgré leurs grandes qualités.

Le programme détaillé est disponible sur le site de la Lesbian and Gay Pride de Lyon : http://www.fierte.net/article.php3?id_article=251

 

 

Vendredi 12 juin à 19h00: Buffet inaugural de la quinzaine des cultures

Salle des mariages

Mairie du 1er arrondissement

Place Sathonay – Lyon 1er

 

 

RockyHorrorPictureShow_Poster02.jpgSamedi 13 Juin 2009 à 21h30 : The Rocky Horror Picture Show
Berges du Rhône

Lyon 7e

 

 

 

 

 

Garconniere-2.jpgSamedi 13 juin à 23h30: Soirée officielle d’ouverture  la Garçonnière

Ninkasi Kao

267 rue Marcel Mérieux – Lyon 7e

 

 

Dimanche 14 juin à 12h: Pique-nique

Parc de la tête d’Or

Pelouse des ébats

 

Lundi 15 juin à 19h: « Ebats divins : drôle de sens ! »

Proposé par David et Jonathan

temple protestant,

10 rue Lanterne - Lyon  1er

 

APGL-Affiche-Mail.jpgMardi 16 juin à 19h:Projection-débat : « La famille homoparentale dans tous ses états »

Proposé par l’APGL

Salle des Mariages,

Mairie du 1er arrondissement

Place Sathonay

 

 

 

Vendredi 19 juin à 19h Projection-débat : « Calpernia Addams : une actrice trans à Hollywood »

Proposé par la Lesbian and Gay Pride de Lyon et Chrysalide

Salle Witkowsky

18 quais de Bondy

69005 Lyon

Calpernia Addams, actrice trans américaine, réalise régulièrement des vidéos humoristiques très grinçantes sur la transidentité.Chrysalide et la LGP vont diffuser quelques une de ses vidéos, en expliquant le contexte de chacune d’entre elles. Soirée riche en émotions en perspective...

 

Samedi 20 juin à 14h00: Marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans

recto_flyerpride2009.jpg14 h départ avenue Verguin

Parc de la Tête d’Or

Porte du Lycée

 

Samedi 20 juin à 19h: Apéropride

Proposé par le Forum Gai et Lesbien

FGL : 17 rue Romarin – Lyon 1er

 

Dimanche 21 juin à 19h: fête de la musique

Proposée par le Forum Gai et Lesbien

FGL : 17 rue Romarin – Lyon 1er

 

Lundi 22 juin à 20h: Projection du film « Harvey Milk »

Débat «Existe-t-il vraiment une communauté LGBT en France ? »

Proposé par HES

Cinema Le Comoedia

13 avenue Berthelot – Lyon 7e

 

Mardi 23 juin à 20h: Débat "Tous fichés"

Organisé par la Ligue des Droits de l’Homme – Fédération du Rhône

Siège de la LDH

5 Place Bellecour – Lyon 2e

Mercredi 24 juin à 19h:Débat : Transphobie, Domination, Exploitation, quelle émancipation possible ?

Proposé par le Mouvement Jeunes Communistes de France

Local du MJCF 69

9, rue des Pierres Plantées - Lyon 1er

 

Jeudi 25 juin à 20h30: Rencontre « Le SIDA, parlons-en ! »

Proposée par Moove ! et AIDES

Forum Gai et Lesbien :

17 rue Romarin – Lyon 1er

 

Vendredi 26 juin à 20h: 10e Nuit du cinéma LGBT

Proposée par la Lesbian and Gay Pride de Lyon et Ecrans-Mixtes

Loggerheads / My Summer of Love / Torch Song Trilogy

CNP Odéon

6 rue Grolée – Lyon 2e

 

NuitCinéma2009-Web2.jpg

Le Buffet est offert par l’association.

Une séance de dédicaces de Marc-Jean Filaire sera organisée pendant la soirée. Juin 99, juin 2009...

Depuis 10 ans, durant la quinzaine des cultures LGBT, la Lesbian and Gay Pride de Lyon vous fait découvrir des films venus de tous horizons.

Dix années de rencontres, de surprises et d’ouverture sur des cinématographies trop longtemps méconnues ou peu exposées.

À numéro exceptionnel, soirée exceptionnelle !

Pour ce 10ème anniversaire, nous avons décidé de vous offrir une Nuit des plus inoubliables. Cette année, 3 longs-métrages d’auteur vous seront présentés : Le bouleversant et multi primé film américain Loggerheads sera suivi de l’excellent film britannique My summer Of Love, au ton à la subtilité typiquement british.

Et pour couronner la soirée, nous terminerons avec le désormais culte Torch Song Trilogy, présenté dans une copie restaurée flambant neuve.

Nous aurons l’honneur pour cette 10ème édition de La Nuit du Cinéma LGBT de vous proposer une rencontre avec Marc-Jean Filaire, auteur de « L’ado, la folle et le pervers », un nouvel ouvrage de référence sur le cinéma Gay et Lesbien.

Le traditionnel buffet sera une nouvelle fois un moment privilégié et sera l’occasion de se rencontrer et d’échanger des impressions sur les films projetés en toute convivialité.

Des surprises, des animations et des concours en salle viendront pimenter cette soirée qui s’annonce déjà comme incontournable.

