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jeudi, 07 février 2008

L'idole.

Sonnet du trou du Cul

« Obscur et froncé comme un œillet violet

Il respire, humblement tapi parmi la mousse

Humide encor d’amour qui suit la fuite douce

Des fesses blanches jusqu’au cœur de son ourlet.

 

 

 Des filaments pareils à des larmes de lait

Ont pleuré, sous le vent cruel qui les repousse,

A travers de petits caillots de marne rousse

Pour s’aller perdre ou la pente les appelait.

 

 

Mon rêve s’aboucha souvent à sa ventouse ;

Mon âme, du coït matériel jalouse,

En  fit son larmier fauve et son nid de sanglots.

 

 

C’est l’olive pâmée, et la flûte câline ;

C’est le tube ou descend la céleste praline :

Chanaan féminin dans les moiteurs enclos ! »

 

 

 

L’Idole. Sonnet du trou du cul, Rimbaud, in Poésie. Une saison en enfer Illuminations.

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