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mardi, 30 octobre 2007

A quand un mot d'ordre en faveur des personnes Trans ?

Que connaissons-nous réellement de la situation administrative, juridique et médicale de cette communauté ?
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Lutte contre l’homophobie, ouverture du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe, homoparentalité ou encore délégation de l’autorité parentale sont les grands thèmes qui rythment chaque année les marches des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

Malheureusement, les personnes Transsexuelles et leurs revendications, restent, aujourd’hui encore, les grandes oubliées de notre combat pour l’Egalité.

La France accuse un sérieux retard en matière de droits pour les personnes Trans’. Les questions liées à l’identité de genre ne sont toujours pas prises en compte en France.

Le bilan des différents Gouvernements qui se sont succédés depuis 10 ans est inexistant dans ce domaine.

Le Transsexualisme est considéré, en France, comme une pathologie mentale : les personnes Trans’ sont stigmatisées comme des malades mentaux et n’ont le droit par conséquent à aucune reconnaissance juridique et sociale.

Les discriminations liées à l’identité de genre ne sont pas reconnues ni dans le Code Pénal ni dans la loi du 30 décembre 2004 portant création la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations.

Il n’existe aucune étude épidémiologique sur l’impact du sida dans cette communauté ou encore aucune étude sérieuse quant aux interactions entre antirétroviraux et hormonothérapie.

Les associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans ont pourtant des revendications à faire entendre:

1°) la déclassification de la transsexualité de la liste des maladies mentales;
2°) la prise en charge par la Sécurité Sociale des soins pris à l’Etranger et des opérations (dans et hors la CEE) de bien meilleure qualité ;
3°) supprimer l’obligation d’une expertise aux frais de la personne ;
4°) revoir les protocoles médicaux de changement de sexe et garantir non seulement une meilleure qualité des soins mais également le libre choix des médecins ;
5°) mise à plat des dispositifs juridiques prévus pour les personnes Transsexuelles (faciliter la procédure de changement d’état civil) ;
6°) La reconnaissance de la transphobie, au même titre que l’homophobie, dans les textes de loi sur les discriminations, l’injure et les violences, ou encore par la HALDE ;
7°) la réalisation d’études épidémiologiques sur les trans’ et le VIH en France ;
des campagnes de prévention ciblées vers les trans’

Il est grand temps de les porter enfin dans l’espace public : a quand un mot d’ordre ferme et courageux en faveur des droits des personnes transsexuelles ?

 

Commentaires

"a quand un mot d’ordre ferme et courageux en faveur des droits des personnes transsexuelles ?"
La réponse dépend très largement de la REPRESENTATIVITE de la "communauté trans".
En effet, celle-ci est une mosaïque, et les divergences prennent très largement le pas sur les convergences.
A partir du moment où aucune association n'a, actuellement, la capacité à fédérer (c'est bien plus facile de faire un catalogue de revendications catégorielles accumulées que de mettre en place une plate forme, certes incomplète, mais des points communs fondamentaux et urgents) le "monde trans" celui ci n'existe pas en tant qu'entité cohérente aux yeux de ceux qui détiennent le pouvoir de décision.
Ce qui fait que chacune (chacun), moi la première, trouve sa petite voie personnelle (parce que c'est MA vie) au lieu de chercher à concilier les inconciliables... et au bout du compte, arrive à son aboutissement sans problème (il suffit d'avoir et de prendre les moyens pour cela, ce que tout le monde n'a pas forcément et n'est pas toujours capable de faire, malgré les associations).
Louise, 57 ans, professeure et parfaitement intégrée.

Écrit par : Louise | dimanche, 04 novembre 2007

Merci David pour ce rappel.

Je suis journaliste depuis 20 ans. Mais en raison de ma transidentité, je rencontre aujourd'hui encore des difficultés d'insertion malgré mes qualités professionnelles pourtant reconnues.

En France en particulier, les transsexuel(le)s sont un peu trop oublié(e)s des politiques. Considéré(e)s comme des "citoyen(e)s de seconde zone", assimilé(e)s trop souvent à des "prostitué(e)s", ils n'ont que peu de voix aux chapitres des lois et sont victimes de ségrégations actives ou passives.

A droite comme à gauche - même si des partis comme le PC espère rebondir en présentant des candidat(e)s "différent(e)s" dans des circonscriptions pourtant perdues d'avance telle celle de Rueil - l'intérêt et donc les déclarations en leurs faveurs sont encore bien timorées !

"Les transsexuel(le)s ? Combien de divisions ?" semblent t-ils répondre implicitement pour paraphraser un spécialiste !

En raison de cette incompréhension, des discriminations quotidiennes - voire pire des violences qu'elles-ils subissent - j'ai créé, le 7 juillet 2007, un nouveau blog consacré à la TRANSIDENTITE (appelée improprement transsexualité) :

http://caphi.over-blog.fr (Différences)

Sachant votre intérêt pour toutes les différences, merci de bien vouloir créer un lien vers mon blog pour vos lecteurs curieux.

Cordialement
caphi, journaliste et transsexuelle MtF (Masculin vers Féminin)
http://caphi.over-blog.fr

Écrit par : caphi | dimanche, 04 novembre 2007

Hello,

hopefully I understand what you wrote here, cause I am not able to speak french language and used babelfish for translation. I think (if babelfish did made a good job), that in Germany we've the same situation. There is a law called Transsexuellengesetz from 1980 and in this law the definition about birth gender is made via the presence or absence of a penis. So if you're a woman born with a penis you've to declare yourself as Male to "become a woman".... this paradoxon is based on somewhat that is called "gender identity disorder", a disorder that says that there are men who wish to become woman (or vice versa). Till today there's no legal solution for people who're born with cross-gender-genitalia to get full recognition of their existance... and if for e.g. transsexual woman didn't want to declare themselves as man through the whole medical process (2-3 years) or aren't able to declare themselves as man, cause they aren't able to lie, they have big problems in getting medical care. There are many woman in Germany who want to change this violation of human rights.

If you're interested in using Babelfish in the other direction (from german language into french), feel free to visit my website: http://mut23(dot)org

Kim

Écrit par : Kim | dimanche, 04 novembre 2007

Les commentaires sont fermés.

 
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