LOGGERHEADS

Etats-Unis - 2007 - 1H35 - VOST

Réalisé par Tim Kirkman

Inspiré de faits réels, Loggerheads raconte trois histoires différentes qui commencent toutes en Caroline du Nord, le jour de la fête des mères : Un jeune vagabond en fuite, une mère naturelle qui recherche son enfant qu’elle n’a jamais connu, et une mère adoptive partie retrouver son fils.

Trois histoires, trois destins bouleversants qui ne finiront par se mêler pour ne faire qu’une. Loggerheads a été présenté en sélection officielle au Festival de Sundance en 2005, ainsi qu’aux Festivals Gay et Lesbien de Paris en 2006 et de Saint-Etienne et Bruxelles en 2007.

MY SUMMER OF LOVE

Grande Bretagne - 2005 - 1H26 - VOST

Réalisé par Pawel Pawlikovski

Mona, 16 ans, vit seule avec son frère aîné Phil dans un village du Yorkshire.

Entre ses aventures sans lendemain et ce frère en pleine crise mystique, elle s’ennuie ferme. Les choses changent le jour où elle rencontre Tamsin, une jolie jeune fille de bonne famille, un peu sombre et rebelle. Celle-ci fascine aussitôt Mona qui, troublée, entrevoit immédiatement de nouvelles perspectives d’avenir.

Grand coup de coeur pour ce très beau film éminemment féminin, sensuel, sensitif et véritable hymne à la liberté.

TORCH SONG TRILOGY

Etats-Unis - 1990 - 2H - VOST

Réalisé par Paul Bogart

Arnold enchante les foules d’un cabaret new-yorkais, travesti en chanteuse sous le nom de Virginia Hamm. Juif et homosexuel, il a du mal à faire accepter à sa mère les fantaisies de son mode de vie.

Un soir, il rencontre Ed, son premier véritable amour. Mais celui-ci s’avère être un bisexuel qui le partage avec une femme ! Un an plus tard, Arnold se console dans les bras d’Alan, jeune amant tendre, jusqu’à un nouveau bouleversement...

Adapté par Harvey Fierstein d’après sa célèbre pièce, ce véritable film culte est une vision juste et émouvante des conditions des gays aux État-Unis dans les années 70.

 

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jeudi, 21 mai 2009

14e marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans

Bonjour tout le monde,

 

recto_flyerpride2009.jpgVoilà plusieurs jours que je ne me suis pas exprimé sur ce blog. Alors un petit billet pour vous dire que les Lesbiennes, les Gays, les Bi et les Trans s'organisent pour la Marche des Fiertés du 20 juin prochain avec un mot d'ordre que je suis particulièrement fier de défendre cette année:

Respectons la Transidentité, Refusons la transphobie!

Le 20 juin 2009, nous fêtons les 40 ans des émeutes de Stonewall, moment fondateur des marches des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans. Depuis 40 ans, les personnes homosexuelles et transsexuelles marchent ensemble pour proposer un vrai projet de société, fondé sur l'égalité et le respect. Depuis le 27 juin 1969, date de ces émeutes, les combats menés par les Lesbiennes, Gays, Bi et Trans ont été nombreux, mais les victoires ne restent significatives que pour les homosexuels.

Les Trans et leurs revendications restent les grands oubliés de ce combat pour l'Egalité. Le Droit des Trans n'a pas bougé d'un iota. Au regard de la loi, les Trans demeurent des citoyen-ne-s de seconde zone.

Les questions Trans sont systématiquement oubliées dans le Droit. Les droits humains fondamentaux des personnes Trans sont ignorés et bafoués à cause des préjugés, de l'ignorance, de la peur et de la haine. Cette situation est identique à celle, il y a à quarante ans, des Lesbiennes, des Gays et des Bi.

Pourtant, ce combat nous l'avons commencé et mené ensemble. Cette situation est intolérable et contraire à toutes nos convictions républicaines. Il est de notre devoir de nous y opposer avec force et de faire reconnaître les Trans comme des citoyen-ne-s à part entière.

Le 20 juin 2009 comme en juin 1969, soyons uni-e-s, fièr-e-s et solidaires, marchons ensemble pour « Respecter la transidentité, Refuser la transphobie ! ».

 


Le Trajet de la 14e Marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans est le suivant:


- Départ 14h00 avenue Vergun, Lyon 6e
- boulevard Stalingrad
- Cours Vitton
- cours Franklin Roosevelt
- place Maréchal Lyautey
- pont Morand
- quai Jean Moulin
- rue Puits-Gaillot
- place de la Comédie
- rue Joseph Serlin
- place des Terreaux
- rue Paul Chenavard
- rue de Brest
- place des Jacobins
- rue Gasparin
- rue Colonel Chambonet

- Arrivée vers 17h00 place Bellecour - Lyon 2e


Le Forum associatif aura lieu sur la Place Bellecour dans le 2e arrondissement de Lyon à partir de 17h00

Venez me rejoindre, le 20 juin prochain, car comme je ne cesse de le répéter, la 14e Marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans doit être un levier puissant pour obtenir des avancées en faveur des droits des personnes Trans. Plus que jamais, il faut venir à la Marche des fiertés LGBT, pour faire reculer les discriminations liées à l'identité de genre et défendre l'Egalité. Seule une mobilisation exemplaire donnera des résultats.

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