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samedi, 28 juin 2008

« On n’est pas racistes, la preuve : on t’encule ! »

 

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Le sport, professionnel ou amateur, est malade des propos et pratiques discriminatoires. Régulièrement, les journaux rendent compte des insultes racistes dont ont été victimes des joueurs. Plus rarement, ils relèvent les propos sexistes ou homophobes.

Pourtant, chaque semaine, de bons pères de famille et autres supporters donnent dans l’exemplaire “pédé” ou “enculé” pour qualifier l’arbitre ou un joueur de l’équipe adverse, ou accompagnent le gardien par un “viril” “oh hisse, enculé”.

Image de la “norme virile, le sport refuse trop généralement de laisser sa place à l’homosexuel, perçu dans le prisme réducteur de la féminité, de la non-combativité, de la fragilité. Exemple caricatural, Luciano Moggi, ancien responsable de la Juventus, se croyait autorisé à déclarer qu’« Il n’y a pas de gays dans le football, je ne sais pas si les joueurs sont contre le fait d’en avoir dans leur équipe, mais moi je le suis » / ... / « Dans les club où j’ai travaillé, il n’y en a jamais eu. Je n’ai jamais voulu d’un joueur homosexuel et je refuserais encore aujourd’hui d’en faire signer. »

Inversement, la sportive lesbienne est la “démonstration” qu’une lesbienne se prend pour un homme, en s’affichant dans la chasse gardée de la virilité qu’est le sport.

À chaque fois, l’homosexuel est rejeté des vestiaires, où sa “lubricité” sous les douches remettrait en cause la cohérence de l’équipe.

Pire, une personne Trans, sans papiers d’identité en adéquation avec son genre, est interdite de vestiaires. Elle ne peut s’inscrire à une compétition officielle.

En réaction à ces pratiques, les clubs gay ou LGBT sont nés, exprimant le besoin de pratiquer librement et sans discrimination un sport.

Ils s’affirment comme des espaces de mixité, de tolérance, en même temps qu’ils sont des contre-modèles aux stéréotypes homophobes.

Réagissons !

L’homophobie, le sexisme et le racisme ne doivent plus avoir de place dans le milieu sportif. Le mot d’ordre de la 13ème Marche des Fiertés s’adresse aussi aux institutions sportives, qui doivent contribuer à construire une « Éducation sans aucune discrimination ».

Aussi, nous leur demandons de condamner fermement l’homophobie, le sexisme et le racisme, de mener des actions de sensibilisation et de prévention auprès des dirigeants, des éducateurs, des arbitres, des joueurs, des spectateurs et du grand public. Tout comme le PSG, l’Olympique Lyonnais doit être exemplaire, et enfin signer une charte contre l’homophobie.

 

 

 

 

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